Sciences humaines & sociales

  • Dans la partie aujourd'hui la plus agitée du monde, en Égypte, en Syrie, en Israël, au Liban, en Iran et en Afghanistan, Jean Lartéguy a voulu retrouver, par delà les masques, les mobiles profonds qui agitent les hommes, excitent leurs convoitises et les envoient à la mort. C'est l'or bien sûr, l'or noir et fétide du pétrole, l'or rouge des mines du roi Salomon, l'or vert des pétro-dollars mais c'est surtout Dieu, sous tous les noms, sous toutes les apparences. Allah redevient Osiris en Égypte, et le Christ Baal au Liban. Un président syrien, élevé par le Jésuites, tient son pouvoir d'un vieux de la montagne dont les ancêtres pratiquaient les mêmes rites étranges que les lamas thibétains. En Iran, se trompant de divinité, un ayatollah atrabilaire fait sa révolution au nom de Zarathoustra. Bien plus qu'un reportage Dieu, l'or et le sang est l'étonnant récit d'un périple de l'autre côté du miroir, là où se cache la vérité de l'histoire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Nul n'ignore aujourd'hui l'oeuvre immense de Raymond Cartier, de ce journaliste-historien-essayiste qui n'a cessé de scruter le destin de l'Europe, qui sous ses yeux tentait de se construire. Il a interrogé le présent et le passé proche. Ses oeuvres maîtresses demeurent l'Histoire mondiale de l'après-guerre, La Seconde Guerre mondiale, Le monde entre deux guerres. Cela ne suffisait pas. Il fallait remonter à la source, à l'immense cassure de l'histoire européenne, à ces années 1914-1918 où, l'Europe devenue champ de bataille, la puissance du vieux monde a basculé. Des articles virent le jour, sur les batailles de la Marne, les attaques d'Artois et de Champagne, sur Verdun et la grande offensive de Ludendorff en 1918. Jean-Pierre Cartier, de son côté, avait recueilli une lourde et étrange moisson, il avait interrogé acteurs et témoins survivants, visité les hauts lieux des combats, lu récits, carnets de campagne, mémoires. Il avait vu aussi, un jour d'automne glacé, au sommet du Mort-Homme, les anciens ennemis français et allemands côte à côte, unis par une étrange solidarité. De tout cela, il fallait faire un livre. Pour tout dire, pour ne rien oublier. Pour faire revivre les événements politiques et militaires au jour le jour, mais aussi la vie quotidienne des combattants, leurs peurs, leurs angoisses, leurs grandes et leurs petites misères. Et cela sur tous les fronts, sur terre, sur et sous la mer, dans les airs. Pour comprendre et faire comprendre que cette guerre fut, pour l'Europe naissante, un véritable suicide, non pas une guerre des nations, mais une stupide guerre civile européenne. Ce livre, le voici.

