Samuel

  • Pièce en deux actes pour cinq personnages écrite en français entre 1948 et 1949.
    Première publication aux Éditions de Minuit en 1952.

    « Vous me demandez mes idées sur En attendant Godot, dont vous me faites l'honneur de donner des extraits au Club d'essai, et en même temps mes idées sur le théâtre.
    Je n'ai pas d'idées sur le théâtre. Je n'y connais rien. Je n'y vais pas. C'est admissible.
    Ce qui l'est sans doute moins, c'est d'abord, dans ces conditions, d'écrire une pièce, et ensuite, l'ayant fait, de ne pas avoir d'idées sur elle non plus.
    C'est malheureusement mon cas.
    Il n'est pas donné à tous de pouvoir passer du monde qui s'ouvre sous la page à celui des profits et pertes, et retour, imperturbable, comme entre le turbin et le Café du Commerce.
    Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention.
    Je ne sais pas dans quel esprit je l'ai écrite.
    Je ne sais pas plus sur les personnages que ce qu'ils disent, ce qu'ils font et ce qui leur arrive. De leur aspect j'ai dû indiquer le peu que j'ai pu entrevoir. Les chapeaux melon par exemple.
    Je ne sais pas qui est Godot. Je ne sais même pas, surtout pas, s'il existe. Et je ne sais pas s'ils y croient ou non, les deux qui l'attendent.
    Les deux autres qui passent vers la fin de chacun des deux actes, ça doit être pour rompre la monotonie.
    Tout ce que j'ai pu savoir, je l'ai montré. Ce n'est pas beaucoup. Mais ça me suffit, et largement. Je dirai même que je me serais contenté de moins.
    Quant à vouloir trouver à tout cela un sens plus large et plus élevé, à emporter après le spectacle, avec le programme et les esquimaux, je suis incapable d'en voir l'intérêt. Mais ce doit être possible.
    Je n'y suis plus et je n'y serai plus jamais. Estragon, Vladimir, Pozzo, Lucky, leur temps et leur espace, je n'ai pu les connaître un peu que très loin du besoin de comprendre. Ils vous doivent des comptes peut-être. Qu'ils se débrouillent. Sans moi. Eux et moi nous sommes quittes. »
    (Samuel Beckett, Lettre à Michel Polac, janvier 1952)

  • Fin de partie

    Samuel Beckett

    Pièce en un acte pour quatre personnages, écrite en français entre 1954 et 1956.
    Première publication aux Éditions de Minuit en 1957.

    « Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour.
    Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à chercher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non ? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin.
    Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique. » (Roger Blin)

  • Une nuit, une femme ferme son magasin de vêtements pour femmes enceintes.
    Elle porte un manteau de fourrure, attend un taxi.
    Un jeune homme l'aborde, la prenant pour ce qu'elle n'est pas.
    Elle va le prendre pour ce qu'il est...

  • « Le tuba, le slip de bain, le masque, puis les jambes et la partie gauche du buste se dévoilent dans la pénombre rouge du laboratoire. La trace du souvenir d'enfance avec mon père s'imprime d'argent sur le papier photographique. C'est ma révélation. »

    Faiseur d'anges est un récit intime qui s'écrit au fil d'un album de famille et de photos personnelles que le lecteur ne peut qu'imaginer. Ce texte délicat fait apparaître la figure du père de l'auteur, ancien psychanalyste volubile qui noue avec son fils un dialogue poétique et troublé marqué par l'achat d'un premier appareil : Samuel sera photographe. Un photographe qui fait peu à peu du reportage un art de la révélation accordant une place de choix à tous ceux que nos sociétés consignent aux marges - exilés, pauvres, malades. Autant de destinées souvent invisibles qui font écho aux absents du roman familial.

    Samuel Bollendorff, né en 1974, est un photographe indépendant dont le travail a été plusieurs fois primé. Il est également auteur de films documentaires, dont Le Grand Incendie (2013) et La Parade (2017). Faiseur d'anges est son premier récit.

