Didier Daeninckx

  • Paris 1931, l'Exposition coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup.
    Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Hffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Kanak. Qu'à cela ne tienne !
    Les "cannibales" seront expédiés.
    Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.
    Sociétaire de la Comédie-Française et conteur hors du commun, Gaël Kamilindi nous entraîne dans une fuite haletante à travers le Paris de l'Exposition coloniale.
    Plume des Lycéens 2019 du livre audio

  • "Pour assurer son pouvoir, le Commandeur a appliqué la règle d'or de tous les politiciens aguerris : s'entourer de médiocres."
    Cela fait sept ans qu'Erik Ketezer a quitté Courvilliers, banlieue parisienne où il a grandi. Mais quand le frère de son ex-compagne est retrouvé assassiné, Erik retourne dans sa cité tombée en déliquescence. L'économie est dominée par le trafic de drogue. Une impunité inexplicable règne, les ascenseurs ne fonctionnent pas plus que le ramassage des poubelles, les rats pullulent. À la tête de ce territoire oublié de la République : un maire, élu grâce au travail efficace des dealers et des islamistes...

  • Paris, octobre 1961 : à Richelieu-Drouot, la police s'oppose à des Algériens en colère. Thiraud, un petit prof d'histoire, a le tort de passer trop près de la manifestation qui fit des centaines de victimes. Cette mort ne serait jamais sortie de l'ombre si, vingt ans plus tard, un second Thiraud, le fils, ne s'était fait truffer de plomb, à Toulouse.
    Grand Prix de Littérature policière

  • 1943, asile de fous de Saint-Alban en Lozère. Deux psychiatres organisent la résistance à l'embrigadement des fous et à leur négation. L'un, Tosquelles, a fui l'Espagne franquiste ; l'autre, Bonnafé, communiste, est un ami des surréalistes. Ils cachent les résistants blessés de la région. Ils y accueillent une jeune fille juive résistante, Denise Glaser, en même temps que le poète Paul Éluard et sa compagne Nusch. Éluard y passe huit mois, avec cette double menace de l'enfermement des êtres et de l'enfermement du monde dans la barbarie, cette double résistance à la normalité et à la folie. Dans cet hôpital, où l'on favorise le surgissement de ce que l'on nommera plus tard l'art brut, le poète-résistant découvre, sous le regard fasciné de Denise, comment la parole des « fous » garantit la parole des poètes. Une plongée vertigineuse à laquelle nous convie Didier Daeninckx.

  • "Mon ombre sur les murs se superpose à toutes celles, amies, dont le soleil a projeté l'histoire. Et pourtant je pars sans regarder derrière moi, non pas soulagé mais comme désentravé. Je ne déserte pas ce territoire, où pendant quarante années j'ai écrit la totalité des dix mille pages publiées, parce que j'ai fini par comprendre que c'était lui qui m'avait quitté, abandonné."
    Didier Daeninckx.
    Il ne fait plus bon vivre dans certains territoires de la République, où le clientélisme, la corruption et le communautarisme semblent tenir lieu de politique municipale sur un tissu social atteint jusqu'à la trame. À l'échelon de la plus grande proximité supposée entre l'élu et le citoyen ne restent que des valeurs bafouées, des mots qui masquent l'inadmissible, le mépris pour tout destin collectif. Didier Daeninckx, qui naquit et vécut en ces lieux avant de se résoudre aujourd'hui à les quitter, ferme ici une porte sur la plus grande partie de sa vie, non sans avoir donné l'alerte sur la dérive en cours et le sursaut de justice qu'elle appelle.

  • Missak

    Didier Daeninckx

    Édition enrichie d'une préface inédite de l'auteur.

    21 février 1944. Le poète Missak Manouchian, communiste arménien à la tête d'un réseau de résistants, est dénoncé et arrêté par les Allemands. À quelques heures de son exécution, il écrit une lettre bouleversante à sa femme Mélinée.

    Janvier 1955. Louis Dragère, journaliste à L'Humanité, est missionné par le parti communiste pour retracer le parcours de ce héros de la Résistance à Paris. Mais quand il exhume l'ultime lettre de Missak, il constate que des passages ont été censurés. Dragère comble les blancs au fil d'une enquête passionnante où se croisent Louis Aragon, Charles Aznavour dont les parents hébergèrent Mélinée, l'ancien chef des Francs-tireurs et partisans Charles Tillon, ou encore le peintre Krikor Bedikian.

