FeniXX réédition numérique (Presses de la cité)

  • Rawa-Ruska, 1942 : les nazis ouvrent, en Pologne, un camp disciplinaire destiné à briser à tout jamais les prisonniers de guerre français récidivistes de l'évasion. Sous-alimentés, sans eau - un seul robinet pour douze mille hommes - dévorés par la vermine, livrés à la cruauté de leurs gardiens, les évadés repris doivent dépierrer des ballasts, raser des cimetières, assister, impuissants, au génocide du peuple juif dans les camps d'extermination voisine. L'enfer - le camp de la goutte d'eau, s'indignera Winston Churchill à la B.B.C. - ne viendra pas à bout des Français. Malgré les exécutions, malgré l'épuisement, malgré les poux et la dysenterie, les prisonniers de Rawa-Ruska ne courbent pas la tête. Ils enterrent dignement leurs morts, honorent avec panache le 14 juillet, affrontent sans peur la menace des mitrailleuses. Mais, surtout, de ce camp d'où nul n'aurait dû sortir, ils continuent à monter les plus spectaculaires évasions de la Seconde Guerre mondiale. Départ rocambolesque au volant d'une voiture officielle allemande ; nettoyage par le vide d'un baraquement entier de détenus - quatre-vingt-treize évasions en une nuit ! ; franchissement des barbelés sous le couvert d'un rideau de fumée ; reptation périlleuse dans des égouts inondés et tunnels creusés avec acharnement, forment la trame de ce livre dense et poignant plein d'humour et d'émotion, qui retrace l'aventure inouïe de ces rois de l'évasion qui, enfermés au coeur de l'Europe en guerre, dans un camp de représailles inhumain, ont choisi de ne pas subir l'atroce loi nazie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Dans la partie aujourd'hui la plus agitée du monde, en Égypte, en Syrie, en Israël, au Liban, en Iran et en Afghanistan, Jean Lartéguy a voulu retrouver, par delà les masques, les mobiles profonds qui agitent les hommes, excitent leurs convoitises et les envoient à la mort. C'est l'or bien sûr, l'or noir et fétide du pétrole, l'or rouge des mines du roi Salomon, l'or vert des pétro-dollars mais c'est surtout Dieu, sous tous les noms, sous toutes les apparences. Allah redevient Osiris en Égypte, et le Christ Baal au Liban. Un président syrien, élevé par le Jésuites, tient son pouvoir d'un vieux de la montagne dont les ancêtres pratiquaient les mêmes rites étranges que les lamas thibétains. En Iran, se trompant de divinité, un ayatollah atrabilaire fait sa révolution au nom de Zarathoustra. Bien plus qu'un reportage Dieu, l'or et le sang est l'étonnant récit d'un périple de l'autre côté du miroir, là où se cache la vérité de l'histoire.

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  • 1939-1945 : la Seconde Guerre mondiale. Tout a été dit, ou presque, sur l'hécatombe sanglante qui endeuilla le monde pendant près de cinq ans. Tout, oui, mais pratiquement personne ne s'est appesanti sur le sort des enfants. Et pourtant ! Depuis, les malheureux gosses de l'exode de 1940, mitraillés par les sinistres Stukas, jusqu'aux gamins écrasés sous les bombardements, en passant par tous ceux qui périrent atrocement à Oradour-sur-Glane, à Vassieux-en-Vercors, et dans tous les lieux où se manifesta la terreur nazie, combien d'innocents ont, ainsi, subi la cruelle épreuve de la guerre ! Et comment oublier l'horrible génocide des enfants juifs, arrachés à leurs parents, déportés, cobayes de choix pour les médecins SS de l'enfer hitlérien, disparus dans l'épouvante des fours crématoires. Dans ce journal, où l'auteur relate, presqu'au jour le jour, la misère et les souffrances endurées par tous ces jeunes, où la mort rôde sans cesse, passe le souffle de tous ces milliers de gosses sacrifiés qui supportèrent hébétés la lutte impitoyable des grandes personnes. C'est leur détresse quoditienne, leurs frayeurs, leur combat journalier pour la vie, leurs angoisses, et leur révolte candide, qui sont décrits dans ce livre qui apporte aussi l'explication du traumatisme psychique qui bouleversa l'existence des survivants. Le journal d'un J3 s'inscrit comme un témoignage accablant, dans toute sa naïveté enfantine, mais c'est, avant tout, un document que doivent lire tous ceux qui recherchent la vérité sur une époque dramatique.

