Catherine Meurisse

  • Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté.
    Après la violence des faits, une nécessité lui est apparue : s'extirper du chaos et de l'aridité intellectuelle et esthétique qui ont suivi en cherchant leur opposé - la beauté.
    Afin de trouver l'apaisement, elle consigne les moments d'émotion vécus après l'attentat sur le chemin de l'océan, du Louvre ou de la Villa Médicis, à Rome, entre autres lieux de renaissance.

  • Alexandre Dumas, qui se disait « frère des peintres », raconte les souvenirs qui ont marqué son amitié avec Eugène Delacroix. D'une anecdote à l'autre, les tempéraments de l'immense artiste et du grand romancier se révèlent, un portrait de leur époque se dresse, les combats au nom de l'art surgissent. Catherine Meurisse s'invite dans cet hommage et en offre une adaptation toute personnelle. Le but espéré de cette causerie ? Que la fougue de Delacroix et la verve de Dumas soient une fête pour l'oeil et pour l'esprit !

  • En 2014, Catherine Meurisse inventait la première comédie musicale en bande dessinée et faisait danser le musée d'Orsay. Avec un savant mélange d'érudition joyeuse et d'humour décapant, elle revisite les arts dans un tourbillon jubilatoire... Roméo et Juliette, West Side Story se mêlent aux oeuvres de Manet, Toulouse-Lautrec, Monet, Degas, Courbet... Ce n'est plus un album, c'est un bouillon de culture !
    Le célèbre tableau de Manet, Olympia, est un peu la Joconde du musée d'Orsay... posant dans son plus simple appareil. On ne pouvait choisir meilleure héroïne pour une aventure au coeur du musée. Peinte en 1863, Olympia a créé le scandale et ouvert la voie de la modernité aux impressionnistes, opposés aux peintres académiques. Au centre des deux clans, Olympia est une icône et un pivot dans l'histoire de l'art. Deux clans, une héroïne, un scandale : ce n'est plus de l'histoire de l'art c'est du cinéma ! Et si le musée d'Orsay était un vaste studio où se tourne tout un monde d'images et de mythes ?
    Olympia, jeune actrice pleine de rêves, est pressée de vivre le grand frisson romantique devant la caméra. Elle se verrait bien en haut de l'affiche, comme Vénus, la star des studios d'Orsay. Mais on ne lui propose que des rôles de figurante. Que faire pour exister quand on est issue du quartier des Refusés et que les premiers rôles ne sont réservés qu'à l'élite, les Officiels ? Quand, sur un tournage, elle tombe amoureuse de Romain, un acteur du clan rival, c'est le début d'une lutte des classes culturelle. Pour Olympia, le chemin du succès sera chaotique, musical et dansant...

  • Scènes de la vie hormonale est une chronique publiée sous forme de strips dans Charlie Hebdo. Son sujet, brûlant : le désir, les amours, les frustrations des trentenaires d'aujourd'hui. Les hormones sont parmi nous ! Elles nous envahissent, nous régissent et sont prétexte, sous la plume sans pitié de Catherine Meurisse, à des récits hilarants et d'une grande justesse, où l'inconscient fricote avec la réalité. Qu'ils soient au lit ou autour d'un verre, ses personnages ne sont pas avares de confidences sur la libido, la maternité, les hommes, l'amour... autant d'obsessions qui s'épanouissent sans gêne sous le trait féroce et jubilatoire de l'auteure.

  • "Girls, living in the country will be your chance," her parents tell her. And so Catherine Meurisse spends her childhood outdoors. Construction all around her: an old farmhouse renovated into a home, trees planted, a garden created, dreams cultivated. They dig, they graft, they plant a rosebush "adopted" from Montaigne, a fig tree from Rabelais. They observe the tumult of the outside world: new developments in industrial agriculture, the citification of rural France... With her characteristic humor, Catherine Meurisse has composed a witty poem dedicated to the countryside where her vocation as an artist first took form. The Great Outdoors, like Lightness, her previous album, is a testament to her conviction that nature and art -everything that grows, everything that lives against all opposition- always offer us a chance.

  • In the aftermath of the murderous attack on the Charlie Hebdo offices on January 7, 2015, cartoonist Catherine Meurisse struggles with the trauma of losing her friends and looks for a way to move forward with her life and her art. She soon enters a dissociative state where she loses her memories, especially those associated with esthetic experiences. This leads her on a quest to seek beauty and lightness in the world around her with the help of guiding lights including Proust, Stendhal, Baudelaire, and two provocative graffiti artists. Throughout the book, Meurisse uses her limber cartooning and dynamic writing to weave a tapestry of raw emotion and philosophical reflection laced with a strain of wry humor.