  • Écrites au cours des quarante dernières années, les soixante-dix-sept nouvelles qui composent Le Roman noir de l'Histoire retracent, par la fiction documentée, les soubresauts de plus d'un siècle et demi d'histoire contemporaine française. Classées dans l'ordre chronologique de l'action, de 1855 à 2030, elles décrivent une trajectoire singulière prenant naissance sur l'île anglo-normande d'exil d'un poète, pour s'achever sur une orbite interstellaire encombrée des déchets de la conquête spatiale. Les onze chapitres qui rythment le recueil épousent les grands mouvements du temps, les utopies de la Commune, le fracas de la chute des empires, les refus d'obéir, les solidarités, la soif de justice, l'espoir toujours recommencé, mais aussi les enfermements, les trahisons, les rêves foudroyés, les mots qui ne parviennent plus à dire ce qui est... Les personnages peuplant cette histoire ne sont pas ceux dont les manuels ont retenu le nom, ceux dont les statues attirent les pigeons sur nos places. Manifestant mulhousien de 1912, déserteur de 1917, sportif de 1936, contrebandier espagnol de 1938, boxeur juif de 1941, Gitan belge en exode, môme analphabète indigène, Kanak rejeté, prostituée aveuglée, sidérurgiste bafoué, prolote amnésique, vendeuse de roses meurtrière, réfugié calaisien, ils ne sont rien. Et comme dit la chanson, ils sont tout.

  • 8 mars 1963. Le jeune Lucien Ricouart, isolé dans une pension pour apprentis, s'acharnant à domestiquer sa solitude, est retrouvé mort noyé dans un bassin après que ses camarades l'aient traité de "fils d'assassin".
    Un professeur efface dans la boue, sous la pluie, son dernier message et son cri de révolte qui affirme au contraire et jusque dans la mort : "Mon père n'est pas un assassin".

    Vingt-cinq ans plus tard, un jeune historien enquête sur la vie de ce père. Sur cet homme au passé d'ouvrier dans le nord de la France. Sur son parcours de résistant. Sur ce qu'il est advenu après guerre qui autorise des gamins à pousser l'un des leurs au désespoir.

  • Par désir de paraître,déni du passé,pour cause d'inertie, de lâcheté,quelquefois par désespoir ou générosité,des gens ordinaires empruntent ces Passages d'enfer générés par l'ordre social.

  • "Je suis la somme de tous ceux dont j'ai, à distance, l'impression d'avoir endossé le costume. Je me reconnais en tous. Novice sur le pont noir de La Belle Poule, zouave d'opérette devant Sébastopol, soldat bafoué en Algérie, comédien et pourquoi pas saltimbanque, fossoyeur de l'empire, colonel des Turcos de la Commune, compagnon de Louise Michel et metteur en scène de ses oeuvres, laissé pour mort sur la barricade du Château-d'Eau, estropié sans pension, condamné à mort, déporté en Calédonie, inventeur du théâtre déshabillé, directeur des Bouffes-du-Nord, gargotier, fondateur de journaux, orateur, dresseur de lions édentés, prétendant à la députation, buraliste en désespoir de cause, mari fidèle et père aimant."
    Ainsi Didier Daeninckx fait-il parler Maxime Lisbonne (1839-1905). On comprend que l'auteur de Meurtres pour mémoire et de Galadio ait été fasciné par ce personnage de réfractaire haut en couleur, héros des barricades de la Commune, homme de théâtre, dur à cuire pétri d'idéaux révolutionnaires, précurseur des Restos du Coeur avec son 'banquet des Affamés' et défenseur de la cause canaque alors que la plupart de ses amis bagnards se rangeaient du côté de la brutalité coloniale. Maxime Lisbonne fit de sa vie une succession de fureurs héroïques et de ratages splendides : un vrai roman d'aventures.

  • "En l'espace de deux ans j'avais tenté d'oublier le quotidien de la guerre. Je voulais croire que je m'en étais sorti indemne.
    J'en connaissais assez qui ne vivaient que dans le souvenir de la boucherie, partant comme en quatorze pour un nouveau round... La baraque pleine de trophées, baïonnettes allemandes, casque à pointe, obus de cuivre, etc., jusqu'au tibia de uhlan déterré dans une tranchée après un assaut victorieux. Un de ces connards m'avait montré les dernières traces de viande, pour se marrer... juste avant de prendre mon poing sur la gueule."

  • Galadio

    Didier Daeninckx

    Allemagne, années trente. Ulrich est un adolescent de Duisbourg comme les autres. À un détail près : sa peau est noire...
    Son père, un soldat africain, est venu en Allemagne avec les troupes françaises d'occupation chargées de veiller à l'application du traité de Versailles. Il est reparti en 1921, quelques mois avant la naissance de cet enfant, fruit d'un bref amour avec une jeune Allemande.
    Ils sont des centaines, comme Ulrich, à incarner ce qu'Hitler et les nationalistes ne cesseront de dénoncer, dans l'entre-deux-guerres, comme la "honte noire", symbole de l'avilissement délibéré du sang aryen par les occupants. Leur sort ne sera en général guère plus enviable que celui des Juifs.
    Ulrich, pour sa part, va connaître un destin inattendu et mouvementé, et découvrir une autre facette de son identité: Galadio.
    Comme toujours, Didier Daeninckx s'appuie sur une documentation très fouillée pour éclairer un aspect méconnu de l'histoire du vingtième siècle. Il révèle ici le sort terrible des Allemands métis dans un pays emporté par le délire nazi. De Duisbourg aux studios de cinéma de Babelsberg, jusqu'aux rivages du Sénégal où se déroulent les premiers combats entre pétainistes et gaullistes, Ulrich apprend à connaître les hommes.

