Blanche

  • Prix Nobel de littérature 2018
    Hérétique, schismatique, Juif converti à l'islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, tour à tour misérable et richissime, vertueux et abominable, Jakób Frank a traversé l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n'y avait qu'un pas - et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant des plus simples : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect d'autrui. Il voulait l'égalité.
    La vie de ce personnage historique, qui fut considéré comme le Luther du monde juif, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire. Un critique polonais, saluant la réussite absolue de ce roman de mille pages, dit qu'il a fallu à Olga Tokarczuk une « folie méthodique » pour l'écrire.
    On y retrouve les tragédies du temps, les guerres, les pogroms et la ségrégation, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les cuisines, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l'on peine, l'étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu'on raconte aux petits enfants, les mariages où l'on danse, les rires et les premiers baisers.
    Ainsi que le dit le père Chmielowski, l'autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est « la perfection des formes imprécises ».
    Olga Tokarczuk a reçu le prix Niké (équivalent polonais du Goncourt) en 2008 pour Les Pérégrins et en 2012 pour Les Livres de Jacob. Elle a également reçu le le Man Booker International Prize 2018 pour la traduction anglaise de son roman Les Pérégrins. Née en 1962, elle a étudié la psychologie à l'Université de Varsovie. Romancière la plus célèbre de sa génération, elle est l'auteur polonais contemporain le plus traduit dans le monde. Cinq de ses livres ont déjà été publiés en France : Dieu, le temps, les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001), Récits ultimes (Noir sur Blanc, 2007), Les Pérégrins (Noir sur Blanc, 2010) et Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2012).



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  • Un matin, tout lâche pour Clara, jeune femme compétente, efficace, investie dans la société de crédit qui l'emploie. Elle ne retournera pas travailler. Amis, amours, famille, collègues, tout se délite. Des semaines, des mois de solitude, de vide, s'ouvrent devant elle.
    Pour relancer le cours de sa vie, il lui faudra des ruptures, de l'amitié, et aussi remonter à la source vive de l'enfance.
    Ce matin-là, c'est une mosaïque qui se dévoile, l'histoire simple d'une vie qui a perdu son unité, son allant, son élan, et qui cherche comment être enfin à sa juste place.
    Qui ne s'est senti, un jour, tenté d'abandonner la course ?
    Une histoire minuscule et universelle, qui interroge chacun de nous sur nos choix, nos désirs, et sur la façon dont il nous faut parfois réinventer nos vies pour pouvoir continuer.
    Gaëlle Josse saisit ici avec la plus grande acuité de fragiles instants sur le fil de l'existence, au plus près des sensations et des émotions d'une vie qui pourrait aussi être la nôtre.
    Venue à l'écriture par la poésie, Gaëlle Josse publie ses trois premiers romans aux éditions Autrement. Récompensés par plusieurs prix littéraires, ils sont aujourd'hui étudiés dans de nombreux lycées. Chez Notabilia, Le Dernier Gardien d'Ellis Island (2014) est un grand succès public et critique : il remporte, entre autres, le prix de Littérature de l'Union européenne. Une longue impatience (Notabilia, 2018) est lauréat du prix du public du Salon de Genève ainsi que du prix Simenon et du prix Exbrayat. Une femme en contre-jour (Notabilia, 2019) reçoit le prix des lecteurs Terres de Paroles 2020. Plusieurs de ses romans sont traduits.

  • « Raconter Vivian Maier, c'est raconter la vie d'une invisible, d'une effacée. Une nurse, une bonne d'enfants.
    Une photographe de génie qui n'a pas vu la plupart de ses propres photos.
    Une Américaine d'origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d'enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s'ancrer et de trouver une famille.
    Son oeuvre, pleine d'humanité et d'attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard - une histoire digne des meilleurs romans - dans des cartons oubliés au fond d'un garde-meubles de la banlieue de Chicago.
    Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n'aura pas connu la célébrité, ni l'engouement planétaire qui accompagne aujourd'hui son travail d'artiste.
    Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d'épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s'écrit entre la France et l'Amérique.
    L'histoire d'une femme libre, d'une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts.
    Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d'écrivain. » Gaëlle Josse
    Dix ans après la mort de Vivian Maier, Gaëlle Josse nous livre le roman d'une vie, un portrait d'une rare empathie, d'une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.

  • Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d'école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son père. Mimmo qui aime Celeste, captive du balcon quand Carmela, sa mère, s'agenouille sur le lit pour prier la Vierge tandis que les hommes du quartier se plient au-dessus d'elle. Tous rêvent d'avoir pour père Totò le pickpocket, coureur insaisissable et héros du Borgo Vecchio, qui, s'il détrousse sans vergogne les dames du centre-ville, garde son pistolet dans sa chaussette pour résister plus aisément à la tentation de s'en servir. Un pistolet que Mimmo voudrait bien utiliser contre le père de Cristofaro, pour sauver son ami d'une mort certaine.
    L'intrigue est semblable à celle d'un livret d'opéra : violence et beauté, bien et mal se mêlent pour nous tenir en haleine jusqu'au grand final.
    Giosuè Calaciura est né à Palerme et il vit et travaille à Rome. Journaliste, il écrit régulièrement pour de nombreux quotidiens et diverses revues. Borgo Vecchio est son cinquième roman traduit en français. Il a remporté, lors de sa sortie en Italie, le prix Paolo Volponi.
    « La langue de Giosuè Calaciura est unique, objectivement unique : c'est une langue très belle, dense, poétique, baroque, traversée de constantes inventions métaphoriques. »
    Jérôme Ferrari
    « Borgo Vecchio est une fable mélodramatique qui fait penser aux oeuvres les plus visionnaires de García Márquez. Le portrait d'une insularité méditerranéenne magique et extrême. »
    Goffredo Fofi, Internazionale

  • Prix Nobel de littérature 2018


    Man Booker International Prize 2018
    « Alors, remue-toi, balance-toi, cours, file ! Si t'oublies ça, si tu t'arrêtes, il va t'attraper avec ses grosses pattes velues et faire de toi une marionnette. Il t'empestera de son haleine qui sent la fumée, les gaz d'échappement et les décharges de la ville. Il va transformer ton âme multicolore en une petite âme toute raplapla, découpée dans du papier journal. » La clocharde du métro de Moscou qui parle ici appartient aux Bieguny (les marcheurs ou pérégrins), une secte de l'ancienne Russie, pour qui le fait de rester au même endroit rendait l'homme plus vulnérable aux attaques du Mal, tandis qu'un déplacement incessant le mettait sur la voie du Salut.
    En une myriade de textes courts, Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d'Olga Tokarczuk, compose un panorama coloré du nomadisme moderne. Routards, mères de famille en rupture de ban, conducteur de ferry qui met enfin le cap sur le grand large : qu'ils soient fuyards ou conquérants, les personnages sont aux prises avec leur liberté, mais aussi avec le temps. Et ce sont les traces de notre lutte avec le temps que relève l'auteur aux quatre coins du monde : depuis les figures de cire des musées d'anatomie jusqu'aux méandres de l'Internet, en passant par les cartes et plans.
    À travers les lieux et les non-lieux de ses voyages, Olga Tokarczuk a rassemblé des histoires, des images et des situations qui nous éclairent sur un monde à la fois connu et absolument mystérieux, mouvant réseau de flux et de correspondances... Sans jamais nous laisser oublier que « le but des pérégrinations est d'aller à la rencontre d'un autre pérégrin ».


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  • Prix Nobel de littérature 2018
    Ida, Parka, Maya. Une femme mûre, une très vieille femme et une jeune mère, la femme d'aujourd'hui, affrontent chacune à sa manière le monstre du Temps. Elles sont la grand-mère, l'arrière-grand-mère et la mère d'un même petit garçon, mais la famille s'efface dans l'instant de pure solitude qui les confronte à la mort. Trois récits composent ce beau roman, où le mythe des trois Parques trouve un écho subtil.
    Après un accident de voiture, Ida marche dans la nuit jusqu'à la maison d'un vieux couple. Elle y passera plusieurs jours à tourner en rond, incapable de se ressaisir. Découvrant une grange qui sert de mouroir aux animaux malades, elle songe à sa propre fin, à cette mort entrevue qui reviendra la prendre.
    Sa mère, Paraskewia, dite Parka, est une Ukrainienne exilée en Pologne. Son mari vient de mourir, il neige, et leur maison est coupée du monde. Alors, sur le flanc de la montagne, elle trace avec ses pieds un message pour ceux d'en bas, en lettres immenses : PETRO EST MORT I Lorsqu'elle achève le point d'exclamation, elle a déroulé en pensée le film de sa vie.
    Enfin il y a Maya, la fille unique d'Ida, qui séjourne en Malaisie avec son garçon de onze ans. Elle est censée préparer une brochure touristique, mais son voyage ressemble davantage à une fuite, au contrecoup d'une blessure intime.
    Prix Nobel de littérature, Olga Tokarczuk a reçu le Man Booker International Prize 2018 pour Les Pérégrins. Traduit en français en 2010 chez Noir sur Blanc, ce roman avait été couronné par le prix Niké (équivalent polonais du Goncourt), un prix que, chose rarissime, l'auteure a une nouvelle fois reçu pour son monumental roman : Les Livres de Jakób.
    Née en Pologne en 1962, Olga Tokarczuk a étudié la psychologie à l'Université de Varsovie. Romancière polonaise la plus traduite à travers le monde, elle est reconnue à la fois par la critique et par le public. Sept de ses livres ont déjà été publiés en France : Dieu, le temps, les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001) ; Récits ultimes, Les Pérégrins et Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2007, 2010, 2012) ; Les Enfants verts (La Contre-allée, 2016) ; et enfin Les Livres de Jakób (Noir sur Blanc, 2018).


