Le Cherche-Midi

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    À la mort de sa mère, Brett Bohlinger pense qu´elle va tout naturellement hériter de l´empire de cosmétique familial dans lequel elle travaille. Mais, à sa grande surprise, le testament maternel confie les rênes de la société à sa belle soeur. Et pour tout héritage, Brett ne reçoit qu´un vieux papier jauni et chiffonné, récupéré en secret par sa mère dans sa poubelle, vingt ans plus tôt : la liste des choses qu´elle voulait vivre, rédigée lorsqu´elle avait 14 ans. Ainsi, elle n´a pas été oubliée par le testament, mais rien ne lui reviendra si, au bout d´un an, elle n´a pas accompli ses rêves d´adolescence.



    Le problème, c´est que la Brett d´aujourd´hui n´a plus rien à voir avec la jeune fille de l´époque, et que ses rêves d´adulte sont bien différents. Enseigner ? Elle n´a aucune envie d´abandonner son salaire confortable et ses stock options pour aller batailler avec des enfants rebelles dans une salle de classe. Avoir un bébé ? Cela fait longtemps qu´elle y a renoncé, et de toute façons Andrew, son petit ami avocat, n´en veut pas. Entamer une vraie relation avec un père trop distant ? Les circonstances ne s´y prêtent guère. Tomber amoureuse ? C´est déjà fait, grâce à Andrew, à moins que....



    Malgré tout, Brett va devoir quitter sa cage dorée pour tenter de relever le défi. Et elle est bien loin d´imaginer ce qui l´attend.




    Menée tambour battant, cette comédie romantique sur les rêves de jeunesse, les illusions perdues et la possibilité de refaire sa vie, se lit d´une traite. Publié en avant première en France, le premier roman de Lori Nelson Spielman, dont les droits d´adaptation cinématographique ont été achetés par la Fox, sera bientôt traduit dans plus de 25 langues.

  • L'auteur de Beignets de tomates vertes s'interroge sur le sens de la vie et signe l'un de ses romans les plus drôles. Elmwood Springs, Missouri. Elner Shimfissle, pétillante octogénaire, dérange un essaim de guêpes en cueillant des figues dans son arbre, se fait piquer et tombe de l'échelle. À l'hôpital, elle est déclarée morte. La nouvelle se propage vite dans la communauté. Tous ou presque évoquent cette femme d'un incroyable optimisme, toujours prête à rendre service. Son décès brutal pousse également ses proches à s'interroger sur le sens de la vie en général, et de la leur en particulier. C'est peut-être Elner elle-même qui, contre toute attente, détient les réponses à leurs questions. Revenue inopinément d'entre les morts, à la grande surprise des médecins et de sa famille, elle rapporte en effet des souvenirs de son bref passage dans l'au-delà. Ceux-ci vont bouleverser l'existence de cette petite ville jusqu'ici bien tranquille. On retrouve dans Nous irons tous au paradis tout le charme de Beignets de tomates vertes : humour, émotion, des personnages plus attachants les uns que les autres et, à travers les petites contrariétés de la vie, un appel au bonheur qui résonnera longtemps après avoir refermé ce livre. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean-Luc PININGRE