  • Clément Duprest, brillant étudiant en droit, intègre la police nationale en 1942. Contrairement à certains de ses collègues, Duprest ne "fait pas de politique" : il va se contenter de mettre au service de ses patrons son intelligence et son sens de l'observation. Au sein de la "brigade des propos alarmistes", il est chargé de repérer et de neutraliser les individus hostiles à Vichy... Ainsi commence la longue carrière d'un fonctionnaire que certains diraient irréprochable. Duprest sera mêlé, au cours de sa vie, à nombre d'événements qui ont marqué la chronique.

    Didier Daeninckx, à travers les faits et gestes quotidiens d'un salaud tout à fait ordinaire, nous invite à revisiter quarante ans d'histoire française, depuis la rafle du Vél' d'Hiv jusqu'à la candidature de Coluche à l'élection présidentielle de 1981 : Occupation, Libération, décolonisation, affaires politico-mafieuses, mouvements étudiants, grèves ouvrières, répression policière... Comme dans Meurtres pour mémoire, le savoir-faire du romancier s'appuie à la fois sur une analyse très fine des comportements humains et sur une multitude de détails véridiques, qui rendent captivante cette traversée du dernier demi-siècle.

  • Pour avoir mené une campagne antimilitariste et avoir appelé, en 1914, à la grève générale contre la mobilisation, Jean Jaurès sera assassiné trois jours avant le début de la Grande Guerre. Rencontre entre une grande figure de l'histoire du socialisme et un écrivain convaincu qu'"en oubliant le passé, on se condamne à le revivre".


  • Didier Daeninckx ou la littérature au scalpel.

    L'Espoir en contrebande ou comment faire le tour du monde en vingt-six nouvelles, du canal de l'Ourcq à Ostende, d'Aubervilliers à Nouméa, de La Rochelle au Québec, de Bordeaux aux Antilles, de Granville au Mexique, de Nantes au Gabon, du Périgord au Danemark, de Saint-Benoît-du-Sault à Stettin...
    Histoires vraies ou histoires inventées ?
    En fait, Didier Daeninckx se plaît à jeter " des passerelles de fiction entre deux blocs de réalité ". Pour lui, vie et littérature ne font qu'un.
    Dans ses " nouvelles noires ", comme dans la vie, chacun est confronté à toutes sortes de situations : des moments d'émotion, des scènes violentes, des instants désopilants, des événements historiques. Et tout le monde croise ou rencontre des individus de tous genres : des flics, des voyous, des salauds, des paumés, des chômeurs, des couples d'amoureux, des rebelles...
    Mais que viennent faire là-dedans Mussolini et Richard Durn, Thierry la Fronde et saint Denis, Paco Ibáñez et Charles de Gaulle, Paul Bocuse et Silvio Berlusconi, John Lennon et Éloi Machoro, Louise Michel et Rino Della Negra, Gandhi et Arlette Laguiller, Marat Safin et Coluche, Steve McQueen et Mehdi Ben Barka, Ousmane Sow et Michel Simon, Missak Manouchian et Jean Moulin ?
    Ils ne sont peut-être pas là par hasard...

  • Melvin Dahmani, un désoeuvré qui vit de petites escroqueries sur le Net, se rend en Corse pour l'enterrement d'une jeune femme. Là, il apprend que Lysia Dalestra, l'amour d'un été qu'il a connue dix ans plus tôt, s'est suicidée. Que quelques mois plus tôt son frère, Orso, a été déchiqueté par la bombe qu'il destinait à une villa construite trop près des plages. Lors des obsèques, un inconnu qui tente de parler à Melvin est abattu. Chacun des quinze jours qu'il passe sur l'île de Beauté est marqué par une disparition brutale.Lysia a laissé derrière elle quelques indices, à la manière du Petit Poucet : un cahier, et surtout deux têtes de poupées maures. Ils conduisent Melvin à s'intéresser à l'histoire du domaine de Corto-Bello où vivent les Dalestra. Un épisode inconnu de l'histoire insulaire se dévoile : l'expédition militaire organisée en 1931 par Pierre Laval, président du Conseil et ministre de l'Intérieur. Il faudra qu'il risque sa tête pour faire le lien avec le suicide de Lysia...

