Éditions Rivages

  • Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée le Dahlia Noir, par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir. Le meurtre est resté l'une des énigmes les plus célèbres des annales du crime en Amérique. Quarante après, James Ellroy s'est penché sur l'affaire Betty Short et lui a donné une solution romanesque, qu'il dédie à sa propre mère, elle-même assassinée le 22 juin 1958. Le thriller à lire, le shocker pour lequel les autres écrivains seraient prêts à tuer pour l'avoir écrit, est le prodigieux Dahlia noir de James Ellroy. (Harlan Ellison)

  • Perfidia inaugure le second Quatuor de Los Angeles, prélude au premier, encore plus ambitieux et qui reprend ses personnages devenus célébrissimes à l'époque de leur jeunesse. « C'est mon roman le plus ample, le plus détaillé sur le plan historique, le plus accessible sur le plan stylistique, et aussi le plus intime. Plaintif, mélancolique, il plonge dans la trahison morale de l'Amérique au début de la Seconde Guerre mondiale, avec l'internement de ses citoyens d'origine japonaise. Une histoire épique et populaire de Los Angeles en décembre 1941. Ce sera du jamais-vu », promet Ellroy.

    Interview James Ellroy à Maupetit - Marseille

  • Trois flics dans le Los Angeles des années cinquante... Ed Exley veut la gloire. Hanté par la réussite de son "incorruptible" de père, il est prêt à payer n'importe quel prix pour parvenir à l'éclipser. Bud White a vu son père tuer sa mère. Aujourd'hui, il est devenu un bloc de fureur, une bombe à retardement portant un insigne. "Poubelle" Jack Vincennes terrorise les stars de cinéma pour le compte d'un magazine à scandales. Un secret enfoui dans sa mémoire le ronge. Il fera tout pour ne pas le laisser remonter à la surface. Trois flics pris dans un tourbillon, un cauchemar qui teste leur loyauté et leur courage, un cauchemar d'où toute pitié est exclue et qui ne permet à personne de survivre. L.A. Confidential est un roman noir épique. Après Le Dahlia Noir et Le Grand Nulle Part, L.A. Confidential est le troisième volet du "Quatuor de Los Angeles".

  • Des écrivains comme ça, dans le roman noir, on en découvre un tous les dix ans. (Michel Lebrun, Le Matin) Opéra noir, peuplé de fantômes, où le sexe et la mort rôdent sans cesse dans l'immensité inhumaine de Los Angeles la mal nommée, Lune sanglante est un fulgurant joyau, une moderne tragédie, qui porte fièrement en exergue une citation du Richard II de Shakespeare. (Bertrand Audusse, Le Monde) ... Un des plus remarquables romans noirs de la décennie, par sa préoccupation intellectuelle élevée, son écriture savante et, pour le dire balistiquement, son épouvantable puissance d'arrêt... (Jean-Patrick Manchette, Libération)

  • Il est psychiatre, manipule les solitaires et les faibles. C'est la nuit qu'il exerce son pouvoir maléfique. Plus il soutire d'informations à ses malades, plus sa puissance s'accroît. Jusqu'au jour où ce voyageur de la nuit croise le chemin du sergent Lloyd Hopkins. Après Lune sanglante, A cause de la nuit est le second épisode de la saga de Lloyd Hopkins. Les romans d'Ellroy nous emmènent sur les chemins dévoyés de la drogue et de la folie, dans les sphères troubles de l'intelligence pervertie. Baignés d'une lumière étrange, ils ont la beauté inquiétante d'une nouvelle arme (Gilles Berton, Play Boy) Pour une fois, il n'est pas exagéré de parler d'un sens du suspense qui secoue les tripes, car tout est maîtrise, toute la sensibilité de l'auteur est au service de cette infernale histoire. (Jacques Mondoloni, Le Provençal)

  • Le Grand Nulle Part commence la nuit du premier de l'an 1950 et met en scène trois destins parallèles de policiers. L'inspecteur adjoint Danny Upshaw enquête sur une série de meurtres sexuels avec mutilations. Le lieutenant de la criminelle, Mal Considine, accepte de servir l'ambition d'un aspirant procureur en participant à un dossier sur l'influence communiste à Hollywood. Buzz Meeks, homme de main, ex-flic des narcotiques et pourvoyeur de chair fraîche pour Howard Hughes, se joint à la lutte contre la menace rouge pour l'argent et le pouvoir. Sans le savoir, les trois hommes ont acheté un billet pour l'enfer. Ellroy s'est imposé tout simplement comme l'un des grands de la littérature américaine contemporaine, un écrivain tragique, un écrivain de l'excès, l'écrivain d'une ville et d'un temps perdu à l'ombre des jeunes femmes assassinées... (Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur). Le Grand Nulle Part est un livre sublime et fou, indispensable. (Paul-Louis Thirard, Rouge)