  • Birmingham, USA. Ex-Miss Alabama. Maggie Fortenberry a pris une grande décision. Après avoir pesé le pour et le contre, elle a décidé de mettre fin à ses jours. Elle n'est ni malade, ni déprimée, elle a un travail plutôt agréable dans une petite agence immobilière locale, mais elle a, malgré tout, trouvé seize bonnes raisons d'en finir, la principale étant peut-être qu'à 60 ans, elle pense avoir connu le meilleur de la vie. Continuer, pour aller vers quoi ? Maggie a donc arrêté la date de sa mort et se consacre désormais méticuleusement à en régler les derniers détails, en tenant à jour la liste des dernières choses à faire avant de disparaître.
    Mais peu de temps avant de passer à l'acte, Maggie est invitée par une de ses collègues, Brenda, à un spectacle de derviches tourneurs. Le trouble est jeté dans son esprit. La représentation est dans six jours, elle peut bien attendre six jours encore avant de mourir, ne serait-ce que pour faire plaisir à Brenda. Loin est-elle de se douter combien ces six jours seront riches en surprises, en secrets dévoilés et en événements imprévus qui vont lui montrer que la vie a beaucoup plus à lui offrir qu'elle ne le pense.
    Après Beignets de Tomates vertes, Fannie Flagg nous donne un nouveau roman au charme fou, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres - Brenda, ses problèmes de poids et ses ambitions politiques, Ethel, la patronne de l'agence immobilière qui, âgée de 88 ans, ne veut pas passer la main, etc. Le sort de cette petite communauté de femmes, et celui de Maggie en particulier, sont le prétexte à une lecture aussi émouvante que désopilante, qui ne cessera de vous faire passer du rire aux larmes.

  • Point Clear, Alabama. Après avoir marié la dernière de ses filles, Sookie Poole aspire à un repos bien mérité. Elle aimerait se consacrer enfin à elle, à son couple, faire avec Earle, son mari, les voyages dont elle rêve. Mais elle doit encore compter avec sa mère, l'incroyable Lenore Simmons Krackenberry qui, à 88 ans, épuise les infirmières à domicile les unes après les autres. Si certains de ses coups d'éclat récents peuvent laisser penser qu'elle souffre de démence sénile, le diagnostic n'est pas aisé à établir car, toute sa vie, son comportement a été des plus excentriques.
    Le jour où un mystérieux interlocuteur révèle à Sookie un secret de famille parfaitement inattendu, son existence vole en éclats, à commencer par ses rapports avec sa mère. Afin de comprendre qui elle est vraiment, Sookie va alors se mettre sur la piste d'une femme exceptionnelle, Fritzi, qui, en 1940, tenait avec ses trois soeurs une station-service dans le Wisconsin. Le destin incroyable de Fritzi donnera-t-il à Sookie une nouvelle inspiration pour sa propre vie ?
    Fannie Flagg met ici en scène deux femmes, Sookie et Fritzi, qui, à quelques décennies d'intervalle, vont devoir se réinventer.
    Connaisseuse aguerrie des pleins et des déliés de la destinée, elle nous offre une nouvelle fois un roman au charme fou, à la fois tendre, touchant, comique et riche en retournements.

  • À l'heure du politiquement correct triomphant et du "Nous vieillirons tous ensemble", Cabu ne respecte rien ni personne.

    Quelle que soit la cible, sa jubilation est intacte et son trait acéré. Crayon en main, ce pacifiste devient le plus impitoyable des tueurs en série. Chacune de ses caricatures est une bombe et il n'y a pas d'innocentes victimes.

    Oui, et Cabu le prouve ici, on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui, si l'on en croit Pierre Desproges.

  • Une comédie irrésistible : l'élégance de Billy Wilder, la drôlerie des frères Coen. Gaby, la soixantaine déprimée, est femme de ménage dans les beaux quartiers new-yorkais. Un matin, elle trouve par hasard la combinaison du coffre-fort d'un de ses employeurs, un vieux marchand d'art fortuné. Décidée à mettre la main sur son contenu - et notamment sur un collier ayant autrefois appartenu à Jackie Onassis -, elle imagine un plan particulièrement audacieux. Seulement, cambrioler un appartement huppé de l'Upper East Side, c'est un peu comme plier un drap sans se faire aider, ça demande un certain entraînement...

  • L´amour est-il plus fort que la mort ?




    En novembre 2003, une greffe cardiaque apporta à Charlotte Valandrey plus qu´un nouvel élan vital, les fragments d´une autre mémoire, celle de la femme, Virginie, qui lui donna son coeur.



    Quelques années plus tard, Charlotte a vécu une histoire d´amour passionnée avec Yann, l´amoureux qu´elle n´attendait plus. Avec lui, elle a oublié sa réalité de mère célibataire, d´artiste délaissée à la santé fragile. Le charme fut rompu quand Charlotte a découvert que Yann était l´époux de Virginie. N´oublie pas de m´aimer, ce sont les derniers mots que Yann a adressés à Charlotte.