  • Ce soir-là, Louis, seize ans, n'est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l'attente, par l'absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.
    Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu'elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l'histoire se resserre sur un amour maternel infini.
    Avec Une longue impatience, Gaëlle Josse signe un roman d'une grande retenue et d'une humanité rare, et un bouleversant portrait de femme, secrète, généreuse et fière. Anne incarne toutes les mères qui tiennent debout contre vents et marées.
    « C'est une nuit interminable. En mer le vent s'est levé, il secoue les volets jusqu'ici, il mugit sous les portes, on croirait entendre une voix humaine, une longue plainte, et je m'efforce de ne pas penser aux vieilles légendes de mer de mon enfance, qui me font encore frémir. Je suis seule, au milieu de la nuit, au milieu du vent. Je devine que désormais, ce sera chaque jour tempête. »

  • Prix Nobel de littérature 2018

    Il y a un vieux remède contre les cauchemars qui hantent les nuits, c'est de les raconter à haute voix au-dessus de la cuvette des W.-C., puis de tirer la chasse.
    Après le grand succès des Pérégrins, Olga Tokarczuk nous offre un roman superbe et engagé, où le règne animal laisse libre cours à sa colère.
    Voici l'histoire de Janina Doucheyko, une ingénieure en retraite qui enseigne l'anglais dans une petite école et s'occupe, hors saison, des résidences secondaires de son hameau. Elle se passionne pour l'astrologie et pour l'oeuvre de William Blake, dont elle essaie d'appliquer les idées à la réalité contemporaine. Aussi, lorsqu'une série de meurtres étranges frappe son village et les environs, au coeur des Sudètes, y voit-elle le juste châtiment d'une population méchante et insatiable. La police enquête. Règlement de comptes entre demi-mafieux ? Les victimes avaient toutes pour la chasse une passion dévorante.
    Quand Janina Doucheyko s'efforce d'exposer sa théorie - dans laquelle entrent la course des astres, les vieilles légendes et son amour inconditionnel de la nature -, tout le monde la prend pour une folle. Mais bientôt, les traces retrouvées sur les lieux des crimes laisseront penser que les meurtriers pourraient être... des animaux !


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  • Je m'appelle Fatima Daas. Je suis la mazoziya, la petite dernière. Celle à laquelle on ne s'est pas préparé. Française d'origine algérienne. Musulmane pratiquante. Clichoise qui passe plus de trois heures par jour dans les transports. Une touriste. Une banlieusarde qui observe les comportements parisiens. Je suis une menteuse, une pécheresse. Adolescente, je suis une élève instable. Adulte, je suis hyper-inadaptée. J'écris des histoires pour éviter de vivre la mienne. J'ai fait quatre ans de thérapie. C'est ma plus longue relation. L'amour, c'était tabou à la maison, les marques de tendresse, la sexualité aussi. Je me croyais polyamoureuse. Lorsque Nina a débarqué dans ma vie, je ne savais plus du tout ce dont j'avais besoin et ce qu'il me manquait. Je m'appelle Fatima Daas. Je ne sais pas si je porte bien mon prénom.
    « Le monologue de Fatima Daas se construit par fragments, comme si elle updatait Barthes et Mauriac pour Clichy-sous-Bois. Elle creuse un portrait, tel un sculpteur patient et attentif... ou tel un démineur, conscient que chaque mot pourrait tout faire exploser, et qu'on doit les choisir avec un soin infini. Ici l'écriture cherche à inventer l'impossible : comment tout concilier, comment respirer dans la honte, comment danser dans une impasse jusqu'à ouvrir une porte là où se dressait un mur. Ici, l'écriture triomphe en faisant profil bas, sans chercher à faire trop de bruit, dans un élan de tendresse inouïe pour les siens, et c'est par la délicatesse de son style que Fatima Daas ouvre sa brèche. »
    Virginie Despentes
    Fatima Daas est née en 1995 à Saint-Germain-en-Laye. Ses parents, venus d'Algérie, se sont installés à Clichy-sous-Bois. Elle grandit dans la petite ville de Seine-Saint-Denis, entourée d'une famille nombreuse. Au collège, elle se rebelle, revendique le droit d'exprimer ses idées et écrit ses premiers textes. Elle se définit comme féministe intersectionnelle. La petite dernière est son premier roman.

  • New York, 3 novembre 1954. Dans quelques jours, le centre d'immigration d'Ellis Island va fermer. John Mitchell, son directeur, reste seul dans ce lieu déserté, remonte le cours de sa vie en écrivant dans un journal les souvenirs qui le hantent : Liz, l'épouse aimée, et Nella, l'immigrante sarde porteuse d'un très étrange passé. Un moment de vérité où il fait l'expérience de ses défaillances et se sent coupable à la suite d'évènements tragiques. Même s'il sait que l'homme n'est pas maître de son destin, il tente d'en saisir le sens jusqu'au vertige.
    À travers ce récit résonne une histoire d'exil, de transgression, de passion amoureuse, et de complexité d'un homme face à ses choix les plus terribles.
    Venue à l'écriture par la poésie, Gaëlle Josse publie son premier roman Les heures silencieuses en 2011 aux éditions Autrement, suivi de Nos vies désaccordées en 2012 et de Noces de neige en 2013. Également parus en édition de poche, ces trois titres ont remporté plusieurs prix, dont le Prix Alain-Fournier en 2013 pour Nos vies désaccordées. Ils sont étudiés dans de nombreux lycées et collèges, où Gaëlle Josse est régulièrement invitée à intervenir. Le roman Les Heures silencieuses a été traduit en plusieurs langues et Noces de neige fait l'objet d'un projet d'adaptation au cinéma.
    Gaëlle Josse est diplômée en droit, en journalisme et en psychologie clinique. Après quelques années passées en Nouvelle-Calédonie, elle travaille à Paris et vit en région parisienne. Elle anime, par ailleurs, des rencontres autour de l'écoute d'oeuvres musicales et des ateliers d'écriture auprès d'adolescents ou d'adultes. Le dernier gardien d'Ellis Island est son quatrième roman, et le premier publié par Notabilia.

