FeniXX réédition numérique (Julliard)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Monsieur de Diesbach nous montre ces princes, ces grandes duchesses, livrés à leurs instincts, raffinés et pervers. Toute une galerie de personnages étonnants passe sous notre regard. Chaque fois, Monsieur de Diesbach nous captive par un don d'évocation souligné d'une ironie sans méchanceté ; chaque fois, il nous laisse en suspens sur une moralité secrète. On le lit avec une satisfaction sans cesse renouvelée... Monsieur de Diesbach est tout à la fois un conteur classique français et un fabulateur à la manière d'Hoffmann.

  • Lorsque Cléa Resslingen boit sa première gorgée de cognac, elle a six ans : elle en ressent un bien-être immédiat, une sorte de réconfort. Très vite, l'alcool va devenir pour elle une habitude, une servitude. A douze ans, elle vide les fonds de verre, à seize, elle vole pour se procurer cette « médecine » qui seule la soulage et apaise en elle les vieux démons. C'est que, chez les Resslingen, chacun souffre d'une peine ancienne, inoubliable. Que s'est-il passé il y a plus de vingt ans, par un beau jour d'été, au bord de la rivière ? L'un d'entre eux s'est-il fait l'instrument du destin ? Le malheur a-t-il besoin de prendre appui sur un geste, une parole, pour s'abattre sur nous ? Ou frappe-t-il au hasard, sans préméditation, en aveugle ? Tout le drame des Resslingen tient dans ce questionnement douloureux, obsédant. Inconsolables, prisonniers du souvenir de cette funeste journée qui les a brisés, ils interrogent encore et encore leur mémoire meurtrie...

  • Automne 1802. Huit ans après la mort de son épouse, Agnès, tombée sur l'échafaud, après la séparation avec Marie-Douce, son unique amour, Guillaume Tremaine est tragiquement rattrapé par le passé : Marie-Douce, à l'agonie, le fait appeler en Angleterre pour lui confier Arthur, leur fils illégitime. Les choses n'iront pas sans mal. Le garçon rejette en bloc ce père prodigue, son autorité, sa protection, cette famille qui ne peut voir en lui qu'un intrus. En effet, le paisible Adam, fils cadet de Guillaume, oppose une farouche résistance au nouveau venu. Mais Elisabeth, l'aînée, aussi impétueuse que généreuse, acceptera-t-elle ce demi-frère, cause indirecte du drame de sa mère ? C'est alors qu'arrive Lorna, demi-soeur d'Arthur, éblouissante créature et, dans son sillage, les projets les plus troubles : séduire Guillaume, régner sur sa fortune et semer la discorde aux Treize Vents. Parviendra-t-elle à ses fins ? Le maître des lieux sauvera-t-il sa famille, jusque-là préservée contre tous ? Devra-t-il sacrifier l'amour de sa fille à l'honneur ?...

  • A quoi bon grandir ? Telle est la question que se pose Toni, un enfant dont le seul désir ici-bas semble être l'amour qu'il porte à sa cousine Maï. Ils vivent aux Angéliques, une maison située dans les marais des Sphaignes et comme oubliée des temps. Si Maï est jolie ? Oh oui. La plus jolie pour Toni. L'âme soeur, l'unique. A dix ans elle a déjà des lèvres de femme. Elle est assez froide et secrète pour le hanter à chaque instant. Assez orgueilleuse pour faire de lui, au fil des années, un être solitaire, écorché vif, jaloux, dissimulé. Il finit par inspirer la méfiance à tous. A son ami l'Antillais Julius, un manipulateur de charme. A ses parents. A Maï qu'il veut à lui sans partage. Est-ce l'amour frustré qui tue chez Toni l'innocence et la fantaisie ? Est-ce le clan familial replié sur des maux inavouables et qui craint de voir Toni lui échapper ? Si Maï l'aimait Toni pourrait s'accepter lui-même, accepter les mystères et la honte. Comment savoir avec Maï ? Et si jamais elle préférait Julius ? Drame de la solitude, de la jalousie qui ronge et rend fou, Prends garde au loup met en scène les jeux périlleux de l'amour et du désir. Mais qui joue ? Qui tire les ficelles de la comédie humaine ? Le temps finit par emporter les amours, les espérances. Quant au loup, c'est le mal sans visage à l'affût dans chaque instant. C'est le mal qu'on nous veut, celui que nous sommes.

  • Les secrets de la lumière sont mieux gardés que ceux de la nuit. Jean-Pierre Milovanoff le sait bien, comme il sait aussi découvrir, derrière l'éclat des fêtes mélancoliques et des amours brèves, le drame caché de l'homme qui s'est trompé de destin et qui doit aller jusqu'au bout de la tragédie pour sauver son rêve d'enfant.