  • 1916, 1917, 1918, ce second volume achève la grande fresque de Raymond et Jean-Pierre Cartier. Lourd d'événements dramatiques, il conduit le lecteur sur tous les fronts : sanglante empoignade de Verdun, bataille de la Somme, hécatombe du Chemin des Dames, foudroyante offensive de Ludendorff, et contre-offensive victorieuse de Foch, tragédie de Caporetto sur le front italien, révolution d'Octobre, combats en Roumanie, à Salonique, en Mésopotamie... ; grandiose affrontement, au Jutland, des monstres cuirassés, sinistre guerre sous-marine, début de l'aviation de combat, drame des mutineries et des procès de l'année 1917... Sous nos yeux, d'antiques dynasties s'écroulent, une nouvelle carte de l'Europe voit le jour, les États-Unis s'emparent de la maîtrise du monde, la Russie devient le foyer révolutionnaire que l'on sait, les grands problèmes de la fin du XXe siècle surgissent du cataclysme - tandis que les puissants de l'époque ne comprennent pas que cette guerre est, pour l'Europe, un suicide et que les combattants sont les victimes du plus grand gaspillage en vies humaines de l'histoire. Il fallait raconter aujourd'hui la guerre de 1914-1918 dans sa globalité, balayer les tabous qui ont, si longtemps, paralysé les historiens, voir la vérité, enfin, sur une guerre qui, en dépit de tout, restera toujours la Grande Guerre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Ils sont tous là, tous les rois et toutes les reines de la télé, avec leurs secrets, leurs ambitions, les espoirs déçus et les rêves de revanche, révélés par un de ceux qui les a le mieux connus, devant et derrière la caméra, sous les feux des projecteurs mais aussi dans l'intimité, à l'heure des confidences. Prodigieuse parade que celle du Tout-Télé. De Chancel se posant en descendant de Gaston Phébus, vicomte de Béarn, à Pivot, débutant dans la chronique financière. De Desgraupes piquant Cinq colonnes à la une à Frédéric Rossif, à Sabbagh assistant à travers l'interstice d'une baraque de jardinier à l'exécution de Laval. [...] De De Gaulle à Mitterrand, vous contemplerez plus de vingt ans de télé mordante, sarcastique, percutante, impertinente. 39 grands du petit écran et des centaines d'autres figures connues, aimées ou honnies, peuplent cette fresque trépidante, d'où bonne humeur, sourire et même un brin de tendresse ne sont pas exclus. Vous saurez que, sur le pont des Arts, Catherine Langeais, alors jeune fille, rompit ses fiançailles avec un garçon de grand avenir qui s'appelait François Mitterrand, et comment une des idoles de la télé, Anne-Marie Peysson, brisée par la mort tragique de son mari, repartit à zéro pour survivre. Ces mille et une histoires dures, incisives ou poignantes sont révélées ici par André Halphen, 50 ans, l'un des meilleurs spécialistes de la télévision depuis plus de vingt ans, comme chroniqueur et chef de service à Paris-Presse et au Nouveau Candide, puis en qualité de directeur de la rédaction de Télé-Poche (deux millions d'exemplaires vendus chaque semaine). Ses portraits sont ceux d'un Saint-Simon du petit écran, posant un regard de professionnel perspicace et amusé sur cette énorme machine à débiter du rêve et de la culture.....

  • Dans l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, le nom de Dieppe restera, pour toujours, associé à la sanglante aventure au cours de laquelle les commandos britaniques et les bataillons de la 2e division canadienne vinrent, le 19 août 1942, arroser de leur sang le pied de la falaise normande, et les abords d'un port puissamment défendu. Trois bataillons canadiens, un commando des Royal Marines, essayèrent vainement de franchir la plage de Dieppe, sur laquelle les tanks restaient figés dans les galets. Sur les plages voisines, sauf à Varengeville, il en fut de même et, pour finir, les assaillants durent se retirer en abandonnant à l'ennemi plus de douze cents morts et le double de prisonniers. Coûteux échec ? Victoire inutilement offerte à la propagande ennemie ? Expérience nécessaire ? Affaire politique destinée à montrer aux alliés russes les difficultés de l'établissement d'un second front ?... On a tout dit de l'opération Jubilée et tout pouvait en être dit, car aucune explication officielle n'est vraiment tout à fait satisfaisante. Afin de mieux poser le problème, Jacques Mordal s'est efforcé, non seulement de retracer le déroulement des combats de Dieppe, au vu de toutes les sources accessibles dans un camp comme dans l'autre, au vu de tous les témoignages inédits qu'il a pu recueillir, mais aussi de replacer l'événement dans son cadre, en recherchant tous les éléments du problème stratégique et politique, tel qu'il se posait aux Alliés à l'été 1942.

