• Le Rapport chinois, c'est La Conjuration des imbéciles de la littérature française contemporaine

    Il existe une légende urbaine qui circule dans les palais de justice et les commissariats : si un jour votre chemin croise celui d'un énorme dossier intitulé Le Rapport chinois, ne l'ouvrez pas. On parle de malédiction, on prétend que sa lecture rend fou.
    Certains disent qu'il a quelque chose à voir avec les cartels de la drogue ; pour d'autres, c'est le manifeste d'un complot mondial.
    Quelques-uns parlent d'un texte visionnaire. Tous décrivent sa lecture comme une plongée sans retour de l'autre côté du miroir...
    On s'accorde sur le nom de son auteur, un certain Tugdual Laugier.
    Ceci est son histoire.
    Avec Le Rapport chinois, Pierre Darkanian offre à la littéraire française sa Conjuration des imbéciles. C'est son premier roman.

  • Le Procès

    Franz Kafka

    Un matin, au réveil, alors qu'il n'est coupable d'aucun crime, Joseph K. est accusé et arrêté. Arrêté, mais laissé entièrement libre. Accusé, mais sans savoir ni de quoi ni par qui. Ainsi s'ouvre Le Procès, qui dépeint les affres d'un personnage aux prises avec un adversaire aussi implacable qu'insaisissable, la Loi.
    Terreur, mépris, révolte, indifférence : quoi qu'il éprouve ou fasse, le prévenu s'enferre, aggrave son cas, court à sa perte. Et, à mesure que s'effondrent toutes ses hypothèses, la réalité se dévoile pour ce qu'elle est... un univers de faux-semblants.
    Roman de la justification impossible, Le Procès nous invite à emboîter le pas à Joseph K., au narrateur et à Kafka lui-même, pour méditer sur le destin d'un individu, le sens de la vie et la question du salut.
    © 1983, Flammarion, Paris, pour la traduction française.
    VO : "Der Process"
    Édition corrigée et mise à jour en 2011
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Jarry entre en rhétorique au lycée de Rennes (actuel Lycée Émile-Zola de Rennes) en octobre 1888. Là, M. Hébert, professeur de physique, incarne aux yeux de ses élèves « tout le grotesque qui est au monde ». L'enseignant devient le héros d'une littérature scolaire abondante, dont un texte intitulé Les Polonais que Jarry, en classe de première, va mettre en forme de comédie : c'est la plus ancienne version d'Ubu roi. Extrait : Témoin monsieur notre noble et infortuné cheval à Phynances, qui, n'étant pas nourri depuis trois mois, a dû faire la campagne entière traîné par la bride à travers l'Ukraine. Aussi est-il mort à la tâche, la pauvre bête ! - Tout ceci sont des mensonges, votre femme est un modèle et vous quel monstre vous faites ! - Tout ceci sont des vérités. Ma femme est une coquine et vous quelle andouille vous faites !

  • Un conte merveilleux plein d'humour, de fantaisie, de rencontres extravagantes, devenu un classique du genre.
    Notions littéraires : le conte merveilleux ; le personnage du conte ; l'humour, l'absurde et le non-sensHistoire des arts : la littérature pour la jeunesse au temps de Lewis Carroll ; histoire du livre illustré
    OEuvres du rabat : John Tenniell

  • Innovation numérique pédagogique : adaptation de la série BILINGUE de Pocket-Langues Pour Tous ! Neuf extraits pour découvrir l'ouvrage majeur de la littérature espagnole en édition bilingue.
    La série BILINGUE de 12-21 propose : o une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes o une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers o une adaptation en version numérique étudiée, qui offre au lecteur trois manières de découvrir le texte : en version bilingue, en version originale et en version française. Pour découvrir cet ouvrage majeur de la littérature espagnole, neuf moments emblématiques des aventures de Don Quichotte et Sancho Panza ont été choisis : - les préparatifs de la grande aventure du gentilhomme campagnard métamorphosé en chevalier errant, - les moulins à vent, - les interventions de Don Quichotte et leurs conséquences pour le héros et ses victimes, - quelques rencontres faites au hasard du voyage : un porcher, deux prostituées, un maître et son valet..., - Sancho s'entretenant avec sa femme de l'avenir de leur fille, - les cancans de Dulcinée, - un cortège accompagnant la dépouille d'un riche gentilhomme, - un séjour dans le château du duc, - et enfin l'établissement de Sancho sur son île au poste de gouverneur.

