Eric Mathieu

  • Lorsqu'un vaisseau extraterrestre percute la Cédille, la station spatiale U+00B8, Félix et le capitaine Boudu sont entraînés dans une folle aventure sur une planète où se trouvent une tour de Babel à l'envers et une pierre décryptant des langues anciennes.

  • Avec la transnationalisation des entreprises et l´organisation de la production en réseaux mondiaux, les investissements directs sont l´une des facettes les plus visibles de la mondialisation. S´il n´existe pas de modèle uniforme de mondialisation, il n´existe pas non plus de modèle uniforme d´arbitrage des politiques et des règles de l´investissement. L´échec de l´AMI et la mise à l´écart de l´investissement des négociations commerciales multilatérales ont montré à quel point le thème était sensible, pour beaucoup de pays, en développement ou développés. Mêmes les États les plus favorables à la protection de l´investissement sont, aujourd´hui, devenus plus réservés quant à son étendue. D´un autre côté, les traités et accords bilatéraux prolifèrent, y compris d´ailleurs entre pays en développement, indiquant la nécessité d´avoir des règles générales non seulement pour réduire l´arbitraire et augmenter la transparence sur les marchés, mais aussi pour établir des obligations communes s´adressant aux États comme aux entreprises. Entre protection de l´investissement et défense d´autonomie, entre liberté économique et régulation des marchés, entre droits et devoirs économiques des entreprises, les États sont, donc, ici également, à la recherche de compromis. De ce fait, cet ouvrage repense l´État entre deux schématisations répandues : - soit un acteur central, renvoyant une image négative, celle d´un mercantilisme d´un nouveau type où chacun lutte pour attirer les investissements ou imposer ses propres normes;
    - soit un acteur en net recul avec un rôle cantonné dans celui de facilitateur de l´investissement et de superviseur des conditions environnantes. D´une manière générale, les politiques publiques n´ont plus pour objet de contrôler les investissements ou de leur imposer des obligations, mais d´arbitrer entre deux types d´exigences : l´intégration compétitive dans les grands courants économiques internationaux d´une part et l´insertion des activités étrangères dans le tissu économique national d´autre part. Cet ouvrage défend une vision dynamique des relations entre les entreprises et les États en se penchant sur la façon dont ces derniers et leurs gouvernements arbitrent, non seulement la promotion de l´investissement et les intérêts économiques nationaux, mais aussi, sur le plan normatif, la protection des droits des entreprises et action collective. Comment les États abordent et résolvent ces arbitrages ?
    Il tente également de répondre à cette question en proposant une série d´études de cas portant sur les pays industrialisés et les pays en développement, sans oublier une partie théorique au sein de laquelle les politiques d´investissement et les activités des firmes multinationales font l´objet d´une mise à niveau théorique pour la mondialisation.

  • Émile Claudel is no ordinary child. Only months after his birth, following the liberation of France in 1945, he can already chatter away in several languages, much to his mother's frustration. Nicknamed the Little Fox for his appearance, Émile is born into a loveless home, where patience is in short supply. Abandoned by his family, he struggles to find a place in society. This deftly written coming-of-age novel follows Émile on his journey toward adulthood, as his country moves away from austere conservatism and embraces the counterculture of the 1960s.

    Reviws:
    "An intriguing, masterful novel, [The Little Fox of Mayerville] shines." (Les Libraires)

    "A skillful blend of emotion, hijinks, and adventure, all delivered in lively, imaginative language." (Marie-Michèle Giguère, Lettres québécoises)

    "The polished prose keeps readers on their toes right to the end." (Mario Cloutier, La Presse

    Excerpt
    "On the back of an old, yellowed receipt, I drew up a list of the men in the village who might have been my father. Beside each name, I gave them a score from one to ten. Ten points meant they were the man on whom all hopes were pinned, the man who stood the best chance of being my father. One day my mother found the list under my mattress and threw it away."