  • Curiosity est seul sur Mars. Voilà des années que le robot de la Nasa travaille dans le froid, le rouge et la poussière. Mais Curiosity n'est pas un rover comme les autres. Il a besoin de se faire des amis et de parler à Dieu, cet être étrange qui vit sur Terre et qui, chaque matin, lui donne du travail.
    En proie à la solitude, Curiosity s'accroche à une conviction : une mission particulière l'attend. Un matin pourtant, il comprend que sa mort est programmée. Le doute l'envahit. À quoi bon avoir vécu, si on est privé de destin ? Désespéré, il commence à écrire son testament. Les trois nuits suivantes seront pleines de révélations.
    Dans ce testament tendre et extraterrestre, Sophie Divry interroge notre solitude, notre humanité et le désir de transcendance.
    Suivi d'une nouvelle inédite L'Agrandirox.
    Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier et vit actuellement à Lyon. Son premier roman, La Cote 400 (Les Allusifs, 2010 ; 10/18, 2013) a été traduit en cinq langues. Chez Notabilia, elle publie Journal d'un recommencement en 2013, puis La Condition pavillonnaire en 2014, qui reçoit la mention spéciale du Prix Wepler. Il sera suivi de Quand le diable sortit de la salle de bain (2015 ; J'ai Lu, 2017) et d'un essai : Rouvrir le roman (2017 ; J'ai Lu, 2018). Trois fois la fin du monde est son cinquième roman. Sophie Divry est également chroniqueuse dans l'émission « Des papous dans la tête » sur France Culture.

  • À sept kilomètres de Smiljevo, haut dans les montagnes, dans un hameau à l'abandon, vivent Jozo Aspic et ses quatre fils. Leur petite communauté aux habitudes sanitaires, alimentaires et sociologiques discutables n'admet ni l'État ni les fondements de la civilisation - jusqu'à ce que le fils aîné, Kresimir, en vienne à l'idée saugrenue de se trouver une femme.
    Bientôt, il devient clair que la recherche d'une épouse est encore plus difficile et hasardeuse que la lutte quotidienne des Aspic pour la sauvegarde de leur autarcie.
    La quête amoureuse du fils aîné des Aspic fait de ce road-movie littéraire une comédie hilarante, où les coups de théâtre s'associent pour accomplir un miracle à la Combe aux Aspics.
    Originaire d'un petit village de Croatie, Ante Tomi´c, né en 1970, a obtenu un diplôme en philosophie et sociologie de l'université de Zadar. Devenu journaliste pour le quotidien Slobodna Dalmacija, il démontre un rare talent littéraire qui se confirme en 2000 dans son premier roman Sto je muskarac bez brkova (Qu'est-ce qu'un homme sans moustache). Trois ans plus tard, il publie Nista nas ne smije iznenaditi (Rien ne doit nous surprendre) qui décrit la vie des recrues dans l'Armée populaire yougoslave. Ces deux romans ont été adaptés à l'écran. En 2009 sort son roman le plus connu, Miracle à la Combe aux Aspics. Il est actuellement chroniqueur pour le journal Slobodna Dalmacija.

  • Chef-d'oeuvre de Mircea Cãrtãrescu, Solénoïde est un roman monumental où résonnent des échos de Borges, Swift et Kafka.
    Il s'agit du long journal halluciné d'un homme ayant renoncé à devenir écrivain, mais non à percer le mystère de l'existence.
    Après avoir grandi dans la banlieue d'une ville communiste - Bucarest, qui est à ses yeux le « musée de la mélancolie et de la ruine de toute chose », mais aussi un organisme vivant, coloré, pulsatile -, il est devenu professeur de roumain dans une école de quartier. Si le métier le rebute, c'est pourtant dans cette école terrifiante qu'il fera trois rencontres capitales : celle d'Irina, dont il tombe amoureux, celle d'un mathématicien qui l'initie aux arcanes les plus singuliers de sa discipline, et celle d'une secte mystique, les piquetistes, qui organise des manifestations contre la mort dans les cimetières de la ville. À ses yeux, chaque signe, chaque souvenir et chaque rêve est un élément du casse-tête dont la résolution lui fournira un « plan d'évasion », car il ne s'agit que de pouvoir échapper à la « conspiration de la normalité ».