  • Voici un futur proche où l'on veille en moyenne quatre heures par jour.

    En amour, à l'école, au travail, la routine a forcément l'allure d'un sprint : faire vite, faire court, ne pas trop ramener sa fraise...
    Trois lois sacrées que Pascal Frimousse profane au quotidien.
    Professeur de français désoeuvré, il a dû se recycler. Avec 12 heures de veille, il est une perle rare. Toujours fauché, souvent libre...
    Tuer le temps, c'est son nouveau gagne-pain. Allongez 100 écus, glissez-lui le nom de votre ennemi, il se charge du reste : Frimousse est troll professionnel. Un des meilleurs.

    Vous pourrez dormir sur vos deux oreilles.


  • Trois hommes dans un bateau


    Jerome K. Jerome


    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.

    Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien) (titre original : Three Men in a Boat (To Say Nothing of the Dog)) est un roman comique de Jerome K. Jerome, publié en 1889. Il narre les aventures de George, Harris, Jérôme et Montmorency (le chien), entreprenant un voyage sur la Tamise. Le livre est parsemé d'anecdotes comiques, mais aussi de réflexions philosophiques sur l'existence, les illusions que nous entretenons volontiers sur le monde et sur nous-mêmes, et la nécessité de ne pas trop charger de luxe la barque de sa vie. L'ouvrage connaît un grand succès ; pour satisfaire à la demande, des copies piratées seront même vendues aux États-Unis. Bien que l'oeuvre ait pour but de faire découvrir de façon plaisante l'histoire de la Tamise, ce sont les anecdotes comiques qui en font le succès et qui rendent le livre toujours populaire de nos jours. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_hommes_dans_un_bateau

    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/


  • La bêtise est avant tout la sienne propre : on est toujours plus bête qu'on ne le voudrait. Mais s'en rendre compte est déjà un moyen de la surmonter. Comment toutefois faire face aussi à la bêtise en groupe ? institutionnelle ? professionnelle ? Celle qui est arrogante et sûre d'elle ? celle qui est véhiculée, divulguée, propagée ?
    En quelques tutoriels efficaces et imparables, François Rollin déjoue les manoeuvres et manipulations de la bêtise, la sienne d'abord, celle des autres, avec un peu moins d'espoir de réussite. En quelques chapitres aussi désopilants que parfaitement sérieux, François Rolin identifie l'ennemi, propose des parades, met au point une méthode. Ces formules font mouche : elles font rire, certes, mais elles contiennent des vérités que ne renieraient pas les meilleurs des philosophes. Ce livre se situe ainsi dans l'esprit des Dictées loufoques du Pr Rollin (éd. La Martinière) mais aussi dans la lignée de l'humour singulier du roi Loth de la série Kaamelott, tout en proposant un véritable diagnostic de la bêtise, dans ses différentes facettes (sottise, balourdise, ignorance, naïveté... ).
    Illustré par Daniel Goossens
    Préfacé par Alexandre Astier

  • Vita nostra brevis est, brevi finietur...
    « Notre vie est brève, elle finira bientôt... »
    C'est dans le bourg paumé de Torpa que Sacha entonnera l'hymne des étudiants, à l'« Institut des technologies spéciales ». Pour y apprendre quoi ? Allez savoir. Dans quel but et en vue de quelle carrière ? Mystère encore. Il faut dire que son inscription ne relève pas exactement d'un choix : on la lui a imposée... Comment s'étonner dès lors de l'apparente absurdité de l'enseignement, de l'arbitraire despotisme des professeurs et de l'inquiétante bizarrerie des étudiants ?
    A-t-on affaire, avec Vita nostra, à un roman d'initiation à la magie ? Oui et non.
    On évoque irrésistiblement la saga d'Harry Potter et plus encore Les Magiciens de Lev Grossman.
    Mêmes jeunes esprits en formation, même apprentissage semé d'obstacles. Mais c'est sur une autre terre et dans une autre culture, slaves celles-là, que reposent les fondations d'un livre qui nous rappellera que le Verbe se veut à l'origine du monde.
    Les lecteurs de fantasy occidentale saturés d'aspirations à l'héroïsme tous azimuts en seront tourneboulés.


