Buchet/Chastel

  • On rit. C'est étonnant parce que, pris séparément, aucun d'entre eux ne pensait que la situation les pousserait à l'hilarité - or, de façon tout à fait inattendue, ils font contre mauvaise fortune bon coeur et les voilà qui s'esclaffent et qui se mettent à papoter, retrouvant les réflexes de cour de récréation, mais avec cet air de liberté unique qu'apporte avec lui l'Arbalète filant vers Paris.
    1975. Tandis que le pays subit les effets du premier choc pétrolier, que les femmes revendiquent leurs droits et que la mixité s'impose dans les cours de récréation, rien ne semble devoir troubler le quotidien des familles d'instituteurs du groupe scolaire Denis-Diderot. À moins que le train du changement ne s'engouffre tout à coup dans les classes et les corps et ne redessine les frontières d'un monde très différent.
    Jean-Philippe Blondel vit et enseigne à Troyes. Il est l'auteur de G229, Un hiver à Paris, 06H41... Romans publiés aux éditions Buchet/Chastel.

  • Margoujols, petit village reculé de Lozère, abrite depuis 70 ans les rescapés d'un cirque itinérant qui proposait un freak show : femme à barbe, soeurs siamoises, homme-éléphant, nain, colosse...
    L'histoire s'ouvre surla découverte du cadavre atrocement mutilé de Joseph Zimm, dit « l'homme-homard ». Qui a tué cet ancien membre du cirque des monstres, et pourquoi ? L'enquête menée par l'adjudant Pascalini et son stagiaire Babiloune va révéler des secrets enfouis depuis des lustres dans les hauteurs du Gévaudan.
    Lucie, la fille du maire de Margoujols, une jeune femme paraplégique communiquant par l'intermédiaire d'un ordinateur, va épauler les gendarmes dans leur enquête. Elle est aussi la narratrice de cette histoire rocambolesque qu'elle raconte au jour le jour à la manière d'un polar pimenté d'une bonne dose d'humour noir, tout en livrant ses réflexions décalées sur des sujets aussi variés que la littérature policière, le handicap, les artichauts, les cimetières, les réseaux sociaux et, bien sûr, les monstres...
    J.M. Erre est né à Perpignan en 1971. Il vit à Montpellier et enseigne les lettres et le cinéma dans un lycée de Sète. Il écrit des romans publiés par Buchet/Chastel depuis 2006.

  • Enfant morose, adolescent cafardeux et adulte neurasthénique, Michel H. aura toujours montré une fidélité remarquable à la mélancolie. Mais le jour où sa compagne le quitte, Michel décide de se révolter contre son destin chagrin. Il se donne douze heures pour atteindre le bien-être intérieur et récupérer sa bien-aimée dans la foulée. Pour cela, il va avoir recours aux pires extrémités : la lecture des traités de développement personnel qui fleurissent en librairie pour nous vendre les recettes du bonheur...
    Quête échevelée de la félicité dans un 32m2 cerné par des voisins intrusifs, portrait attendri des délices de la société contemporaine, plongée en apnée dans les abysses de la littérature feel-good, Le bonheur est au fond du couloir à gauche est un roman qui vous aidera à supporter le poids de l'existence plus efficacement qu'un anti-dépresseur.
    J.M. Erre est né à Perpignan en 1971. Il vit à Montpellier et enseigne le français et le cinéma dans un lycée de Sète. Il écrit des romans publiés par Buchet/Chastel depuis 2006.

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    On ne dit jamais « merci » aux animaux. Pourtant, on devrait. Ils enchantent le ciel, la mer et la terre. Sans les animaux, il n'y aurait pas de paradis terrestre. Ils ne méritent pas l'ingratitude des hommes. Ils méritent leur reconnaissance. Alors, comme ils ne le demandent jamais, on va leur dire « merci ».
    Jean-Louis Fournier est le créateur de La Noiraude, émission culte de la télévision, et le réalisateur de La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède de Pierre Desproges. Il est l'auteur, de Grammaire française et impertinente, Où on va, papa ? (prix Femina 2008), Veuf, Ma mère du Nord, Je ne suis pas seul à être seul... Il vit à Paris avec sa chatte, Artdéco.

  • Francesca a quitté Palerme pour étudier la littérature à la Sorbonne. Suite à un défi amoureux, elle relève le pari d'annoncer à sa famille qu'elle ne réveillonnera pas avec eux : en quoi cela poserait-il problème dans sa famille athée, de gauche, respectueuse de la liberté de chacun ? Mais c'était oublier l'importance de Noël dans la Péninsule...
    Comme au début d'un film d'horreur, Francesca débarque à Palerme sans se douter un instant des catastrophes qui s'apprêtent à déferler sur elle. Sa mère, son père, son frère et sa soeur vont, tout en prétendant accepter ses choix, s'employer à la faire changer d'avis, et recourir aux moyens les plus loufoques et les moins loyaux... Cette plongée cocasse dans une famille sicilienne d'aujourd'hui ne serait-elle pas aussi une exploration de nos propres névroses, de notre rapport à la tradition, à l'appartenance - et à la gastronomie ?

