Olivier (L')

  • Né en 1938, Raymond Carver a été l'un des écrivains américains les plus importants de son siècle, et a été d'une influence considérable sur plusieurs générations de jeunes écrivains. Son genre de prédilection, auquel il a donné toute son ampleur est la nouvelle. Ces récits d'une simplicité déconcertante sont une radiographie de la vie moderne: des personnages persécutés par la médiocrité, écrasés par le poids du quotidien, mais qui, parfois, trouvent en eux une injonction à s'éveiller, une force qu'ils ne soupçonnaient pas.
    Entre 2010 et 2015, les Éditions de l'Olivier ont publié les œuvres complètes de Raymond Carver. Les lecteurs français vont pouvoir (re)découvrir ce recueil ayant inspiré le Short Cuts de Robert Altman, et qui est un concentré de la maîtrise et du talent du plus grand nouvelliste américain.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Pierre Carasso, Simone Hilling, Gabrielle Rolin et François Lasquin.

  • Banjo

    Claude Mckay

    Traduction de l'anglais (États-Unis) et postface par Michel Fabre
    Marseille, 1929. Lincoln Agrippa Daily, alias Banjo (comme l'instrument dont il joue dans les bars), docker occasionnel, est un Noir américain en quête de plaisirs et d'aventures.
    Dans cette ville légendaire pour tous les marins du monde, il déambule, en compagnie d'amis et de connaissances de passage. C'est dans les bas-fonds, les lieux clandestins,
    les rades plus ou moins louches qu'ils rencontrent prostitué(e)s et maquereaux, voyous en tout genre, marins en bordée... et surtout, des musiciens.
    Porté par le blues survolté de Papa Charlie Jackson et son Shake that thing !, Banjo est une plongée dans le fantastique social cher à Mac Orlan, une fresque aux couleurs criardes, une série de tableaux où la misère côtoie le dandysme de la pègre... Un roman-opéra où les cadences du jazz se mêleraient aux airs de Carmen et de Mistinguett.

  • James Salter n'était pas seulement un des grands romanciers américains du vingtième siècle. Tout au long de sa vie, il a écrit de nombreuses nouvelles qui ont fait sa renommée. Last Night réunit l'intégralité de ces textes.
    Que ce soit dans les recueils American Express et Bangkok (l'Olivier, 1995 et 2003) ou dans les quatre nouvelles inédites incluses dans ce volume, on retrouve dans ces formes courtes tout ce qui fait l'univers et le style de Salter : son obsession pour l'amour, l'amitié et l'honneur, le passage du jour à la nuit, de la jeunesse à l'âge adulte, de la vie à la mort, l'appel de la mélancolie et celui du corps des femmes, dans des pages à la sensualité troublante et raffinée.
    " En une phrase, James Salter parvient à suggérer une existence entière. "
    The New York Times
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Rabinovitch, Lisa Rosenbaum et Marc Amfreville.

  • G.

    John Berger

    Fils bâtard d'une aristocrate anglaise et d'un négociant italien, G., le protagoniste de ce roman, est tôt séparé de ses parents. C'est en orphelin qu'il se construit. Plusieurs expériences vont développer en lui une passion pour le corps singulier des femmes, et celui, collectif, des masses en lutte dans l'histoire. Rien en lui d'un séducteur, pourtant ; G. est plutôt laid, et s'il fascine, c'est par la force dérangeante de son regard.
    Épique, G. est traversé par le grondement des révoltes, le souffle des guerres, mais aussi le sillage des premiers héros de l'aviation.
    Intimiste, il reconstruit le monde perdu de l'enfance, explore celui du désir et du sentiment amoureux.
    Matérialiste, il doit beaucoup à Marx, mais surtout à Diderot – le Diderot du Neveu de Rameau – et aux écrivains érotiques du XVIIIe, dont il retourne le propos : avec G., Don Juan ne vient plus asservir les femmes à son désir, mais les libérer.

  • De A à X

    John Berger

    Traduit de l'anglais par Katya Berger Andreadakis
    Xavier est incarcéré dans la cellule n° 73 de la prison de Suse, où il purge une peine de détention à vie pour terrorisme. Aida est l'amante de Xavier. Elle est libre. Elle lui écrit. De A à X est l'ensemble de ces lettres, "miraculeusement " retrouvées par John Berger. Un roman par lettres, donc. Quel genre de roman ? L'amour y est présent à chaque phrase, mais on ne peut dire qu'il en soit le sujet. On pense à un manuel de résistance ou à un traité de guérilla urbaine. Ou à un recueil d'exercices spirituels.
    Avec ce livre, John Berger donne la réplique à son époque. Il le fait à sa manière : précise et elliptique. Précise, parce qu'écrire est un travail qui s'apparente à la soudure, à la réparation d'objets cassés ou au fait de recoudre une plaie par balle. Elliptique, parce que comprenne qui voudra.
    Dès lors, peu importe que cette histoire se déroule à Mexico, à Ramallah, à Kaboul ou ailleurs. Partout où des hommes, des femmes – et même des enfants – résistent à l'oppression, la voix fraternelle de John Berger les accompagne, comme une chanson de marche pour traverser la nuit.