  • - Nasr Eddin, peux-tu me prêter ta corde à linge ? vient lui demander un autre de ses voisins. Ma femme va faire une grande lessive.


    - Tu n'as vraiment pas de chance, répond le Hodja sans même lui jeter un regard. Je viens juste de m'en servir pour mettre à sécher de la farine.


    - Par Allah ! Tu prétends faire sécher de la farine sur une corde à linge ? Et tu veux que je te croie ?


    - Tu n'es qu'un ignorant. Tu ne sais pas encore que lorsqu'on n'a pas envie de prêter sa corde à linge, on est capable de faire sécher n'importe quoi dessus ?


    Ou comment de l'absurde faire surgir la vérité, tirer du rire le plus sûr des enseignements et libérer par l'idiot la parole de tous... Forte de plus de cinq cents fabliaux composés entre les XIIIe et XVe siècles et mettant en scène le maître Nasr Eddin, cette édition est le fruit de vingt ans de travail : un classique à garder à portée de la main.


    Édition établie par Jean-Louis Maunoury

  • Alonzo Quixada sera chevalier sous le nom de Don Quichotte ! Les gens le traitent de fou, mais qu'importe. Il veut vivre comme les héros de romans. Sur les routes d'Espagne, le voilà parti en quête d'exploits, intrépide et généreux. Avec Sancho Panza, son fidèle écuyer, il va vivre de fabuleuses aventures. mais pas du tout celles qu'il imaginait !

  • Victor Hugo escribe Cromwell en 1827, como una obra de teatro dividida en cinco actos. En ella realiza un retrato histórico de la Inglaterra del siglo XVII y del Lord protector Oliver Cromwell. Sus cambios de decorado, y la misma elección de la temática hacen de ella un ejemplo de obra romántica, pues rompe radicalmente con las tradiciones clásicas. La obra se convirtió se convirtió en uno de los textos fundadores del Romanticismo, defendiendo en particular el drama como forma teatral.

  • Dans un no man's land, entre une décharge, une piste d'aéroport et un abattoir, un homme encore jeune habite avec sa grand-mère. Malgré le brouillard opaque, il rencontre son presqu'ami Bortch, qui lui offre des poissons pêchés dans une eau qui file des pustules, aux poissons comme aux hommes...
    Un humour corrosif dépeint cet univers abrasif où germe pourtant l'espoir d'un avenir meilleur, d'un humanisme.

    Prix du Livre Inter 2005, prix du roman des libraires E. Leclerc 2005

  • Avec Les enquêtes de Sgoubidou, Cathon rend une fois de plus hommage aux récits policiers et aux films de série B qui lui avaient inspiré Les ananas de la colère - son populaire meurtre et mystère tiki se déroulant dans le quartier hawaïen de Trois-Rivières. Elle emprunte également aux vieux fascicules gondolés d'Archie qui traînent dans votre sous-sol.

  • Pourquoi le mal, la misère et la mort ? Faut-il accuser Dieu de tous nos maux ? Quand un pasteur et exégète renommé actualise le plus grand des cris bibliques.
    L'épisode de Job se lamentant sur son tas de fumier est célèbre. Mais si de nombreux théologiens ont lu ce texte, rares sont ceux qui ont osé affronter les questions qu'il pose.
    Alain Houziaux met les pieds dans le plat : pourquoi Job voit-il Dieu comme l'auteur du mal ? Quel sens donner au très énigmatique discours par lequel Dieu lui répond ? Et pourquoi Dieu fait-il l'éloge de créatures monstrueuses qui incarnent le tohu-bohu à l'oeuvre dans le monde ?
    C'est à une lecture neuve et originale du célèbre texte biblique que nous sommes invités. On découvre ainsi que le Dieu du livre de Job n'est en rien celui du judaïsme classique ; plutôt un Dieu incompréhensible et déroutant qui ignore le bien et le mal. Un Dieu que Spinoza, Nietzsche et Simone Weil pourraient reconnaître.
    Un Dieu finalement réjouissant, fortifiant et convaincant. Un Dieu pour aujourd'hui.