    Une subtile comédie à l'italienne qui joue avec les clichés des névroses familiales, de la France et de l'Italie.


    « - Tu pourrais ne pas passer Noël avec ta famille en Sicile ?
    Il me fallut bien confirmer, tout en allant entrouvrir la porte d'entrée pour faire un courant d'air. Mathieu réapparut d'un coup. Quant à Serguei, autour duquel la vapeur s'était reportée, il ressemblait maintenant à une apparition surnaturelle assez inquiétante, qui me pointait du doigt.
    - Alors, n'y va pas. »

    Né en 1972 à Rouen, Jérémie Lefebvre est écrivain, auteur-compositeur et comédien. Il vit à Paris. Dans la chanson, il collabore notamment avec Pascale Borel. Il est également compositeur de musiques de films.

  • Mona a vingt-quatre ans, une vie cabossée, une âme pure et une intuition désastreuse lorsqu'il s'agit de se construire une vie meilleure. Le jour, Mona fait des ménages pour gagner sa vie, vidant au passage les tiroirs d'anxiolytiques de ses riches clients. Le soir, elle distribue des seringues aux junkies de Lowell, Massachusetts. C'est là qu'elle tombe amoureuse de M. Dégoûtant, un artiste raté et sans dents.
    C'est le début d'une odyssée trash et burlesque qui la mènera jusqu'au Nouveau-Mexique. Là-bas, au milieu de loufoques en tout genre, elle s'évertuera, à force de cuvettes à récurer, de drogues plus ou moins douces et d'introspections un brin erratiques, à trouver sa place dans le monde.
    Un premier roman poignant et drôle, qui donne vie à un personnage hors norme et extrêmement attachant.
    Jen Beagin vit à Hudson, dans l'État de New York. Elle a collaboré à plusieurs revues et publié des nouvelles. On dirait que je suis morte est son premier roman, lequel a reçu un accueil enthousiaste outre-Atlantique et a été finaliste de plusieurs prix.

  • Miss Shepherd, vieille dame excentrique, vit dans une camionnette aux abords de la résidence londonienne d´Alan Bennett. Victime de l´embourgeoisement du quartier et de quelques vauriens, elle finit par installer son véhicule dans la propriété de l´auteur.
    Commence alors une incroyable cohabitation entre la marginale et la célébrité, qui durera près de vingt ans.
    Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, la dame à la camionnette n´épargne rien à son hôte ni au lecteur. Bennett, en excellent conteur, saisit leur duo et livre, au-delà des anecdotes, un tableau très juste du Londres des années 1970 et 1980, de sa bourgeoisie progressiste et de ses exclus.
    Un récit d´une grande humanité qui croque avec humour les travers de la société britannique contemporaine.
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    Alan Bennett est un écrivain, dramaturge, homme de radio britannique internationalement connu. En France il a rencontré un franc succès avec La Reine des lectrices puis La Mise à nu des époux Ransome ou encore So shocking !

  • L'uruguayenne

    Pedro Mairal


    Lucas Pereyra traverse une mauvaise passe : il n'arrive pas à écrire le roman qu'il doit à son éditeur, l'argent vient à manquer, il soupçonne sa femme de le tromper et n'en peut plus de jouer les pères au foyer pour son petit garçon.
    Il échappe à ce quotidien morose en se réfugiant dans le souvenir de la brève aventure qu'il a eue avec une sublime Uruguayenne, Guerra, lors d'un festival littéraire, et caresse le rêve lointain de retrouvailles passionnées. Quand l'à-valoir d'un de ses livres arrive enfin d'Espagne, Lucas se prend à rêver de plus belle. Il partira retirer son argent à Montevideo pour éviter les drastiques conditions de change argentines, remboursera ses dettes, sauvera son couple et surtout, il reverra Guerra.
    Mais le voyage rocambolesque de ce loser magnifique se chargera de le ramener sans ménagement à la dure réalité...