    Mircea Cartarescu est né en Roumanie en 1956. Docteur en Lettres, il enseigne aujourd'hui la littérature roumaine à l'université de Bucarest. Poète, romancier, critique littéraire, journaliste, il est aussi membre de l'Union des écrivains roumains ainsi que du Parlement culturel européen.
    Il a publié près de 30 livres, de nombreux articles et son travail a été traduit dans 20 langues. Lauréats de dizaines de distinctions littéraires parmi les plus importantes, il a été couronné en 2018 par les prestigieux prix Thomas-Mann (Allemagne) et Formentor de las Letras (Espagne).
    Parus en français, entre autres : Orbitor (Denoël, 1999, puis Folio Science-Fiction no 90) ; L'OEil en feu (Orbitor II, Denoël, 2005) ; Pourquoi nous aimons les femmes (Denoël, 2008) ; L'Aile tatouée (Orbitor III, Denoël, 2009) ; Le Levant (P.O.L, 2014) et La Nostalgie (P.O.L, 2017).

    « Cartarescu mérite d'être considéré comme le plus grand écrivain roumain d'aujourd'hui, et Solénoïde est la pierre angulaire de tout son travail et le plus incroyable roman roumain des vingt-cinq dernières années. »
    Ioana Pârvulescu, La Punkt (Roumanie)
    « Après avoir lu Solénoïde, d'une certaine manière, votre vie est divisée en deux, vous cessez de devenir un lecteur ordinaire, comme après avoir lu Homère, Kant ou Heidegger. »
    Gabriel Liiceanu, écrivain et philosophe roumain
    « Quelle expérience extraordinaire, si bouleversante, d'être les contemporains d'un génie ! Parce que les grands génies de la littérature, de la musique, de la science, semblent toujours être nés dans des temps lointains et déjà tous morts. Mon éblouissement avec Solénoïde est tellement formidable que je recommande ce livre à tous mes amis avec le plus grand enthousiasme.
    Solénoïde est la littérature la plus moderne et la plus originale que je connaisse. C'est la réponse à toutes les tendances du nouveau siècle qui visent à mettre fin à la littérature au nom du reportage, de ``la non-fiction'' et des ``histoires vraies''. [...] Une littérature qui cesse d'être une simple ``littérature'' et devient une aventure de la vie. »
    Andrés Ibáñez, Revista de Libros (Espagne)
    Le jury du prestigieux prix littéraire international Formentor, qui a honoré Cartarescu en 2018 : « Dans ses oeuvres, il [Cartarescu] met en évidence la réalité de la cartographie de la mémoire, la liberté de l'imagination et la motivation des désirs. »
    « Mircea Cartarescu crée des mondes aux frontières perméables. Avec lui, nous sommes loin de la sinistrose, du déclin et des états d'âme. C'est un écrivain qui se mérite. Une lecture qui ne prédispose ni à l'évasion ni au divertissement. Mais qui apporte l'extase et la joie. »
    Edgard Reichman, Le Monde, 2005

  • Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d'une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d'une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l'espoir et la joie, l'accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté.
    Après l'inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, Maya Angelou poursuit ici son cycle autobiographique. Maya Angelou fut poétesse, écrivaine, actrice, militante, enseignante et réalisatrice. Elle a mené de nombreux combats avant de devenir une icône contemporaine qui a inspiré la vie de millions de personnes. Elle a côtoyé Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et James Baldwin. À sa mort, Michelle Obama, Rihanna, Oprah Winfrey, Emma Watson, J. K. Rowling et beaucoup d'autres encore lui ont rendu hommage.
    « L'un des plus grands esprits que notre monde ait jamais connus. (...) Ses mots m'ont soutenue à chaque étape de mon existence. »
    Michelle Obama
    « Maya Angelou, c'est un feu. Un feu d'invincible joie, qui anéantit l'adversité et embrase la combativité. Un feu qui éclaire, m'éclaire encore. »
    Christiane Taubira
    Maya Angelou fut poète, écrivaine, actrice, enseignante et réalisatrice. En 2013, en tant que militante des droits civiques américains, elle a reçu le National Book Award pour « service exceptionnel rendu à la communauté littéraire américaine ». Elle est décédée le 28 mai 2014 à l'âge de 86 ans.

