Littérature générale

  • Les luttes féministes et les luttes pour l'abolition du système pénal et de la prison sont souvent présentées comme antagonistes. Le présent ouvrage vise à délier ce noeud en explorant les formes de protection que les femmes peuvent (ou non) attendre du système pénal et en mettant en lumière les manières dont celui-ci affecte leur existence, qu'elles soient incarcérées ou qu'elles aient des proches en prison.

    Le système pénal protège-t-il les femmes ? Que fait-il aux femmes qui y sont confrontées ? Faut-il inscrire les luttes féministes sur le terrain du droit ? En répondant à ces questions, Gwenola Ricordeau dénonce la faiblesse de la proposition politique des courants féministes qui promeuvent des réponses pénales aux violences contre les femmes. Critique du « féminisme carcéral », elle plaide pour des formes d'autonomisation du système pénal.

  • Recueil de textes de Jean-François Nadeau. Avant propos: « Certains des textes publiés ici sondent les servitudes de notre monde barbelé d'angoisses, un monde où l'appétit pour la ­guerre sous toutes ses formes me semble de plus en plus grand. D'autres s'attachent à exprimer mon estime pour quelques figures particulières, qui ont contribué à la prise de conscience qu'un autre monde reste non seulement souhaitable, mais ­possible.»

  • Petit manuel critique en cinq étapes, qui propose une critique progressive de la logique qui anime l'univers médiatique. Dans un esprit de vulgarisation et de synthèse, Simon Tremblay-Pepin mobilise à chaque palier un appareil théorique différent (notamment ceux de Chomsky et Herman, Bourdieu, Gramsci, Freitag).

  • On entend souvent que malgré notre bonne volonté, nous n'avons plus les moyens de faire fonctionner notre système de santé public. Il coûte trop cher. Mais pour le Dr Vadeboncoeur, c'est un préjugé qui résulte d'une équation mal posée : si notre priorité est effectivement de soigner le mieux possible l'ensemble de la population, le système public est le plus efficace et le moins coûteux. À ce compte, nous n'avons pas les moyens de nous en priver.

  • La correspondance entre Jean-Marc Piotte et Pierre Vadeboncoeur couvre une décennie, celle des années 1960, sans doute la plus effervescente du Québec contemporain. Caractérisée à la fois par les grandes réformes de la Révolution tranquille et la montée de l'indépendantisme, elle scande le moment fort d'une amitié nouée durant la période qui précède immédiatement la fondation de la revue Parti pris.

  • « Notre époque est accablée par la dictature de l'actionnariat. Il est convenu d'avance qu'il faut se résigner devant les frontières fixées par ceux qui imposent une réalité dogmatique établie à leur seul profit. Cette béatitude entretenue par les chants des sirènes de la consommation se voit présentée comme une précieuse bénédiction. Tout s'est évidé de perspectives humanistes, mais nous sourions. Il ne reste plus guère de nous qu'un sourire suspendu dans l'air du temps, comme celui du chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles, cet animal étrange qui continue de montrer le sien une fois que tout de lui a pourtant disparu. Bien des possibles révoqués demandent aujourd'hui à être totalement réinventés. C'est l'idée qui sous-tend la plupart des textes rassemblés ici. »

  • Journaliste à La Presse, Hugo Meunier s'est infiltré pendant trois mois dans une succursale de Walmart, au nord de Montréal. Pendant sa vie d'« associé », il a tenu un journal dans lequel il a consigné avec humour les anecdotes de son quotidien. Les célèbres cris de ralliement, les clients déchaînés, les palettes qui s'écroulent, les absurdes séances de formation, il décrit avec un remarquable sens du détail tout ce qui ponctue les journées de travail des petits salariés de la plus grande entreprise de commerce de détail de la planète.

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