Bernard Rémy

  • Marie, infirmière, et Manila, jeune médecin, luttent contre les mutilations génitales. Elles ont convaincu deux cents exciseuses de rendre leur couteau. Mais l'aide financière promise par les autorités pour ces femmes venant à manquer, Marie, adepte des plans foireux, décide de faire chanter l'ancien prêtre du village, devenu cardinal, qui, sans le savoir, est le père de l'une de ces deux jeunes filles. Ce livre a reçu la médaille de bronze du concours Vivons les mots ! 2020.

  • La première partie de la recherche analyse les structures d'ensemble de la criminalité-délinquance et les disparités qu'elle engendre pour déboucher sur une régionalisation des phénomènes de déviance. Ensuite sont examinées les dynamiques de la délinquance, les infractions en régression, celles qui progressent. Enfin, l'étude propose des variables explicatives pour tenter d'élaborer une modélisation de la délinquance tenant compte des variables économiques, démographiques et sociales...
    coédition avec l'Université de la Réunion

  • Le 6 juin 1975, Bernard Rémy a été jugé et condamné par un tribunal d'exception : le Tribunal permanent des forces armées de Bordeaux. En 1973, il avait assumé la situation étrange de « déserteur public ». Non pour donner sa position en exemple, mais pour en faire une méthode d'exploration dans une réalité redoutable : le fait militaire, et le discours militaire sur les faits. Exploration (et écriture) singulièrement pénétrante ; qui traverse les cercles concentriques des « territoires » militaires dans la société : ces territoires qui sont l'enveloppe envahissante des appareils d'État, autour de la vie quotidienne de chacun. Et qui peuvent soudain se refermer sur tous, comme pendant les guerres d'Algérie et du Vietnam, comme en Grèce et au Chili, comme à Prague. Dans la perspective du G.I.A., du comité de soutien aux emprisonnés militaires, des collectifs regroupés sous le signe de Change Lutte, Bernard Rémy est de ceux qui jugent ces données et ce discours tels qu'ils sont : non acceptables. Change Lutte.

  • Après un demi-siècle d'anarchie politique et militaire, l'arrivée au pouvoir de Dioclétien, un soldat sorti du rang, permit un redressement spectaculaire de l'Empire romain. Soucieux d'assurer la continuité du pouvoir impérial, Dioclétien instaura un système politique original, la tétrarchie associant deux Augustes et deux Césars, largement appuyé sur la religion romaine traditionnelle. Il réalisa ainsi de profondes réformes politiques et administratives, fiscales et monétaires, qui ont transformé l'Empire romain entre 284 et 311 après Jésus-Christ.

  • Comment les personnes âgées étaient-elles perçues dans la société romaine ? Quelle était leur place ? A travers l'étude des textes, d'anciennes inscriptions et d'oeuvres d'art, deux grands spécialistes répondent.

  • Après plus d'un demi-siècle d'anarchie politique et militaire, l'arrivée au pouvoir de Dioclétien (244-311), soldat sorti du rang, a permis un redressement spectaculaire de l'Empire romain. Soucieux d'assurer la continuité du pouvoir impérial, Dioclétien a mis en place un système politique original, la tétrarchie, associant deux Augustes (Dioclétien, Maximien) et deux Césars (Constance Chlore, Galère). Dorénavant, l'Empire est partagé en quatre zones (Asie/Egypte; Italie/Afrique/Hispanie; Illyrie/Danube; Bretagne/Gaule).
    L'ouvrage montre comment en vingt et un ans de règne, Dioclétien a réalisé de très importantes réformes politiques et administratives, fiscales et monétaires qui ont transformé en profondeur le monde romain entre 284 et 311. Malgré une action efficace, le « système tétrarchique » de Dioclétien n'a pas résisté au retrait volontaire  de son fondateur. Il faudra plus de vingt ans pour que la stabilité revienne, avec l'arrivée au pouvoir d'un empereur unique, Constantin.
    L'auteur, spécialiste de l'Empire romain tardif, propose ici une biographie fouillée et originale qui met en avant le poids de cette figure unique, mêlant réalisme et utopie, liée à jamais à l'expérience inédite du pouvoir partagé. 
     
