Éditions Druide

  • Finaliste au Prix France-Acadie 2017

    Après avoir épousé Randolph Nesbitt, un attaché d'ambassade, et passé plus de vingt ans en Europe, Élise Robichaud rentre en terre natale de Nouvelle-Écosse, portant en elle un lourd secret. En visite chez une amie, elle revoit Jérôme, un inconnu muet, amputé des deux jambes et à l'esprit demeuré, qu'on avait jadis recueilli sur une plage par un matin froid et brumeux. Surprise de constater qu'elle l'avait oublié après tout ce temps, Élise est surtout consternée par le manque d'ardeur de ses congénères à vouloir éclaircir le mystère qui entoure toujours le pauvre homme. Cherchant à redonner un sens à sa propre vie, Élise décide de se lancer dans une enquête visant à rendre à Jérôme son véritable nom, son histoire et sa dignité. Mais cette aventure ne sera pas de tout repos puisqu'elle se heurte rapidement au scepticisme et au fatalisme des gens de sa communauté. Saura-t-elle mener à bien cette mission qu'elle s'est fixée et ainsi se retrouver elle-même ?

    La légende de Jérôme occupe encore aujourd'hui une place importante dans le folklore acadien de la Nouvelle-Écosse. C'est par hasard que Sylvie Ouellette l'a découverte et elle l'a trouvée si intrigante qu'elle lui a consacré des années de recherche et d'écriture. Il en résulte un roman captivant qui allie à merveille réalité et fiction, âpreté de la vie et passion.

  • Contraints de quitter l'Ukraine en 1914, c'est vers une terre de liberté que croyaient voguer la jeune Alyona Loveneck, une violoniste prodige, et son frère Vitaly. Mais à leur arrivée au Canada, la guerre est déclarée et ils se retrouvent parmi les familles des prisonniers au camp de Spirit Lake. Trahie, dépouillée de ses biens, Alyona doit y prendre des décisions qui changeront à jamais le cours de son destin et celui de son frère. Malgré tout, quand elle fait la connaissance d'Alexandre Lavallière, elle est forcée d'admettre que, derrière la guerre qui fait rage, il y a encore des gens heureux. Dans le tourbillon des évènements qui bouleversent sa vie, a-t-elle toujours le droit de rêver ? Son amour interdit, dévoilé à la face du monde, devient source de mépris. Et lorsque son univers s'écroule, entraînant Alexandre dans la débâcle, ils sont désormais perçus comme des amants maudits...

    Au début de la première Grande Guerre, poussé par la xénophobie croissante de la population, le gouvernement canadien érigea vingt-quatre camps de détention à travers le pays, dont celui de Spirit Lake, en Abitibi. Des Turcs, des Allemands, mais surtout des Ukrainiens y furent enfermés. Deux seulement parmi ces camps purent accueillir les familles des prisonniers, et Spirit Lake fut l'un d'eux. C'est autour de ce site peu connu que Claire Bergeron a choisi de camper ce roman captivant, instructif et émouvant.

  • Ahhh, l'école... L'endroit où naîtront certaines de vos plus grandes amitiés ; lieu d'apprentissage et de formidables découvertes, mais aussi source d'angoisse pour plusieurs d'entre vous. Pensiez-vous vraiment avoir réussi à en percer tous les secrets en lisant Mystères à l'école ? Croyiez-vous qu'il ne restait plus de lieux obscurs à découvrir, de crimes à élucider et de personnes étranges à rencontrer ? Détrompez-vous !

    Marie-Andrée Arsenault, Jocelyn Boisvert, Nadine Descheneaux, Pierre Labrie, Simon Lafrance, Samuel Larochelle, Richard Migneault, Sophie-Luce Morin, Maryse Pagé, Priska Poirier, Élise Rivard, Jennifer Tremblay, Catherine Trudeau et Elaine Turgeon

    Ces quatorze auteurs allient leurs forces et vous proposent des nouvelles inédites, et autant de mystères fascinants à dévoiler. L'école est ouverte... ou presque ! Entrez-vous ?