  • " Il m'arrivait souvent de songer que je vivais peut être à la marge de ce pays, à la lisière de sa raison politique et sociale, alors qu'en réalité je me trouvais en son centre, ce cœur brutal et aveugle qui déjà battait en silence pour celui qui allait advenir bien des années plus tard. "
    Un agent immobilier vend des parcelles de la Lune aux particuliers, un homme invente l'autopsie en self-service, des bourreaux racontent les exécutions qu'ils ont pratiquées, un directeur de prison sadique fait vivre ses prisonniers sous la chaleur écrasante du désert...
    Dans les années 1990, Jean-Paul Dubois a sillonné les États-Unis pour le Nouvel Observateur. Sa mission ? Regarder passer la vie dans les commissariats, les hôpitaux, les tribunaux, les églises et les bars. Il en a rapporté ces chroniques, autant de petits romans vrais de l'Amérique – l'Amérique de Trump avant Trump... – qui tracent le portrait d'une société où cohabitent tous les excès, où se répandent toutes les fièvres morales et les tensions raciales. Plus de vingt ans après, elles n'ont rien perdu de leur acuité.
    Édition augmentée d'une préface inédite de l'auteur.

  • Traduit de l'hébreu par Katherine Werchowski
    " Je fais plus israélien que le commun des Israéliens et rien ne me fait plus plaisir que de l'entendre de la bouche d'un Juif. On me dit souvent : "Vous n'avez vraiment pas l'air arabe.' Certains prétendent que c'est du racisme, mais pour moi, c'est un compliment. Comme une victoire. Être juif : n'est-ce pas ce que je voulais ? Après beaucoup d'efforts, le résultat est là. "
    Ce narrateur qui rêve d'être juif est né à Tira, un village de Galilée, dans une famille de combattants palestiniens. Brillant élève, envoyé dans un pensionnat de Jérusalem, il s'emploie à ressembler le plus possible à ses camarades juifs. Les Arabes dansent aussi décrit avec émotion sa vie d'Arabe israélien et ses déchirements identitaires, en mêlant d'une manière virtuose le tragique et le comique.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Dominique Letellier.
    " Ma mère est morte au moment où je suis née, aussi toute ma vie n'y a-t-il jamais rien eu entre moi et l'éternité ; dans mon dos soufflait toujours un vent lugubre et noir. Je ne pouvais pas savoir, au début, que ce serait comme ça. "
    Xuela a grandi dans un village des Caraïbes. Au soir de sa vie, elle revient sans tabous sur son enfance passée dans le deuil d'une mère qu'elle n'a jamais connue, et sur sa vie de femme devenue incapable d'aimer. Les hommes, les colonisateurs, les puissants : ils ont toujours été maîtres de son destin. Xuela les subit, mais en elle brûle l'insoumission.

  • Veronica

    Mary Gaitskill

    Dans les années 80, Alison a connu son heure de gloire comme mannequin à New York. Mais le rêve a tourné court et s'est transformé en ballade de la dépendance. La drogue, l'argent facile et les succès éphémères l'ont détruite.
    Vingt ans plus tard, Alison subsiste à New York en faisant quelques heures de ménage chez un ancien amant. Elle replonge dans le tourbillon de ses souvenirs. L'enfance, les relations avec son père, l'amitié rédemptrice avec l'excentrique Veronica, morte du SIDA... Tout revient, tout s'entremêle. Alison nous entraîne à sa suite dans ce " conte de fées pour adultes " brillant et pervers.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Suzanne V.Mayoux

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Frédérique Pressmann.
    " Certains livres vous marquent de façon si intime, si puissante, qu'on voudrait voir le monde entier s'émerveiller tout en rêvant de les garder encore un peu pour soi tout seul. (...) En tout cas, vous qui n'avez pas encore commencé ce livre, vous avez beaucoup de chance : vous ne le savez pas encore, mais vous venez de gagner une deuxième vie. "
    Florence Aubenas
    Adrian Nicole LeBlanc n'a que 25 ans lorsque son journal l'envoie couvrir le procès de " Boy George ", un jeune trafiquant d'héroïne portoricain du Bronx. Pour mieux comprendre, elle s'immerge dans le ghetto où vit la famille de Boy George. Son enquête durera douze ans.
    Unique en son genre, Les Enfants du Bronx décrit au jour le jour la vie de cette famille qui a adopté la journaliste comme une des leurs. Adrian Nicole LeBlanc raconte tout : la drogue, l'argent, la misère, les amours adolescentes, les mariages, la violence, les enfants nés trop tôt, dans cet extraordinaire reportage semblable à un roman où tout serait vrai.
    Préface inédite de Florence Aubenas.