  • Continent'Italia

    Samuel Brussell

    Samuel Brussell nous fait aborder le continent italien comme on saute dans un train pour Vintimille à quinze ans : léger, libre et curieux. Dans une rue de Florence, dans un bateau pour Palerme, à Naples, à Rome, à la frontière slovène, l'auteur aborde son voisin, échange quelques mots et déplie une histoire.Au fil des courts chapitres, le voyage s'étoffe de souvenirs. Les instantanés ouvrent autant de mondes, incarnés dans un gamin des rues, une Romaine furieuse, deux adolescentes au bord d'un lac... Leurs voix modulent les dizaines de dialectes que comprend l'Italie, et leurs paroles ont la profondeur et la simplicité des vraies rencontres.Attentif aux vies minuscules et aux vagues de l'Histoire, l'auteur nous emmène dans une promenade sentimentale en compagnie de Fellini, Stendhal, Catulle, Brodsky... Car on c'est aussi à travers les livres ou le cinéma que le regard s'affine et que la vie est plus intense.Continent' Italia  est une déclaration d'amour à l'Italie, au voyage et à la littérature.  « Et quelle barbare peuplade irait nier qu'aimer, c'est être ? Qui aime ainsi pourra sans peine se croire italien, et se croire aimé de l'Italie. »

  • "Être heureux, ça s'apprend ?" Laura, jeune mère de deux garçons dont un autiste, se pose cette question le jour où elle comprend qu'elle est en train de passer à côté de sa vie. Forte de son amour inépuisable et de sa détermination face au handicap de son fils, elle a très vite choisi de ne pas subir mais d'agir.
    Seule contre tous, elle va loin, jusqu'à basculer dans l'illégalité pour obtenir de menues victoires. Mais ne s'oublie-t-elle pas trop dans cet éprouvant combat qu'elle mène au quotidien ? Où retrouver ce bonheur qui paraît s'être envolé ? Alors que le fragile édifice qu'elle a construit menace de s'effondrer, une rencontre inattendue s'offre comme une chance de sauver les siens. Saura-t-elle la saisir ?
    Un bonheur que je ne souhaite à personne, véritable hymne au sexe dit "faible", fait apparaître avec une grande sensibilité combien l'adversité et une maternité à part peuvent transcender une femme.

  • Molloy

    Samuel Beckett

    Écrit en français en 1947, Molloy est paru en 1951.

    De même que Dante chemine de cercle en cercle pour atteindre son Enfer ou son Paradis, de même Samuel Beckett situe-t-il, chacun dans un cercle bien distinct, les trois principaux protagonistes des romans de sa trilogie, Molloy, Malone meurt et L'Innommable, afin qu'ils atteignent, peut-être, le néant auquel ils aspirent. D'un roman à l'autre, ce cercle est de plus en plus réduit.
    Si Molloy est enfermé dans un cercle, c'est celui-là même de son récit cyclique qui commence par la fin et se termine au commencement. Molloy n'est pas confiné dans un seul lieu, il possède encore un relatif degré de mobilité malgré sa mauvaise jambe. À bicyclette d'abord, muni de béquilles ensuite, puis ne pouvant plus que ramper, le voilà parti à la recherche de sa mère, dit-il. N'est-il pas plutôt en quête de lui-même, ou bien d'une certitude qui lui échappe toujours ?
    Dans la deuxième partie du roman, la boucle que décrit la trajectoire de Molloy se dédouble : c'est le rapport, cyclique aussi, que rédige Moran. Détective de l'agence Youdi, Moran a reçu l'ordre de se lancer à la recherche de Molloy. Lorsque Moran entame sa poursuite, il est en pleine possession de tous ses moyens physiques, de toutes ses certitudes. Au fil de sa quête, peu à peu son état se modifie profondément et se détériore à tous égards : Moran va ressembler de plus en plus à Molloy lui-même. Moran trouvera-t-il Molloy ? Ne seraient-ils que deux facettes d'une seule et même personne ? Les deux boucles de leurs trajectoires respectives vont peut-être finir par se rencontrer pour former l'image du huit horizontal, signe de l'infini recommencement d'une impossible quête de soi.

  • Premier amour

    Samuel Beckett

    Écrit par Beckett en langue française en 1945, Premier amour est initialement paru aux Editions de Minuit en 1970.

  • Malone meurt

    Samuel Beckett

    Écrit en français en 1948, Malone meurt est paru en 1951.