  • Quand Maud Graham est appelée à éclaircir le meurtre d'un homme trouvé gisant dans son sang, seul dans son appartement, elle ne peut se douter des motifs de ce crime. Qui pouvait bien en vouloir à ce point à cet homme pourtant sans histoire ? Avec ses coéquipiers - McEwen, Joubert, Nguyen et Rouaix -, la détective avance en plein brouillard jusqu'à ce que commence à se dessiner une toile complexe. La victime a été témoin d'une violence qu'on aurait voulu garder dissimulée à tout jamais. Et si l'enquête porte d'abord sur l'assassinat d'un homme, c'est sur la maltraitance subie par des femmes qu'on lèvera le voile en cours d'investigation.

    « Chaque fois, Graham éprouvait le même découragement face à une société qui continuait d'engendrer des êtres violents et une colère froide envers les institutions qui ne protégeaient pas assez les victimes. On leur conseillait de porter plainte contre leur conjoint, mais entre le moment où une femme racontait que son mari menaçait de la tuer et celui où elle était entendue par un juge, six mois pouvaient s'écouler. Alors que six minutes suffisaient amplement pour qu'un homme étrangle son épouse. »

    Alarmée par le danger qui menace ces femmes devenues des proies malgré elles, Graham se lance sur la trace de l'agresseur. Une poignante course contre la montre démarre...

  • S'inspirant d'une nouvelle écrite il y a quelques années, Hugues Corriveau replonge au coeur d'une des thématiques qui lui sont chères : celle de l'enfance blessée, au détour de crimes involontaires et d'innocences brisées. À travers les yeux de Thomas, un jeune garçon, l'on vit le drame et l'enquête, grâce à laquelle se déploieront les trames d'un passé meurtri. Un récit intrigant, prenant.

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    Résumé

    Thomas s'amuse à voler de la gomme à mâcher Bazooka au dépanneur du coin. Un soir où il s'apprête à commettre son larcin habituel sous l'oeil complice de la fille au comptoir, deux voleurs entrent et tuent cette dernière. L'enfant, terrifié, se retrouve avec, entre les mains, le révolver des deux assaillants et commet l'irréparable. Au fil de son enquête, un homme patient cherchera à comprendre pourquoi Thomas a tiré, voudra savoir si ce geste a un lien avec la mort de son frère aîné, Will, survenue deux ans plus tôt. Un récit qui, avec une grande délicatesse et une profonde tendresse, dévoile l'imagination fertile de l'enfance face au poids du passé et des drames du quotidien.

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    L'auteur

    Hugues Corriveau est poète, romancier, nouvelliste et essayiste. Cinq fois mis en nomination pour le Prix du Gouverneur général du Canada, entre autres pour Les enfants de Liverpool (Druide, 2015), il a reçu de nombreux prix littéraires, dont le Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke à trois reprises et le prix Alfred-DesRochers à deux reprises. En 1999, l'Académie des lettres du Québec lui remettait le prix Alain-Grandbois pour son recueil Le livre du frère (Éditions du Noroît, 1998). La fêlure de Thomas est son 33e livre.

  • Tout récit est fait de temps. N'y échappent pas ce missionnaire tourmenté faisant voile vers la colonie naissante ni cet amateur d'art en admiration devant un Greco, encore moins ce jeune homme qui sera marqué par l'éruption spectaculaire du mont Royal. Le temps se révèle à la fois sujet, personnage et narrateur des sept nouvelles qui composent cet assemblage de textes ludiques. Chacune de ces histoires devient un prétexte au déploiement de quelque chose de plus grand et de complètement affranchi. Chacune nous ouvre la porte d'un monde nouveau de possibilités.

  • Gervais d'Anceny, ancien drapier retiré dans un monastère normand, n'aura pas joui longtemps de la paix du cloître. Quelques mois à peine après le meurtre de l'hôtel Despréaux, il reçoit un appel au secours de son fils, Philippe. Ce dernier lui apprend que son petit garçon a été enlevé au marché pendant un instant d'inattention de sa mère et de sa nourrice et qu'il pourrait avoir été la cible d'un réseau de voleurs d'enfants qui sévit à Paris. Hypothèse terrifiante. Même s'il n'a pas grand espoir de réussite, Gervais, déterminé à tout faire pour retrouver son petit-fils, part aussitôt pour la capitale mener sa propre enquête. Après Meurtre à l'hôtel Despréaux, voici le deuxième volet des Chroniques de Gervais d'Anceny. Avec cette série, Maryse Rouy revient au Moyen Âge, dont elle est spécialiste, et au polar, une combinaison qui lui a valu, en 2003, le prix Saint-Pacôme du roman policier pour Au nom de Compostelle.