  • Et ce serait si bien d'être débarrassé de toute cette plaie...
    Mais ce n'est pas le cas. Alors autant balayer pour de vrai, balayer en grand.
    Quand le célèbre enquêteur-détective auto-proclamé Gabriel Lecouvreur, dit le Poulpe, s'acoquine avec Didier Daeninckx, on est sûr que toutes les lois du polar, de l'enquête, les interrogatoires, les recoins invisibles du monde, le finale en beauté, tout va être honoré.
    Mais on est sûr aussi que le rendez-vous se fait avec l'Histoire en grand. Et elle n'est pas belle.
    Alors on lit, à toute blinde, et on comprend pourquoi "Nazis dans le métro" est depuis sa parution un classique, un "livre-culte" du polar contemporain. Passant des quartiers populaires de Paris à la densité opaque des affaires louches d'un village du marais poitevin, avant de déboucher sur le sombre milieu de l'extrême droite.
    Mais que ça continue de résonner autant dans le présent, raison de plus pour se laisser entraîner dans les arrière-boutiques et les pires remugles d'un démon loin guéri, petits nazis, révisionnistes diplômés, écrivains miteux, politicards qui veulent en faire leur lit.
    Quand Daeninckx décrypte, soyez sûr qu'il est armé, irrévocable. La virtuosité de Daeninck, son art du dialogue, la considérable exigence humaine de son regard font le reste.
    FB

  • "Le fait divers est le premier monument érigé à la mémoire des victimes, même si ce n'est qu'un pauvre monument de papier noirci.
    Et si les textes qui suivent méritent le terme d'"éloge", il faut, pour être honnête, y ajouter celui de "funèbre"."

  • Un tremblement de terre, un cyclone, un naufrage : les îles Philippines ne sont épargnées par aucune catastrophe. Chez les plus pauvres, la misère n'en pèse que plus lourdement. Des Enfants deviennent des "esclaves" volontaires pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs parents. Une fiction ? Non, une réalité. Une oeuvre triste ? Non, une leçon de vie, de courage et même de beauté. Crisanto, le narrateur, fait et fera face. Un récit contre l'injustice et le découragelent. À lire d'urgence.

  • 1931, l'Exposition coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup.
    Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne ?! Les "cannibales" seront expédiés.
    Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.
    Le second récit commence au moment où Gocéné, le héros de Cannibale, pose le pied sur le sol de la "métropole", trois quarts de siècle après son premier séjour forcé lors de l'Exposition coloniale. Il sait seulement qu'il est venu pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu'il compte faire à Paris, il répondrait qu'il vient chercher un frère canaque dont la trace s'est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu'il compte bien le ramener parmi les siens.
    Le Retour d'Ataï se penche sur les exactions de la politique colonialiste, tandis qu'apparaissent en écho les luttes tragiques pour la libération, durant les années quatre-vingt. Aux côtés du héros, le lecteur découvre une fois encore comment la réalité historique prend parfois de surprenantes allures de fiction.

  • "Courvilliers. 93 Seine-Saint-Denis. 43 000 habitants. Altitude 32 m. Usines automobiles. Agriculture. Église XIIIe siècle, sculpture polychrome." Si on m'avait confié la rédaction de la notule, je n'aurais pas manqué de rajouter : "cow-boys municipaux, milice privée, flics bègues et poètes, HLM pourries, meurtres à discrétion..."

  • L'histoire se déroule en Corse, durant la Seconde Guerre mondiale. Elle est tirée d'une histoire vraie, selon laquelle le peuple corse est le seul peuple d'Europe à avoir protégé et caché les Juifs, qui se trouvaient sur son territoire, de l'occupant nazi.

  • L'homme à la valise se tenait immobile au bord de la fosse. Le bout de ses chaussures noires entamait la ligne blanche tracée tout le long du quai. Il haussa les épaules quand le grondement se fit plus précis. [...] Jacques se releva et vint se placer juste derrière l'homme. Il frissonna de froid. La sueur mouillait son dos. La motrice doubla le panonceau de limite des premières classes. Ses mains jaillirent de ses poches et se collèrent sur les omoplates de l'homme.
    Qui bascula dans un cri terrible. [...]
    Il n'avait jamais rien vu de plus gros qu'une motrice de métro.

  • Alors que Maxime Lisbonne boucle son enquête sur les 'disparues de Châteauroux', deux journalistes avec lesquels il faisait équipe, dix ans auparavant, sont assassinés.
    Persuadé qu'il est le prochain sur la liste, il exhume les archives du journal J'enquête qui l'obligent à se pencher dangereusement au-dessus de la fosse commune où gisent les 'disparues de Châteauroux'.
    Dans son périple, il ne cesse de se cogner au fantôme de son homonyme, le colonel Maxime Lisbonne, un Communard unijambiste ami de Louise Michel, déporté en Nouvelle Calédonie, et qui inventa le strip-tease en 1884, rue des Martyrs.

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