  • « Je voulais apprendre des nomades à puiser de l'eau, monter un dromadaire et dresser un camp, approfondir certaines des leçons apprises lors de mon précédent séjour. Le temps de reprendre le chemin de l'école était venu. »
    Le Sahara est un espace rêvé, le paysage mythique de Lawrence d'Arabie. Il est aussi le lieu où vivent depuis des millénaires de nombreuses communautés nomades, qui tentent de sauvegarder leur mode de vie traditionnel. Aujourd'hui, le Sahara est devenu une destination dangereuse, marquée par la menace djihadiste. Dans les pas de Léon l'Africain, diplomate et grand explorateur du XVIe siècle, Nicholas Jubber part en voyage en Afrique du Nord, jusqu'à la ville légendaire de Tombouctou.
    Sur les chemins nomades est un regard unique sur une ville résiliente et un voyage à la découverte de communautés fascinantes, qui luttent pour préserver leur mode de vie au XXIe siècle.
    Une plongée passionnante dans les cultures nomades d'Afrique du Nord, en compagnie d'un voyageur curieux et respectueux de l'autre.
    Né en Angleterre en 1977, diplômé d'Oxford, Nicholas Jubber est l'auteur de nombreux articles pour des journaux aussi prestigieux que The Guardian ou The Observer. Témoin du début de la seconde Intifada à Jérusalem, il décide de partir en voyage à travers le Proche-Orient et l'Afrique de l'Est. Sur les traces du Prêtre Jean (Noir sur Blanc, 2011), inspiré de ce premier voyage, a reçu le prix Dolman Travel Book. Deux autres ouvrages ont été publiés en français aux Éditions Noir sur Blanc : À la barbe des ayatollahs (2012) et Sur les chemins nomades. De l'Atlas à Tombouctou (2021).

  • Laz, jeune étudiante taïwanaise, passe une grande partie de son temps seule à écrire et décoder ses obsessions jusqu'au bout de la nuit. Amoureuse d'une camarade qui s'acharne à lui souffler le chaud et le froid, épuisée de danser sans relâche sur la frontière du désir et de la haine, Laz va chercher du réconfort auprès de sa bande d'amies et d'amis, tous vifs d'esprit, artistes quelque peu moroses, amants autodestructeurs, insoumis et surtout queers.
    Dans son journal, Laz écrit l'urgence de vivre, le désir, les sentiments brûlants... elle parle aussi de crocodiles qui portent des manteaux d'humains ! Les médias les traquent, craignent une épidémie : peuvent-ils se reproduire ? Quand, de leur côté, les crocodiles échangent sur leurs goûts littéraires et musicaux, adorent la glace à la crème, font des courses, prennent des bains...
    Un guide de survie pour les inadaptés de tous bords, pour tous ceux qui s'identifient parfois à un monstre caché dans un manteau humain.
    Qiu Miaojin (1969-1995) est une écrivaine taïwanaise. Diplômée de psychologie, elle exerce la profession de journaliste avant de s'installer à Paris en 1994, où elle suit l'enseignement d'Hélène Cixous dans son Centre d'études féminines de Paris VIII. Sa première nouvelle publiée, « Prisoner », a reçu le prix du Daily News. Parutions posthumes, Notes of a crocodile (roman sur les aventures d'une bande de queers découvrant l'amour, l'amitié et l'art) et Dernières lettres de Montmartre sont rapidement devenues cultes en Asie, faisant de Qiu Miaojin une icône de la contre-culture LGBTI. Elle se donne la mort à Paris, à l'âge de 26 ans.

  • Lauréate l'année dernière du prix Nobel de littérature, Olga Tokarczuk nous offre un recueil de nouvelles qui vient confirmer l'étendue de son talent : qu'elle se penche sur les époques passées ou qu'elle s'amuse à imaginer celles du futur, elle a toujours le souci d'éclairer le temps présent et ne se défile devant aucune des questions qui se posent aujourd'hui à nous.
    L'esprit d'enfance, le désir d'immortalité, le délire religieux, mais aussi le transhumanisme, le rapport à la nature, la fragilité de la civilisation : sans surenchère dans la dystopie, sans jamais de complaisance dans la noirceur, Olga Tokarczuk nous fait mesurer les espaces infinis de ce qui échappe à notre connaissance. Mais pour cet écrivain qui excelle à découvrir des connexions et des correspondances, le salut réside à n'en pas douter dans les puissances de l'imaginaire et dans l'acceptation par chacun de sa propre étrangeté.
    Prix Nobel de littérature, Olga Tokarczuk a reçu le Man Booker International Prize 2018 pour Les Pérégrins. Traduit en français en 2010 chez Noir sur Blanc, ce roman avait été couronné par le prix Niké (équivalent polonais du Goncourt), un prix que, chose rarissime, l'auteure a une nouvelle fois reçu pour son monumental roman : Les Livres de Jakób.
    Née en Pologne en 1962, Olga Tokarczuk a étudié la psychologie à l'Université de Varsovie. Romancière polonaise la plus traduite à travers le monde, elle est reconnue à la fois par la critique et par le public. Sept de ses livres ont déjà été publiés en France : Dieu, le temps, les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001) ; Récits ultimes, Les Pérégrins et Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2007, 2010, 2012) ; Les Enfants verts (La Contre-allée, 2016) ; et enfin Les Livres de Jakób (Noir sur Blanc, 2018).

