Littérature générale

  • Une Corée ravagée par les guerres, une famille ballottée entre Chinois, Japonais et Mongols. Des aventures de soudards mais aussi de guerrières travesties, et de jeunes filles prêtes à poignarder pour sauver leur honneur...

  • Ces récits nous plongent dans la vie du peuple tout au long de la dynastie Joseon entre le XVe siècle et le XIXe siècle. Ils nous offrent de nombreux portraits d'excentriques, de révoltés, d'ambitieux sans scrupules et de femmes refusant de se sacrifier.

  • Le présent volume offre une remarquable galerie d'héroïnes dont on imagine sans peine à quel point elles pouvaient faire rêver ces femmes confinées dans les règles d'une société confucéenne ne laissant guère de place aux aventures tumultueuses !

  • L'histoire se passe en Chine, sous les Ming. Des nobles coréens sont confrontés à tous les drames du pouvoir : conflits entre époux, épouses et maîtresses, rivalités entre frères, serments et trahisons, jeux d'ambition et luttes politiques. Bref, inscrits dans une morale typiquement confucéenne, se retrouvent les affects fondamentaux de l'être humain, la tristesse et la joie, l'amour et la haine, la bienveillance et la jalousie...

  • Une angoisse de mort et un insoutenable fantasme de meurtre surgissent chez la femme qui vient de donner la vie. Qu'elle se montre trop aimante ou « mauvaise mère », la voici confrontée à l'impensable. S'appuyant sur nombre de cas, Michèle Benhaïm réfléchit sur les multiples aspects pathologiques de la maternité - dépression postnatale, déni de grossesse, maltraitance et même infanticide... - et sur la source inconsciente de l'inquiétude propre à toute mère.

  • Variés et très vivants, les cinq contes qui composent ce recueil sont imprégnés de fantastique, qu'il s'agisse d'un amour avec une femme fantôme, d'un dialogue pied à pied avec le dieu de la Mort, ou d'une fête savoureuse au Palais du Roi Dragon du fond des mers...

  • Un maître qui bat son élève, un brigand qui fouette une femme dénudée attachée à un arbre, la Vierge Marie, tenancière d'auberge... Ne s'autorisant aucune censure, contrairement aux célèbres Frères Grimm, Laura Gonzenbach restitue fidèlement les contes oraux qu'elle collecta durant de nombreuses années auprès de paysannes siciliennes.

  • L'incendie dans la montagne
    CH'A Pom-Sok
    En pleine guerre de Corée, dans un village perdu, ne reste plus que des veuves ou des vierges. Un déserteur, fuyant ses compagnons communistes, s'y réfugie et déchaîne peurs et passions...
    Où et que serons-nous le jour de la rencontre ?
    CH'OE In-Hun
    Cette fable poétique raconte la légende d'Ondal l'idiot, homme des bois devenu général, puis martyr pour l'amour d'une princesse de Koguryo.
    Trente jours de pique-nique
    YI Kun-Sam
    Des notables organisent un pique-nique de charité pour les prisonniers d'un bagne modèle. Mais, après leur naufrage sur une île déserte, la fête tourne au cauchemar : peu à peu, les rôles changent et le pouvoir tombe entre les mains des détenus.

  • De l'Antiquité à nos jours, comment la laideur féminine fut-elle perçue ? Naturelle chez les Pères de l'Eglise, propre aux déviantes de la société à l'époque moderne, et aujourd'hui inexcusable, la disgrâce de la femme est toujours une faute. S'appuyant tout à la fois sur l'histoire, l'anthropologie, la littérature et la peinture, Claudine Sagaert nous offre ici une contribution essentielle à l'histoire des genres.

  • « Dans un village, à côté d'un shtetl, vivait un pauvre Juif avec sa femme et son petit garçon. » Ainsi commence la première histoire de ce recueil de contes collectés en 1931, auprès de Juifs émigrés d'Europe de l'Est, par Yehuda Leyb Cahan. Exclusivement puisés dans la tradition orale, ces récits ne mettent pas en scène des figures bibliques ou pieuses. Pas d'Isaïe, ni de Moïse venant rappeler les miracles de la religion. Pas de chevalier, ni de prince non plus. Non, ici, le héros est pauvre, modeste cordonnier ou humble tailleur, et doit faire face à un monde gouverné par de puissants goyim - empereur, seigneur ou évêque - qui lui sont souvent hostiles. Mais son astuce ou sa bravoure lui permettront de triompher des obstacles, puis d'en être récompensé.
    Ces histoires simples, souvent teintées d'humour, baignant dans un quotidien typique, font revivre tout un monde aujourd'hui disparu. Provenant de Lituanie, de Pologne ou d'Ukraine, elles constituent un semble émouvant et unique car, au-delà des horreurs du siècle, la voix de leurs conteurs nous est heureusement parvenue.

