FeniXX réédition numérique (Silex)

  • "Mandela mort et vif / une gorge grand soleil / que le silence verrouille." Cet ouvrage est un recueil de deux longs poèmes traitant de l'apartheid en Afrique du Sud.

  • À l'exception des récits traditionnels, l'emprise fantastique de la sorcellerie a souvent été évoquée de façon parcellaire dans les littératures africaines. En décrivant un univers hanté et animé par une inaltérable soumission à des pratiques occultes, Ntyugwetondo Rawiri délimite une aire au sein de laquelle le démoniaque règne avec brutalité. Blessés, traqués et affligés, les personnages se mettent à délirer et s'abandonnent au pouvoir de la mort. En revenant dans son pays natal, Igowo retrouve des êtres à qui il sera uni pour le meilleur et pour le pire. Il découvre l'amour, la joie, le bonheur. Mais des individus doués de pouvoirs maléfiques rôdent autour de sa famille. Ntyugwetondo Rawiri s'efforce d'établir des correspondances entre des situations extrêmes, des personnages touchants et des investissements conscients et inconscients. Elonga est un roman dont il faut admirer la retenue et l'originalité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La distance entre l'enfance et la sénilité, entre la vie et la mort, se mesure à l'intensité du regard. Et non sur les graphiques des courbes ascendantes des métallurgies, ni les tonnages des industries capitalisables. Mais si le destin vous installe sur une terre rouge de votre sang ? Une terre dont les sédiments alluvionnaires n'engendrent que des ressources minières, ce diamant plus important que les enfants qui meurent de faim et de solitude amère ? Ce récit d'une sincérité poignante, retrace l'itinéraire d'une expérience, dans une région marquée par la « théorie » du diamant industriel. Et peut-être, dans la découverte de « la malédiction », l'exorcisme du sort, aboli par le zéro absolu de la passion et de la souffrance. Le « scandale géologique brut et brutal » serait alors un scandale psychologique et historique. Les poèmes réunis dans le recueil « Khedidja » sont nés à Annaba, entre l'estuaire et la baie des caroubiers, au détour de la corniche encombrée de paquebots et les eaux de la Seybouse enlisée. Un long itinéraire de l'exil et de la solitude, aux confins des oueds ensablés, des terres endormies dans la vallée des oliviers. Annaba - Bône - Hippone, le regard de Khedidja dans la ferveur de l'oraison. Une prière pour la paix, une incantation pour la liberté.

  • En mars 1987, les débats politico-culturels organisés au Cameroun s'enrichissaient d'un concept paradoxalement inexact et sans consistance, le concept « ethnofascisme ». Son créateur prétendait caractériser, par le biais de ce terme, « la volonté de puissance d'une ethnie, ou l'expression de son choix hégémonique ». Une table ronde au cours de laquelle divers intervenants statuaient sur le passé et le devenir de la littérature politique au Cameroun allait dégénérer en une vaste et odieuse intrigue que le président Paul Biya assimilera lui-même à des « dérapages policiers », à des « bavures ». David Ndachi Tagne retrace fidèlement et sûrement les étapes d'un « roman » dont il a été l'une des victimes involontaires et innocentes. Incident ou simple et banale histoire, l'aventure dont les moments sont ici évoqués reflète et réfléchit un contexte politique singulier dont les maîtres-mots sont la démocratisation, la libéralisation, l'unité nationale. Le voeu de l'auteur ? Que les uns et les autres dépassent les intrigues et les suspicions mesquines et mortifères, et ne s'installent pas allègrement dans une quadrature du cercle. Il faut, une fois pour toutes, s'atteler à une tâche contraignante mais exaltante et grandiose : la construction nationale.

