Calmann-Lévy

  • Racontée comme un roman,
    la vie inspirante de Geneviève de Gaulle-Anthonioz
    dont les combats et le sens de la fraternité
    sont plus que jamais d'actualité.Nièce du général, bien moins connue que cet oncle qui l'aimait beaucoup, Geneviève de Gaulle-Anthonioz a pourtant tracé un chemin exemplaire.
    À 20 ans, résistante déportée à Ravensbrück, elle fait l'expérience de la fraternité, de la solidarité qui sauve. De ces heures noires et d'un inébranlable sens du devoir et de la justice, elle tire la force de dédier sa vie à la défense des plus pauvres. Engagée pendant trente ans auprès d'eux à travers ATD Quart Monde, elle est aussi, ce qu'on ignore, à l'origine de la loi anti-exclusion adoptée par le Parlement
    en 1998.
    /> Voici donc le portrait intime d'une Française courageuse, d'une « petite dame » à la volonté d'acier, d'une épouse amoureuse et mère attentive, d'une femme entière qui, face aux injustices, a toujours refusé de détourner le regard.
      Journaliste, réalisatrice et romancière, Bernadette Pécassou-Camebrac a réuni documentation, rencontres et souffle romanesque pour écrire cette biographie. Elle est aussi l'auteure de nombreux romans à succès dont La Belle Chocolatière, La Dernière Bagnarde et, tout dernièrement, L`Hôtelière du Gallia-Londres.

  • À 17 ans, Jacqueline Fleury-Marié s' engage contre l' occupant nazi dans les réseaux Défense de la France puis Mithridate, comme ses parents et son frère. Distribution de journaux et de tracts, transport de messages, recherche de caches, elle effectue de nombreuses missions de liaison et de renseignement - jusqu' à
    recopier une partie des plans du mur de l'Atlantique. Elle est arrêtée et emprisonnée à Fresnes, torturée par la Gestapo, parquée dans un train de déportation, connaît l'horreur de Ravensbrück, puis l'enfer des marches de la mort... Dont elle revient, brisée, mais vivante.
    Sur les 1 038 résistants élevés Compagnons de la Libération par le général de Gaulle, seulement six sont des femmes - un chiffre qui est loin de représenter leur réelle part à cette lutte clandestine. À 95 ans, Jacqueline Fleury-Marié livre un témoignage exceptionnel et rend hommage à toutes ses compagnes, héroïnes souvent inconnues, qui se sont sacrifées pour leur patrie, la liberté et dont les visages continuent de la hanter.
    Pour que l'Histoire ne les efface pas. Et que les valeurs qui ont porté leur combat éclairent notre époque.

  • Je viens d'un pays qui est né à minuit.
    Quand j'ai failli mourir, il était juste midi passé.Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l'ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battrre pour continuer d'aller à l'école. Son courage faillit lui coûter la vie.
    Le 9 octobre 2012, alors qu'elle n'avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n'a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l'enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l'histoire au prix Nobel de la paix.Moi, Malala est le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme ; d'un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l'ont encouragée à s'instruire, à écrire, à dénoncer l'insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l'accès au savoir. Elle a reçu le PRIX NOBEL DE LA PAIX le 10 octobre 2014