  • Gitan, orphelin, fils de prostituée, Valentin est voué à l'errance. Qui voudrait s'embarrasser du Simploque, bon à rien, pas même à mendier ? On aimerait qu'il passe à la trappe, mais la mauvaise herbe est tenace. On croit que le gitan est parti, qu'il est loin déjà, alors qu'il se sera mis d'accord avec son ombre : va faire un tour, moi je reste. On le voudrait plus loin, qu'il déguerpisse, ouste ! On le voudrait mort, fini, cassé, les bras en croix, la langue pendante. Et, même mort, fini, cassé, on l'assassinera encore, et le faire mourir trois fois ne suffira pas. Car le gitan a plus d'un tour dans son sac, vieux traficoteur ! Voleurs de poules et ensorceleurs, on dit tout et son contraire, mais seuls les gitans savent de quoi sont capables les gitans. Capables de tout. Tio égorge les femmes par dépit. Légitimus protège les petits va-nu-pieds qu'il fait travailler sur la décharge. Grâce à Gina, la fille de joie qui lui offre son coeur, Valentin survivra. Né pour donner la parole aux siens, il les sauve en endossant leurs peines et leur cruauté. Ainsi va-t-il, nourrissant la légende et la grandeur des gitans.

  • Dans la nuit étoilée du 5 au 6 juin 1944, Alexandre Renaud, maire de Sainte Mère Eglise, a vu les premiers parachutistes américains sauter sur la terre normande. Dans les heures qui suivirent, il a vécu la libération de son village, maison par maison, verger par verger. De ses. notes, prises au jour le jour, naît une évocation précise et imagée de ces combats qui décidèrent de la réussite du débarquement. Face à la farouche résistance des Allemands, ces soldats d'élite allaient connaître ici, après l'Afrique et la Sicile, des pertes terribles. Cet ouvrage, publié dès 1945, best-seller des années 1945, 1946, 1947 constitue un témoignage exceptionnel, enrichi dans sa nouvelle présentation de nombreuses photos, dont certaines inédites.

  • Joueurs et surtout perdants, assassins, demi-dieux errants, égarés du royaume des cieux, anges et angelots, quasiment étrangers à la communauté civique, les personnages de Jean-Pierre Milovanoff échappent pourtant au statut de victime.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Avant de tenir pour Télérama la chronique littéraire où l'on sait qu'elle excelle, Michèle Gazier a enseigné pendant treize ans. A ce titre, qui pouvait mieux qu'elle dépeindre les désillusions des universitaires placées par les hasards de l'exil au tréfonds de lointaines banlieues où elles ont la charge d'inculquer leur savoir à des adolescents rebelles ? L'angoisse est un état d'esprit. Michèle Gazier incarne la fragilité brûlante de ses héroïnes. Ce livre transperce. Il suggère de bouleversantes images et leur instille, couche après couche, l'acharnement têtu d'une succession de fondus enchaînés. C'est comme si, obsédée par la persistance des détresses entrevues, Michèle Gazier montrait encore et encore le visage d'une femme défaite, éternellement renouvelée et cependant toujours étrangement la même. Une prof. Presque une enfant passée sans transition des bancs du lycée à la chaire du maître. Une prof. Une enseignante pleine d'imagination, qui, décalque de ses soeurs submergées par l'insidieuse usure, abandonne un jour toute idée de lutte, et devient, folle recluse, l'otage consentante d'une situation, d'un vocabulaire, dont l'infantilisation confine à la ruine de l'esprit. A l'aune de cet abandon, la raison s'emballe. Rien de surprenant à ce que les rêves brisés de ces nonnes laïques entraînent le lecteur jusqu'à l'extrême bord de la vie.

  • Ce petit livre, né de père inconnu, peut rendre au public de grands services. Il paraît, en effet, beaucoup de livres chaque année. Certains disent trop. Et ils s'en plaignent : comment s'y retrouver ? Partant de l'observation simple qu'il y a plus de livres que d'écrivains, et plus d'écrivains que de types d'écrivains, Pline a dressé en quelques pages un tableau de la littérature contemporaine qui ne pèsera pas lourd dans votre poche, mais qui vous en apprendra plus que les ouvrages les plus savants et les plus complets.

  • Autour de six personnages principaux, c'est toute la vie du théâtre dans les années 80, avec ses anecdotes, ses déboires et ses multiples péripéties, qui nous est racontée dans Une mort de théâtre. Lemaresquier a connu une sorte d'extase en jouant Ce soir on improvise de Pirandello, au festival d'Avignon, Julius se sent déchiré entre son homosexualité et son mysticisme, Edith est blessée par un amant indifférent ; Serge et Emma s'aiment le temps d'un Roméo et Juliette au TNP de Villeurbanne ; VHS, aimable trublion qui, lui, déteste le théâtre, sert de révélateur aux autres. Un jour, après une étape à Venise sous les eaux, le grand navire de la dernière croisière les emporte. Jusque-là, ils auront improvisé, comme nous le faisons tous, nous qui sommes peut-être plus comédiens qu'eux. Un roman à clés, sans doute, car vedettes et comparses pourraient porter des noms connus, et aussi un livre drôle, quelquefois amer, mais toujours chaleureux.