  • Depuis la Seconde Guerre mondiale, le système commercial multilatéral a été soutenu par les idées des Lumières et une vision libérale de paix et de prospérité partagée. On l'a aussi considéré comme un frein au socialisme et au protectionnisme européens, d'abord, puis à celui des pays en voie de développement. En ce sens, on ne peut envisager la diplomatie commerciale, qui vise la constitution des règles objectives communes, sans prendre en compte les considérations géoéconomiques et géostratégiques mondiales. Sur fond de la montée en puissance de la Chine, du Brexit, des velléités protectionnistes un peu partout dans le monde, notamment aux États-Unis, et d'une économie toujours plus interdépendante, cet ouvrage fait le point sur les diverses initiatives commerciales et les stratégies de négociation nationale.

    Si on peut lire chaque contribution séparément, l'ouvrage n'en recherche pas moins à offrir au lecteur un panorama des grandes négociations en cours, de leurs dynamiques et, surtout, de façon prospective, de la nouvelle gouvernance mondiale. Il est le fruit de la réflexion collective de vingt-trois experts.

  • Le numéro d'été de la revue Cap-aux-Diamants consacre son principal dossier à Samuel de Champlain et démontre que tout n'a pas encore été écrit sur le fondateur de Québec. De son image fictionnelle, à ses origines, en passant par les mythes dans le récit de la fondation de la capitale, ses objectifs réels et son rôle dans le sort de l'Amérique française sans oublier ce que les fouilles archéologiques au Fort Saint-Louis nous apprennent sur l'époque ou les dessous de l'hommage annuel à Champlain, tous les 3 juillet, François Droüin, Éric Thierry, Marcel Fournier, Mathieu d'Avignon, Denis Vaugeois, Michel De Waele, Alex Tremblay Lamarche et Pierre Cloutier offrent un portrait riche du personnage. De plus, retrouvez les rubriques habituelles qui vous amèneront sur le chemin du choléra en Outaouais en 1832, puis à la brasserie du Roy il y a 350 ans et enfin dans l'histoire derrière la francisation des noms des lieux à travers l'exemple de Spencer Wood devenu Bois de Coulonge.

  • Vérité ou fiction? Une grande majorité des oeuvres littéraires auxquelles nous sommes exposés tiennent de l'histoire inventée. Pourtant, nous nous arrêtons rarement à questionner la valeur intrinsèque de tels récits relativement à ceux qui sont ancrés dans le réel. Une histoire fictionnelle a-t-elle moins de valeur qu'une « véritable » ou, au contraire, davantage? Et que dire de ces romans semi-biographiques qui brouillent les cartes? L'Inconvénient se penche sur ces questions dans un dossier intitulé « À quoi sert la fiction? » qui fait la part belle aux articles de fond, accompagnés d'un entretien avec Carl Bergeron. Le numéro 66 de la revue poursuit également son travail d'ouverture à la diversité des médiums d'expression culturelle en inaugurant trois nouvelles chroniques, celle de Stanley Péan sur le jazz, celle de Thomas Hellman sur la musique populaire, et enfin celle de Samuel Cantin sur la bande dessinée.

  • Jour après jour, nous sommes témoins d'individus qui déchirent leur chemise au nom des principes de la gauche ou de la droite. À les en croire, leurs revendications seraient incompatibles avec celles de l'autre clan et porteuse d'une morale particulière. Cette prétention résiste-t-elle à l'analyse? N'assiste-t-on pas plutôt à une uniformisation graduelle des politiques, en même temps qu'à une polarisation des discours? Que dévoile ce dialogue de sourds? La gauche et la droite ne sont-elles, au fond, que des soeurs siamoises, le yin et la yang du débat démocratique? Ce dossier spécial intitulé « La gauche et la droite : beaucoup de bruit pour rien? » présente les essais d'Alain Deneault, Éric Bédard, Monique Larue, Ugo Gilbert Tremblay et Mathieu Bélisle, ainsi qu'un entretien de Mauricio Segura avec Marc Angenot. Ailleurs dans la revue, un extrait inédit du prochain roman de Nicolas Dickner, la visite d'Atelier de Cindy Phenix et les poèmes de Mathieu K Blais, en plus des chroniques habituelles de Patrick Nicol, Serge Bouchard et Olivier Maillart.