  • Cet ouvrage, Plantu, 50 ans de dessin, offre une rétrospective unique dans  l'atelier de l'artiste. On y reconnaîtra sa manière bien à lui d'attraper ses  « bons clients » - Mitterrand en danseur de hip-hop, Sarkozy et sa coupe  au rasoir, Hollande en concombre -, tout le bestiaire politique qui a marqué  la vie publique depuis un demi-siècle. Le caricaturiste du Monde  nous ouvre aussi en grand les portes de ses enfers : ses dessins inédits,  ses dessins interdits, censurés ou publiés au milieu des polémiques et des  tensions, sur le confl it israélo-palestinien, les  guerres des Balkans ou les  représentations de Mahomet.
      Dans ces pages intenses, Jean Plantu se raconte sans détour à Éric  Fottorino pour dire ce qui fait penser son crayon. Ce qui l'énerve, ce qui  l'indigne. Qu'il aborde ses débuts, ses combats contre l'intolérance et  les excès de tous bords, son travail sur le Proche-Orient ou ses engagements  au sein de sa fondation Cartooning for Peace, Plantu est toujours  le même : entier, sincère, provocateur mais pas trop, à la limite de ce qu'il  s'autorise pour pratiquer cet exercice à haut risque qu'il appelle le « dérapage  contrôlé ». Un mélange de liberté et de responsabilité.
      À travers quelques thèmes de prédilection qui sont autant de questions  graves - comment dessiner après Charlie, comment Internet fait-il de la  planche du dessinateur un terrain miné, comment expliquer au public  français ou étranger jusqu'où il peut aller sans humilier -, Plantu offre un  témoignage rare et exceptionnel sur son art chaque matin recommencé.  À l'occasion de l'exposition « Plantu, 50 ans de dessin de presse » organisée  par la BnF en mars 2018, ce marathonien du trait livre au passage un  enseignement sur sa manière de dessiner, sur les chemins parfois inattendus  qu'empruntent sa mine et sa pensée pour susciter le rire, le sourire,  l'indignation, le malaise, et toujours la réflexion.

  •     « Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront... »
         Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l'expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu'il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d'une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. 
        À travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au coeur d'une histoire de clandestinité, d'engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d'un siècle où s'affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l'émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d'Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d'Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d'Afrique, l'opposition aux dictateurs d'Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s'est engagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S'il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

  • « J'aimerais que celle ou celui qui lira ce petit livre mesure ce qu'il a de déchirant. Il est mon au revoir à ceux que je laisse sur le quai. (...) Il est mon au revoir à mon enfance de petite fille noire en collants verts, qui dévale en criant les jardins de Ménilmontant. »Quand Marie Desplechin rencontre Aya Cissoko, elle est touchée par la singularité de son histoire. Née de parents maliens, Aya a connu une petite enfance habitée de souvenirs délicieux, qui prend fin avec la disparition de son père et de sa petite soeur dans un incendie. Élevée par sa mère dans le respect du danbé, la dignité en malinké, Aya apprend à surmonter les épreuves et trouve dans la boxe un refuge.

  • «Penser et être vivant
    ne font qu'un  »  Hannah Arendt est l'une des plus grandes philosophes du XXe siècle.Au-delà de la richesse de son exploration intellectuelle, sa vie elle-même  fut hors-norme : victime de la persécution nazie, exilée, émancipée dans un monde  masculin, amoureuse éperdue, témoin d'un des plus grands procès de son siècle,  et amie d'exceptionnels artistes et penseurs.
      Pour la première fois, un roman graphique nous entraîne dans la vie de Hannah Arendt,  femme complexe, parfois incomprise, mais profondément courageuse. Une manière  malicieuse de comprendre sa pensée qui nous rappelle encore aujourd'hui  ce que signifie vivre en tant qu'individu et citoyen en des temps troublés. 
         

  • Plasticien singulier dans l'histoire de l'art du xxe siècle, Victor Vasarely a laissé une oeuvre riche de plus de dix mille tableaux. C'était aussi l'artiste phare d'une époque, celle des années 60 et 70. Cet ancien étudiant du Mühely de Budapest, fasciné par le Bauhaus, devenu artiste-graphiste dans des agences publicitaires comme Havas, a su créer son propre style, l'op art ou art optique qui promeut la volonté d'un art social, accessible à tous. Il devient de son vivant une véritable star, peu à peu tombé dans l'oubli, alors que ses oeuvres sont incontournables :
    on retrouve sa patte dans l'architecture, la mode, la musique - David Bowie utilise un de ses tableaux pour la pochette de son album Space Oddity -, la littérature - Jacques Prévert lui dédie le poème « Imaginoires » - et même l'automobile, avec
    le logo Renault. Au sommet de sa gloire, il ouvre deux musées en Hongrie et une fondation en France. Il y fait don de ses oeuvres, sans imaginer qu'il ouvre ainsi la porte à une guerre de succession qui se déclenche après sa mort en 1997.
    Pierre, son unique petit-fils, nous raconte son grand-père pour la première fois : son incroyable parcours, son art, ses amours, et la saga familiale et judiciaire entourant son héritage.
     