  • L'Afrique d'aujourd'hui depuis sa colonisation n'a pas de personnalité propre, fiable puisqu'elle ne présente aux yeux du Monde que des positions hybrides, déformées de ses réalités. Sur la scène internationale, elle est beaucoup plus objet que sujet déterminé à marquer son empreinte indélébile sur la société internationale. L'étude des mécanismes de fonctionnement de la Démocratie chez les Bavoungous du Gabon avant l'occupation coloniale du Continent noir a l'avantage de présenter la vraie face de l'Afrique car c'est d'elle qu'il faut partir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les poèmes de Kpatcha Alou parlent de ténèbres et de lumière, de haine et de fraternité. Ils opposent constamment les ombres de la souffrance et de la rage et le soleil de l'Amour, seul capable de cicatriser les plaies. Ils nous disent aussi la « Peine » du poète qui, par sa parole, « tente de soulever les amulettes/des environs, Mais... » ce « gardien de l'Amitié a... perdu la clé de la lumière/et la Nuit coupe les souffles ». Son cri alarmé que pourtant sous-tend l'espérance, n'est donc plus qu'un appel, une pathétique prière.

  • Une expérience riche et intéressante, un regard dense porté sur la présence européenne en Afrique. Pour Frédéric commence une aventure aux allures d'apocalypse. La découverte de sa petitesse, que d'autres « coopérants » transforment allègrement en un complexe de « seigneurs », apparaît ici dans sa brutalité. Et pourtant, l'espoir demeure. Non seulement par des pistes secrètes et mystérieuses qui mènent au coeur des contradictions, mais par cela même qui a produit une « engeance » d'immigrés occidentaux : la déférence envers des systèmes politiques répressifs. Un cri aussi, un message pour un autre univers.

  • En découvrant les grandes lignes de la biographie de Laureine Valtis, on est d'emblée frappé par la multiplicité des regards et des écoutes qui projettent, avec un égal bonheur, dans le poétique, une somme considérable d'intérêts, de tendresses, de soifs, d'offrandes, à l'image même de la diversité des expériences vécues, au cours de son itinéraire personnel (médecine, musique, voltige aérienne, errances ou explorations africaines, etc.), par cette poétesse indiscutablement hors du commun, étrange pour tout dire et fascinante. Laureine VALTIS explore, scrute, et célèbre l'infinie pluralité de la vie ; elle jalonne d'oeuvres différentes et complémentaires les déploiements d'une philosophie plurivoque - de disponibilité et de ferveur surtout - déclenchée et stimulée, par la « Soif d'espace et d'amour » qu'elle proclame. Les poèmes de « Chante Sahel » n'appellent sans doute pas une lecture massive, boulimique, ou, à l'inverse, extatique. Ils requièrent ce temps de la familiarité, de la familiarisation, ce rythme de la tendresse à conquérir, auxquels les enfants ne seront certainement pas indifférents et, nous le pensons, les adultes non plus.

  • Dans « Poèmes pour l'Angola », Frédéric Paceré Titinga questionne et sonde l'existence pour lui donner un sens. Il dit le plus amplement possible la terre d'Afrique. Ce qui caractérise ce poète, c'est la qualité de sa vision et la densité des images de sa poésie. Un poète de l'exigence, qui annonce et assure la rencontre de l'homme avec lui-même.