  • Êtes-vous fous ?

    Rene Crevel

    On le lira de plus en plus et on délaissera les grands noms gonflés de vent de ses ainés qui acceptèrent la pourriture : Ezra Pound. «Crevel, écrivait André Breton en 1952 dans ses Entretiens, avec ce beau regard d'adolescent que nous gardent quelques photographies, les séductions qu'il exerce, les craintes et les bravades aussi promptes à s'éveiller en lui... à travers tout cela c'est l'angoisse qui domine. Il est d'ailleurs psychologiquement très complexe, contrecarré dans une sorte de frénésie qui le possède par son amour du XVIIIe et particulièrement de Diderot. » « Né révolté comme d'autres naissent avec les yeux bleus» écrira Philippe Soupault. René Crevel vient d'apprendre, qu'il souffrait d'une tuberculose rénale alors qu'il se croyait guéri. La nuit suivante, il se suicide au gaz dans son appartement, après avoir griffonné sur un papier « Prière de m'incinérer. Dégoût ». Klaus Mann qui fut un ami proche résuma dans son livre Le Tournant Il se suicida parce qu'il avait peur de la démence, il se suicida parce qu'il tenait le monde pour dément. Extrait : Son aide de camp sable le champagne en compagnie de Mimi Patata, l'étoile des Folies-Bergère, une ancienne gommeuse qu'on voit gigoter depuis 1900, qui, pour sûr, n'est pas loin de friser la cinquantaine, mais elle sait nager, la bringue, et vous retourne un homme comme un gant, s'envoie de la chair fraîche à tire-larigot. Exemple : ses deux amants, des jumeaux frais débarqués de Dalécarlie, deux minces garçons roses et blonds, avec des yeux que l'inceste fraternel et les exigences de la vieille guerrière creusent mauves. Ils se tiennent debout, l'un à droite, l'autre à gauche de l'héritier d'Angleterre, et Yolande, à contempler ce groupe, Yolande, à l'apogée de sa gloire, dans sa cathèdre, ressent une ivresse qui n'eut d'égale, au cours de sa longue carrière galante, que sa joie, le jour où, voilà des années et des années, elle reçut pour sa fête une garniture de cheminée en bronze, la pendule à sujet, et les deux candélabres, cadeau du premier de ses riches adorateurs, qu'elle eut, du reste, tôt fait de ruiner, car, insiste Mme de Rosalba, on ne peut pas dire que Yolande soit la fleur des pois...

  • 1969-1989 : vingt années durant, les Monty Python - John Cleese, Graham Chapman, Terry Gilliam, Eric Idle, Terry Jones et Michael Palin - ont déployé, dans leurs émissions télévisées, leurs disques, leurs livres et leurs films, un humour décapant, d'un style si unique, si caractéristique, que dans les pays anglo-saxons l'adjectif pythonesque est passé dans le langage courant, en bonne compagnie avec rabelaisien, shakespearien, proustien, kafkaïen ou bernard-henri-lévyen.

    Bon. Peut-être pas le dernier. Il faudrait vérifier.

    Bref.
    Aussi brillant et singulier qu'il soit, le groupe n'est pas le fruit d'une génération spontanée : il s'inscrit clairement dans une transformation de l'humour après-guerre au Royaume-Uni, et plus encore dans le grand mouvement de contestation des années soixante. Ce livre examine les origines des Monty Python, leurs biographies, les circonstances de la création du groupe, sa carrière jalonnée de scandales, sa fin tragique et sa postérité.
    Un ouvrage que nous nous permettons de juger indispensable.