    De même que Dante chemine de cercle en cercle pour atteindre son Enfer ou son Paradis, de même Samuel Beckett situe-t-il, chacun dans un cercle bien distinct, les trois principaux protagonistes des romans de sa trilogie, Molloy, Malone meurt et L'Innommable, afin qu'ils atteignent, peut-être, le néant auquel ils aspirent. D'un roman à l'autre, ce cercle est de plus en plus réduit.
    Beaucoup plus à l'étroit que Molloy, voici donc Malone figé dans une chambre close, gisant quasi immobile dans son lit, attendant sa mort prochaine. Le seul cheminement apparemment possible est celui du regard qu'il pose sur les objets qui l'entourent. Cependant Malone possède un crayon et un cahier : il va écrire. Il va décrire son état par le menu, de façon tout à la fois savoureuse et bouleversante, mais aussi il va enfin s'exiler de soi vers la périphérie où réside l'imaginaire : il va pouvoir inventer. « Vivre et inventer. [...] vivre, faire vivre, être autrui, en moi, en autrui. » Dès lors, ce sont d'incessants allers et retours du centre jusqu'à la circonférence, cet ailleurs où prennent vie les personnages rocambolesques qu'il crée. « Et doucement mon petit espace vrombit, à nouveau. Vous me direz que c'est dans ma tête, et il me semble souvent en effet que je suis dans une tête, que ces huit, non, ces six parois sont en os massif, mais de là à dire que c'est ma tête à moi, non, ça jamais. » Malone gagne ce domaine périphérique où tantôt il semble s'inventer lui-même, tantôt il se métamorphose en l'un ou l'autre des personnages qu'il invente. Est-il encore Malone ou serait-il devenu Macmann ?
    Malone meurt est l'oeuvre dans laquelle, avec un humour extrême, une acuité et un sens poétique infinis, Samuel Beckett s'exprime le plus explicitement sur l'acte d'écrire et sur la complexité des rapports entre un écrivain, sa création et ses créatures.

  • L'innommable

    Samuel Beckett

    Écrit en français en 1949, L'Innommable est paru en 1953.

    De même que Dante chemine de cercle en cercle pour atteindre son Enfer ou son Paradis, de même Samuel Beckett situe-t-il, chacun dans un cercle bien distinct, les trois principaux protagonistes des romans de sa trilogie, Molloy, Malone meurt et L'Innommable, afin qu'ils atteignent, peut-être, le néant auquel ils aspirent. D'un roman à l'autre, ce cercle est de plus en plus réduit.
    Le cercle imparti à l'Innommable se réduit à un point, c'est le trou noir au centre d'une galaxie, là où l'espace-temps se déforme, où tout est happé et s'engouffre sans pour autant disparaître. L'être qui réside en ce point est nécessairement sans nom puisqu'il s'agit de « je », ce « moi » à jamais non identifiable. Figé, le corps de l'Innommable est incapable du moindre mouvement. Cependant il a « à parler ». Ses précédents personnages, Molloy, Malone et les autres passent et repassent, tournant autour de lui. Ils semblent avoir ourdi un complot pour le contraindre à continuer d'être, le forcer donc à continuer de dire. Alors l'Innommable va créer d'autres mondes, donner voix à d'autres lui-même. Les personnages qu'il devra « essayer d'être » - avec lucidité, mais sans jamais se départir de son humour -, seront tour à tour Mahood, homme-tronc fiché dans une jarre, puis Worm, visage indistinct qui n'est qu'oreille « tressaillante » et terrible inquiétude d'un unique « oeil aux aguets ».

  • Démocratie

    Samuel Hayat

    À quoi sert le mot démocratie - ou plutôt à qui sert-il ? Dans cet essai incisif, il s'agit de redonner toute sa force au mot, en mettant en lumière les différents plans sur lesquels se joue le combat autour de la démocratie entre les puissants et le peuple, afin d'éclairer ce qui fait démocratie.
    À quoi sert le mot démocratie - ou plutôt à qui sert-il ? Dans cet essai incisif, il s'agit de redonner toute sa force au mot, en mettant en lumière les différents plans sur lesquels se joue le combat autour de la démocratie entre les puissants et le peuple, afin d'éclairer ce qui fait démocratie.
    " Le parti, le syndicat, le mouvement, l'organisation, le groupe affinitaire, l'association, aucune forme n'est prémunie de la captation oligarchique, mais aucune n'y est non plus condamnée. La démocratie est le pouvoir d'un peuple qui ne cesse de se reconstruire dans l'expérience collective d'un refus d'être gouverné. Ce refus préfigure un temps nouveau, celui du gouvernement du peuple et de la fin de la domination sociale. Adhérer à la démocratie au sens fort suppose de l'effectuer, c'est-à-dire de prendre parti, sans garantie de victoire. Là est le sujet collectif que cette compréhension de la démocratie construit : un nous partisan, fondé sur un commun attachement à la démocratie réelle, cette forme de gouvernement et de société qui repose sur la capacité de n'importe qui à prendre parti, pour mettre en échec collectivement les relations de pouvoir qui nous enserrent. Là est le pari de la démocratie, la condition pour que s'effectue, de manière toujours différente et inattendue, le pouvoir du peuple."