  • Haute couture, joaillerie et horlogerie de prestige, palaces, automobiles d'exception et yachts, le luxe s'exprime par des marques de renom. Dior, Hermès, Cartier, Ferrari..., autant de maisons mondialement connues, autant d'étoiles auxquelles, s'appuyant sur les grands théoriciens de l'imaginaire, Patrick Mathieu et Frédéric Monneyron assignent une vocation précise en germe dans l'inspiration de leur fondateur, vocation qu'elles devront moduler mais préserver tout au long de leur histoire.

  • Le conte russe

    Vladimir Propp

    • Imago
    • 30 Août 2017

    Vladimir Propp développe dans cet ouvrage sa fameuse méthode d'analyse et étudie les modes de transmission orale. Il brosse le portrait de quelques conteurs de renom et entreprend, à l'échelle européenne, une histoire de la collecte et des théories sur le conte. Rendant hommage à Afanassiev, il parfait la distinction entre contes merveilleux, contes d'animaux et contes réalistes, et nous offre une approche critique de la précieuse classification des contes établie jusqu'alors.

  • S'appuyant sur une longue expérience clinique, Tamara Landau analyse la communication mère-foetus à chaque étape de l'attente, mois après mois, et, dans cet ouvrage novateur, se propose de favoriser la venue au monde du nourrisson, mais aussi l'accès de la femme au statut maternel.

  • Le pansori, récit chanté d'origine populaire, né au XVIIIe siècle dans les foires de Corée, patrimoine mondial de l'UNESCO, est-il toujours aussi « intangible » à l'âge de la globalisation ?
    Ce recueil d'articles fait le point sur un art qui demeure très vivant, et dont la transmission ne s'est jamais interrompue. De nos jours, le pansori part à la rencontre de publics nouveaux, étrangers (en particulier en France), occidentalisés (avec les versions opératiques, changgeuk, confrontées aux plus grands metteurs en scène internationaux), ou rajeunis (avec des pansoris de création qui s'inscrivent dans la vie de la cité). Il connaît ainsi de nombreuses mutations.
    Les meilleurs spécialistes nous font partager leur savoir, mais aussi leur engagement et leur passion pour ce genre dont les questionnements croisent ceux de l'ethno-scénologie autant que ceux du théâtre et de l'opéra contemporains.

  • Elle était une fée au Paradis des Immortels, il était le favori de l'Empereur du Ciel : coupables de s'être aimés, ils sont condamnés à renaître sous la forme d'humains, chacun dans une famille, sans mémoire du passé...

  • à qui mieux mieux

    Sok-Ze Song

    • Imago
    • 14 Juin 2013

    C'est un village « traditionnel » en fibrociment abandonné par une équipe de télévision dans un cadre sauvage, entre rivière et montagne.
    Une bande d'éclopés de la vie unis par le hasard vont devoir y défendre leur peau contre des gangsters en goguette, mais la nature jouera le premier rôle dans cette guerre picrocholine.

  • écrits de sang

    Yi Sang

    • Imago
    • 25 Octobre 2011

    Yi sang (1910-1937) est considéré comme le Rimbaud coréen pour la fulgurance de sa vie et la flamboyance de son écriture. Emblème d'une modernité météorique, frère inconnu de Kafka, tuberculeux comme lui, il invente un nouveau souffle pour résister à l'absurdité du monde moderne et trouver sa place dans une vie dont il n'a pas « passé le permis ». Ces Écrits de sang sont un vrai journal intime de cette lutte, une constellation de proses incisives qui parsèment cinq années d'écriture comme autant de cailloux jetés à l'aventure par ce petit Poucet rêveur, qui ne retrouvera jamais son chemin : arrêté par les colonisateurs japonais, il mourra à tokyo en 1937. Rejeté de son vivant comme avant-gardiste, immoral, décadent, cette icône de la modernité coréenne a tout pour séduire le lecteur occidental d'aujourd'hui, qui sera sensible à cet humour dans le désastre, à cette invention d'un « lointain intérieur » contemporain du premier Michaux, à cette déambulaton de condamné à vivre.

  • La ville grise

    Gil-On Hyun

    • Imago
    • 17 Mai 2013

    Ce roman noir montre le revers de l'industrialisation forcenée poursuivie en Corée par le régime autoritaire des années 80.
    On assiste à la descente aux enfers d'un jeune patron de houillères de province décidé à transformer la ville grise en ville bleue, et dont les illusions réformistes vont se fracasser contre le réel.
    De plus en plus solitaire et cabossé, le héros se voit confronté à la collusion entre syndicalistes, policiers et combinards, et au refus populaire d'être sacrifié sur l'autel du Progrès. Hyun Gil-on a vécu cette mutation qui a fait de la Corée la puissance mondiale d'aujourd'hui : il dresse le tombeau de ceux qui furent emportés dans la tempête.