    (Nothombien, plutôt ? Angotesque ? Mussoïais ? Bogdanovoïde ?)

  • Que se passe-t-il quand un privé très conservateur est embauché par une sorcière ? Suspens et humour garantis !
    Nicolas Talberg est détective privé à Strasbourg. Il aime le whisky et les jolies femmes, partage le lit de sa secrétaire et semble tout droit sorti d'un roman de Chandler.
    Un vendredi soir, il est engagé par une cliente particulière : une vieille dame qui sait tout de lui, et se présente comme... une sorcière ! Pour 1000 euros par jour (plus les frais), elle le lance à la poursuite des assassins d'un certain Thaddée Misowski.
    Sa cliente l'a-t-elle envoûté ? Cette enquête de plus en plus risquée va le mener d'une secte d'illuminés jusqu'aux abattoirs chevalins du nord de Strasbourg. Autour de lui, les meurtres s'accumulent, les mystères s'épaississent, les menaces de mort deviennent pressantes et de curieuses douleurs le prennent dès qu'il s'éloigne de son devoir.

    Ce polar efficace mêle une intrigue bien menée, une galerie de personnages étonnants et un féroce sens de l'humour.
    Il vous ensorcellera !

  • Stanislav Perfetsky, figure de l'underground ukrainien, poète et auteur de performances littéraires bruyantes et audacieuses, est invité dans un symposium international à Venise. Celui-ci porte sur l'absurdité post-carnavalesque du monde. En route pour Venise, il rencontre des bohémiens qui le retiennent à Munich, il tombe amoureux d'une femme envoyée pour l'espionner, et s'empêtre dans des aventures érotiques et des intrigues sans fin.
    Arrivé à bon port, Perfetsky disparaît dans Venise, laissant la fenêtre de sa chambre d'hôtel ouverte sur le Grand Canal. Que lui est-il arrivé ? Est-il possible que ce maître des masques, des dissimulations et autres « perversions » ait organisé sa propre disparition ? Comme dans Le Maître et Marguerite de Boulgakov, auquel le roman d'Andrukhovych fait écho, une chose est certaine : la réalité quotidienne s'efface, les aventures burlesques se succèdent à un rythme effréné, sous l'oeil étonné de La Sérénissime, et le surnaturel prend peu à peu le contrôle du monde.
    Le poète ukrainien Stanislav Perfetsky, invité à participer à un colloque à Venise, disparaît mystérieusement dans la cité des Doges. Le lecteur suit sa piste à travers de nombreux rebondissements, servis par le talent de conteur d'Andrukhovych et une langue jubilatoire.
    Un tourbillon de formes, de styles, de jeux de mots et de références littéraires, dans la lignée de Boulgakov.
    Né en 1960 à Ivano-Frankivsk, en Ukraine occidentale, Yuri Andrukhovych est l'une des figures les plus connues de la littérature ukrainienne contemporaine. Poète, essayiste, romancier, il a fondé le groupe légendaire de performances littéraires Bu-Ba-Bu (Burlesque-Balagan-Bouffonade). Ses romans sont traduits en russe, polonais, allemand, et en français aux éditions Noir sur Blanc. Il est l'auteur de Douze cercles (2009), qui raconte le voyage chaotique et délirant d'un photographe autrichien dans les Carpates ukrainiennes ; Moscoviada (2007), un trajet loufoque dans la capitale d'une Union soviétique qui s'effondre ; et l'essai « Remix centre-européen » dans l'ouvrage Mon Europe, coécrit avec Andrzej Stasiuk (2004). Dans un pays où l'on reconnaît un grand pouvoir à la littérature, déjà très engagé lors de la Révolution orange, Yuri Andukhovych est sans conteste l'une des voix importantes de la société ukrainienne actuelle.

    Yuri Andrukhovych a reçu le prix Hanna Arendt 2014.