  • Depuis que sa femme et ses filles l'ont quitté, le sergent Lloyd Hopkins est seul. Seul contre ses anciens collègues qui veulent le forcer à prendre une retraite anticipée ; seul contre les braqueurs de banque, tueurs de flics ; contre les nouveaux chrétiens ; contre les tarés, les macs, les fêlés et les obsédés du cul. Hopkins est seul contre lui-même et sa propre folie. Il est prêt au sacrifice. Après Lune sanglante et A cause de la nuit, voici La Colline aux suicidés, nouvelle descente aux enfers du sergent Lloyd Hopkins. ... En toile de fond, Los Angeles superbe et putride : la ville de tous les vices. Camés, voleurs, pornographes tissent... un réseau où se meuvent à leur aise prostituées et souteneurs, receleurs et voleurs. (Michel Renaud, Le Dauphiné Libéré)

  • Malgré son poids, American Tabloid tient de l'épure tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, American Tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadavre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas.

  • Los Angeles, fin des années cinquante. Ed Exley cherche à éliminer de la course aux élections municipales, Morton Diskant, opposé à l'éviction des Mexicains habitant Chavez Ravine. Des fourrures ont été volées dans un entrepôt pour un montant de deux millions de dollars. Dudley Smith est chargé de l'affaire. Un cambriolage se produit chez les Kafesjian, trafiquants de drogue, propriétaires de laveries et indicateurs privilégiés de la brigade des stupéfiants. Un tueur de clochards, le feu follet fou, rôde dans la ville. Le lieutenant Dave Klein, du LAPD, passe d'une affaire à l'autre. Bien des années après, il se souvient. Je suis vieux, j'ai peur d'oublier. J'ai tué, j'ai trahi, j'ai moissonné l'horreur. Je veux sombrer avec la musique. White jazz est la conclusion fracassante du Quatuor de Los Angeles, dont les trois premiers volets sont Le dahlia noir, Le Grand Nulle Part et L.A. Confidential.

  • Le deuxième volet du nouveau Quatuor de Los Angeles ! Janvier 1942 : Los Angeles est encore sous le choc de l'attaque de Pearl Harbour, les Américains d'origine japonaise sont massivement arrêtés, des pluies torrentielles s'abattent sur la ville, et un corps est découvert dans Griffith Park à la faveur d'un glissement de terrain.

  • 24 février 1964, 7h16 du matin à Los Angeles. Attaque d'un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs abattus, trois braqueurs morts ; le quatrième a pris la fuite en emportant seize sacs de billets et quatorze mallettes remplies d'émeraudes. C'est sur ce braquage, disséqué avec une maestria éblouissante, que s'ouvre « Underworld USA », dernier volet de la trilogie commencée avec « American Tabloid ». Le narrateur reste dans l'ombre. Il nous prévient que le livre est fondé sur des documents publics détournés, des journaux intimes dérobés. En 131 chapitres et cinq parties au titre aussi évocateur que provocateur, ce roman noir et politique reconstruit les années les plus tourmentées de l'Amérique du XXe siècle, avec une largeur de vision et une profondeur stupéfiantes. « Underworld USA » est la flamboyante conclusion de la trilogie qui a placé James Ellroy au rang des plus grands écrivains américains d'aujourd'hui, selon le Los Angeles Times Book Review.

  • Dallas, novembre 63. Le coeur du rêve américain explose. Un jeune flic arrive de Las Vegas avec 6000 dollars en liquide et un sale boulot à exécuter. Il ne sait pas qu'il va faire partie du complot visant à étouffer la vérité sur l'assassinat de Kennedy. Il s'appelle Wayne Tedrow. Cinq années dans les coulisses de la politique vont le conduire de Dallas au Vietnam, en passant par le sud des Etats-Unis. Cinq années avec J. Edgar Hoover, Howard Hughes, la Mafia et le Ku Klux Klan. Voici le second volet de la trilogie Underworld USA, commencée avec American Tabloid (Rivages/Noir n° 282). Le cauchemar américain nourri des coïncidences de l'histoire des années 60 passées au crible par Ellroy. Il y a de la folie chez cet écrivain, de l'obsession dans son écriture.