  • " Si vous faites bien attention où vous mettez les pieds, tout semble aller pour le mieux. Certes, à Londres, l'afflux d'argent planétaire ainsi que le flot d'étudiants et de jeunes travailleurs venus de toute l'Europe ont donné à la ville un aspect plus stylé et plus cosmopolite que jamais. Mais si ces visiteurs franchissaient le cercle de lumière et s'aventuraient vers le Nord, ils découvriraient un autre monde.
    Ce monde est en ruine. "
    À l'envers de l'Angleterre bien propre de Tony Blair, il en existe une autre : sale, pauvre, bruyante, cassée, parfois délirante. C'est l'Angleterre marginale, celle où se mêlent les utopies et les détresses. Nik Cohn y a rencontré les clochards, les exclus, les SDF, les junkies et les prostituées qui forment cette immense " République " où cohabitent tous les accidentés de la vie.
    Édition augmentée d'une postface inédite de l'auteur.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Elisabeth Peellaert.

  • Le Caire, années 1950. L'Égypte de Nasser est en pleine ébullition intellectuelle, et tente de se libérer de l'influence britannique. Ram, le héros des Cigarettes égyptiennes appartient à une jeunesse dorée qui continue, tant bien que mal, de mener la dolce vita dans les bars et les clubs que les Anglais ont laissés derrière eux. Produit d'une bonne éducation, membre d'une riche famille, il manque d'ambition. Sa vie se résume aux jeux qu'il partage avec ses compagnons ; tous ensemble, ils boivent leur héritage.
    Mais ses vrais amis appartiennent à un cercle différent : de jeunes étudiants égyptiens qui se livrent à des activités politiques dangereuses, quand ils ne se perdent pas en débat philosophiques passionnés.
    Partagé entre deux mondes, entre deux aspirations, Ram est à l'image de cette époque désabusée dont Waguih Ghali fait le portrait. Les Cigarettes égyptiennes met en lumière la crise existentielle de toute une génération.

  • Le gardien du port connaît bien Charlesia. Elle passe régulièrement devant sa guérite et scrute l'horizon, dans l'attente vaine d'un bateau qui la ramènera chez elle. Diego Garcia, son île natale, n'est plus qu'un souvenir, celui d'une vie simple, rythmée par la production du coprah, les jeux des enfants, le seraz de poisson-banane et le séga du samedi soir.
    Depuis des années, Charlesia se heurte aux questions que lui pose un jeune homme. Désiré pourrait être son fils. Confronté au mystère de sa naissance, il découvre peu à peu le drame de ses parents, et de son entourage.
    Le Silence des Chagos, basé sur une histoire vraie, est un des rares livres à explorer cette tragédie méconnue : le drame intérieur des Chagossiens, leur déportation et leur existence de déracinés à l'île Maurice, depuis que Diego Garcia est devenue une base militaire américaine à la fin des années 1960.
    Édition augmentée d'une postface inédite de l'auteur.

  • Purple America

    Rick Moody

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Michel Lederer.

    Au fond d'un manoir décrépit du Connecticut, un drame se prépare. Après une longue absence, Hex Raitliffe se rend au chevet de sa mère. Il ne se doute pas qu'affaiblie par la maladie, abandonnée par son mari, elle va lui demander l'impossible. Le temps d'un week-end sur les lieux de son enfance, Hex doit alors régler ses comptes avec le passé.

    Dans ce livre époustouflant de maîtrise, Rick Moody mêle à l'atmosphère du roman gothique l'histoire d'une vie de famille au bord de l'explosion. À sa parution, Purple America fut élu Livre de l'année par le New York Times et le New York Post.

  • Traduit de l'hébreu par Michel Eckhard Elial
    " Et parfois, vous rencontrez quelqu'un pour la première fois et vous sentez instinctivement qu'il est la source du malheur indispensable à votre existence... Et vous êtes lié à cette
    personne comme son ombre. "
    La passion qui unit Rudolf Gurdweil, un écrivain juif sans le sou, et Thea von Takow, une baronne autrichienne désargentée, se transforme après leurs noces en un piège. Thea le trompe, le tourmente, le raille en permanence. Peu importe. Car Gurdweil ne cherche pas à s'évader de cette vie pourtant devenue impossible.
    Dans Vienne où plane l'ombre de la catastrophe à venir, le jeune homme traîne son désarroi et son amertume de café en café. La Vie conjugale relève d'un projet littéraire surprenant : celui d'écrire en hébreu un roman européen comme s'il était traduit de l'allemand. Il est l'unique roman publié du vivant de son auteur.