    « Parfait dosage d'érudition et de suspense, ce polar historique, à la fois divertissant et instructif, est une belle réussite. »

    Norbert Spehner, La Presse+, au sujet de Meurtre à l'hôtel Despréaux

  • « Ah, que j'aime l'écriture de cette auteure ! [...] À l'instar des autres romans de l'auteure, Tout simplement compliqué pullule de revirements de situation et de quiproquos tant dans la vie professionnelle des personnages que dans leur vie sentimentale. » (Yannick Ollassa, Livresquement boulimique)

    Jean-Simon, le détective grognon, vit encore une fois une rupture, alors qu'Emma, la médium récalcitrante, est amoureuse. Installés dans leurs routines, les deux amis et collaborateurs occasionnels se trouvent soudain plongés dans une inquiétante enquête lorsqu'un esprit déterminé réquisitionne leur aide. Rien ne va plus. Des gens meurent, Jean-Simon néglige ses clients, Emma sabote sa relation avec Charles, et tous deux n'ont d'autres choix que de se laisser surprendre par les détours de la vie. Tout ne se déroule pas comme ils le veulent, mais c'est souvent mieux ainsi, non ?

    Pas besoin d'avoir lu Ce ne sera pas si simple pour plonger avec délectation dans la lecture du nouveau roman d'Annie L'Italien. Mais si vous l'avez lu, vous aurez le plaisir de retrouver ici ses deux divertissants narrateurs, Emma et Jean-Simon. De petits bonheurs en grandes déceptions, de surprises en revirements, de nouvelles facettes de leur personnalité seront dévoilées... avec des meurtres en toile de fond ! Comme le soulignait la chroniqueuse Chrystine Brouillet à la parution de Ce ne sera pas si simple, Annie L'Italien a un don pour créer « un délicieux cocktail de fantaisie et de suspense ! »

  • Accéder à une conscience trouble devant un monde qui déraille. Habiter la pensée d'un homme, tressée d'images d'une langue riche et audacieuse. Se laisser emporter dans une quête improbable. Se demander si, à trop écouter cette voix, on n'en perd pas de vue la vérité. Un roman d'une très inquiétante étrangeté...

    Mais qui est donc cette « morte du métro » qui obsède Albert ? Où a-t-il vu cette femme avant ? Qu'a-t-elle voulu lui dire ?

    Albert tente de retrouver la morte, du moins un peu de ce qu'elle a laissé derrière. Il rencontre plusieurs imposteurs qui l'entraînent sur de mauvaises pistes, se méprend sur les noms, les identités, se met à douter des images, des lieux, même des faits. Tandis qu'il s'égare dans le passé d'une morte, il poursuit inconsciemment une quête de vérité sur lui-même et découvre tout un pan de sa vie érigé en trompe-l'oeil.

  • Zia a des poux ! Ses cousins Hubert et Édouard n'osent même plus être dans la même pièce qu'elle. Éternelle impatiente, Zia n'a aucune envie de passer trois heures immobile, pendant qu'on enlève les lentes agrippées à ses cheveux. Mais il y a peut-être une autre possibilité... « Et si vous vous rendiez au salon de décoiffure de Monstroville ? » leur propose leur grand-mère Azédora. Les cousins frissonnent. Ont-ils vraiment envie de revoir ces repoussantes créatures aux coutumes des plus bizarres ?

    Dans ce deuxième tome, Sophie Rondeau raconte une histoire qui a beaucoup de piquant. On s'amuse ferme en suivant la trace des trois cousins, bien décidés à obtenir l'aide d'un monstre aux compétences très spéciales...

  • Entre la ville et les hautes mers gaspésiennes, on trouvera au coeur des Variations Burroughs un chat du nom d'Einstein, des poupées de carton toutes prénommées Elizabeth, la photo d'un amoureux remisée au congélateur sous les petits pois, un artiste en quête de l'ADN de William S. Burroughs, un homme à qui il manque des doigts, le décès d'un frère, la survie d'un autre, et la vie dans ses petits comme dans ses grands mystères.

    Le tout est orchestré autour d'une boîte de livres que le frère récupère des ordures pour l'offrir à la soeur adorée. De cette boîte trouvée dans les ordures surgiront la découverte de la grande littérature et sans doute aussi l'annonce d'une écriture à venir, qui aurait pu émerger d'une question que s'est posée la narratrice, enfant, alors qu'elle voyait sa mère plongée dans la lecture de romans : l'amour d'une mère se cache-t-il entre les lignes d'un livre ?