    Tels sont les évènements relatés dans De Coeur inconnu, le précédent livre de Charlotte.





    L´amour suffit-il au bonheur ?




    Depuis l´écriture et la sortie de ce livre, beaucoup de choses se sont passées dans la vie de Charlotte, pour qui l´année 2010-2011 fut une année très particulière, durant laquelle elle a vécu succession d´événements uniques, de rencontres superbes, énigmatiques, symboliques qui ont donnéà sa vie tourmentée son vrai sens et, contre toute attente, un sens heureux. Elle a ainsi découvert, au-delà du lien amoureux, d´autres formes d´amour parfois oubliées, d´autres rendez-vous qui procurent un vrai sentiment de vivre, d´être utile dans ce monde.





    Le bonheur a-t-il ses recettes ?



    « Comment faites-vous pour tenir le coup » ? Charlotte répond ici à cette question qui lui a été posée par des milliers de lecteurs. Au fil de son histoire de coeur, de vie, elle nous livre ses « recettes » pour vivre mieux, pour tracer soi-même le sens de sa vie, transformer les heures sombres en moments lumineux, les difficultés les plus grandes en opportunités, le plomb lourd en or vif. N´oublie pas dem´aimer devient alors "N´oublie pas de t´aimer", de croire en toi, en tes possibles, un message que Charlotte Valandrey nous adresse avec force, courage, humour et... une infinie tendresse.

  • Cette année, un nouveau livre très attendu, opéré sous les accents de l'actualité et avec les feux de l'espérance...Dans ce dernier tome des chroniques que Patrick Pelloux écrit depuis douze ans dans
    Charlie Hebdo, vous entrez tour à tour dans le quotidien des malades, des soignants, des hôpitaux, des urgences ou du système social, fait d'une poésie moderne et de drames effroyables. Des histoires qui sont aussi notre histoire avec des dessins de Charb, dessinateur de presse, caricaturiste, journaliste et directeur de
    Charlie Hebdo.
    Sincère, authentique et émouvante, l'analyse de Patrick Pelloux est singulière dans le paysage actuel. Chaque chronique est complétée par une introduction inédite et rend hommage à toutes les victimes des attentats de janvier 2015.
    Le rire est au premier rang des expressions empêchées par les dictatures, les intégristes et les assassins perpétuels de l'Humanité. Ce livre est un hymne au courage, à l'optimisme et à l'humour. Trois des attitudes nécessaires pour continuer et construire le nouveau monde. Demain sera plus beau qu'aujourd'hui.

  • Al Greenwood, 50 ans, est taxi dans un paisible petit village côtier d´Angleterre. C´est un homme qui a tout pour être heureux, et qui le serait certainement s'il n´était pas marié à l´encombrante Audrey. Aussi décide-t-il tout simplement un jour de s´en débarrasser en commettant le crime parfait. Le scénario est vite trouvé : profitant d´une des promenades quotidiennes de sa femme, il la précipitera du haut d´une falaise. Aussitôt dit, aussitôt fait, Al s´embusque sur le parcours habituel d´Audrey, surgit à son passage et la précipite dans le vide. Tout se passe comme prévu sauf... sauf qu´en rentrant chez lui, il tombe nez à nez avec sa femme qui lui annonce avoir exceptionnellement renoncé à sa petite ballade.

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    Si il n´a pas tué Audrey, qui est donc sa victime ? Et comment va-t-il déjouer la perspicacité des enquêteurs, dans cette petite communauté où tout le monde se connaît ? Quant à sa femme, qui commence à trouver son comportement étrange, ne faut-il pas qu´il s´en débarrasse très vite, avant qu´elle ne nourrisse trop de soupçons ? Mais cela ne fera-t-il pas de lui un tueur en série ? Commence alors pour Al un long cauchemar, dont il est encore très loin de soupçonner l´issue.