  • Il y a cent ans, après avoir définitivement clos son journal intime tenu toute sa vie durant, Pierre Loti (1850-1923) publiait chez Calmann-Lévy un remarquable récit autobiographique de l'adolescence : Prime jeunesse.
      Cent ans plus tard, chez le même éditeur, Alain Quella-Villéger,
      qui entend redonner à l'homme et à l'oeuvre une seconde jeunesse, nous livre ici, non pas le roman d'une vie,
    mais une vie de roman !Une existence fascinante, bercée entre tentation des ailleurs et besoin de refuge, entre conformisme et transgression, tant l'homme apparaît fantasque, inattendu, désinvolte, révolté, hédoniste jusqu'à l'excès, goinfre et gouffre à la fois ; mille vies n'auraient jamais pu l'assouvir. Il édifie à Rochefort une maison-palais exotique. Un véritable roman-photo le montre tour à tour spahi, Albanais, acrobate de cirque, bédouin sur dromadaire, à dos d'éléphant en Inde ou fumant le narghilé en Turquie, mandarin à Pékin, joueur de pelote basque, pêcheur breton, Osiris, soldat des tranchées en 14-18 ou bien encore presque nu...
    Voici la figure singulière d'un officier de Marine anticolonialiste et grand ami de l'Islam devenu académicien français à 42 ans, bourgeois quasiment bigame et ami des têtes couronnées autant que des matelots athlétiques. On a trop souvent réduit à l'exotisme le plus kitsch celui qui fut l'un des écrivains « engagés » du début du XXe siècle et dont on ne cesse de découvrir aujourd'hui la savoureuse modernité.
    Et une oeuvre dont la magie, d'Aziyadé à Pêcheur d'Islande, de Madame Chrysanthème à Ramuntcho, opère encore, celle d'un inclassable écrivain-voyageur, remarquable dessinateur et photographe, qui nous emmène de l'île de Pâques à Istanbul, de la Terre sainte à la Patagonie, de Pékin à New York, de Tahiti au Sénégal, de la vallée du Nil à celle du Gange. Sacha Guitry écrivit qu'« on devrait mentir en racontant la vie de Pierre Loti, on devrait dire aux jeunes gens : vivait jadis un écrivain que l'on admirait tellement dans son pays qu'une escadre l'accompagnait quand il faisait le tour du monde »...

  •     Florence Nightingale : on l'appelait « la Dame à la lampe » parce qu'on la voyait parcourir la nuit les hôpitaux militaires, en s'éclairant d'une lampe à pétrole. Elle a créé le métier moderne d'infirmière.    Alors qu'au XIXe siècle ce travail est réservé aux laissées-pour-compte, anciennes prostituées et alcooliques, Miss Nightingale bouscule les convenances : à seize ans, sa décision est déjà irrévocable, elle sera infirmière, au grand désespoir de sa famille qui cherchera en vain à l'en dissuader.    En octobre 1854, Florence accompagne une escouade d'infirmières volontaires sur les champs de bataille de la guerre de Crimée. Forte d'un caractère hors norme, elle réforme et assainit les hôpitaux militaires, anticipant les futures méthodes d'asepsie. Elle fonde en 1860 à Londres la première véritable école d'infirmières, la Nightingale Training School for Nurses, et, avec l'invention du télégraphe, ses exploits se répandent à travers le monde : en 1861, lors de la guerre de Sécession aux États-Unis, le gouvernement de l'Union fait appel à elle pour obtenir ses conseils en matière d'organisation des hôpitaux de campagne.    Au même titre que Pasteur, elle joue un rôle déterminant dans la lutte contre les maladies infectieuses. Elle meurt en 1910, brisée par les maladies contractées dans les hôpitaux et sur les champs de bataille.    Construisant cette biographie comme un roman digne de Sherlock Holmes, Gilbert Sinoué retrace le destin de cette femme d'exception à travers les yeux d'un personnage, Jonathan Brink, qui mène l'enquête après l'enterrement de la Dame à la lampe.