  • « Sauver de l'oubli une partie de notre riche patrimoine ». Le patrimoine en question concerne le foisonnement historique de l'imposant empire du Mali dont les étapes successives, depuis en gros le XIe siècle, constituent le tissu culturel de l'actuel Mali. Et le Khasso, dont il est question dans ce récit, est une des étapes marquantes du long processus historique malien. Le récit découpe dans ce long processus, une tranche précise qu'il inscrit dans un contexte social et sociologique déterminé. Il se déroule en quatre parties inégales : les trois premières sont consacrées au personnage principal Mèya, qui donne son nom au titre du récit lui-même. Tandis que la quatrième partie décrit plus spécifiquement des pratiques à l'origine du tissu culturel même des habitants du Khasso. Mèya Koité, dite Diali Mèya est la fille de Diali-Moussa, le doyen des griots. Au cours d'une des cérémonies consacrées à la gloire du Roi Dioukha-Sambala, elle fait la connaissance de Séran Kanouté, batteur de tam-tam, originaire d'un pays voisin. L'attraction est consécutive à un coup de foudre. Du coup, « l'amour, cette passion indomptable, s'empare aussitôt des coeurs ». Par ailleurs, l'attraction est décrite comme provoquée par une sorte de fatalité : en effet, il s'agit de deux individus « excellents », dans le sens qu'ils excellent chacun dans sa spécialité et dans sa spécificité. Mèya « excelle » dans la beauté, alors que Séran « excelle » dans l'art du tam-tam. Comme si la pureté du son que dégage le tam-tam épousait, par « excellence » la pureté des traits physiques du corps. En même temps, la rencontre est inscrite dans un contexte social et quotidien où est restituée toute l'épaisseur du vécu des gens du Khasso. Progressivement, on voit comment le contexte dicte à Seran la conduite à adopter lorsqu'il s'agira de demander la main de Mèya. Le mariage se fera suivant les pratiques du Khasso. Et l'auteur nous dit tout sur la vie conjugale des nouveaux mariés. Mais bientôt l'armée d'El Hadj Oumar, en digne successeur des grands conquérants du XVIe siècle malien, attaque Médine et craignant la réduction à l'esclavage, Séran s'enfuit et abandonne sa femme Mèya qui par patriotisme soutenait les siens contre l'envahisseur. Trop courageuse pour sombrer dans le désespoir après la fuite de son mari, acte inscrit dans la fatalité de leur rencontre, elle constitue en « amazones » un groupe de jeunes filles qu'elle mène au combat et aux tâches ménagères pendant le siège. Blessée au front (c'est-à-dire sur le champ de bataille) elle est sauvée par Aliou son cousin, qu'elle finira par épouser en secondes noces. On assiste alors à la libération de Médine, suivie d'une période de bonheur pour les nouveaux mariés. Une fois le calme revenu, les habitants de Khasso peuvent à présent vivre au quotidien en s'adonnant à leurs pratiques usuelles concernant notamment le rituel des circoncisions qui apparaît comme une des pratiques essentielles du patrimoine culturel du Khasso.

  • Y-a-t-il une chance sur dix mille que les mêmes personnes se retrouvent dans le métro, à la même heure, plusieurs jours de suite ? Statistiquement, non. Selon le calcul des probabilités, non plus. Mais quand l'amour s'en mêle, il n'y a plus rien qui tienne, à commencer par les statistiques et les probabilités. Il est le maître du hasard et des destins. Mais il déjoue les plans trop bien conçus et fait triompher des projets qui n'existaient pas.

  • Elerius Edet John interroge, dans ce volume, l'une des pensées les plus marquantes du siècle des Lumières. Il s'efforce de redessiner l'espace au sein duquel le discours voltairien vit le jour. Comment Voltaire concevait-il les rapports de l'Église et de l'État ? Que disait-il à propos de l'Angleterre ? Quelle était sa conception de la littérature ? Quelles remarques proféra-t-il à propos des arts ? Tentant de faire le bilan de l'histoire de l'humanité, divers penseurs du siècle des Lumières ont alimenté les utopies politiques les plus surprenantes. Le rêve d'un monde meilleur pouvait-il être promu à partir du discours voltairien ? Polémiste, historien et agitateur, Voltaire a mis en avant ses propos idéaux tout en s'insurgeant contre certaines autorités ecclésiastiques ou politiques. En faisant publier les Lettres philosophiques, il a donné à lire l'un des textes centraux de sa production. Étudiant en détail chaque lettre écrite par Voltaire, recensant les éléments novateurs et les points névralgiques du discours voltairien, Elerius Edet John délimite ici l'horizon en face duquel se débat la pensée moderne.