  • Jernigan

    David Gates

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par François Lasquin.
    " Nous avons fait demi-tour. La neige commençait à recouvrir nos pas. C'est comme la vie, me suis-je dit. Plus on avance, moins on y voit clair. "
    Le 4 juillet, la vie de Peter Jernigan s'est cassée. Il a perdu sa femme Judith. Depuis il ne croit plus en rien, sauf en l'alcool, aux livres et à Star Trek. Quand il se met en couple avec Martha, qui les accueille, lui et son fils ado, dans sa maison, Jernigan pense rentrer dans le droit chemin. Il lui faudra plutôt comprendre ce qu'il désire vraiment.
    Anti-héros d'une Amérique en pleine gueule de bois, celle des années 80, (on pense à Karoo de Steve Tesich), Jernigan, avec ses airs de faux cynique et sa sensibilité, est une voix " drôle et effrayante, une voix qui inspecte les ruines et rend compte de la fin du rêve " (Le Monde).

  • Démonologie

    Rick Moody

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville.

    « Le type qui travaillait de neuf à cinq sous un masque de poulet, c'était moi, même si j'avais fait d'assez longues études en gestion commerciale, même si je présentais plutôt bien et si je ne parlais pas trop mal, même si je venais de ce qu'on appelle une bonne famille. »

    Ils peuplent les fast-foods, les agences d'évènementiel ou le monde de la finance. De l'extérieur, tout va bien pour les héros de Démonologie. En réalité chacun lutte pour garder l'équilibre. Et la chute n'est jamais loin.
    La mort d'une soeur, l'aliénation, un amour impossible, une addiction : comme un vernis qui se craquelle, le quotidien laisse affleurer à sa surface les failles les plus intimes.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Suzanne V. Mayoux.
    Pennsylvanie, hiver 1974. Une petite ville sans histoire. Des coups de feu claquent, étouffés par la neige. Annie Marchand vient d'être abattue en plein jour par son mari. Arthur Parkinson a quatorze ans. Lorsqu'il entend les détonations, son coeur se brise : il sait que l'irrémédiable s'est produit. Annie, qu'il aimait en secret, est partie à jamais. Comme son père, qui décide subitement de quitter la maison familiale.
    Pourquoi Annie a-t-elle été assassinée ? Pourquoi chacun s'acharne-t-il à détruire ce qu'il aime ?
    Quinze ans après, Arthur s'interroge, et démêle peu à peu l'enchevêtrement des fils tissés par le Destin.
    Stewart O'Nan explore une Amérique profonde dont rien ne peut combler le vide spirituel, et porte un regard sensible sur ses tragédies ordinaires.

  • Traduit de l'anglais (États-Unis) par Éric Kahane.
    " Les rideaux s'écartèrent et, au-delà du titre, j'entendis des voix, je vis des visages, et je la vis, elle, le premier renflement des seins apparaissant à la limite de son décolleté. Une fois de plus, je dus crier sous la violence de l'impact, puis je fus de l'autre côté. "
    La vie de Martin Miller, fonctionnaire à la Sécurité sociale, est faite d'ennui et de grisaille. Mais le soir, Martin s'adonne à sa passion, et s'échappe. Au cinéma, il prend place dans le fauteuil rouge et s'offre des scènes torrides avec Sophia Loren, Elizabeth Taylor et Brigitte Bardot. Pas par procuration, non : il passe littéralement de l'autre côté de l'écran.
    Ode à l'amour, au cinéma et au néant, ce livre unique a été publié en 1968 aux États-Unis chez Olympia Press, la maison de Maurice Girodias, éditeur de Joyce, Nabokov et Miller.

  • " J'habite maintenant dans un pays où la terre est maigre et le squelette apparent. L'hiver y est long, l'été sec, les saisons intermédiaires se résumant à quelques jours où tout éclate – c'est le printemps – et s'abolit en noir et blanc – c'est le froid. Quelques paysans réfractaires s'y dessèchent et gèlent sur pied ; moi-même j'y fais le sphinx et la momie. "
    En 1972, Alain Chany (1946-2002) publie son premier roman, L'Ordre de dispersion. Ce texte devient vite le livre-culte d'une génération flouée par l'après-Mai 68 : son héros passe au crible, avec un humour désenchanté, tous les discours d'émancipation politique. L'auteur, lui, se retire dans la ferme
    familiale de Haute-Loire.
    Vingt ans après, il reprend la plume et publie Une sécheresse à Paris, où la célébration lyrique de la nature côtoie l'évocation nostalgique de Paris. Autant de confidences, de vagabondages, d'aphorismes arrachés au silence et à la solitude, qui signalent la résurrection d'un écrivain.
    Outre le texte intégral de L'Ordre de dispersion et d'Une sécheresse à Paris, Vessies et Lanternes comporte un inédit, Le Cirque d'hiver, ainsi qu'une postface de Gérard Guégan.

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