  • Clara perd ses parents accidentellement. Encore sous le choc, elle tombe sur des textes dont elle ignorait l'existence, rédigés par sa mère. Par ces écrits, Clara reconstitue la femme complexe que fut Marie-Louise Chamelian. Une femme qui chercha à replanter ses racines dans le Québec de la Révolution tranquille après avoir émigré d'Égypte, notamment à travers les amours, l'engagement citoyen, la maternité, les deuils et la pratique de la médecine.

    Le temps faisant son oeuvre de consolation, Clara se résout peu à peu à mettre aussi en ordre d'autres textes, levant ainsi le voile
    sur ce que sa mère fut « avant eux », ses sept enfants. Elle déterre alors un passé fuyant, teinté de bouleversements sociaux et politiques au Moyen-Orient. La route parcourue par Marie-Louise et sa famille d'origine se révèle jalonnée d'héroïsme, de folie et d'amitié. Et en trame de fond, des remarques et des documents font soupçonner qu'une importante propriété industrielle appartenant à la famille, au Caire, a été usurpée.

    Dans ce roman à quatre mains, Clara et sa mère jettent des ponts entre la déchirure de l'exil et la richesse des origines que l'on porte en soi au-delà des frontières, entre le génocide des Arméniens et la vie au Québec, entre le présent et le passé, et même le futur.

  • Ce roman, proche du roman policier ou d'enquête, est inspiré du meurtre du petit James Bulger, âgé de deux ans et demi, le 12 février 1993 à Liverpool. Il avait été kidnappé dans un centre commercial par Robert Thompson et Jon Venables, chacun alors âgé de dix ans. Ce roman est centré sur les deux enfants assassins. Il retrace leur vie, les motivations qui les ont poussés à un tel acte, et suit pas à pas le trio durant cette journée fatidique vers son issue fatale. Les lecteurs seront subjugués par cette quête de vérité autour d'un acte terrible. Pris au piège de cette inéluctable machine qui entraine ces deux enfants vers leur perte, les lecteurs voudront connaitre les détails de ce drame comme sa résolution et saisir comment une société peut voir naitre le mal chez de si jeunes enfants. Roman fascinant qui met en jeu un aspect de la société moderne vue à partir d'une situation bien singulière.

    Finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général 2016 (catégorie Romans et nouvelles)

  • Abusée dans un pensionnat de la Saskatchewan, Agathe Nikweto, une jeune Autochtone de quinze ans, s'enfuit avec son nouveau-né. Après dix années de pérégrinations, elle s'installe à Val-d'Or, en Abitibi, afin de permettre à son garçon, Richard, de poursuivre ses études. De son côté, Nathan Desmarais est un homme trahi qui tente de préserver son fils, Étienne, d'une mère égoïste. Il décide de fuir Québec en acceptant un poste d'enseignant dans la lointaine région abitibienne. Richard et Étienne se retrouvent ainsi dans la même classe et se lient d'amitié avec Sophie, une fillette porteuse d'un lourd secret. Le jour où quelqu'un de la bourgeoisie locale est découvert assassiné, c'est vers Agathe que les soupçons se tournent aussitôt. Dans cette région où les fortunes se font et se défont au gré de la richesse des gisements, et de l'ambition des hommes, Agathe, Nathan et leurs enfants, parviendront-ils à déjouer l'ignorance et les préjugés qui les submergent ?

  • Moustache

    Pierre Gagnon

    Voici une ode aux mères de ce monde, à leur destin de femmes. Un homme, ayant franchi la soixantaine depuis peu, se donne pour mission d'écrire un bouquin sur sa mère. Celle-ci est loin d'être une héroïne. C'est une femme ordinaire, dont les journées s'écoulent sans éclat ni étincelles. Or, à travers le récit rétrospectif de ce fils narrateur, elle incarnera une figure presque mythique, et sublime dans toute sa banalité. Une histoire à la fois délicate et touchante, traversée par les différents âges de la vie, où se distillent les parfums amérindiens de ceux ayant vécu en Beauce, les Abénaquis.

  • Frères insoumis Nouv.