     
     
     
     
     
     

  • A la découverte de la femme en Gaule romaine. Son statut familial et juridique, son mode de vie, les métiers qu'elle pouvait pratiquer.

  • La question du financement de l'éducation en Afrique est habituellement abordée sous l'angle du montant et de l'allocation des ressources. Très peu d'attention est portée à la manière concrète dont se réalise le financement tout au long du Projet éducatif, défini comme l'ensemble des procédures qui vont de l'élaboration de la politique éducative à l'exécution des dépenses, en passant par la planification, la programmation et la budgétisation. Cet ouvrage met en évidence l'importance de cette réalisation : les défauts du Projet éducatif, au regard du financement, sont de nature à rendre vaines les prescriptions traditionnelles de politique éducative; il fait l'étiologie de ces défauts et en propose des remèdes. En tenant compte des difficultés spécifiques de la gestion des systèmes éducatifs, il étudie ensuite la forme que doit prendre celle-ci afin de prévenir de nouveaux dysfonctionnements; il propose une approche de la gestion par les résultats plutôt que par les moyens. Il met enfin en doute la pertinence des solutions structurelles au problème du financement que sont la privatisation, la décentralisation et les enclaves d'efficacité.

  • Malgré sa grande importance symbolique, encore perceptible de nos jours, l'histoire de la mission chrétienne vers l'islam fut d'abord celle d'un échec retentissant. Face au constat de l'inconvertibilité du monde musulman, les missionnaires se concentrèrent sur les populations chrétiennes présentes en terre d'Islam, parmi lesquelles ils s'efforcèrent de restaurer le « vrai christianisme », « corrompu » par leur environnement et l'éloignement de l'Église.
    À côté de cette action en direction des chrétiens, un autre mouvement d'ampleur, auquel est consacré cet ouvrage, se dessina : la mission chrétienne se réfugia dans les périphéries réelles ou imaginaires de ces territoires musulmans qui se refusaient à elle. Des peuples et des espaces, figurant les marges spirituelles de l'islam (druzes, nusayrîs, yazidîs, Ahl e-Haqq, Javanais abangan) ou géopolitiques (Inde du Grand Mogol Akbar, Kabyles et autres montagnards du Kurdistan ou du Liban), nourrirent des espoirs de conversions. Réputées mal islamisées, ces populations furent l'objet de projets particuliers, fondés sur leur aptitude au syncrétisme, voire leur caractère crypto-chrétien.
    Au sein d'une littérature missionnaire sur l'islam oscillant entre ignorance volontaire et déclarations méprisantes ou fanfaronnes, l'identification de communautés musulmanes hétérodoxes suscita des écrits d'un nouveau genre. Ces sources, ainsi que les projets parfois mis en oeuvre, permettent de jeter un regard nouveau sur la mission chrétienne en terre d'Islam. À des époques et au sein d'aires culturelles variées, loin des discours stéréotypés, ils témoignent de compromis religieux et culturels concrets, mais aussi, à travers leur dimension utopique, du désarroi des missionnaires et des prosélytes chrétiens confrontés au monde musulman.

  • En se fondant sur un corpus varié de plus de quatre-vingts inscriptions (dédicaces aux, dieux, évergétisme, épitaphes...) découvertes dans les provinces occidentales de l'empire romain (péninsule Ibérique, Bretagne, Gaules, Germanies), l'auteur, avec la collaboration de Patrice Faure pour les médecins de statut militaire, a réalisé une étude fouillée des professionnels de santé (médecins, sages-femmes, infirmiers et « pharmaciens ») de l'Occident romain. La première partie est consacrée à l'analyse du statut juridique, de l'origine géographique et sociale, de la dénomination, des croyances, de la participation à la vie publique et de la vie privée de ces six femmes et de ces soixante-neuf hommes, dont la profession était manifestement rentable. Toutefois, en dépit de leur apparente aisance financière, ces hommes et ces femmes n'ont guère joué de rôle dans la vie publique de leur cité. La seconde partie présente la documentation utilisée. C'est un véritable corpus épigraphique : description du support, texte en capitales et en minuscules, apparat critique, traduction, photographie ou dessin, commentaire aussi complet que possible. Une grande place a été accordée à l'étude de la dénomination pour tenter d'apprécier le degré de latinisation des médecins d'Occident.

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