Lucile Bernard

  • Peut-être qu'on ne saura jamais qui était cet homme rencontré sur la plage, comment Léo et Colombe, ces deux amis d'enfance, se sont aimés, perdus, retrouvés pour tenter de vivre une vie à la hauteur de leurs rêves. « C'est quoi l'amour ? » demande tout le temps Colombe à Léo. L'amour, elle n'en a jamais assez. C'est comme un vide, l'amour, une fleur vénéneuse qui saigne, qui la ronge, lui dévore le coeur. « C'est comme toi » répond tout le temps Léo. Il ne peut faire que cela, l'aimer et il ne peut que le haïr cet homme, qui lui vole Colombe, cet homme de douleur et d'amour.

  • Un amour désespéré. C'est ce que vont vivre Simon et Lou à travers la disparition d'Arthur. La douleur de Lou, ce vide insupportable creusé par l'absence, sa révolte et son obstination farouche à croire au retour de son amour perdu. La souffrance secrète et silencieuse de Simon qui va le conduire au bord du désespoir. Cette douleur à tous deux qui va les faire se déchirer, se séparer, se retrouver encore. Comment lutter contre cette ombre qui les sépare ? Dans ce roman, qui fait suite à L'amour, c'est comme les oiseaux, l'auteur nous fait entendre à travers la voix de ses personnages, celle d'un nouveau monde où la force de nos rêves se conjugue avec la liberté inaliénable de rêver. « J'avais arrêté le moteur, éteint les phares. Il faisait presque nuit à présent, un vent soufflait par rafales. On regardait les vagues qui venaient se fracasser sur la plage avec un bruit d' écume. On entendait la rumeur monter dans la nuit. C' était la mer, la mer là devant nous, elle prenait toute la place, la mer, elle t'emportait, je le voyais dans ton regard. »

  • Cette année-là, Lou va la vivre avec toute la rage, toute la fureur de ses quinze ans. Elle la vivra dans la blessure d'une perte infiniment douloureuse, celle de sa mère, avec l'amour inconditionnel qu'elle voue au « p'tit frangin ». Elle la vivra dans cet éveil au corps, aux sens, dans les mains de cet homme, « cet étranger », rencontré par hasard à la sortie du lycée. Elle la vivra avec la poésie, l'univers rimbaldien qu'elle découvre mais aussi avec ses mots à elle, ses mots rouge sang dont elle inonde son journal qui l'aident à subsister, s'évader. Sa rencontre avec Arthur, un jeune étudiant en philosophie, va la submerger comme un torrent de lumière.

  • Un parfum d'éternité, c'est la nuit contre le jour, une descente aux enfers, une montée vers l'extase, c'est la poésie et la crasse, le vacarme de la vie de banlieue, des chasses d'eau tirées, des portes qui claquent. C'est des putains à la pelle, des enfants innocents sur les bancs de l'école, des gigolos, des maffieux, des gitans, le rire de Lola, cette jeune institutrice échappée d'un roman. C'est le boucan du vide, du rêve à l'état pur, les démons de Franky et sa désillusion. C'est la résurrection par l'amour, comme une odeur de ciel. C'est le parfum des anges.

  • Dix-sept voix surgies des profondeurs du silence, dix-sept courts récits où se croisent la vie, la mort, la haine et l'amour, toute la fureur de vivre. Lucile Bernard nous entraîne dans une traversée initiatique où la violence et la cruauté des hommes se heurtent à la lumière obstinée de l'innocence et à la force rédemptrice d'une nature matrice et vierge, mère du monde.S

  • "C'était l'été, un été beau à couper le souffle. C'était un été aux allures d'incendie, où le soleil célébrait ses noces de sang, où tout brûlait, tout se consumait, tout redemandait à vivre. Un parfum d'éternité s'étirait nonchalamment le long des jours et les filles promenaient dans les rues leurs peaux nues et sombres comme des fleurs." Tristan, Marie, Léo, Jules et Sarah...Une histoire d'amitié et la brûlure d'une rencontre entre deux êtres dans le soleil d'été. Tout brûle. Même l'amour.

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