  • Le personnage principal de ce Journal est Mr Charles Pooter. C'est un employé modèle d'une firme de la City avec ses gaucheries, ses susceptibilités, ses admirations naïves, ses indignations, ses scrupules, ses gaffes, sa modestie, son désir de bien faire, son respect des hiérarchies et son sens de la dignité. Quoiqu'il nous soit décrit des situations souvent absurdes ou ridicules, il s'efforce néanmoins, de façon maladroite mais ô combien touchante, d'agir en toutes circonstances selon son éducation et avec une scrupuleuse honnêteté.
    À l'instar des personnages de Dickens ou de Robert Walser, Charles Pooter appartient à la classe des gens d'en bas, ceux dont la vocation est de regarder avec admiration, mais sans envie, le monde d'en haut. Car le sel de la terre, contrairement à l'opinion romantique, n'est pas le héros, le roi, le prophète, le révolutionnaire, bref, le grand homme porteur de foudres et de tempêtes, c'est le petit, le tout petit bourgeois qui, rentré de son bureau, le soir, enfile ses pantoufles et débouche une bouteille de porto achetée chez l'épicier du coin pour fêter une augmentation de salaire.
    C'est pourquoi Le Journal d'un homme sans importance se lit non pas comme un livre ordinaire, mais comme un évangile - livre d'un dieu ordinaire à l'usage d'hommes ordinaires.
    Les frères George (1847-1912) et Weedon (1854-1919) Grossmith étaient acteurs, compositeurs, chanteurs et écrivains anglais. Jouissant d'une grande notoriété dans le monde du spectacle londonien, ils sont passés à la postérité en publiant (et illustrant) leur Journal d'un homme sans importance publié dans la revue Punch.

  • La fascination pour les oiseaux qui accompagne l'auteur depuis son enfance (une maladie qu'il appelle Birding Compulsive Disorder) est devenue un prétexte pour écrire sur l'art, la littérature, l'histoire et le cinéma. De quel oiseau-roi Mitterrand a-t-il voulu faire son dernier repas ? Quel est le lien de l'agent 007 avec l'ornithologie ? À quoi pensaient les oiseaux d'Hitchcock ? Quel effet l'amour de Jonathan Franzen pour les oiseaux a-t-il eu sur sa prose ?
    Bien entendu, l'auteur ne s'inspire pas uniquement de ses lectures ! C'est un homme de terrain et son texte est nourri de toutes ses expériences dans la nature, mais aussi en ville.
    Il y a désormais des millions de gens qui s'adonnent à l'observation des oiseaux. Pour beaucoup, c'est une passion dévorante et les cas d'agression, d'évanouissement ou de crise cardiaque ne sont pas rares sur le terrain. Lubie´nski n'a encore tabassé personne, son coeur est heureusement en bon état, mais comme son amour des oiseaux est tout aussi excessif, il affronte sans se plaindre les conditions les plus inconfortables, jusqu'à être victime de la « malédiction du bruant », un mal qui frappe les amis des oiseaux...
    Stanislaw Lubie´nski est né en 1983. Après des études en anthropologie de la culture, il a collaboré à la plupart des magazines culturels de Pologne. Auteur d'un essai historique sur l'anarchiste ukrainien Nestor Makhno (Le Pirate des steppes), il a reçu de nombreux prix pour son livre Douze pies par la queue, dont le prestigieux Nike dans la catégorie « Choix du public ». Sa passion pour les oiseaux détermine la plupart de ses voyages, mais aussi son engagement de citoyen. Il vit à Varsovie, où vient de paraître son nouvel essai : Le livre des déchets, qui traite de la gestion catastrophique de nos ordures comme d'un problème de civilisation.

  • En hiver, la Norvège est plongée dans le noir. Mais est-ce vraiment le cas ? Deux tiers des Norvégiens, comme 80 pour cent des Américains du Nord, ne peuvent plus distinguer la Voie lactée pendant la nuit. Les lampadaires, néons et écrans illuminent le ciel et empêchent de le voir.
    Quels sont les effets de cette lumière artificielle sur les humains, les animaux, et toute chose vivante ?
    Aussi loin que remontent ses souvenirs, Sigri Sandberg a eu peur du noir. Elle entreprend un voyage en solitaire dans les montagnes, en plein hiver, pour éprouver l'obscurité et pour comprendre ce qui se cache derrière sa peur. Au cours de son périple, elle nous fait découvrir une autre femme, Christiane Ritter, qui a passé un hiver entier dans une hutte de trappeur dans le Svalbard en 1934.
    Sigri Sandberg écrit sur ce qui se passe dans le corps pendant la nuit. Elle évoque le sommeil, les étoiles, les trous noirs, les lumières du Nord, mais aussi les lois du trafic aérien et la lutte pour préserver un ciel nocturne. Son livre cherche à donner un sens à l'obscurité.
    Depuis plus de vingt ans, Sigri Sandberg (née en 1975) travaille pour divers journaux norvégiens. Elle a vécu huit années sur une île arctique du Svalbard et a écrit quinze livres sur la nature, la philosophie de la vie sauvage, le climat et les régions polaires.