  • Préface d'Emmanuelle Pouydebat
    Êtes-vous plus futé qu'un chimpanzé ? Plus rusé qu'un chat ? Plus intelligent qu'une chauve-souris ? Plus perspicace qu'un pigeon ?
    À travers soixante-dix tests, exercices ou devinettes, mesurez-vous à divers animaux, tous plus malins les uns que les autres ! Vous découvrirez que les fourmis sont capables de trouver l'itinéraire le plus court pour visiter plusieurs lieux différents, que les dauphins peuvent apprendre une langue étrangère, que les mésanges savent mémoriser tous les endroits où sont cachées leurs réserves secrètes...
    Cette étonnante arche de Noé - et les incroyables compétences de ses passagers - vous conduira à réfléchir, avec autant d'humour que de sérieux, aux mécanismes de l'évolution et, finalement, à vous demander : « Mais, sommes-nous vraiment si différents ? »
    « Le livre de Ben Ambridge a le grand mérite et le grand bonheur de discuter de manière très pédagogique et expérimentale la suprématie humaine parfois insupportable dans le concept de l'intelligence animale. [...] Quiconque lira cet ouvrage en sortira plus respectueux, voire plus admiratif si c'est possible, de cette extraordinaire diversité. À vos tests ! »
    Emmanuelle Pouydebat, Biologiste de l'évolution, directrice de recherche au CNRS et au Muséum national d'histoire naturelle
    Ben Ambridge est professeur de psychologie à l'université de Liverpool. Il intervient régulièrement dans les médias, et ses articles comme ses cours sont largement diffusés.

  • Slava, jeune Juif russe de New York, est un modèle d´intégration. Fuyant sa communauté, sa langue maternelle et le poids du destin familial, il s´est installé à Manhattan où, à défaut de réaliser ses rêves d´écrivain, il a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century avec, en prime, une petite amie américaine branchée et sexy. Mais la mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, et plus précisément chez son grand-père. Le vieux Guelman a souffert dans la vie parce qu´il était juif, parce qu´il était citoyen de seconde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d´une Amérique triomphante - et voudrait bien, aujourd´hui, obtenir réparation. Mais il n´est éligible à aucun programme d´indemnisation. Qu´à cela ne tienne, Slava est écrivain, il sait raconter des histoires...

    Une vie d´emprunt est un texte poignant et drôle sur l´identité, l´immigration, les aléas de la morale, mais aussi et surtout un saisissant portrait de ces communautés marquées au fer rouge par l´histoire du xxe siècle et passées sans transition d´une société soviétique à l´american way of life.

    Boris Fishman naît à Minsk en 1979 et émigre aux États-Unis en 1988. C´est un journaliste remarqué et reconnu, dont Une vie d´emprunt est le premier roman.


  • Prix Herralde 2016
    Mexico, 2004. Juan Pablo, brillant étudiant, reçoit une bourse pour partir finir son doctorat à Barcelone en compagnie de Valentina, sa fiancée. L'occasion rêvée pour lui de découvrir l'Europe, de s'éloigner de sa mère et de prouver les vertus de l'intellectualisme à une famille haute en couleur et pas toujours très soucieuse des lois. Mais c'est compter sans l'enthousiasme des siens : contacté par un de ses cousins quelques jours avant son départ et adoubé mafieux malgré lui, Juan Pablo voit son épopée universitaire se transformer peu à peu en un truculent roman noir...
    Drôle, enlevé, ce récit à plusieurs voix nous dépeint une Barcelone foisonnante, peuplée de dangereux truands et d'universitaires à la pédanterie comique tout en livrant une très fine réflexion sur les procédés littéraires et le sens de la fiction.
    Juan Pablo Villalobos est né à Guadalajara (Mexique) en 1973. Écrivain, critique, et traducteur, il est l'auteur de cinq livres, dont trois ont été traduits en France chez Actes Sud. Personne n'est obligé de me croire a reçu le prestigieux prix Herralde en 2016.

  • Michèle croit avec ferveur en la métempsychose numérique. Elle y aspire fort, si fort qu'elle franchit le pas et s'engage dans une transmigration clandestine. Son fils Raphaël l'aidera à commander incognito un avatar corporel puis le (la) ramènera à la maison. De toute façon, Raphaël habitera toujours là ; à trente-trois ans passés, il n'y a aucune raison qu'il s'installe en ménage avec une autre.
    Lui n'est pas tout à fait de cet avis. Mais comment le dire à sa mère ? Il n'y parvient qu'à moitié. Par souci des convenances et par peur du qu'en dira-t-on, il confine sa mère-avatar dans l'appartement familial. Ce qui n'empêche pas celle-ci de s'activer sur les réseaux, de jour comme de nuit, de s'immiscer partout, de tenter par une détermination sans faille d'imposer sa volonté à tous, en particulier à son fils. Excédé, Raphaël décide, dans un ultime geste d'affirmation de lui-même, de fuguer. Au cours de ses pérégrinations, il rencontre Jeanne et s'installe chez elle. Cela ne change rien au comportement de sa mère, au contraire...
    Ce premier roman plein d'humour décrit les absurdités et le cocasse d'un monde où les esprits errants de ceux qui ont trépassé côtoieraient les vivants.
    Informaticien, chercheur en intelligence artificielle, spécialiste d'éthique computationnelle et d'humanités numériques, Gabriel Naëj est professeur à la faculté des sciences de Sorbonne Université et président du comité d'éthique du CNRS.

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