    Avec ce premier roman jubilatoire, T. J. Middlteon nous propose un condensé d´humour noir très british doublé d´une intrigue palpitante.

  • Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnagesde ses films.
    " Langue de bois, connais pas ! " Telle est la devise de Mockyl'indomptable, dont la filmographie illustre les révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, il nous livre une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles défi nitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé. Mais, au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.

  • Titus Jensen est un écrivain stockholmois en pleine crise existentielle. Nostalgique de sa période de gloire passée, alcoolique, le voici aujourd'hui réduit à devoir faire le pitre sur scène pour amuser la galerie à ses dépens, au cours de lectures qui servent d'ouverture aux performances de son ami Eddie X, poète en vogue. Lors d'une conversation avec ce dernier, Titus a l'idée d'écrire le bestseller ultime : un livre qui pourrait être numéro un des ventes dans chacune des catégories, puisqu'il serait à la fois roman policier, essai d'histoire de l'art, livre de recettes, guide de bien-être, etc. Astra, son éditrice, ne lui donne le feu vert qu'à deux conditions : l'assiduité et la sobriété absolues. Titus se lance donc dans l'écriture du Meilleur livre du monde, mais commence à soupçonner son ami Eddie X de lui avoir volé l'idée et d'être en train d'essayer de le prendre de vitesse. Un concept de génie, un livre qui assurerait argent, gloire et immortalité : l'enjeu est en effet séduisant. Mais dans la lutte qui s'engage entre les deux amis, il ne pourra y avoir qu'un seul vainqueur...
    Ce " meilleur livre du monde ", foisonnant, truffé d'humour acerbe et d'autodérision, est un roman extrêmement divertissant. Peter Stjernström y manipule son lecteur d'une main de maître. Dressant un tableau impitoyable et féroce de la vie quotidienne suédoise, il fait également un portrait saisissant du nombrilisme et du cynisme du monde de l'édition. Surtout, ce jeune écrivain débordant de talent a créé avec Titus un antihéros qui restera dans toutes les mémoires.

  • Fête des pères

    Greg Olear

    Être père, c'est échouer Sa femme partie en déplacement professionnel, Josh Lansky, scénariste, doit rester une semaine seul avec ses deux enfants en bas âge. Jusqu'à ce vendredi, il a réussi, tant bien que mal, à gérer l'essentiel : les petits sont toujours vivants, lui-même a survécu à Dora l'exploratrice, et n'a pas encore totalement pété les plombs. Mais lorsqu'il apprend par hasard que son épouse lui est peut-être infidèle, il ressent soudain le besoin urgent de faire une pause. Comme si c'était possible ! La pop culture a enseigné au hipster l'art de rester cool dans toutes les situations. Mais elle ne lui a pas appris que, dans certaines situations, il était impossible de rester cool. Ce qui se passe alors dans son esprit est ici merveilleusement décrit par Greg Olear, dont la férocité n'a d'égale que la drôlerie. Ce roman diablement contemporain, qui n'est pas sans évoquer les livres de Nick Hornby, est réjouissant du début à la fin, avec ses multiples considérations sur la musique punk, l'écologie, Facebook, les manuels d'éducation, les effets dévastateurs des enfants sur la vie du couple, mais surtout sur la paternité. Si, comme l'écrit finalement Greg Olear, " Être père, c'est échouer ", le naufrage est ici jubilatoire et incroyablement déculpabilisant.


  • Facétieux !

    C'est le qualificatif principal que l'on peut attribuer à Yvon Gattaz pour ce livre de réflexions plein de bon sens, parfois historique, parfois humoristique. Le lecteur ne doit pas prendre la légèreté du style pour de la futilité. La vie et l'expérience d'Yvon Gattaz lui permettent de proposer des analyses et des actions non conformistes tant aux chefs d'entreprise qu'à l'État, aux enseignants et, bien sûr, aux jeunes.
    Ces paternités exemplaires lui donnent l'autorité pour ces réflexions souvent d'utilité publique.