  • L'Intégrale Anne Frank rassemble pour la première fois
    tous les écrits d'Anne Frank, pour certains jamais traduits en français,
    et enrichis de documents exceptionnels (photos, documents originaux...).
    Ils sont accompagnés de quatre essais importants
    sur le contexte historique par Mirjam Pressler, traductrice et experte du Journal ;
    Gerhard Hirschfeld, historien allemand ; et Francine Prose, essayiste américaine.
    L'Intégrale est l'ouvrage de référence sur Anne Frank.    Anne Frank est née le 12 juin 1929
    à Francfort. Sa famille a émigré
    aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam,
    elle connaît une enfance heureuse
    jusqu'en 1942, malgré la guerre.
    Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent
    clandestinement dans «l'Annexe»
    de l'immeuble du 263, Prinsengracht.
    Le 4 août 1944, ils sont arrêtés
    vraisemblablement sur dénonciation.
    Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen,
    Anne meurt du typhus en février
    ou mars 1945, peu après
    sa soeur Margot.
    Le Anne Frank Fonds et l'UNICEF sont partenaires
    pour protéger les enfants dans le monde
     

  • Ce volume présente la version définitive en langue française du jounal d'Anne Frank. Ainsi que l'a montré l'édition critique publiée par Calmann-Lévy en 1989, Anne Frank avait en effet rédigé successivement deux versions de son journal, retravaillant son propre texte pour qu'il réponde à ses ambitions d'écrivain.
    La présente édition comporte, à côté de la version du journal retouchée par Anne Frank, des extraits de sa première rédaction, repris sans aucun changement. L'établissement de cette édition a été confiée à l'écrivain et traductrice allemande Mirjam Pressler à l'initiative de l'Anne Frank Fonds de Bâle. Mirjam Pressler en a profité pour rétablir les passages supprimés par Otto Frank pour des raisons de décence ou de discrétion. Traduit en français par Philippe Noble et Isabelle Rosselin-Bobulesco, le teste est précédé d'un avant-propos éditorial dû à l'Anne Frank Fonds de Bâle et suivi d'un épilogue retraçant le destin d'Anne et de ses compagnons de clandestinité et de déportation.
     

  • Un artiste dissident raconte l'Allemagne de l'Est
    Wolf Biermann, né à Hambourg en 1936, est une véritable célébrité en Allemagne. Ses concerts rallient plusieurs générations, bercées depuis des décennies par ses chansons populaires. Mais plus encore, Biermann est une figure de la dissidence en RDA. Sous surveillance constante de la Stasi, ses textes engagés lui ont valu, dès 1965, d'être interdit de circulation, de représentation, et enfin, en 1976, d'être banni de son pays.
    Symbole de rébellion et d'espoir, il nous livre ici sa vie exceptionnelle. L'histoire d'un artiste, fils de parents résistants dont le père Juif sera assassiné à Auschwitz, et qui aura eu à coeur de défendre socialisme et droit à la liberté.
    Best-seller en Allemagne, Ma vie de l'autre côté du mur est le témoignage extraordinaire d'un artiste à la vie hors du commun et une plongée fascinante dans l'ancienne Allemagne de l'Est.

  • Décalé. Il paraît que je le suis. 
    Il est certain que je ne suis calé en rien.Après cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au coeur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Echenoz, Calet, les jazzmen adorés.S'il demeure pour beaucoup le personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l'austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. Comédien d'exception. il préfère les paradoxes aux évidences. Aussi à l'aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l'image de l'homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé.Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d'esprit et anecdotes savoureuses composent l'autoportrait sensible de l'un des Grands ducs du cinéma français.