  • Il existe une dynamique dans la mise en oeuvre de l'horreur : servez-la garnie d'hyperboles fleuries, et la distance s'installe même si la terreur est présente, puis branchez tous les feux du cliché littéraire ou figuratif, et vous ferez naître un sentiment de gratitude parce que le cauchemar prendra fin, un cauchemar au premier abord trop horrible pour être vrai. Je n'obéirai pas à cette dynamique, je ne vous laisserai pas me prendre en pitié.... Je mérite crainte et respect pour être demeuré inviolé jusqu'au bout du voyage que je vais décrire, et puisque la force de mon cauchemar interdit qu'il prenne fin, vous me les offrirez. Ainsi parle Martin Michael Plunkett, âgé de 35 ans, coupable de plusieurs dizaines de meurtres sexuels couvrant tout le territoire des États-Unis sur une période de dix ans. Avec Un tueur sur la route, James Ellroy s'est attaché à faire le portrait, de l'intérieur, d'un serial killer.

  • Ma part d'ombre est le récit d'une double enquête que mène Ellroy sur l'assassinat de sa mère, tuée le 22 juin 1958, et sur sa propre vie d'enfant orphelin, d'adolescent perturbé et d'écrivain hanté. Voyage à travers ses souvenirs les plus secrets, ce livre est aussi un reportage sur le crime en Amérique, et en particulier les meurtres de femmes, d'autant plus saisissant qu'Ellroy a travaillé aux côtés d'un policier de la brigade criminelle de Los Angeles, Bill Stoner, qui a tissé des liens de plus en plus forts avec l'auteur au fil des mois.

  • Deux enquêtes de James Ellroy sur deux faits divers marquants de l'après-guerre à Los Angeles et à New York, dans la plus pure tradition du "true crime" américain. L'un des textes revisite la mort de l'acteur Sal Mineo, le premier acteur hollywoodien à avoir fait son "coming out" sur son homosexualité, et l'autre revient sur l'affaire Wylie-Hoffert, le meurtre sauvage de deux jeunes femmes new-yorkaises dont un Noir, George Whitmore, a été accusé à tort. Du grand Ellroy, avec une écriture au scalpel qui parvient à créer l'empathie et l'émotion. Des textes quasiment inédits (seul celui sur Wylie Hoffert est paru dans le Vanity Fair américain). 

  • De la mère aux épouses et aux amantes, toute l'oeuvre d'Ellroy procède du féminin et trouve sa source dans cet héritage maternel : l'obsession. En six mouvements d'une tumultueuse symphonie, James Ellroy revisite les moments clés de ses relations avec les femmes qui ont compté dans sa vie, à commencer par sa mère. Après Ma part d'ombre et la vaine traque de l'assassin de sa mère, Ellroy entreprend une autre forme d'exorcisme : annuler cette malédiction à travers la quête des autres femmes, passer de Elle à Elles. Les femmes comme cristallisation du désir, sources d'influence ou d'inspiration littéraire, sont au centre de ce récit dans lequel Ellroy se raconte avec une féroce absence de complaisance. Mélange de rigueur, de mysticisme et de sexualité, ce livre rassemble toutes les fulgurances et les faiblesses d'un homme hors du commun. Il est impossible de ne pas éprouver de sympathie pour ce petit garçon abandonné qui vit en Ellroy et aspire à la rédemption. (New York Times Book Review)

  • Il n'y a pas que les enquêtes de police qui soient clandestines dans ce roman de James Ellroy. Il y a aussi les ambitions, les liaisons amoureuses et sexuelles, les pulsions, les violences, les vies anodines, les morts atroces, les rédemptions. Elles mèneront l'agent de police Freddy Underhill sur la piste d'un tueur de femmes pendant les dernières années de sa jeunesse. Clandestin se situe, dans l'oeuvre de James Ellroy, entre Brown's Requiem et Lune sanglante. Une fois de plus, la coupe est pleine, et l'on boira - ravi - le calice jusqu'à l'hallali, heureux tout de même de constater que le livre commence et finit par ce mot: rédemption. (Bruno Corty, Le Figaro Littéraire) Ellroy sortait à peine de l'enfer lorsqu'il entreprit ce deuxième roman. Avec la sombre allégresse d'un Parsifal en quête d'innocence. (Sylvaine Pasquier, L'Express)

