Julia Deck

  • Propriété privée

    Julia Deck

    • Minuit
    • 5 Septembre 2019

    Il était temps de devenir propriétaires. Soucieux de notre empreinte environnementale, nous voulions une construction peu énergivore, bâtie en matériaux durables. Aux confins de la ville se tramaient des écoquartiers. Notre choix s'est porté sur une petite commune en plein essor. Nous étions sûrs de réaliser un bon investissement.
    Plusieurs mois avant de déménager, nous avons mesuré nos meubles, découpé des bouts de papier pour les représenter à l'échelle. Sur la table de la cuisine, nous déroulions les plans des architectes, et nous jouions à déplacer la bibliothèque, le canapé, à la recherche des emplacements les plus astucieux. Nous étions impatients de vivre enfin chez nous.
    Et peut-être aurions-nous réalisé notre rêve si, une semaine après notre installation, les Lecoq n'avaient emménagé de l'autre côté du mur.

  • Viviane Elisabeth Fauville

    Julia Deck

    Vous êtes Viviane Élisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main.

    « Le tour de force de Julia Deck consiste à installer son lecteur dans la tête de la meurtrière, dont le nom est aussi le titre du livre, Viviane Élisabeth Fauville. D'emblée, nous sommes captifs de ses failles, nous entendons les voix qui lui disent des choses banales, mais saturées de paranoïa.
    Julia Deck entremêle les fils de deux enquêtes à travers les rues de Paris : celle de la police sur l'entourage du médecin, et celle de la littérature sur les confins de l'humain. Son polar fêlé nous fait découvrir une mère aussi haineuse qu'indulgente, un mari en souffrance, et un bébé qui, comme tout le monde ici, ne demande qu'à s'exprimer. Ainsi la plume de Julia Deck reconstitue-t-elle cette scène sanglante, innommable, où la folie s'inscrit à même les corps. Gare à ceux qui s'aventurent à lui faire face. Ils risquent de se trouver touchés au vif. » (Jean Birnbaum, Le Monde) Viviane Élisabeth Fauville, permier roman de Julia Deck, est paru en 2012.

  • Sigma

    Julia Deck

    • Minuit
    • 7 Septembre 2017

    Messieurs,

    Vous avez confié à notre Organisation le soin de lutter contre les oeuvres indésirables. Quand il est impossible de les éliminer à la source, nous les faisons entrer dans des musées, où leur potentiel de nuisance s'épuise de lui-même. Aucune pièce majeure n'échappe à notre vigilance.
    Nous apprenons aujourd'hui qu'une oeuvre disparue du peintre Konrad Kessler referait surface aux alentours de Genève. La fâcheuse influence de cet artiste n'étant plus à démontrer, notre bureau suisse déploie immédiatement ses agents auprès de toutes les parties prenantes - galeriste, collectionneur, banquier, scientifique - afin de mettre hors de nuire le tableau.

    Sigma, New York, le 31 mars

  • Le triangle d'hiver

    Julia Deck

    Mademoiselle ne veut plus travailler. Mademoiselle est criblée de dettes. La vie serait tellement plus simple sous une nouvelle identité. Qu'à cela ne tienne, elle emprunte celle de la romancière Bérénice Beaurivage, change de ville et rencontre l'Inspecteur, dont elle tombe aussitôt amoureuse. C'est sans compter la journaliste Blandine Lenoir, éprise du même homme et résolue à la confondre. Bientôt le soupçon gagne sur tous les côtés du triangle que forment ces trois-là, parfaitement équilatéral.

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