  • Gounod, 1818-1893, est passé à la postérité pour avoir écrit Faust, Roméo et Juliette, Mireille. Mais bien qu'il ait rencontré un formidable succès de son vivant et qu'il ait exercé, dans des genres très variés, une forte influence sur ses cadets - Bizet, Massenet, Saint-Saëns, voire Debussy, etc. ù, Gounod demeure encore méconnu.En publiant Mémoires d'un artiste, édité dès 1896 par Calmann-Lévy et devenu depuis introuvable, on fera découvrir la biographie du musicien, telle que lui-même l'a racontéeà jusqu'à la création de Faust. Histoire d'un enfant pauvre et doué, vocation mystique, musicale également, séjour romain à la Villa Médicis, passage à Vienne, puis en Allemagne où le jeune Gounod rend visite à Mendelssohn. Le lecteur aura la révélation d'un artiste aussi accessible que secret.Dans sa présentation, Claude Glayman - qui a déjà assuré l'édition des Lettres de Bizet - complète la biographie de Gounod, évoque le rôle du compositeur dans la musique française et au-delà, notamment à travers le mythe toujours vivant de Faust, et propose une chronologie ainsi qu'une discographie des oeuvres du maître.Alors que le grand répertoire du xixe siècle redevient populaire, l'importance de personnalités comme Gounod prend son véritable relief : on le vérifiera en 1993 à l'occasion du centenaire de sa mort. C'est tout à la fois l'histoire de la musique qui s'écrit et le plaisir de l'écoute qui s'apprécie.

  • « Je crois au matin. »  Charles Palant
      Qu'en est-il de l'enfance, de la transmission, de la  parole, de l'espoir, de l'humanité, soixante-dix ans  après Auschwitz ? Lorsque l'analyse historique  et la politique ont échoué à faire barrage à la barbarie, à  vaincre l'obscurantisme, ne reste-t-il pas la création littéraire  et des écrivains pour défendre la liberté de penser, de  vivre et d'aimer ?
      Élisabeth Brami, Noëlle Châtelet, Alexandre Jardin, Mazarine  Pingeot et Alice Zeniter croisent leurs réflexions avec Charles  Palant, rescapé des camps de la mort.
      À l'heure où disparaissent les derniers témoins de la barbarie  nazie, la littérature s'empare des mots d'un tribun qui  n'a cessé tout au long de sa vie de nous exhorter à ne pas  oublier les horreurs auxquelles conduisent le racisme et l'antisémitisme.
      Pour que nous, lecteurs, gardions en mémoire l'extraordinaire  témoignage d'un de ceux qui ont dit oui à la vie.  À notre tour de ne pas le laisser s'éteindre, de le donner à  entendre aux générations futures.     
     

  • "Qu'es-tu venu faire dans cette galère ? Mes amis n'ont cessé de me poser la question quand je me suis porté candidat à l'investiture d'Europe Écologie-Les Verts pour la Présidentielle 2012. Pourquoi entrer dans cette ronde du pouvoir après avoir passé tant d'années avec la nature, sa simplicité, sa puissance et le message d'humilité qu'elle ne cesse de nous prodiguer ? C'est justement par amour pour elle que je suis entré dans ce costume improbable. C'est Ushuaïa qui m'a mené vers ce combat.
    Qu'es-tu venu faire dans cette galère ? La réponse est dans l'itinéraire d'une vie. Une vie plus haute que mes rêves. Ces vingt-cinq années à travers les contrées les plus éblouissantes de la planète m'ont fait tisser un lien indéfectible et charnel avec la nature. Et j'ai compris que c'est aux hommes de sauver la beauté du monde qui donne un sens à leur existence. Aux hommes de préserver la terre, notre avenir. Ces pages sont l'écho de ce chemin qui part du coeur de la Terre vers le coeur des hommes pour la Vie."
                           Nicolas Hulot, juillet 2013.

  • Faire une carrière de mezzo-soprano, voilà qui n'est déjà pas à la portée de tout le monde. Mais connaître un tel succès quand on est né dans un bidonville à Nanterre, voilà qui est proprement stupéfiant, tant on imagine nombreux et dissuasifs les obstacles à surmonter. C'est peu dire, en effet, que rien ne prédestinait la petite Algérienne Malika Bellaribi à suivre ce parcours exceptionnel. Ni son lieu de naissance, ni une famille indifférente, voire hostile. Et comme si les obstacles n'étaient pas assez grands, voilà qu'un très grave accident force Malika à passer des années à l'hôpital dès sa plus tendre enfance. Mais à quelque chose ce malheur est bon  : à l'abri de la violence et de l'exploitation familiales, soignée par des bonnes soeurs, Malika se trouve, et découvre la musique  : celle des chants religieux qui emplissent, chaque dimanche, la chapelle de l'hôpital. La musique, c'est, la petite fille le sent, la voie du salut et du bonheur. Il lui faudra endurer encore bien des humiliations et des vicissitudes, y compris une tentative de mariage forcé en Algérie, avant d'oser défier les règles de sa communauté. Elle décide d'être libre de choisir sa vie, son amour et sa religion  : elle se convertira au catholicisme. Mais la réussite de Malika ne se borne pas à cette prouesse déjà exemplaire. À peine son nom commence-t-il à être connu qu'elle songe à faire profiter «  les quartiers  », comme on dit, de ce qu'elle a appris et à partager la joie que lui procure le chant lyrique. Elle crée en banlieue des ateliers de chant qui s'appuient sur une pédagogie utilisant la mémoire corporelle, les cinq sens, la créativité des jeunes, les relations affectives, les règles de groupe, les tabous...