  • Son fils est parti, son ex-femme le harcèle, son éditeur le presse, des mariées de téléréalité le fascinent, Pline l'Ancien le hante, un canard le séduit, une infirmière bègue le bouleverse... Bienvenue dans le monde tendre et poétique d'un écrivain en quête d'inspiration et d'amour.
    Un feu d'artifice tout à tour grave, hilarant et émouvant.

  • Le couple formé de Henri, écrivain misanthrope, et Laura, comédienne à l'aube du succès, commence à se désintégrer lorsque cette dernière a l'opportunité d'aller tourner un film sur les caribous à Whitehorse avec le détestable réalisateur prodige Sylvain Pastrami... L'amour saura-t-il survivre au cruel milieu du cinéma québécois?

  • Rock et sentiments, ma playlist pour un french kissL'histoire : Céleste - Célie, pour les intimes - est une inconditionnelle de comédies romantiques. Mais elle sait que, dans la vraie vie, si elle veut un jour courir au ralenti vers un amoureux, il faut forcer un peu le destin. En cette rentrée de Terminale, c'est donc décidé, elle va tout faire pour conquérir Connor, son correspondant anglais. Ce dernier adore le rock ? Elle va se porter volontaire pour être bassiste dans le groupe de son lycée ! Seul hic : elle n'a jamais touché un instrument de sa vie.
    Roman ado dès 13 ans.

  • Il y a un millénaire, le monde a été séparé entre les terres magiques et celles des humains. Traquées, les créatures surnaturelles se cachent désormais parmi les hommes...
    Alors que la forêt maléfique de Malenfer se rapproche chaque jour davantage de la maison de Zoé et Gabriel, les visions de Zoé deviennent de plus en plus inquiétantes.
    Gabriel saura-t-il reconnaître sa force et accepter son destin pour sauver sa soeur ?

  • Watt

    Samuel Beckett

    • Minuit
    • 19 Mai 2016

    Lorsqu'il entre au service de monsieur Knott, Watt pénètre dans une demeure où règnent une stricte hiérarchie et une rigoureuse observance des horaires quotidiens. Nouvel arrivant, l'activité culinaire et ménagère de Watt se cantonnera d'abord au rez-de-chaussée où il obéira aux ordres de l'autre serviteur, un nommé Erskine alors promu au service rapproché de M. Knott sis au premier étage. Toute une lignée de serviteurs ont précédé Erskine et Watt, bien d'autres leur succéderont sans doute lorsque, de nouveau venu en nouveau venu, Watt aura pris la place d'Erskine puis achevé le cycle qui lui est imparti. Ce mécanisme séquentiel n'est pas pour déplaire à Watt qui, dans sa « quête d'une signification », n'aime rien tant qu'avoir recours au déroulement strict d'une réflexion logique. Le moindre événement, une brève rencontre, la contemplation d'un mot, l'observation d'un objet, sont toujours pour lui des « incidents brillants de clarté formelle et au contenu impénétrable  ». Voilà qui le propulse dans l'exploration exhaustive et la quantification de tous les possibles dont ces faits sont empreints. Il lui faut aller jusqu'à l'extrême limite de la combinatoire : épuiser tous les possibles, toutes les hypothèses envisageables et la probabilité de leurs contraires. Watt nous transporte ainsi constamment entre la réalité et les méandres captivants du monde virtuel qui la côtoie et la prolonge. Dans Watt Samuel Beckett crée avec humour et ironie un monde débordant de fantaisie loufoque, mais il nous offre aussi une fascinante réflexion sur les limites du langage, les errements de la logique et les frontières de la raison.

    Watt a été écrit, en anglais, après Murphy et avant Molloy entre février 1941 et décembre 1944. Première publication : Watt, Paris, Olympia Press, 1953. Traduction française par Ludovic et Agnès Janvier en collaboration avec l'auteur. Première édition en langue française en 1969.