  • Nicole Rivadavia est une psychanalyste parisienne de 57 ans au bout du rouleau.

    Foufou est un porcelet de six semaines enfermé dans une cabane au fin fond de la Bourgogne.

    Ce livre raconte leur improbable rencontre, et comment ils vont se sauver l´un l´autre.




    Les gens sont les gens est une comédie trépidante se jouant des codes établis : héroïne intellectuelle plongée dans des situations très physiques, cochon débarquant dans un appartement du VIe arrondissement... L´humour imparable de Stéphane Carlier rappelle celui d´Alan Bennett ou de Woody Allen. La langue fluide, les dialogues particulièrement réussis et les personnages secondaires très attachants contribuent au charme de ce roman qui, comme toute bonne comédie, dit un peu plus que ce qu´il raconte : au-delà du divertissement, il offre une réflexion rafraîchissante sur la psychanalyse, et raconte surtout la belle histoire d´une femme qui se réinvente...Une comédie au charme fou.

  • Délires

    Amanda Lear

    Les délires d'Amanda
    " Mon secret de beauté ? M'asseoir à côté d'une moche. "
    " Je n'ai jamais couché pour arriver. Je suis arrivée pour pouvoir coucher. "
    " Quand je serai morte, on me datera au carbone 14 pour connaître enfin mon âge. "

    Artiste éclectique, Amanda Lear accepte volontiers le qualificatif de touche-à-tout, mais lorsqu'on lui demande de se définir en un mot, elle répond " star ". Virtuose de la repartie et de l'autodérision, elle fut tour à tour égérie de Salvador Dalí, amante de David Bowie, diva du disco et reine du boulevard. Malgré une enfance timide et complexée, son enthousiasme et sa curiosité de chaque instant lui ont permis de façonner le personnage à la fois drôle, élégant et mystérieux que tout le monde connaît.
    Regorgeant de piques et de répliques savoureuses, ce pétillant florilège rassemble aussi réflexions et souvenirs plus profonds, sous la plume aiguisée d'une fine observatrice de la nature humaine.

  • Si vous mourez de peur, d'ennui, de faim, si vous mourez d'envie, de désir, d'amour, si vous mourez de soif, d'inquiétude, de fatigue, de chagrin, si vous mourez de rire, de vieillesse, de maladie, si vous mourez dans votre lit, de mort naturelle, à petit feu, sous l'autobus, sous l'avalanche, si vous mourez de jalousie, de concupiscence, pour rien, pour partir, pour arrêter, pour en finir, pour faire chier, si vous mourez pour Sophie, pour Sandrine, pour Marie-Laure, pour Dolorès... Appelez Patrick Pelloux, l'urgentiste, il sait ce que c'est de ne plus en avoir pour longtemps, il va regarder sa montre pour vérifier que ce n'est pas votre dernière heure, vous irez boire un coup ensemble, au café des morts-vivants, et il vous expliquera qu'on peut être mourant toute sa vie, et qu'il n'y a pas de quoi en faire un drame, puisqu'on est tous mortels.
    Wolinski

  • Si Pierre Dac (1893-1975) n'avait pas existé, une certaine forme d'humour resterait à inventer : l'humour loufoque. Ses innombrables admirateurs n'ont pas oublié ses sketches débités d'une voix monocorde ni ses Pensées, dont l'une des plus célèbres demeure : " Celui qui est parti de zéro pour n'arriver à rien dans l'existence n'a de merci à dire à personne. " Mais qui connaît l'homme caché derrière le masque imperturbable du comique ?
    Humoriste, Pierre Dac était aussi un homme fragile, angoissé, que la vie a peu épargné et qui a vécu presque toutes les grandes heures du siècle. Héros de la Première Guerre mondiale, il commence après l'armistice une carrière de chansonnier, participe à la naissance de la radio moderne, crée un hebdomadaire intitulé L'Os à moelle, rejoint de Gaulle à Londres en 1943 pour mettre sa verve au service de ces " Français [qui] parlent aux Français ". Après la guerre, il rencontre Francis Blanche, son fils spirituel, et imagine avec lui le fameux feuilleton radiophonique Signé Furax qui fit rire des millions d'auditeurs tout au long de ses 1 034 épisodes. Aujourd'hui encore, près de quarante ans après sa mort, Pierre Dac demeure le maître incontesté de nombreux humoristes, affirmation à laquelle, de son vivant, il avait l'habitude de répondre : " Je ne suis pas votre maître. Étant donné ma hauteur, je suis votre maître soixante-trois. "