  • Ainsi, monsieur, vous voulez travailler dans le livre ?
    (Gaston Gallimard à Jean-Jacques Pauvert en 1941.)
    Contre la censure, il fut le premier à publier l'oeuvre complète du marquis de Sade, au grand jour et sous son nom. Il fut aussi l'éditeur d'Histoire d'O, d'André Breton, de Georges Bataille, de Boris Vian et d'autres auteurs majeurs du xxe siècle.
    Jean-Jacques Pauvert est mort le samedi 27 septembre 2014. Il était l'un des derniers éditeurs « à l'ancienne » et incarnait le combat pour la liberté. Sa carrière fut tumultueuse. Sa vie, aussi mouvementée que romanesque. Compagnon de Régine Deforges, ami des surréalistes, l'homme séduisait autant par son érudition que par son irrévérence.
    L'auteur de cette biographie, Emmanuel Pierrat, a été son avocat et ami pendant les vingt dernières années de sa vie. Il a rencontré plus de soixante témoins - d'Antoine Gallimard à Annie Le Brun - et a notamment consulté les archives personnelles de Jean-Jacques Pauvert. Il fait revivre Pauvert jeune éditeur, coursier pour la Résistance ; l'« affaire Sade » ; les surréalistes ; l'aventure d'Histoire d'O ; la rencontre avec Régine Deforges ; la concurrence de Tchou, Losfeld, Balland ou Bourgois ; les multiples faillites et les rebondissements d'une vie tout entière vouée au livre et à la liberté...
     

  • " J'aurais voulu entrer dans la maison de South Broadway, à Nayack où elle vivait, mais il fallait une autorisation. Je me suis contenté d'entrer dans le jardin. J'ai regardé les arbres. Je me suis assis sur les marches de la cuisine. Une femme est sortie. Elle avait un petit chapeau et un sac. Elle a fermé la porte à clef. Derrière les rideaux, il n'y avait personne. "

  • Devenir grand-mère ? Inimaginable quand on se sent encore jeune, libre, insouciante, et qu'on n'a mal nulle part ! Grand-mère c'est pour les autres, les mémés, les Mamie Nova, les Mère Denis ! Pourtant, un jour, le téléphone sonne, une voix annonce que la petite-fille a fini par pointer le bout de son nez. Agathe est grand-mère !
    Son coeur s'emballe et les questions se bousculent. Pour trouver des réponses, Agathe Natanson écrit des lettres, pleines d'humour et de dérision, qu'elle adresse à ses petits-enfants, à ses amies, à son mari, à toutes les grands-mères du monde, à son psy ou à la reine d'Angleterre.
    Ses missives disent avec pudeur, tendresse et impertinence ce que transmettre veut dire, et pourquoi les petits-enfants empêchent de vieillir en inventant mille et un petits bonheurs du quotidien.
     