  • Du grand n'importe quoi... Francis Mizio Château-Carrois, Haute-Vienne, Limousin, France, Terre. 1 280 habitants.
    Le quotidien de Ladislas n'est pas des plus trépidants, entre la gestion du Café de la gare, où les affaires ne vont pas fort, et le maintien en vie du Frico Carmin à canines, piranha que lui a légué son cousin et dont la survie est liée à la garde de son commerce.
    Mais la chute d'une météorite sur sa voiture flambant neuve va avoir des répercussions inattendues. D'un seul coup, toutes les vieilles rancoeurs semblent se cristalliser autour de ce caillou tombé du ciel.
    Folie, meurtre et fornication s'emparent des habitants. Mais Ladislas n'en a cure : lui, tout ce qu'il veut, c'est se faire rembourser sa voiture. Et connaissant les assurances, ce n'est pas gagné d'avance...
    Né à Melun un jour de novembre 1962, Francis Mizio assaisonne ses polars d'un humour noir et caustique devenu sa marque de fabrique. Dans la lignée de La Santé par les plantes, Tout ce qui tombe du ciel est un pur polar foutraque, entre dialogues absurdes, situations cocasses et personnages délirants.

  • Un animal invisible et mythique. Un équipage improbable et hétéroclite. La chasse au Snark est un joyau de l'absurde. Parue en 1876, c'est une oeuvre majeure de Lewis Carroll, pour certains sa meilleure. Une nouvelle traduction de Jean-Luc Fradet.

  • Dans le jardin d'une maison berlinoise, Franz et Venceslas construisent un mur. Sur le tracé où se dressait quelque quinze ans plus tôt le fameux mur de Berlin, détruit le 9 novembre 1989. Quelles sont leurs véritables intentions ? Rétablir le temps où ils étaient tous deux des citoyens profitant du système de l'Allemagne de l'Est ? Refuser la nouvelle société qui a succédé au communisme ? Ou au contraire élever une barrière qui freine le déferlement des souvenirs douloureux en éloignant de leur vue la femme qu'ils ont tous deux aimée ?
    Les deux amis s'affrontent en se passant les briques l'une après l'autre. Ce sont des personnages absurdes, mi-comiques, mi-tragiques, hantés par un secret qu'ils ont promis de taire. Ils sont massifs, brutaux, maladroits, mais quelque chose en eux, qui a la violence et la douceur d'une musique obsédante, les fait vaciller comme Bach joué par Rostropovitch a fait chuter le mur de Berlin.
    Longtemps éditeur, Pierre Belfond est aussi auteur de théâtre. Sa pièce Un certain capitaine Dreyfus a été représentée au théâtre du Petit-Hébertot en 1995 et La Délibération au théâtre Montparnasse en 1996. Plusieurs de ses textes dramatiques ont été créés par France-Culture.

  • "Il est champion de scrabble, s'entraîne et joue chaque jour. Ce qui a un peu déteint sur son cerveau et son rapport aux mots.
    Il a des parents, respectueux, distants mais légèrement inquiets de la solitude dans laquelle il s'obstine.
    Il les rassure en affirmant qu'il n'est pas seul puisqu'il vit avec Contumace, un aimable poisson rouge, qui tourne dans son bocal à la vitesse précise, harmonieuse et rassurante de dix-sept tours minute.
    Un matin, pourtant, un évènement étrange va perturber ce petit monde...
    Après Les Petites Rébellions, Jean-Pierre Brouillaud raconte, avec humour et légèreté, l'épopée surréaliste d'un héros d'appartement."

  • Sauver le monde

    Yann Kerninon

    À la fois récit réel des aventures d'un groupe de rock loufoque et essai philosophique, ce livre interroge notre capacité à retrouver l'innocence et l'espoir dans un monde livré à l'errance.
    Dans le temps de la fin de l'histoire, du déracinement et du scepticisme universel, sommes-nous condamnés à la banalité d'une vie de compromis économiques et de platitude ? Doit-on se contenter des vieilles utopies idéalistes, comme si elles n'étaient pas mortes ?
    Et s'il était encore possible d'inventer un avenir qui ne procède ni de la résignation ni du simulacre... Renouer avec la vie, l'action et un certain héroïsme. Sauver le monde.

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