  • Comment mieux prendre en charge la santé globale de nos concitoyens à l'avenir ? Comment penser de nouveaux systèmes de santé ? Nos organisations ont montré lors de la crise du COVID leurs faiblesses et le besoin croissant d'un engagement des territoires, des villes et des régions. La santé est l'une des priorités pour les Français et nous devons imaginer de nouvelles politiques avec toujours plus de proximité. Notre société est aujourd'hui marquée par le retour des pandémies, la digitalisation de la médecine et le vieillissement de la population. Elle doit demain permettre une nouvelle approche : la montée en puissance des villes et des territoires avec des politiques de santé imaginées de manière plus globale.

    Georges Képénékian, conseiller municipal de Lyon, ancien maire de Lyon, est chirurgien et directeur de stratégie au centre hospitalier lyonnais Saint Joseph Saint Luc. Il est à l'origine de cet ouvrage collectif, qu'il a coordonné avec Samuel Bosc et Vincent Aubelle.

  • Journaliste, Samuel Laurent est tombé dans le chaudron de Twitter dès la création de " l'oiseau bleu ". Promesse d'une démocratie sans filtre, le réseau apparaissait comme une source inédite de sujets, de témoins et de voix nouvelles.
    Pendant des années, Samuel Laurent a adoré Twitter, cette agora où il se passe toujours quelque chose, comme les mouvements planétaires #MeToo ou #BlackLivesMatter. À la tête des " Décodeurs " du Monde (un service de vérification factuelle), cinglant ou ironique, fort de ses 160 000 followers, Samuel Laurent s'est mué en chasseur d'intox et de complotistes. Mais comme beaucoup, il s'est brûlé : trop de raccourcis (y compris de sa part), trop de violence, trop de meutes organisées qui déchiquettent leurs proies virtuelles. Burn-out. Il a fini par décrocher, pour redevenir journaliste de terrain.
    Dans un témoignage puissant, en forme d'avertissement, Samuel Laurent enquête sur le monstre qu'est devenu Twitter, un réseau où chacun s'invente une vérité, où l'indignation vertueuse et la manipulation règnent. C'est pourtant là que les politiques et les journalistes scrutent le moindre mouvement d'opinion, au risque de créer des " bulles d'information " qui s'auto-alimentent.
    Au point de tuer la démocratie ?

  • Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin ? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflits, plus violents que ceux que nous avons connus au xxe siècle ? Pour Samuel P. Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations... Devenu un classique depuis sa parution originale en 1996 (et sa traduction française aux éditions Odile Jacob, dès l'année suivante), un statut que les vingt-cinq années suivantes n'ont fait que confirmer, ce livre majeur est une clé indispensable pour comprendre le monde contemporain et ses menaces. « Le livre le plus important depuis la fin de la guerre froide. » Henry Kissinger « Un tour de force intellectuel : une oeuvre fondatrice qui va révolutionner notre vision des affaires internationales. » Zbigniew Brzezinski Samuel P. Huntington (1927-2008) a enseigné la science politique et la géopolitique pendant plus de cinquante ans à l'Université Harvard, où il a dirigé le John M. Olin Institute for Strategic Studies. Expert auprès du Conseil national américain de sécurité sous l'administration Carter, il est par ailleurs le fondateur de la prestigieuse revue Foreign Policy. 

  • Cap au pire

    Samuel Beckett

    Traduit de l'anglais par Edith Fournier.

    « Extraordinaire mise en mots, en littérature, de l'exténuation, l'oeuvre de Samuel Beckett est ainsi, encore, paysage, attente et désir d'horizon. Lue sous cette lumière, elle ne peut plus, en aucune manière, être assimilée à la traduction imagée, ornée, romanesque pour tout dire, d'une pensée du désespoir, d'une morale mélancolique ou cynique élégamment balancée. Cap au pire est la traduction - la recréation faudrait-il écrire, tant la version française d'Edith Fournier est convaincante - d'un texte écrit en 1982 et publié l'année suivante, en anglais, sous le titre Worstward Ho.
    Encore : premier mot du livre et de tout ce qu'écrit Beckett. Premier et aussi dernier mot, qui reste suspendu à la fin de la phrase, de la page ou du souffle, quand tout semble dit et que le langage, comme le sol, se dérobe, quand l'épuisement gagne, a gagné. À partir de cet encore, la langue cependant se délie, se reconstitue, quitte à nouveau ce port de silence qui n'est jamais le bon, apprend à nouveau, apprend à dire encore à partir de rien, ou de si peu... Un corps peut-être, d'abord, ou bien d'abord le lieu. Non. D'abord les deux. Et le langage reprend, se reprend, apprend à vouloir dire encore et ce corps et ce lieu...
    Écoutez. Lisant, écoutez cette voix dénudée, ce chant très pur, comptine tout autant qu'épopée, ce chant qui est l'un des plus bouleversants encore de la littérature. » (Patrick Kéchichian, Le Monde)