  • Bel-Ami, c'est moi ! Guy de Maupassant aimait à répéter cette phrase. N'avait-il pas dédicacé ainsi l'un des exemplaires de son livre À Mme B... hommage de Bel-Ami lui-même. Mais, comme beaucoup de romanciers, il a négligé d'écrire le plus complet, le plus bouleversant peut-être de ses romans : celui qu'il aurait composé en racontant sa propre histoire. Sa jeunesse à Étretat, où il a passé les meilleurs jours de sa vie, ses débuts à Paris, employé de ministère la semaine, canotier des bords de Seine le dimanche. Puis, son étonnante ascension. Boule de Suif, qui le rend célèbre d'un seul coup, Une Vie, son premier roman et, enfin, ce Bel-Ami qui lui apporte la gloire. Et puis, tous ses amis : Flaubert, Zola, Huysmans, Paul Bourget, Alexandre Dumas fils. Et les femmes, toutes les femmes qu'il a connues et aimées. Prostituées, petites-bourgeoises ou mondaines. Et sa fin, sa fin tragique à quarante-deux ans. Bel-Ami, c'est moi !, c'est une ronde de jolies femmes impudiques, autour d'un séducteur à la moustache câline, les chiffonnages fous dans les garçonnières de la rue de Constantinople, les soupers dans les cabinets particuliers du Café Anglais, les soirs d'été lourds à la terrasse de Tortoni, les mains qui s'étreignent dans la douceur d'un fiacre. Le plaisir de vivre en 1885. Paris qui valse sur un air d'Olivier Métra.

  • Regardez ces deux visages.
    A gauche, un homme en négatif.
    A droite, une femme en positif.
    Eh bien, il s'agit d'une seule et même personne, car Sylvain Dullak médecin est devenu Sylviane Dullak femme-médecin ! Ce récit extraordinaire, au sens d'Edgar Poe, est aussi la tragédie d'un être qui souffre, désespère et cherche par tous les moyens à sortir de la prison de ce corps d'homme dans lequel il est enfermé. Car Sylvain est une femme avec un corps d'homme qui veut devenir ce qu'il a toujours été : ELLE...
    Beaucoup d'entre nous peuvent avoir sur ce sujet tabou de la transsexualité, comme sur celui de l'inceste, une réaction de rejet. Ce ne peut être le cas avec ce récit exemplaire, sincère, écrit non seulement par l'acteur de cette grande mutation, mais aussi par le médecin et psychologue spectateur, qui regarde de haut l'expérience qu'il est en train de vivre.

    Récit haletant de la nausée d'une femme née homme, description hallucinante d'une auto-opération, saut dans l'inconnu, naissance d'une femme sur les dépouilles d'un corps masculin rejeté. Vous suivrez de part en part ce voyage au bout de la nuit vers une nouvelle naissance, une sorte d'étrange résurrection...
    Ce livre choc est un ouvrage profondément humain et destiné à tous ceux qui veulent approfondir notre condition. N'oublions pas que la médecine d'aujourd'hui nous enseigne que tout être possède à la fois des hormones mâles et femelles, et que, par conséquent, l'autre existe toujours en chacun de nous.

  • Au cours de sa longue et multiple carrière d'écrivain, d'auteur dramatique, de journaliste, de cinéaste, d'animateur télé, Jacques Chabannes a rencontré de nombreuses personnalités. Il veut, aujourd'hui, nous faire partager le plaisir qui a été le sien. Il veut aussi témoigner, pour que la parole, toujours éphémère, demeure dans les mémoires. Entre tous ceux qu'il a connus ou simplement croisés, Jacques Chabannes a fait un choix et nous raconte, tantôt une longue amitié, tantôt seulement un mot qui fera sourire ou réfléchir un instant. De Marcel Achard à Jean Zay, hommes politiques (Aristide Briand, Vincent Auriol, Édouard Herriot, Albert Lebrun, Philippe Pétain, Mussolini, Charles de Gaulle), gens de lettres ou de spectacle (Tristan Bernard, Roland Dorgelès, André Maurois, Marcel Pagnol, Marcel Proust, Sarah Bernhardt, Michel Simon, Aristide Bruant, Fernandel, les Guitry, entre autres) défilent sous nos yeux, en une suite de portraits brefs, incisifs, souvent amusants, toujours émouvants.

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