  • Les hauts vols, ou l'art de faire main basse sur les richesses d'autrui. C'est ainsi, le génie n'a pas de morale. Il sévit avec parcimonie dans toutes les disciplines. Il y a donc des voleurs de génie, des êtres hors du commun, pour qui le détournement du bien des autres, loin d'être un larcin vulgaire, est l'occasion de mobiliser toutes leurs facultés. Convaincus du fait que toutes les richesses du monde sont là, à portée de leurs mains, et ne demandant qu'à changer de propriétaires, ces hommes, grâce à d'extraordinaires talents de comédien et à une audace inouïe, vont se transformer - l'espace d'un vol et pour parvenir à leur fin - en hommes d'affaires, en banquier, en avocat... Personne n'a l'air plus honnête que l'un des hauts voleurs dont l'histoire vous est ici contée. Pour vous faire vivre ces aventures étonnantes, Pierre Douglas, qui s'est livré à une étude minutieuse des archives des hauts méfaits, a mis ses qualités de journaliste au service d'un véritable talent de romancier qui révèle un auteur captivant. Voici donc huit mini-romans, dont vous ne pourrez vous détacher avant d'en connaître la chute toujours imprévisible. Chacune de ces histoires est authentique. Seuls certains noms ont été travestis, pour des raisons bien évidentes. Peut-être vous direz-vous que rien n'est comparable aux émotions procurées par le vol poussé à un tel degré de raffinement et de perfection... Sachez cependant que ces plaisirs dangereux ne sont réservés qu'à quelques rares mortels.

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  • C'est un surprenant, un fantastique roman d'aventures vécues que constituent ces Histoires extraordinaires de l'exploration qui se déroulent du XVe au XXe siècle. Des hommes partent à la recherche de continents inconnus, d'îles aux étés éternels, de passages mystérieux vers l'Asie, de terres couvertes d'or. Ils connaîtront des aventures inouïes, à la mesure même de leurs ambitions insensées. Un navigateur découvre un continent et le perd. Un autre accomplit une errance de quatre mois dans l'Atlantique sud. Un conquistador fou déclare la guerre au roi d'Espagne et ravage le Venezuela. Un autre accomplit une hallucinante croisière sur l'Amazone et rencontre des femmes guerrières dont l'existence reste une énigme. C'est aussi l'assassinat mystérieux du fondateur de la Louisiane, la recherche de cités enfouies dans la forêt ou dans les sables du Kalahari, la quête d'îles fantômes, l'étrange survie d'une femme seule dans la jungle. Enfin viennent les folies héroïques des explorateurs polaires : marches sans espoir sur la banquise dérivante, navires broyés par les glaces, tentatives de survol du pôle en ballon. Un long chapitre est encore consacré aux voyageurs escrocs dont les prétendues découvertes ont été tenues pour réelles par les géographes. Les héros de ces Histoires extraordinaires de l'exploration s'appellent Christophe Colomb, Verrazano, Cavelier de la Salle, Shackleton, Nansen, Peary, et d'autres encore dont on dévoile la véritable personnalité, dépouillée de sa légende.

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  • Après "Cinq années d'espérance" et "La bataille pour l'Autriche", le général Béthouart remonte dans le temps, et retrace les quarante premières années du siècle. Pour les hommes de sa génération, c'est l'entrée dans la vie. c'est surtout la Première Guerre mondiale. La guerre de 1914-1918, le jeune officier du XXe Corps, celui de Nancy, de la garde aux frontières, la fait d'abord dans les Vosges, tandis que se déroule la bataille de la Marne, puis, héroïquement, à Notre-Dame-de-Lorette, à Verdun, au Chemin des Dames, partout où le XXe Corps est envoyé pour attaquer, voire colmater. Avec la paix, vient l'ennui, l'inquiétude aussi devant une France qui s'enlise, comme engourdie par une trop grande perte de sang, ces 1 300 000 morts qui ont été parmi les meilleurs. Le général Béthouart fait un long séjour en Yougoslavie, de 1931 à 1938 et, de cet observatoire de choix, il voit venir la nouvelle guerre. Un document lucide, irremplaçable sur les raisons de la victoire de 1918, sur celles du désastre de 1940.