  • "Si le texte biblique n'est pas un fatras de légendes, mais le récit historique que je propose, la clé rationnelle de ses « énigmes » nous attend sur la Lune." Tel est le postulat de départ de cet ouvrage de Jean Sendy, paru en 1968. En suivant pas à pas le texte de l'Ancien Testament, il nous montre qu'il ne s'agit pas d'un récit légendaire, mettant en scène un Dieu unique et tout-puissant, mais d'un texte historique racontant la colonisation de la Terre par des anges venus du ciel. Des anges qui, à notre époque, deviennent beaucoup plus vraisemblables et compréhensibles. Et la Bible redevient alors le prodigieux livre d'histoire qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être.

  • De Hyères à Florence, d'Istanbul à Trieste, de Palerme à Montpellier, un homme du Sud pourrait trouver dans chaque ville où il s'est provisoirement fixé un lieu révélateur de sa personne et de son destin. S'il entrevoit chaque fois le secret des êtres et des paysages, c'est un mystère sur lequel il n'est pas nécessaire de lever tout à fait le voile pour en éprouver la séduction. En neuf étapes qui occupent près d'un demi-siècle, ce Télémaque provençal cherche le visage du père dont l'absence devient exemplaire, se familiarise avec des figures d'Eros sculptées par les ténèbres et se livre à l'apprentissage sans fin de signes noirs sur le papier blanc. Avec ces récits rapides, incisifs, Marcel Spada poursuit une oeuvre dont la sensualité et l'humour gardent une saveur toute méditerranéenne.

  • C'est Noël. La trêve générale. Les familles se rejoignent. Les enfants préparent la fête. Les parents modernes, séparés, divorcés, jouent le jeu, se retrouvent pour un instant qu'ils voudraient parfait. Mais chacun vient avec tout ce qu'il est. Le passé, encore douloureux, encombre les consciences. Chacun rumine les événements qui ont eu lieu : les bonheurs, les drames. Les choses auraient-elles pu tourner autrement ? La vie entière semble avoir été tracée d'avance. Et, au bout, il y a la mort. Pour une génération entrée dans la zone dangereuse. Celle des grands-parents dont la santé fléchit. Celles des parents qui se sentent à leur tour menacés. Chacun s'interroge. Donnons-nous sa vraie place à cette invitée qui parfois s'impose ? N'est-elle qu'un incident, une formalité, ou, comme la naissance, un passage ? Vers qui ? Vers quoi ? Claudine Jardin n'apporte pas la réponse. Déjà dans La Mort de Paul, elle avait posé la question. Méditation gaie sur un sujet grave, Comme une amie... nous aide à ouvrir les yeux sur le chaos de nos vies angoissantes, à nous réconcilier avec un passé souvent incohérent, un présent bousculé. Mourir n'est rien pour qui aura su vivre...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La passion des minéraux peut n'être pour un homme qu'un agréable passe-temps. Elle peut aussi le conduire à la méditation, à la recherche. Pour Sylvain Thessiger, elle l'amènera beaucoup plus loin : sur les champs pétroliers, symbole du monde moderne, qui se dressent dans le désert de la Libye millénaire. Il y découvrira l'amour, le désespoir, la haine. Il suffit de si peu de chose pour bouleverser le destin d'un homme : une touffe d'alfa, une jeep en folie... Qui peut être assuré de ne jamais connaître le désir de la vengeance, la volupté du crime ? Dans ce second livre, Franck Thiriet confirme sa maîtrise de romancier. La vigueur n'en exclut nullement la tendresse, et cette aventure brutale est aussi une bouleversante histoire d'amour.

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  • Dino Buzzati dans le Désert des Tartares, Julien Gracq dans le Rivage des Syrtes et déjà Jünger dans les Falaises de marbre ont dit la lente fascination de celui qui attend ; mais la tâche assignée à leurs héros, une veille aux marches de l'empire, était précisément d'attendre. Ici aucune attente n'était prévue : il s'agissait, pour un homme encore presque jeune envoyé en mission dans une capitale étrangère, d'obtenir que soit rouverte une bibliothèque privée, léguée à son pays naguère et mise sous scellés lors d'un changement de régime. Quel moratoire aura jusqu'à présent différé cette réouverture ? Ce n'était qu'une question de jours, un accord de principe, deux ou trois points de procédure. Demain bien sûr, demain, demain encore. Mais pourquoi être pressé ? La vieille maison où meurent les livres est peuplée d'ombres complices, et peut-être reparaîtra une lectrice entr'aperçue... Pris par l'insidieuse réticence des êtres et des lieux, l'envoyé s'engourdit comme sous une cloche de verre où pénétreraient des parfums délétères. Une négociation devait reprendre, comme pour M. Jarring ; elle n'a pas repris, on croirait qu'il ne s'est rien passé. Mais quelque chose achève de se défaire : il s'est passé du temps, le sien, le vôtre, le nôtre.

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