  • Personnage familier venu d'un lointain passé et perpétuant sa vie dans l'imaginaire de nos sociétés, le nain n'en est pas moins méconnu.
    Puisant dans les littératures médiévales, mais aussi dans les contes, les légendes et les mythologies, Claude Lecouteux relève les images, les situations et les usages gravitant autour de cet être singulier. Il met au jour tout un monde de croyances disparues, souvent occultées par l'Église ou simplement englouties par le temps. Empreints d'une forte signification religieuse, loin d'être des supports de fictions ou de superstitions, seraient liés à la fertilité, à la mort et à ce culte des ancêtres dont on connaît l'importance dans notre ancien Occident.
    Fourmillant dans les traditions populaires, lutins et korrigans, follets, kobolds et trolls, follets et elfes de toutes sortes, laissent entrevoir comment, en dépit de la culture chrétienne, le paganisme parvint à se maintenir dans les campagnes jusqu'à l'aube de l'ère industrielle.

  • De l'humble marchand de fèves au cruel vizir, du généreux sultan au perfide boutiquier, de la Bédouine ensorcelée à la fille du cheikh déshonorée..., c'est tout le peuple d'Arabie qui s'anime ici avec ses craintes et ses désirs, ses souffrances et ses plaisirs.
    Mais dans cette terre de vastes déserts et de montagnes, le quotidien est souvent troublé par d'inquiétantes présences : djinns et goules, ogresses et animaux qui parlent, éfrits et sorcières, surgissent du monde invisible et interviennent, secourables ou maléfiques, dans le destin de chacun.
    Et la femme, contrairement aux idées reçues, voilée ou non, n'y joue pas
    le moindre des rôles : audacieuse et énergique, protectrice et conseillère
    avisée, elle est souvent l'initiatrice par excellence car «derrière chaque
    homme accompli, dit le conteur, se trouve une femme».
    Issus de la tradition orale, ces contes populaires, tout à la fois cocasses et subtils, émaillés de dictons et d'expressions savoureuses, nous transportent dans des régions contrastées - le Hedjaz, le Najd, la Hassa, l'Asir... - et, du campement nomade au palais royal, nous plongent
    dans une atmosphère digne des Mille et Une Nuits.

  • Le roi dragon du fond des mers a trop bu, et va mourir si la fidèle tortue ne se rend pas dans le monde des hommes lui rapporter le foie d'un lapin. Comment la tortue reconnaîtra-t-elle un lapin et le convaincra-t-elle de descendre au fond des mers, quelles ruses le lapin inventera-t-il pour échapper à tous les pièges ? Vous le saurez en vous plongeant avec délice dans cette histoire intemporelle, venue des tréfonds de l'Asie, réinventée en Corée au XVIIIe siècle, et toujours bien vivante aujourd'hui.

  • Nombre d'écrivains associent plusieurs langues dans leur poétique,
    passant de l'une à l'autre ou cachant l'une sous le masque de l'autre.
    Parmi ces funambules du verbe, Patrick Chamoiseau - figure
    majeure du mouvement de la Créolité - puise dans la confrontation
    du français et du créole la source vive de son inspiration. Romans et
    essais du grand auteur antillais l'attestent : les langues ne sont pas
    neutres, car elles suscitent et cristallisent de multiples images.
    Ainsi comment concilier le créole, hanté par la souffrance de l'esclavage,
    et l'orgueilleux français promu par l'école d'une République
    lointaine ? Lourds de représentations, les idiomes se livrent une
    guerre incessante, chacun affirmant subtilement son « génie » par
    l'exclusion de l'autre.
    S'appuyant sur une lecture approfondie de Chamoiseau, Noémie
    Auzas met au jour les imaginaires traversant toute langue, et pourtant
    négligés par la critique. Et, au-delà des tensions linguistiques, sa
    réflexion donne alors à entendre la diversité polyphonique des voix de
    Babel.
    Née en 1980, Noémie Auzas est agrégée de lettres
    modernes et doctoresse en lettres. Elle est l'auteur de
    nombreux articles sur la littérature francophone
    et a déjà publié Tierno Monenembo, Une écriture
    de l'instable (2004).

  • La belle Lee Jaram était déjà à vingt ans une des étoiles montantes du p'ansori, cet « opéra rauque » qui a traversé les siècles en préservant de maître à disciple toutes ses traditions. A trente ans, elle est une star populaire pour avoir osé bousculer les codes en créant un p'ansori moderne, qui plus est d'après une pièce de Brecht, auteur longtemps interdit en Corée du Sud. Provocation ou renouvellement d'un genre toujours fécond ? Lee Jaram renoue avec les sources, en transposant le texte dans un Sichuan séoulien tout à fait contemporain.

  • La vie et l'aventure théâtrale de Jacques Copeau.
    S'appuyant sur ses journaux et carnets, ainsi que sur son abondante correspondance, en particulier avec Gide et Martin du Gard, Marc Sorlot brosse le portrait d'un homme pétri de paradoxes - intransigeant, soucieux de sa liberté, insatiable séducteur mais austère catholique dans les dernières années... - et retrace avec brio les étapes d'un étonnant parcours intellectuel et artistique.
    « Dans l'histoire du théâtre français, il y a deux périodes : avant et après Copeau », disait Albert Camus, rendant ainsi hommage à cette personnalité hors du commun, initiatrice d'une véritable révolution dramatique.

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