  • Et si vous aussi vous découvriez MODERN LOVE ?
    Quel point commun entre l'attente savoureuse d'une jeune femme qui vient d'envoyer un sexto, la surprise d'une femme dont l'époux disparaît pendant qu'elle met le poulet au four, et l'émoi d'un amour de jeunesse retrouvé grâce aux réseaux sociaux ? MODERN LOVE !
    Tour à tour cocasses, poignantes, impertinentes ou romantiques, ces histoires dessinent un véritable kaléidoscope de l'amour contemporain. On devient vite addict à ces héros et héroïnes du quotidien témoignant de leur désir et de leur fragilité... Modern Love est le plus beau portrait de l'amour dans tous ses états, au coeur d'un New York enchanté, quelque part entre Love Actually et Woody Allen.
    Créateur et responsable de Modern Love, la rubrique culte du New York Times, Daniel Jones a également collaboré à la production de la série-phénomène qui en a été adaptée.
    Modern Love a été édité en anglais par Daniel Jones, rédacteur en chef de la rubrique éponyme du New York Times et auteur de plusieurs livres de non-fiction. Les histoires ont été rédigées par une série de contributeurs du journal, souvent eux-mêmes auteurs, dont Mindy Hung, Trey Ellis, Ann Hood, Deborah Copaken ou encore Terri Cheney.

  • La saisie en 2016 d'une Vénus attribuée au maître de la Renaissance Lucas Cranach, de la collection du prince de Liechtenstein, révèle un scandale comme le monde de l'art n'en a jamais connu. L'un après l'autre, des tableaux passent sous le microscope de laboratoires américains et européens, dont plusieurs ont déjà été déclarés des faux modernes. Brillantes contrefaçons d'un maître faussaire ? authentiques chefs-d'oeuvre du passé ? ou tout simplement honorables copies d'époque ?
    Pendant cinq ans, à travers la France, l'Italie, le Royaume Uni et les Etats-Unis, Vincent Noce enquête pour retracer l'origine de ces tableaux et cela le conduit à la rencontre d'un homme retiré en Emilie, Giuliano Ruffini. Il proclame son innocence, mettant en cause marchands, experts, conservateurs et historiens d'art. Vrais ? Faux ? chacun des protagonistes livre sa part de vérité dans une affaire passionnante qui ébranle tous les fondements du marché et de l'histoire de l'art.
    Journaliste, écrivain, correspondant de The Art Newspaper à Paris et consultant éditorial de la Gazette de l'Hôtel Drouot, Vincent Noce a été pendant vingt ans critique d'art et journaliste d'investigation au service culture de Libération.

  • L'action du livre se situe en 1984, immédiatement après la levée de l'état de siège en Pologne. Celina, l'héroïne du roman, est une femme à la quarantaine, dont la vie se trouve bousculée par les événements politiques tragiques des années « Solidarité ». En tant que reporter photographe, elle assiste au procès des assassins de l'étudiant Grzegorz Przemyk (un meurtre commis par la milice qui a bouleversé la Pologne), et cache chez elle des militants clandestins. Elle devient ainsi le témoin direct des événements dont parlent les médias du monde entier.
    Mais le passé aussi se profile en toile de fond. Pendant la guerre, la mère de Celina a caché chez elle une jeune femme juive et sa fille, Paula. Devenue adulte, cette dernière décide de partir en Afrique du Sud. Celina épousera alors l'ancien fiancé de son amie Paula.
    C'est dans cette Pologne des années quatre-vingt que l'auteure dresse un beau portrait de femme, solidement ancré dans la réalité.
    Hanna Krall (née en Pologne en 1935) est une légende du reportage littéraire. Après avoir longtemps souffert de la censure dans son pays, elle est aujourd'hui lue dans le monde entier. « J'ai découvert le monde grâce à des gens comme Hanna Krall », déclarait Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de littérature. Plusieurs de ses livres ont été traduits en français, tels Les Retours de la mémoire, chez Albin Michel (1993), Prendre le bon Dieu de vitesse, son inestimable entretien avec Marek Edelman, chez Gallimard (2005), et La Mer dans une goutte d'eau, chez Noir sur Blanc (2016), un choix de ses premiers reportages, croisés avec ceux de son ami Ryszard Kapu´sci´nski.

  • Deux récits se dessinent dans L'ombre de nos nuits, avec au centre un tableau de Georges de La Tour. En 1639, plongé dans les tourments de la guerre de Trente Ans en Lorraine, le peintre crée son Saint Sébastien soigné par Irène. De nos jours, une femme, dont nous ne saurons pas le nom, déambule dans un musée et se trouve saisie par la tendresse et la compassion qui se dégagent de l'attitude d'Irène dans la toile. Elle va alors revivre son histoire avec un homme qu'elle a aimé, jusque dans tous ses errements, et lui adresser enfin les mots qu'elle n'a jamais pu lui dire. Que cherche-t-on qui se dérobe constamment derrière le désir et la passion ?
    En croisant ces histoires, Gaëlle Josse met au coeur de son roman l'aveuglement amoureux et ses jeux d'ombre qui varient à l'infini.
    Après le succès du Dernier gardien d'Ellis Island, prix de littérature de l'Union européenne 2015, Gaëlle Josse poursuit avec ce cinquième roman son exploration des mystères que recèle le coeur.

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