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  • 1916, 1917, 1918, ce second volume achève la grande fresque de Raymond et Jean-Pierre Cartier. Lourd d'événements dramatiques, il conduit le lecteur sur tous les fronts : sanglante empoignade de Verdun, bataille de la Somme, hécatombe du Chemin des Dames, foudroyante offensive de Ludendorff, et contre-offensive victorieuse de Foch, tragédie de Caporetto sur le front italien, révolution d'Octobre, combats en Roumanie, à Salonique, en Mésopotamie... ; grandiose affrontement, au Jutland, des monstres cuirassés, sinistre guerre sous-marine, début de l'aviation de combat, drame des mutineries et des procès de l'année 1917... Sous nos yeux, d'antiques dynasties s'écroulent, une nouvelle carte de l'Europe voit le jour, les États-Unis s'emparent de la maîtrise du monde, la Russie devient le foyer révolutionnaire que l'on sait, les grands problèmes de la fin du XXe siècle surgissent du cataclysme - tandis que les puissants de l'époque ne comprennent pas que cette guerre est, pour l'Europe, un suicide et que les combattants sont les victimes du plus grand gaspillage en vies humaines de l'histoire. Il fallait raconter aujourd'hui la guerre de 1914-1918 dans sa globalité, balayer les tabous qui ont, si longtemps, paralysé les historiens, voir la vérité, enfin, sur une guerre qui, en dépit de tout, restera toujours la Grande Guerre.

  • Nul n'ignore aujourd'hui l'oeuvre immense de Raymond Cartier, de ce journaliste-historien-essayiste qui n'a cessé de scruter le destin de l'Europe, qui sous ses yeux tentait de se construire. Il a interrogé le présent et le passé proche. Ses oeuvres maîtresses demeurent l'Histoire mondiale de l'après-guerre, La Seconde Guerre mondiale, Le monde entre deux guerres. Cela ne suffisait pas. Il fallait remonter à la source, à l'immense cassure de l'histoire européenne, à ces années 1914-1918 où, l'Europe devenue champ de bataille, la puissance du vieux monde a basculé. Des articles virent le jour, sur les batailles de la Marne, les attaques d'Artois et de Champagne, sur Verdun et la grande offensive de Ludendorff en 1918. Jean-Pierre Cartier, de son côté, avait recueilli une lourde et étrange moisson, il avait interrogé acteurs et témoins survivants, visité les hauts lieux des combats, lu récits, carnets de campagne, mémoires. Il avait vu aussi, un jour d'automne glacé, au sommet du Mort-Homme, les anciens ennemis français et allemands côte à côte, unis par une étrange solidarité. De tout cela, il fallait faire un livre. Pour tout dire, pour ne rien oublier. Pour faire revivre les événements politiques et militaires au jour le jour, mais aussi la vie quotidienne des combattants, leurs peurs, leurs angoisses, leurs grandes et leurs petites misères. Et cela sur tous les fronts, sur terre, sur et sous la mer, dans les airs. Pour comprendre et faire comprendre que cette guerre fut, pour l'Europe naissante, un véritable suicide, non pas une guerre des nations, mais une stupide guerre civile européenne. Ce livre, le voici.

  • Jacques Andrieux est né le 15 août 1917, dans une ville de Bretagne. Son père, le médecin-commandant de réserve Jacques Andrieux, à qui est pieusement dédié ce livre, est alors chirurgien au front. Homme de qualité exceptionnelle, dont la personnalité va marquer profondément le futur pilote de chasse, le docteur Andrieux, résistant de la première heure, sera arrêté par les Allemands en 1942 et mourra en déportation sans avoir revu son fils.
    Jacques Andrieux deviendra-t-il un médecin comme le veut son père ?
    L'aventure prend l'adolescent à la gorge... Ses modèles : Guynemer et Fonck, des chasseurs... Puis des héros comme Lindbergh, Costes, Bellonte, Nungesser et Coli.
    Le garçon n'hésitera pas, avec l'appui de tous ceux qui l'aiment, à affronter la redoutable volonté paternelle : « Je veux être pilote... » Il le sera...
    La défaite de 1940 le remplit de honte et d'amertume. Il quitte la Bretagne le 16 décembre de cette même année, évasion extraordinaire... Il se présente au général de Gaulle, entre dans la R.A.F. Problème capital : pour être pilote et pour se battre, il faut connaître la langue anglaise. Et ce Breton, écolier indocile dans un passé récent, devient un fervent élève, prenant l'anglais à haute dose.
    A vingt-trois ans, Jacques Andrieux est membre à part entière de la R.A.F. et prend sa place au combat... Comme tous les pilotes, aimant leur tâche de pilote, Jacques Andrieux a tenu scrupuleusement à jour ses carnets de vol... Ce livre est la traduction exacte des phrases brèves qui ont été écrites au fil des jours...
    Jusqu'au 9 mai 1945, jusqu'au moment du « cessez-le-feu », Jacques Andrieux, connu dans la Chasse française et anglaise sous le prénom de « Jaco », ne mollira pas un seul instant.
    Ces heures chaudes, ces peines, ces souffrances, ces pages exemplaires, où la mort tient tant de place, il était nécessaire qu'elles fussent connues.