  • Patrick Pelloux est le témoin de vies dont il va croiser le destin. Médecin urgentiste, il perçoit la souffrance, la détresse mais aussi l'espoir et parfois la joie. Son attention et sa sensibilité le portent vers les plus humbles, les plus anonymes. Tous les sacrifiés de la société. D'où cette colère teintée d'humour qui sourd dans ses textes au vitriol.


    Patrick Pelloux écrit comme Robert Doisneau photographiait. Une plongée dans les coulisses de l'humanité.

  • Confronté à des situations incroyables et souvent dramatiques, Patrick Pelloux décrit son quotidien, avec son regard de médecin urgentiste et d'écrivain. Non sans humour, il souligne les travers de notre époque et d'une société cruelle malgré elle.
    Ce livre est votre miroir, vous allez vous y retrouver, avec des sourires et des larmes. Vous allez lire vos problèmes mais peut-être, aussi, trouver des pistes pour les résoudre. Les histoires d'urgences ne finissent pas toujours mal ! Elles montrent que la vie est le bien le plus précieux entre tous, même si ce monde, avec la réalité virtuelle des écrans, nous éloigne de cette évidence.
    On ne vit qu'une fois est le huitième ouvrage de Patrick Pelloux et la suite des trois précédents recueils de chroniques d'urgences parues dans Charlie Hebdo et publiées par le cherche midi.
    Vous allez entrer dans le quotidien des urgences, dont la première s'appelle la vie.

  • Dans les coulisses de l'Histoire...Un agent de police qui règle la circulation au sommet du mont Everest, un voleur de cerveau, un coiffeur qui fait couper la tête de sa meilleure cliente, un aubergiste aveugle, un écrivain connu inconnu, un berger chilien poursuivi par des vampires, un ancêtre de Jacques Chirac...
    Soixante-quinze portraits, soixante-quinze seconds rôles qui ont vécu dans l'ombre d'un grand homme (Napoléon, James Dean, Socrate, Marcel Proust...) ou d'un grand événement (le débarquement de Normandie, la conquête de l'espace, la découverte de l'Amérique...) et qui ont, chacun leur tour et à leur manière, et parfois même sans le vouloir, contribué à écrire l'histoire du monde.
    Comme dit le proverbe : " L'essentiel, c'est de participer " !

  • Boby Lapointe, chanteur, poète et auteur-compositeur interprète, a marqué plus d'une génération de créateurs musicaux. Reconnaissable à son phrasé saccadé et à son style loufoque, il a composé une cinquantaine de chansons restées uniques dans leur genre, entre calembours et contrepèteries, et qui sont reprises autant par les artistes confirmés que par les jeunes talents montants de la chanson française.Grand ami de Georges Brassens qui reconnaissait en lui un génie, il a été un acteur profond et intense pour des réalisateurs tels que Carné, Truffaut, Sautet, Granier-Deferre...Ce livre nous offre ses meilleurs mots ainsi qu'un Abécédaire drôle et émouvant qui nous fait voyager au pays de Boby : ses amis, ses fantaisies, ses loufoqueries, ses inventions, et tout ce qui a fait de lui un électron libre, totalement atypique de la chanson française.