    Deux freres, Adrien et Charles, participent activement aux émeutes contre la conscription qui se déroulent à Québec pendant la Premiere Guerre mondiale. Devant la répression qui suit ces manifestations, ils décident de s'exiler au sud de la frontiere, d'abord au Massachusetts, pour travailler dans les manufactures de coton, puis en Virginie-Occidentale, où ils souhaitent s'engager comme mineurs. Mais ils se retrouveront plutôt au coeur du plus important soulevement populaire armé de l'histoire des États-Unis: dix-mille mineurs en colere et bien équipés en armes affrontent une milice privée de trois-mille volontaires au service des grands propriétaires de mines.

  • Trois grands enfants s'enfoncent dans la forêt laurentienne en suivant la rivière Montmorency, qui fut leur terrain de jeu tout au long des années 1960. Ils cherchent la source qu'ils imaginent pure, unique, de ce grand cours d'eau auquel ils identifient le fil de leur vie. Les rapports troubles de gémellité et d'amitié, de couple, d'amour, de haine, jetteront les bases d'une nouvelle forme de vie commune, dont la sauvagerie des bois sera le modèle bien plus que l'urbanité des villes qu'ils ne cessent de fuir. Leur voyage s'étalera sur près de dix ans, pendant lesquels ils feront trois expéditions, à onze, à seize et à vingt ans, pénétrant chaque fois plus loin dans la forêt, dont ils n'atteindront le coeur qu'à la toute fin, faisant à chaque étape de nouvelles expériences qui les changeront à jamais.

  • En sortant de l'institut psychiatrique où elle a été internée, Suzanne fait le point sur une vie qui l'a coupée des siens durant douze ans. Osera-t-elle parler à ses filles, maintenant devenues des femmes, de ses rêves d'enfant, de cet animal imaginaire qui l'accompagnait, la menant hors d'un lieu familial sclérosant ? Elle en sait si peu sur elle-même, sur son propre passé ! À la suggestion des médecins qui la suivent au cours de cette nouvelle étape de sa vie, elle accepte d'écrire un journal à condition de le détruire, au jour le jour, en l'enfouissant près d'un lit de pivoines en bordure de la maison. Alors qu'elle amorce sa réinsertion délicate au coeur de la cellule familiale, Suzanne deviendra, par un jeu de circonstances inattendues, à la fois confidente et conseillère auprès des siens.

  • Veuve après quarante-cinq années de bonheur, Fabiola Sutherland prépare son déménagement en compagnie de sa petite-fille Gladys. Dans un missel, l'adolescente découvre le certificat d'un premier mariage, vieux de cinquante-sept ans. Sa grand-mère
    le lui arrache des mains avant qu'elle ait pu lire le nom de ce premier amour, gardé secret. Gladys réalise alors que jamais son aïeule n'a parlé de sa jeunesse, comme si son existence avait commencé le jour où elle avait épousé Égide, son second mari... Que cache ce mystérieux silence ?

    Claire Bergeron nous entraîne au milieu des années 1880, à travers le destin tragique d'une jeune femme devenue trop tôt héritière d'une florissante entreprise familiale à Sutherland City, un village au bord du lac Témiscamingue, région riche de ressources naturelles et d'une population
    mouvante et métissée.

  • L'aventure extraordinaire d'Andrée Ricard, engendrée dans un camp de travail nazi, née sur une route allemande le jour de la libération, ayant vécu Mai 68, Montréal dans l'effervescence des années contre-culturelles, et lancée sur les routes de l'Inde. Départ avec Idhant, son ami étudiant en physique, pour l'ashram de Poona et son grand gourou, Rajnesh. Les nouveaux amis, tels Werner, l'héritier des Habsbourg, et le futur philosophe Dieter Flosserbijk. Les recherches de son ami physicien et l'invention de l'Astralum, une machine de thérapie par les couleurs. Naissance de Jacinthe, sa fille, aujourd'hui errant sur d'autres routes, américaines, pratiquant le couch surfing et ne connaissant pas son père biologique. Retrouvailles de tous ces personnages à Sainte-Lucie-des Laurentides, à l'occasion de la mort imminente du père maudit.

    Ce roman, ni nouvel âge ni cynique, très documenté, souvent très drôle, campe l'horizon spirituel des années soixante-dix, ses espoirs, ses acquis comme ses illusions.