  • Ce recueil de poèmes rassemble des chants dédiés au « monument humain ». C'est une oeuvre à travers laquelle Jean-Claude Lemoine rappelle et exprime ses affinités avec diverses cultures. La suite des poèmes est l'évocation d'un itinéraire balisé par quelques noms de pays ou de villes. L'espace de la poésie est cerné au fil des voyages, au fil des déplacements du poète. Jean-Claude Lemoine renoue avec l'histoire des lieux qu'il voit ou survole. Il arrive que l'histoire des lieux soit aussi celle des dieux. Ici, le poète retrace les péripéties de la conquête de l'Amérique en usant d'une langue alerte. Là, la présence de l'Afrique se donne à voir à travers le Vaudou haïtien. Ailleurs, Othello de Venise et Osiris d'Égypte ressuscitent, et le poète retrouve les siens et se retrouve lui-même en s'expatriant.

  • Le 11 mars 1987, au cours d'une table ronde à l'Université de Yaoundé sur « La Littérature politique au Cameroun », le philosophe Hubert Mono-Ndjana surprenait et effrayait son auditoire en lui imposant un néologisme : l'ethno-fascisme. Il qualifiait ainsi certains ouvrages politiques dont les auteurs sont tous bamiléké, et considérés par l'orateur comme « les intellectuels organiques de l'ethnie ». « Fascisme qui menace l'État », « technique de mobilisation et finalement tactique pour la conquête du pouvoir », « regroupement autour d'une ethnie pour conquérir le pouvoir », voilà des formules bien inquiétantes, réveillant en nous le souvenir de sombres périodes de l'histoire. Une réflexion s'imposait, qui révèlerait les enjeux politiques, idéologiques, philosophiques d'un tel discours. C'est à quoi se livre ici Sindjoun-Pokam.

  • « A3 » se propose de réunir des textes critiques consacrés aux écrivains de l'Afrique, de l'Amérique noire et des Antilles. Les ouvrages qui paraîtront au rythme de 4 volumes par an seront des études originales traitant d'un auteur, d'une oeuvre ou d'une question. La perspective retenue est avant tout celle de l'essai : « A3 » présentera des informations et, à cet égard, un soin particulier sera donné à la partie documentaire de chaque volume (bibliographie, documents, repères chronologiques, etc.). Mais « A3 » entend aussi poser des questions, ouvrir des pistes, interpeller. S'adressant à tous ceux qui, lecteurs, chercheurs ou curieux, désirent en savoir plus sur ce qui se passe et s'écrit dans le champ littéraire africain, américain et antillais, « A3 » constituera un espace où pourront s'entrecroiser et se confronter des approches critiques, diverses par leurs orientations méthodologiques, mais toujours conçues dans un souci de faire accéder le lecteur à une problématique précise et susceptible de renouveler les points de vue prévalant jusqu'alors.

  • L'objectif de cet ouvrage est de favoriser, à travers des exemples tirés du vécu africain, une mobilisation de l'opinion publique continentale et internationale. Ceux qui luttent pour la défense et la promotion des droits de l'homme en Afrique, pour être efficaces dans leurs actions, devraient avoir comme principale vocation de bloquer le processus de répression ; plutôt que de multiplier les professions de foi sur des violations, contre lesquelles ils n'ont rien pu faire lorsqu'elles se produisaient ; soit par ignorance, soit par inorganisation. Pour cela, il faut favoriser le dialogue entre les pouvoirs publics et les citoyens. En vérité, pour fonder une nouvelle société de tolérance et de libertés en Afrique, il est impératif de modifier les relations actuelles entre gouvernants et gouvernés.

  • Un poème dont on retiendra le foisonnement d'images étranges, insolites voire cruelles : le poète « donne à voir » au gré de ses « fantasmes » et les anaphores dont il use modulent un chant qui va crescendo, emporté par la vague d'un lyrisme débridé pour retomber dans la chute finale là où « commence la brisure ».