  • Après Crimes en série et Destination morgue, ce troisième recueil clôt la publication des textes courts de James Ellroy. On connaît l'intérêt de l'auteur pour les faits divers criminels. Cette obsession constitue le thème central des articles et fictions réunis dans Tijuana mon amour. Qu'il retrace l'enquête sur la mort de la fille d'un présentateur de radio ou mette en scène l'un de ses héros préférés, l'intarissable rédacteur en chef de la gazette à scandales l'Indiscret, Ellroy n'aime rien tant qu'explorer « la jungle du glamour ». On y croisera le célèbre gangster Mickey Cohen, Lana Turner et son amant Johnny Stompanato et quelques figures d'acteurs ou autres « people » de seconde zone. On retrouve avec jubilation la patte caractéristique de l'auteur du Dahlia noir dans ces portraits au vitriol des flics, des acteurs, de la pègre et des médias. À travers ces trois articles et six nouvelles, c'est la face noire d'une Californie schizophrène qui est radiographiée avec une acuité rageuse, provocatrice, brillantissime.

  • Fritz Brown est un détective privé spécialisé dans la récupération de voitures dont les traites sont impayées. Jusqu'au jour où un caddy obèse l'engage pour surveiller sa jolie soeur ; elle vit en compagnie d'un homme qui pourrait être son père. C'est alors que Brown plonge dans l'univers noir et désespéré des bas-fonds californiens. Brown's Requiem est le premier roman de James Ellroy. Dès Brown's Requiem, le ton est donné - liturgie d'écriture pour sublimer ses obsessions, requiem d'un passé qu'on enterre. (Marianne Alphand, Libération) L'histoire nous entraîne sur les traces de ce Fritz Brown attachant, mélomane fragile et violent à la fois... Perdu dans un Los Angeles glauque et dépravé, ce superbe personnage-miroir permet à Ellroy de nous décrire... cette fatalité du mal de vivre qui pousse aux pires excès. (Bruno Corty, Le Figaro Littéraire)

  • Ex-policier reconverti dans la surveillance, l'extorsion et le chantage, pourvoyeur de scoops pour le magazine Confidential, Fred Otash croupit au purgatoire. Les autorités célestes lui proposent une "remise de peine" s'il écrit ses confessions... avec l'aide d'un auteur nommé James Ellroy.

  • Un joueur d'accordéon prodige (il vit actuellement à Las Vegas), Hollywood en proie à la chasse aux sorcières, le tournage d'une série Z qui deviendra un film-culte, un tueur en liberté, les années cinquante et leur fureur de vivre... A travers le blues de Dick Contino, c'est son passé que James Ellroy apprend à mieux comprendre. Le court roman Dick Contino's blues est suivi de cinq nouvelles.

  • Los Angeles, ville du crime et des illusions sur grand écran. C'est ce double portrait qui se dessine dans la série d'articles qu'Ellroy a écrits pour le magazine GQ, à travers le travail quotidien de la brigade criminelle de L.A., le procès d'O.J. Simpson, les ragots et anecdotes sur Hollywood, et aussi un hommage au cinéaste Curtis Hanson.

    "Los Angeles : vous y venez en vacances, vous en repartez en liberté conditionnelle." Tout tient dans cette boutade : la folie et la force explosive de cette ville qui a façonné le style d'Ellroy.

  • Le regard que l'ai toujours porté sur Los Angeles est celui d'un autochtone. Je n'ai jamais vu cette ville comme une terre étrangère dépeinte par des écrivains venus d'ailleurs. C'est là que j'ai grandi. Les données que je récoltais, je les passais au crible, je les transfigurais comme un gamin peut le faire... James ElIroy poursuit la psychanalyse sauvage de sa propre vie et de sa ville natale dans des textes percutants, comme Où je trouve mes idées tordues ou Ma vie de branleur ; il passe la boxe au crible dans un article intitulé Sport sanglant et, dans Stephanie, il exprime sa fascination et sa compassion pour les victimes de crimes sexuels. Le recueil s'achève par un roman miniature dont le titre est tout un programme : Un baisodrome à Hollywood. Destination morgue, c'est aussi pour Ellroy l'occasion de parler de son père, de la justice, de la peine de mort, de ses provocations, tout cela avec force, honnêteté, voire brutalité, dans ce style coup de poing qui n'appartient qu'à lui.

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