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  • André Leducq fut, incontestablement, le plus grand champion cycliste français des quinze années qui précédèrent la seconde guerre mondiale. Sa carrière se révéla aussi brillante chez les amateurs (champion du monde, trois fois champion de France, toutes les classiques de sa catégorie), que parmi les professionnels (deux Tours de France victorieux, Paris-Roubaix, Paris-Tours, Paris-Le Havre, challenge Yellow, etc.). Et il ne fallut rien moins qu'Eddy Merckx pour lui ravir le record des succès d'étapes (vingt-cinq) dans le Tour de France, record qui avait ainsi résisté... trente-six ans. Mais André Leducq fut, davantage encore, qu'un très grand champion. À l'égal d'un Carpentier, d'un Ladoumègue, d'un Borotra, il marqua, de façon quasi légendaire, un grand moment du sport français, grâce à sa personnalité hors série, et à son immense popularité. En effet, plus que tout autre de ses compagnons de route et de piste, celui qu'on avait surnommé le joyeux Dédé savait plaire aux foules par la générosité de son tempérament, la lumière de son sourire, le pittoresque faubourien de son verbe. Dans cette autobiographie, préfacée par Michel Droit, et à laquelle a collaboré l'excellent journaliste Roger Bastide, ce n'est pas seulement sa carrière sportive que nous conte André Leducq. Il ne se borne pas à nous décrire le monde, parfois surprenant, des grandes compétitions cyclistes d'alors, où ces merveilleux fous pédalant du Tour de France prenaient souvent le départ d'une étape dans la nuit, grimpaient les cols sans dérailleur et, par des rampes caillouteuses, réparaient eux-mêmes leurs accidents de route. Mais c'est également un témoignage capital qu'André Leducq nous apporte sur une époque où l'on voit apparaître, à travers la vie d'un champion adulé des foules, toutes sortes de personnages qui ont, comme lui, illustré leur temps et restent dans les mémoires. Il y a, dans Une fleur au guidon, une vérité et un ton qui en font beaucoup plus que le simple récit d'une ancienne gloire sportive se penchant sur son passé. Oui, il s'agit vraiment d'un livre.

  • 1963, la rébellion couve en Kabylie, les troupes françaises continuent à embarquer laissant intactes les installations réalisées au cours des temps. Cette rébellion, attisée par un Commando Noir, noir comme intoxication, éclatera la même année, le jour de la Saint-Michel, patron des parachutistes. Roman d'action, dont les acteurs sont des anciens des Commandos qui, avant l'abandon tenaient l'ancien royaume d'Amirouche d'abord, et ensuite de Mohan ou El Hadj son successeur. Anciens rebelles eux-mêmes, ils sont menés par un capitaine, ancien détenu politique, connaissant aussi bien qu'eux les méandres de la forêt, du djebel et des alliances familiales. Quels cheminements fera-t-il prendre à ces hommes aussi amoureux que lui de ce pays, c'est au lecteur de les découvrir à travers ces pages, truffées de choses dures à lire, peut-être, mais souvent véridiques.