  • Jean-François Brierre chante ces « rebelles éternels », ces hommes de lumière, de paix, de lutte et de savoir qui ont tenté ou tentent encore de tracer de nouvelles et plus justes voies dans un monde de douleurs, d'injustice et d'incertitude. Qu'elle célèbre Nelson Mandela, Léon Laleau, Langston Hughes ou Le « Che » un même souffle de ferveur, d'innocence et de liberté monte de cette parole d'exil. « Dire aux grands la dignité des petits », flétrir « l'arrogance gantée de blanc des prédateurs », dérouler l'intolérable « alphabet de la langue universelle des opprimés », autant d'exigences manifestées et accomplies par ce fils de Haïti qui nous dit les rigueurs de l'exil, les affres du déracinement mais exalte aussi les splendeurs de « l'Afrique éternelle ». Digne héritier des Marrons de Saint-Domingue, Brierre affirme haut et clair cette rebellion essentielle, cette indispensable volonté de refus sans lesquelles il n'est pas possible d'assumer dignement cet âpre combat qu'est toute existence. Voix des écartelés, des blessés, des souffrants, de tous ceux qui endurent, subissent et résistent, Brierre est aussi celui dont la parole lumineuse nous préserve du vertige, nous tire hors du gouffre des temps malheureux pour nous dire, à travers la passion de ces hommes, son indéfectible confiance en l'humain, « en la race qui ne meurt pas de ceux qui n'ont ni race, ni couleur et qui portent au front sous toutes les latitudes sous la lèpre de leur abjection, l'étoile rouge de leur destin de libres. »

  • Une guerre larvée et latente se poursuit aujourd'hui sur une île nommée Chypre. Au milieu de la Méditerranée, cette île semble être devenue un repaire où se déroulent des noces de sang. Chypre restera-t-il un terrain condamné à la partition ? Peut-on espérer, au contraire, que le partage permettra d'y améliorer le sort des uns et des autres ? Le déferlement des faits, la condamnation des corps et la terreur des mots intriguent et provoquent Belkacem Amara-Ouali. Le désordre, la dissemblance et la prolifération puis l'exténuation des espoirs suscitent ici, dans une grande tension, l'assurance du phrasé. Les motifs poétiques se succèdent, alternent ou se substituent les uns aux autres dans des séquences où sont évoquées des scènes saisissantes. Ces poèmes sont de véritables élégies. Les sarcasmes de la guerre n'étouffent pas la totalité des désirs et des attentes. L'agonie apparente de l'île n'altère pas nécessairement le prestige de ces désirs et de ces attentes : il arrive parfois que Chypre se mue en « île de trêve » où s'accomplissent les convergences les plus inespérées.

  • « En attendant le verdict » est la clé d'un itinéraire, d'une passion. La passion de la vie. La passion de la parole seule et haute, célébrant une terre immense. Ici, poète et poèmes voyagent jusque dans les racines torrentielles du rêve qui engendre des clairs soleils pour demain - Poésie issue des tréfonds de l'origine, de l'histoire et de la géologie d'un pays vibrant de fraternité, à l'heure où point l'aube d'un jour nouveau. L'écriture de Fernando d'Almeida est pétrie de mots qui s'étincellent et nous plongent dans un horizon à la dimension d'un grand talent.

  • Il s'agit d'un inventaire toujours, recommencé de la douleur d'être dans un monde défait de ses rêves essentiels - dur affrontement entre la mémoire et l'histoire. Le poète, identifié avec son continent écartelé, multiforme, verra-t-il enfin ses blessures cicatrisées ? Il n'y a plus de doute : malgré des millénaires de distorsions, de dispersions, la voix de l'Afrique, avec Georges Tchianga, garde encore son accent de pureté et d'espoir.

  • Il n'y a pas de frontières entre les différents espaces poétiques de Raouf Raissi. Pas d'intitulés qui découpent les textes entre eux. Une poésie qui pourrait être comme le vent informel, si l'on n'y sentait un souffle éclatant de rythme hors rythme qui assure une certaine régularité tonale, en évitant l'écueil d'une cadence trop évidente ; maîtrise de l'image par une rationalisation voulue du langage qui n'altère pas le foisonnement d'une imagination vive ; maîtrise de l'écriture qui permet à l'auteur de ne pas avoir recours aux effets pour donner vie et clarté à ses poèmes.

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