  • Ne vous fiez jamais aux apparences ! Il est petit. Chétif. Infirme. Hirsute. Il vit seul dans un vieux bus déglingué, échoué à perpétuité au milieu d'un champ, dans un trou perdu de Virginie. Boucher de son état et paria parmi les parias, Rovar Ákos Pfliegman est, de son propre aveu, " le dernier descendant d'une des lignées les plus misérables de toute l'histoire de l'humanité ". L'histoire de Rovar commence en effet quelques siècles plus tôt, dans le bassin des Carpates, à l'époque où se constitue la nation hongroise, née de l'unification de dix tribus barbares. Rovar est issu de celle des Pfliegman, qu'on pourrait définir comme le plus éclatant ratage de toute la création. Cette anomalie de l'évolution est aujourd'hui parvenue à son stade ultime, et disparaîtra bientôt. Mais la rencontre de Rovar avec le Dr Monica, une jolie pédiatre qui décide de le prendre sous son aile et dont il ne tarde pas à tomber amoureux, va peut-être changer la donne... Hommage déjanté à Kafka, variation sur le thème du Juif errant et du dernier homme, Le Convalescent est une fable irrésistible de drôlerie. Mais c'est aussi, à sa manière fantasque et terriblement originale, une réflexion teintée de mélancolie sur le destin, sur l'emprise de l'Histoire et la puissance des histoires, dont le héros, lointain cousin du Tambour de Grass ou du Garp de John Irving, est l'un des personnages les plus étranges et attachants que nous ait offert la littérature américaine de récente mémoire.

  • Le jardin secret de Jean-Pierre Mocky. Pour la première fois en soixante-dix ans d'une carrière hors normes et jalonnée de rencontres exceptionnelles, le trublion du cinéma français déverrouille les portes de son jardin secret. L'homme ne faisant jamais dans la demi-mesure, c'est peu de dire qu'elles nous sont grandes ouvertes. Car au fond, qui est Jean-Pierre Mocky ? Sous des dehors éruptifs de provocateur que rien ne semble pouvoir atteindre se cache un homme sensible, étonnamment altruiste. Un écorché vif en proie à une mélancolie " typiquement slave ", contrebalancée par un humour implacable. Drames et désillusions sont peu à peu venus nourrir une oeuvre dont seule la mort décidera du clap de fin - mort à laquelle il vient d'ailleurs d'échapper de justesse. Il en est désolé pour elle, mais elle attendra : " Mourir ? Plutôt crever ! "

  • À une époque où la Providence semble avoir déserté le monde, les Français n'attendent plus, comme si souvent dans l'histoire, l'homme providentiel duquel viendrait le salut.
    Mais ils espèrent, consciemment ou non, qu'apparaisse sur la scène l'homme d'État dans lequel ils pourraient placer leur confiance.
    Qu'est-ce qu'un homme d'État ? Le contraire d'un politicien dont tous les actes et toutes les pensées ne sont orientés que vers le seul but de gagner les élections ? Le contraire de l'ambitieux qui ne veut le pouvoir que pour le pouvoir, fût-il dérisoire dès lors qu'il n'est inspiré par aucun grand dessein, animé d'aucun idéal ? Sans doute les deux, mais pas seulement.
    L'histoire du gaullisme, ce qu'a exprimé, écrit et accompli le général de Gaulle, nous en dit quelque chose de plus grand, de plus élevé.
    D'abord d'un point de vue moral - "Pour un homme qui s'est donné la charge de conduire la France depuis le désastre et la servitude jusqu'à la victoire et à la liberté, il n'y a pas d'autre "récompense" acceptable que d'y avoir réussi " (lettre à Léon Blum, chef du Gouvernement provisoire, janvier 1947) - mais aussi politique - "Le génie du politicien, c'est de contourner l'obstacle " (André Malraux, discours au Palais des Sports de Paris, 15 décembre 1965) -, le général de Gaulle ne chercha jamais à contourner les obstacles réels : en toutes circonstances, il fit face.
    Ce recueil n'a d'autre ambition que de rappeler ce que la fermeté de caractère de l'homme d'État peut accomplir lorsque la civilisation traverse l'une des crises qui, périodiquement, en ébranle les fondements.
    À chacun d'en tirer pour lui-même des leçons pour le présent.
    Textes choisis et présentés par Henri Guaino avec la Fondation Charles de Gaulle.

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