  • Catherine Meurisse a grandi à la campagne, entourée de pierres, d'arbres, et avec un chantier sous les yeux : celui de la ferme que ses parents rénovent, afin d'y habiter en famille. Une grande et vieille maison qui se transforme, des arbres à planter, un jardin à imaginer, la nature à observer : ainsi naît le goût de la création et germent les prémices d'un futur métier : dessinatrice. Avec humour et tendresse, l'auteure raconte le paradis de l'enfance, que la nature, l'art et la littérature, ses alliés de toujours, peuvent aider à conserver autant qu'à dépasser. Les Grands Espaces raconte le lieu d'une enfance et l'imaginaire qui s'y déploie, en toute liberté.

  • Elles nous font rire, mais comment ont-elles osé se lancer dans cette carrière ?  Maria Pacôme, Anémone, Yolande Moreau, Dominique Lavanant, Claire Brétecher, Amélie Nothomb, Tsilla Chelton, Florence Cestac, Michèle Bernier, Sylvie Joly... Qu'elles aient commencé dans l'après-guerre, dans les années 70 ou sous Mitterrand, il leur a fallu braver les préjugés, nager à contre-courant. Où l'on en apprend de belles, tordantes parfois, surprenantes toujours.

  • Une seule lettre vous manque, et tout est dépeuplé.
    Sa Majesté Boris III, roi du Poldovo, s'embête. Quoi de mieux pour s'occuper qu'une bonne guerre? Et voilà que les hostilités sont engagées... contre une malheureuse lettre de l'alphabet ! Une joyeuse plaisanterie? Hélas, l'application pointilleuse de la loi du roi Boris mène vite le Poldovo au chaos. Mais la résistance s'organise...

  • Un livre de questions pour ouvrir le dialogue et apprendre à penser par soi-mêmeIl n'y a pas de réponses toutes faites ou uniques sur les grandes questions de la vie que se posent les enfants.
    Comment sais-tu que tu es heureux ?
    Est-ce facile d'être heureux ?
    Dois-tu chercher à être heureux à tout prix ?
    L'argent rend-il heureux ?
    As-tu besoin des autres pour être heureux ?
    Pourquoi sommes-nous parfois malheureux ?Six grandes questions illustrées de 36 situations quotidiennes et 144 sous-questions pour ouvrir le dialogue et initier les enfants à la réflexion philosophique, comme un jeu. Un livre de philosophie pour les enfants dès 7 ans.

  • Les déboires de Jessica Chaillette collaboratrice dans un cabinet d'avocats... une jeune avocate exploitée par son patron, mal payée, qui attend vainement la gratitude de ses clients et dont la vie personnelle part à vau-l'eau, mais qui a encore quelques idéaux !
    Illustrations : Catherine Meurisse.
     

  • La jeune femme et la mer Nouv.

    Catherine Meurisse a résidé plusieurs mois à la Villa Kujoyama, une résidence d'artistes située à Kyoto. Cherchant à renouveler son inspiration, elle s'est immergée dans les paysages japonais. Un an plus tard, elle séjournait de nouveau au Japon, quand le typhon Hagibis dévastait une partie du pays. De ces deux voyages, placés sous le signe de la nature, tour à tour muse et dévastatrice, est né l'album La Jeune femme et la mer. « Je voudrais peindre la nature », affirme la dessinatrice française à peine atterrie sur le sol japonais. Mais la nature ne sait pas prendre la pose. Elle se transforme, nous entoure, nous subjugue. Sur son chemin, comme un miroir, un peintre japonais, qui, lui, voudrait « peindre une femme. » Quelle femme ? Nami, la jeune femme de l'auberge thermale où les deux artistes vont séjourner ? Nami, mystérieuse, n'est pas un modèle facile. Elle semble liée aux éléments naturels : elle sait lire l'arrivée d'un typhon dans les plis de la mer. Pour décrypter les signes dans ce décor rural du sud de l'archipel, un tanuki effronté, animal mythologique incontournable de la culture nippone, surgit au gré des déambulations de nos deux amis artistes. Dans une nature magnifiquement retranscrite par un trait de plume précis, où plane l'ombre d'Hokusaï et des maîtres de l'estampe, Catherine Meurisse propose avec "La Jeune femme et la mer" un récit initiatique qui questionne la place de l'Homme dans la nature et le recours à l'art pour saisir les paysages qui disparaissent.

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