  • Malenfer est enfin morte, mais les soucis de Zoé et Gabriel ne sont pas réglés. Les professeurs leur ont révélé le secret qui entoure leur naissance. Ils vont alors devoir faire des choix qui pourront changer à tout jamais leur destin et celui des terres magiques...

  • Mercier et Camier

    Samuel Beckett

    Mercier et Camier nous invitent au voyage. La contrée qu'ils vont parcourir, une île jamais nommée, est parfaitement reconnaissable. C'est l'Irlande, merveilleusement décrite ici, avec ses landes de bruyères, les jetées de ses ports lancées vers le large pour enlacer la mer, ses sentiers parmi les tourbières, les écluses du canal de Dublin, tout un paysage si cher à Samuel Beckett et si souvent présent en filigrane dans toute son oeuvre.
    Le but du voyage de Mercier et Camier n'est guère précis. Il s'agit « d'aller de l'avant ». Ils sont en quête d'un ailleurs qui, par nature même, s'abolit dès qu'il est atteint. Leurs préparatifs ont été extrêmement minutieux, mais rien ne se passe tout à fait comme prévu. Il faut d'abord parvenir à partir, ce qui n'est pas une mince affaire. Il faudra ensuite rebrousser chemin pour moins mal se remettre en route derechef. Il pleuvra énormément tout au long du voyage. Ils n'ont qu'un seul imperméable à se partager et, après maints efforts, leur parapluie refusera définitivement de s'ouvrir. Leur unique bicyclette va bientôt être réduite à peu de chose : on a volé les deux roues. Cependant, mille embûches ne peuvent les faire renoncer à quitter la ville. Mercier et Camier vont nous entraîner par monts et par vaux, et d'auberges en troquets où le whisky redonne courage. C'est qu'il faut du courage pour affronter leurs rencontres souvent périlleuses avec des personnages extravagants, cocasses ou inquiétants, voire hostiles, au point qu'un meurtre sera commis. De quiproquos en malentendus, de querelles en réconciliations, ainsi va le constant dialogue entre Mercier et Camier qui devisent et divaguent chemin faisant.
    Mercier et Camier sont unis dans l'épreuve et, si différents que soient leurs caractères, ils semblent à jamais indissociables. Cette solidarité survivra-t-elle aux péripéties du voyage ? Où vont-ils aboutir et peuvent-ils demeurer inchangés au terme d'une pérégrination si mouvementée ?

    Écrit en français en 1946, Mercier et Camier est paru en 1970.

  • Comment réussir une bonne photo de paysage ? Qui sont les inventeurs de la photographie de rue ? Qu'est-ce que la photographie plasticienne ?... Telles sont les questions, parmi bien d'autres, que se posent les photographes amateurs, les visiteurs d'exposition ou encore ceux qui cherchent à comprendre la richesse de l'art photographique et ses bouleversements récents.

    De manière vivante et sans jargon, Jean-Christophe Béchet y répond en dialoguant avec Samuel Decklerck, photographe amateur et ancien président d'un club photo. En 200 questions esthétiques et pratiques, ils nous font ainsi pénétrer dans les coulisses de la création photographique et nous initient à l'histoire de ce médium tout en nous faisant partager leurs doutes, leurs questionnements et conseils techniques.

  • La collection « En toute nature » propose au lecteur une découverte de la flore et la faune des îles françaises. Destinés à tous les curieux et amateurs de nature, habitants ou touristes, ces guides proposent une approche écologique des lieux incontournables mais aussi des balades hors des sentiers battus. Le lecteur y trouvera de nombreuses informations sur les associations locales de défense de la nature, les bons gestes, les initiatives inspirantes. 

    La Corse en toute nature ouvre cette collection. À partir des principales villes, ce guide illustré de photos, propose des excursions originales ou des balades en pleine nature accessibles à tous, pour découvrir les particularités de l'île de Beauté, la richesse de ses paysages, sa biodiversité. Pour chaque itinéraire sont indiquées son niveau de difficulté et sa durée.    

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