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  • Ils sont tous là, tous les rois et toutes les reines de la télé, avec leurs secrets, leurs ambitions, les espoirs déçus et les rêves de revanche, révélés par un de ceux qui les a le mieux connus, devant et derrière la caméra, sous les feux des projecteurs mais aussi dans l'intimité, à l'heure des confidences. Prodigieuse parade que celle du Tout-Télé. De Chancel se posant en descendant de Gaston Phébus, vicomte de Béarn, à Pivot, débutant dans la chronique financière. De Desgraupes piquant Cinq colonnes à la une à Frédéric Rossif, à Sabbagh assistant à travers l'interstice d'une baraque de jardinier à l'exécution de Laval. [...] De De Gaulle à Mitterrand, vous contemplerez plus de vingt ans de télé mordante, sarcastique, percutante, impertinente. 39 grands du petit écran et des centaines d'autres figures connues, aimées ou honnies, peuplent cette fresque trépidante, d'où bonne humeur, sourire et même un brin de tendresse ne sont pas exclus. Vous saurez que, sur le pont des Arts, Catherine Langeais, alors jeune fille, rompit ses fiançailles avec un garçon de grand avenir qui s'appelait François Mitterrand, et comment une des idoles de la télé, Anne-Marie Peysson, brisée par la mort tragique de son mari, repartit à zéro pour survivre. Ces mille et une histoires dures, incisives ou poignantes sont révélées ici par André Halphen, 50 ans, l'un des meilleurs spécialistes de la télévision depuis plus de vingt ans, comme chroniqueur et chef de service à Paris-Presse et au Nouveau Candide, puis en qualité de directeur de la rédaction de Télé-Poche (deux millions d'exemplaires vendus chaque semaine). Ses portraits sont ceux d'un Saint-Simon du petit écran, posant un regard de professionnel perspicace et amusé sur cette énorme machine à débiter du rêve et de la culture.....

  • Les huit membres tentaculaires de la Mafia, pieuvre insaisissable au visage encore inconnu, jusqu'à cet ouvrage unique, aux révélations stupéfiantes. Le monstre est disséqué de main de maître, pour la première fois, jusqu'à ses organes vitaux les plus secrets. Grands criminels de paix, ses chefs manipulateurs étendent, chaque jour plus dangereusement, un pouvoir occulte sur le monde menacé par leur conquête de l'argent à tout prix et par tous les moyens avec, trop souvent, l'effarante complicité de personnages célèbres à la démesure d'une époque corrompue. À leur tableau de chasse historique, les noms du président Kennedy, de son frère Robert, de Marilyn Monroe, de quelques autres. La liquidation de grands seigneurs du crime devenus gênants : Bugsy Siegel, Phil Mangano, Willie Moretti, Longy Zwillman, Albert Anastasia. Capable de tout, Octopus jette de l'encre sur la C.I.A. pour mieux noircir son propos, et décide de sacrifier sa tête. Et c'est l'assassinat de Lucky Luciano, jamais divulgué jusqu'alors, par un contractuel hors du commun. On l'appelle Blitz Torpedo. Il est Français, vivant et... milliardaire. L'auteur pourrait l'avoir rencontré...

  • Dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, le nom de Dieppe restera, pour toujours, associé à la sanglante aventure au cours de laquelle les commandos britaniques et les bataillons de la 2e division canadienne vinrent, le 19 août 1942, arroser de leur sang le pied de la falaise normande, et les abords d'un port puissamment défendu. Trois bataillons canadiens, un commando des Royal Marines, essayèrent vainement de franchir la plage de Dieppe, sur laquelle les tanks restaient figés dans les galets. Sur les plages voisines, sauf à Varengeville, il en fut de même et, pour finir, les assaillants durent se retirer en abandonnant à l'ennemi plus de douze cents morts et le double de prisonniers. Coûteux échec ? Victoire inutilement offerte à la propagande ennemie ? Expérience nécessaire ? Affaire politique destinée à montrer aux alliés russes les difficultés de l'établissement d'un second front ?... On a tout dit de l'opération Jubilée et tout pouvait en être dit, car aucune explication officielle n'est vraiment tout à fait satisfaisante. Afin de mieux poser le problème, Jacques Mordal s'est efforcé, non seulement de retracer le déroulement des combats de Dieppe, au vu de toutes les sources accessibles dans un camp comme dans l'autre, au vu de tous les témoignages inédits qu'il a pu recueillir, mais aussi de replacer l'événement dans son cadre, en recherchant tous les éléments du problème stratégique et politique, tel qu'il se posait aux Alliés à l'été 1942.