  • Nous avons demandé à quatre historiens de nous raconter tour à tour Montréal, de sa fondation jusqu'à nos jours.

  • L'idée du présent numéro nous est venue un peu par hasard, au cours d'une discussion où nous venions de constater que les fictions québécoises s'intéressent peu à la représentation des rapports de pouvoir et à ceux qui l'incarnent. Les luttes de classes, les clivages politiques, les relations entre groupes ethniques, la vie des riches et des puissants ne sont pas des thèmes qui attirent d'emblée nos écrivains, nos cinéastes et nos scénaristes. Pourquoi donc? Avons-nous peur du pouvoir?

  • Les sociétés de sécurité privée font désormais largement partie de notre quotidien : au bureau, dans les grandes surfaces, et même dans les services publics. Véritable tendance de fond, leur montée en puissance s´explique par de nombreux facteurs. Et si l´on évoque fréquemment la réduction du budget de l´État, il faut également souligner que les attentes de nos concitoyens en matière de sécurité s´accroissent chaque jour davantage. Les forces publiques ne pouvant suffire à l´ampleur de cette demande, l´offre privée s´est alors développée.

    Face à cette évolution, la question n´est donc plus d´accepter ou de refuser une réalité qui s´est déjà imposée, mais de relever un défi hautement stratégique : construire une véritable coopération public/privé, une « chaîne de sécurité » adaptée et régulée par l´État. À travers l´action du CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité), de la DISP (Délégation interministérielle à la sécurité privée), ou via la réforme de la loi de 1983, des signaux forts traduisent la maturation du dialogue entre les professionnels et l´administration.

    Des responsables publics, des juristes et des professionnels, tous acteurs clefs de l´univers de la sécurité privée, en éclairent ici les principales thématiques et lancent des pistes pour la structuration d´une activité sensible qui ne doit pas être abandonnée aux seules lois du marché.

  • Le 22 décembre 1992, Alain Walter, notaire à Metz, donne l'alerte : sa cousine Camille Corbin lui annonce par courrier ­recommandé son suicide ainsi que ceux de son mari Jean-Renaud et de leur fille Sybille.
    À la suite d'un long séjour à l'étranger, la mystérieuse famille ­Corbin, de retour à Eau-Claire, est confrontée à sa propre aliénation et sombre peu à peu dans la déchéance.
    Face à un monde terne et réfractaire, les Corbin plongent dans le malheur, au bout duquel ils retrouveront peut-être la grâce...

  • Le goupil

    Mathieu Eric

    Émile Claudel n'est manifestement pas un enfant ordinaire. Quelques mois après sa naissance, qui coïncide avec la libération de la France en 1945, il parle sans cesse et en plusieurs langues.
    Son apparence physique rebute tout le monde, à commencer par sa mère. Le goupil, tel qu'on l'a surnommé, amorce les premières années de sa vie préoccupé par de graves questions : Pourquoi ne suis-je nulle part à ma place ? Pourquoi le monde est-il si inhospitalier ? Et surtout, une question le taraude : Mon père est-il vraiment mon père ?
    Centre d'éducation surveillée, fugues, apprentissage de la sexualité, rencontres risquées... On suivra Émile à travers ses années d'apprentissage parfois douloureuses. Dans ces pages fougueuses, on assiste également à la transformation de la France, qui passe du conservatisme au yéyé. Un deuxième roman d'une grande maîtrise, à l'ambiance onirique, qui offre aux lecteurs des péripéties inoubliables.

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