David Toscana

  • Dans le petit village d'Icamole, au nord du Mexique, Remigio découvre au fond d'un puits le corps d'une fillette inconnue. Ce qui pourrait rester un simple fait divers devient matière à un océan de fictions et d'imbrications romanesques : car c'est à la lumière des romans qu'il lit avec autant de fureur que de délectation que Lucio, le bibliothécaire du village, mène l'enquête. Laquelle le conduit sur les traces d'Herlinda, sa femme disparue, qu'aucune lecture n'aura pu lui restituer.

    Un roman jubilatoire et virtuose, qui emporte magistralement le lecteur.
    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Avec El último lector, comme dans ses autres romans, il nous offre, dans la droite ligne de Cervantès, une réflexion virtuose sur les enjeux de la fiction - entre réalisme et fantastique. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • Marathonien convaincu et joueur de dominos impitoyable, Matus rêve de reprendre le Texas aux Gringos. En ce début d'automne 1968, le voilà donc parti pour le plus tardif et le plus désopilant épisode de la guerre du Mexique, la reconquête de Fort Alamo, à la tête d'un corps expéditionnaire improvisé de cinq adolescents un peu simplets : le gros Comodoro, espèce de Sancho Pança tourneboulant, la très lunatique Azucena, et trois autres Illuminés tout aussi persuadés de la noblesse de l'épreuve...

    Par-delà la fable grinçante, et une initiation loufoque à l'art de la guerre, le roman de David Toscana touche au vif. Et relance le grand art romanesque des Juan Rulfo et Carlos Fuentes avec une verve désarmante pour dire l'audace des innocents, au gré d'une folle ironie et d'un humour qui fuse à chaque page comme la mitraille de l'ennemi.
    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • Enfant maudit, Juan Capistrán se voue dès l'adolescence à la conquête d'une fillette qui le dédaigne. Devenue femme, la belle Carmen l'ignore plus que jamais... En toile de fond des récits du vieux conteur et des interprétations romanesques de Froylán, son biographe : la ville frontalière de Tula, fabuleux théâtre de personnages, comme Fernanda, la mère morte en couches de Juan, le père Nicanor, le général Pisco et le maestro Fuentes, entre autres témoins de l'orgueil légendaire des « Tultèques », tous un peu aventuriers ou trafiquants en illusions.

    Tula, qui n'est pas sans rappeler le Macondo de Cent ans de solitude, est l'occasion de tableaux de genre hilarants. Au service du mythe de la passion impossible, le réalisme baroque de Toscana nous entraîne dans un labyrinthe de fausses pistes et d'authentiques chausse-trapes. C'est avec toute l'inventivité propre à la littérature hispanique, de Cervantès à Juan Rulfo, que l'auteur d'El último lector (Zulma, 2009 et 2013) bouscule allègrement le genre romanesque, avec mises en abyme et déconstructions savantes.

    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

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