  • Une poignée de personnages singuliers habitent un petit territoire désolé que tous désignent comme étant « sur l'île ». D'hier à aujourd'hui, le récit traverse plusieurs époques, évoque le naufrage du Longfellow à Petit-Matane, la présence, en mer gaspésienne, de sous-marins allemands, et se façonne à partir de superstitions, de rumeurs, de disparitions et de fragments d'histoires croisées. Une histoire tissée au rythme des marées, dans le grondement sourd des silences et des non-dits.

  • Ce visage où habiter relate l'histoire touchante d'un homme qui, un matin de septembre 1938, abandonne les siens dans leur maison triste pour prendre le large, pour s'inventer une vie capable de faire battre son coeur autrement. Il oubliera d'où il vient, tentera d'effacer Notre-Dame-du-Lac, arrière-pays de poussière et de soumission. Plus tard, vraiment plus tard, il reviendra d'Europe avec son imperméable de cinéma et des gestes d'oiseaux rares. Et une certaine clarté sur les épaules. Il retrouvera une campagne inchangée - la ligne d'arbres autour du lac et son obscurité - ses souvenirs, leur amertume, et des soeurs accablées. Des femmes qui pourtant s'aiment. Il ne s'agit pas de l'amour sous sa forme parfaite, mais de quelques friables tendresses qui s'épuisent dans leurs mains. C'est qu'à la vérité elles cherchent les mots qui leur permettraient de traverser les désordres du monde.

  • À la parution de son premier roman, À cause des garçons, Samuel Larochelle a fait une entrée remarquée. Danielle Laurin écrivait dans Elle Québec : « Il a 27 ans, du bagou, du talent. » Voici la suite de cette première publication, le deuxième volet des tribulations amoureuses, professionnelles et existentielles d'Émile. Ponctué d'humour et d'élans d'émotions, ce deuxième titre aborde de front le couple sous toutes ses formes et tous ses angles, en plus d'écorcher l'homophobie ambiante et notre rapport à l'image.

    Été 2012. Émile Leclair est en Asie, perdu, malade et seul. Pourtant, six mois plus tôt, à Montréal, le couple qu'il formait avec Davide était un exemple de fulgurance amoureuse capable de convertir les plus cyniques. À travers le regard du jeune Gaspésien, ses souvenirs, son intensité et ses réflexions souvent très drôles, on revisite l'année toute en montagnes russes qui a précédé ce voyage et les surprises qui ont suivi... Sa complicité avec Davide a-t-elle succombé aux obstacles placés sur leur route ? Est-il plutôt arrivé quelque chose au peintre italo-iranien, dont la carrière semblait sur le point d'éclore ? Ou est-ce le jeune photographe qui aurait perdu pied, à travers ses premiers contrats, ses projets d'expositions et ses questionnements persistants sur le regard des autres ? D'une manière ou d'une autre, Émile gagne en maturité au fil du temps et des expériences. Et comme toujours, ses proches - Lilie, Clara, Charles, Bryan et la mamma - savent l'entourer, sans se gêner pour le confronter à ses certitudes sur le couple !

  • « Toute une aventure! [...] Robert Maltais partage ce don qu'est l'imagination avec les lecteurs, et de très belle façon, car il a une plume fluide, vivifiante, douce à lire et un ton très juste. » - Marie-France Bornais, Journal de Montréal

    Olivier Genest, cinquante-cinq ans, plonge dans une aventure inusitée pour lui : père au foyer. Il n'a jamais vécu un agenda aussi serré que celui de sa fille. Lola n'entend pas à rire, question biberon et fesses mouillées. On ne négocie
    pas quand on a la couche pleine.

    À quarante ans, la mère de Lola prend sa place dans le monde. Claire négocie avec mille employés.

    Le Québécois et la Suissesse feront-ils longtemps bon ménage ?

    L'orphelin s'enracinait dans l'avenir jusqu'à ce qu'une fenêtre s'ouvre sur ses origines. Un homme vivant à Montréal semble sa copie. Quelle est l'importance de savoir d'où l'on vient ? Olivier en apprendra de belles. Non seulement son histoire sera chamboulée, mais le sens de l'Histoire subira une remise en question qui redessinera sa vie. Quand on ouvre la porte au changement, il souffle où il veut, sans demander d'autorisation. Et les Sauvages ? Ils s'imposeront sans lever le petit doigt...

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