  •     Ravagé par un génocide, convoité par des voisins puissants et prédateurs, mis en coupe réglée par une nomenklatura corrompue, asphyxié par un régime néoféodal, le Cambodge est un pays martyr. Nul ne le sait mieux que Sam Rainsy. Né dans une famille patricienne de Phnom Penh proche du roi Norrodom Sihanouk, le jeune Rainsy connaît l'opulence, puis la déchéance lorsque son père, un homme politique de premier plan, est brutalement limogé et doit passer dans la clandestinité avant de finir assassiné.    Réfugiés à Paris, les Sam vont se résigner à une vie d'immigrés pauvres. Mais jamais ils ne perdront l'espoir ni la dignité. Élève surdoué, Rainsy fera des études brillantes qui lui permettront de devenir un financier de haut vol, spécialiste des fusions-acquisitions dans l'industrie du luxe...    Mais comment se contenter de gagner de l'argent et d'en faire gagner, quand son pays s'enfonce dans la barbarie aux mains d'un régime qui pratique le meurtre de masse ? De l'action humanitaire à Paris en faveur des victimes des Khmers rouges aux campagnes électorales sur le terrain après la chute du régime communiste, Rainsy et sa femme Saumura se lancent dans l'action politique, reprenant ainsi le flambeau de leurs pères respectifs : ceux-ci n'étaient-ils pas cosignataires des accords de Genève sur l'Indochine en 1954 ?     Pour ce couple de Cambodgiens occidentalisés, le retour au pays est rude. Ministre de l'Économie du premier gouvernement de l'après-guerre, Sam Rainsy met de l'ordre dans les finances de l'État, combat la corruption, ce qui lui vaut  un soutien populaire mais aussi de nouvelles inimitiés. Il passe alors dans l'opposition et crée un parti démocrate et libéral,  le PSR, une provocation que ne lui pardonnent pas ses adversaires. Il est la cible de plusieurs attentats qui tuent nombre des ses partisans. Aux agressions, Rainsy oppose un pacifisme d'essence bouddhique et maintient le cap, impavide et inébranlable, à 'image de ces arbres qui poussent dans la pierre des temples d'Angkor.

  • Par le réalisateur du Chagrin et la Pitié et d'Hôtel Terminus (Oscar du meilleur film documentaire en 1989)Longtemps, Marcel Ophuls a répété qu'il n'avait pas le courage de rédiger son autobiographie. Par chance, il a finalement décidé d'écouter son ami François Truffaut qui, à la fin de sa vie, lui avait fait promettre de rédiger ses Mémoires.
     Lorsqu'il se lance, ce n'est toutefois pas sans conditions : il ne veut pas de « nombrilisme », pas de « fausse nostalgie ». Pas de langue de bois non plus. « Je ne suis pas un homme gentil, ni un gentilhomme. J'espère tout au plus être tolérant. On n'a pas besoin d'aimer les gens, me semble-t-il, pour s'intéresser à eux. »Cinglant, provocateur et capable de la plus féroce autodérision, Marcel Ophuls retrace une vie où l'on croise Louis Jouvet et Bertolt Brecht, François Truffaut et Marlene Dietrich, Pierre Mendès France et Albert Speer, ou encore François Mitterrand et Simone Veil. Un récit mélancolique et drôle hanté par la figure d'un père dans l'ombre duquel il a fallu trouver sa voie : « Mon problème, c'est que je suis le fils d'un génie... »

  • « Être le frère du Che ne peut pas être anodin.Mais il fallait bien qu'il soit le frère de quelqu'un.Il se trouve que c'est tombé sur moi.Pendant longtemps, je n'ai été que Juan Martin Guevara,puis je suis devenu le frère d'Ernesto Guevara.Et ensuite, celui d'une légende, le Che. »
     Quand les Guevara apprirent la mort du Che, à la une des journaux, ils décidèrent de garder le silence. Cinquante ans plus tard, il est  temps pour son frère cadet, Juan Martin, de partager ses souvenirs, de dévoiler qui était le Che dans l'intimité.
     Juan Martin fait revivre ainsi ce frère aîné attentif et protecteur, complice des canulars et des escapades. Il raconte les deux mois extraordinaires qu'il a passés à La Havane aux côtés du Comandante, en 1959, au coeur de la révolution cubaine. Il se souvient de l'aventurier idéaliste qu'il a adulé, de l'intellectuel engagé dont les parents, excentriques, cultivés et bohèmes, mais aussi les frères et soeurs, ont participé à l'éveil politique.
     Dans ce récit autobiographique, Juan Martin Guevara oeuvre enfin pour que les valeurs du Che deviennent une source d'inspiration pour les plus jeunes. 

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