  • Bel-Ami, c'est moi ! Guy de Maupassant aimait à répéter cette phrase. N'avait-il pas dédicacé ainsi l'un des exemplaires de son livre À Mme B... hommage de Bel-Ami lui-même. Mais, comme beaucoup de romanciers, il a négligé d'écrire le plus complet, le plus bouleversant peut-être de ses romans : celui qu'il aurait composé en racontant sa propre histoire. Sa jeunesse à Étretat, où il a passé les meilleurs jours de sa vie, ses débuts à Paris, employé de ministère la semaine, canotier des bords de Seine le dimanche. Puis, son étonnante ascension. Boule de Suif, qui le rend célèbre d'un seul coup, Une Vie, son premier roman et, enfin, ce Bel-Ami qui lui apporte la gloire. Et puis, tous ses amis : Flaubert, Zola, Huysmans, Paul Bourget, Alexandre Dumas fils. Et les femmes, toutes les femmes qu'il a connues et aimées. Prostituées, petites-bourgeoises ou mondaines. Et sa fin, sa fin tragique à quarante-deux ans. Bel-Ami, c'est moi !, c'est une ronde de jolies femmes impudiques, autour d'un séducteur à la moustache câline, les chiffonnages fous dans les garçonnières de la rue de Constantinople, les soupers dans les cabinets particuliers du Café Anglais, les soirs d'été lourds à la terrasse de Tortoni, les mains qui s'étreignent dans la douceur d'un fiacre. Le plaisir de vivre en 1885. Paris qui valse sur un air d'Olivier Métra.

  • Regardez ces deux visages.
    A gauche, un homme en négatif.
    A droite, une femme en positif.
    Eh bien, il s'agit d'une seule et même personne, car Sylvain Dullak médecin est devenu Sylviane Dullak femme-médecin ! Ce récit extraordinaire, au sens d'Edgar Poe, est aussi la tragédie d'un être qui souffre, désespère et cherche par tous les moyens à sortir de la prison de ce corps d'homme dans lequel il est enfermé. Car Sylvain est une femme avec un corps d'homme qui veut devenir ce qu'il a toujours été : ELLE...
    Beaucoup d'entre nous peuvent avoir sur ce sujet tabou de la transsexualité, comme sur celui de l'inceste, une réaction de rejet. Ce ne peut être le cas avec ce récit exemplaire, sincère, écrit non seulement par l'acteur de cette grande mutation, mais aussi par le médecin et psychologue spectateur, qui regarde de haut l'expérience qu'il est en train de vivre.

    Récit haletant de la nausée d'une femme née homme, description hallucinante d'une auto-opération, saut dans l'inconnu, naissance d'une femme sur les dépouilles d'un corps masculin rejeté. Vous suivrez de part en part ce voyage au bout de la nuit vers une nouvelle naissance, une sorte d'étrange résurrection...
    Ce livre choc est un ouvrage profondément humain et destiné à tous ceux qui veulent approfondir notre condition. N'oublions pas que la médecine d'aujourd'hui nous enseigne que tout être possède à la fois des hormones mâles et femelles, et que, par conséquent, l'autre existe toujours en chacun de nous.

  • Au cours de sa longue et multiple carrière d'écrivain, d'auteur dramatique, de journaliste, de cinéaste, d'animateur télé, Jacques Chabannes a rencontré de nombreuses personnalités. Il veut, aujourd'hui, nous faire partager le plaisir qui a été le sien. Il veut aussi témoigner, pour que la parole, toujours éphémère, demeure dans les mémoires. Entre tous ceux qu'il a connus ou simplement croisés, Jacques Chabannes a fait un choix et nous raconte, tantôt une longue amitié, tantôt seulement un mot qui fera sourire ou réfléchir un instant. De Marcel Achard à Jean Zay, hommes politiques (Aristide Briand, Vincent Auriol, Édouard Herriot, Albert Lebrun, Philippe Pétain, Mussolini, Charles de Gaulle), gens de lettres ou de spectacle (Tristan Bernard, Roland Dorgelès, André Maurois, Marcel Pagnol, Marcel Proust, Sarah Bernhardt, Michel Simon, Aristide Bruant, Fernandel, les Guitry, entre autres) défilent sous nos yeux, en une suite de portraits brefs, incisifs, souvent amusants, toujours émouvants.

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