Publibook

  • Un chercheur exhume des archives de l'abbé de Montfaucon une lettre écrite par un érudit, fonctionnaire et militaire des Pays-Bas autrichiens, qui doute de la véracité du « Nouveau Testament » puis part en guerre... Les mésaventures d'un numismate qui poursuit une pièce d'or dans les bas-fonds, jusqu'à ce qu'il tombe sur une impasse... À l'image de celui qui a adopté le « Nain qui disait "NAN !" », un escogriffe préfère la compagnie des Nains, mais ces laborieux, rustauds, costauds et teigneux éprouvent quelques difficultés à s'intégrer au sein notre société contemporaine...

  • « La vie vous présente des options-chances qu'il faut saisir. Ici, cinq d'un coup : hôtellerie ou tourisme ou transport ou navigation ou restauration maritime, ces derniers devenus tickets restaurant et ravitaillement de plates-formes pétrolières, croisières, entreprises, trains, hôpitaux, avions, cantines... Les voies du seigneur sont impénétrables mais, dans les miennes, je ne sais pas comment je me débrouille, il y a toujours des impondérables... En général, une alternative, pas deux, souvent violente. Selon mes expressions, c'est blanc ou noir, oui ou non, vrai ou faux, une ou deux seconde(s), sans appel. [...] J'aurai toute ma vie tellement souhaité plus d'alternatives, d'options, de solutions diverses, douces, raisonnables et raisonnées. Mais ou je ne les ai pas eues ou, plutôt peut-être, pas réussi à les trouver ou su prendre le temps de les mettre en oeuvre. »

  • Footness

    Dragan Brkic

    « Ici, il est question de monopole et d'idéologie. Lorsqu'une structure financière investit dans un sport, c'est pour qu'il soit le meilleur et le plus rentable possible, financièrement et politiquement. Quitte à détruire d'autres pratiques concurrentes et à les reprendre ensuite sous leur coupe, par charité capitalistique. À l'image du rugby qui copie et se rattache mécaniquement au modèle du foot. Tu vois alors pourquoi IFC s'est mis à décrédibiliser le basket - et à moindre mesure le hand et le volley. Parce que rien ne doit exister autour d'eux. À plus forte raison que ce sport de gonzesses a commencé à marcher sur leurs plates-bandes en s'opposant sur l'éthique. Chez eux, ont-ils affirmé, pas de triches flagrantes, de joueurs et de supporters admirateurs du fascisme, mais plus de justice dans les règles et moins de violence. En continuant ainsi, ils commençaient à être potentiellement dangereux. »

  • Histoires au coin du feu

    Serge Albagnac

    Vingt-trois nouvelles, autant d'étapes pour un voyage à travers les époques et les pays les plus variés ; de l'Antiquité jusqu'à notre époque moderne, en passant par le Moyen-âge, de l'Afrique à l'Amérique, de la vieille Égypte à la Russie, voici les aventures dramatiques de héros - jeunes et moins jeunes - confrontés aux aléas de la vie...

  • Échanger, apprendre ensemble, se divertir, s'amuser et se cultiver : cinq objectifs que remplit l'ospucule d'Elias et Sarah Sabbah ! Au programme donc de cet ouvrage : des questionnaires, des histoires drôles, des éléments culturels de tous horizons, qui serviront à affûter ou détendre son esprit, ou encore à préparer quelques animations pour les amis. Une mine d'informations et d'humour que ce volume qui compte encore sur vous, sur votre curiosité, sur vos découvertes et recherches pour s'enrichir et s'étoffer... Cet ouvrage se lit facilement en tout lieu, à tout moment, des histoires et des conversations qu'on peut entendre autour d'un comptoir de bistrot ou dans un salon de coiffure, pour rire et pour s'instruire, pour enfants, ados, et adultes.

  • L'humour, où ça ? Dans l'éducation ? Sans blague ! Tel serait l'« incipit » de ce livre qui, mêlant esprit de géométrie dans la méthode et esprit de finesse dans l'observation, montre à tout éducateur qu'il peut réussir « à tous les étages » à faire scintiller l'étincelle qui redonnera feu, vie, souffle, esprit. Oui, soyons délibérément sérieux, sans cependant nous prendre au sérieux ! Afin d'« oxygéner » la relation pédagogique, l'éclat de rire faisant exploser les contradictions de l'Institution. Mais alertez les bébés : on ne rit pas de tout avec n'importe qui ! Défense et illustration de l'humour et du rire que ce deuxième volume de Mûrir de rire. Pouvoirs et vertus de cette disposition proprement humaine sont ainsi évoqués par des auteurs d'horizons divers et oeuvrant auprès de publics tout aussi variés, qui ont vu dans cette capacité un formidable levier éducatif, culturel, professionnel, jamais en totale opposition avec la raison et la réflexion. Joignant souvent et le fond et la forme - autrement dit ne refusant pas l'injection d'une bonne dose de dérision à leur propos -, les contributeurs ici regroupés livrent un opus pour le moins éclatant.

  • Un flic exemplaire

    Eric David

    « Qui a tué Aristote Acropolis ? À tous ceux qui ont le nom et peut-être le prénom de l'assassin, je rappelle une dernière fois cette règle de prudence élémentaire : il ne faut pas se fier aux apparences. » Un matin d'hiver, un homme est retrouvé mort, les bras en croix, sur le parvis d'une église. Quand il découvre le corps, l'abbé Pierre-Alain s'empresse d'alerter les autorités. Qui est donc Aristote Acropolis ? Un sans-abri ? Que faisait-il là ? Est-ce un meurtre ? Pourquoi ce lieu précis ? Autant de questions que le lieutenant Vargasse va tenter de résoudre au fil de son enquête. Avec son style décalé et satirique, Éric David nous entraîne dans une affaire hors du commun avec un policier unique en son genre. Âmes sensibles, s'abstenir...

  • « "Bonjour monsieur, je vous appelle car je souhaite assurer ma moto sur ma mutuelle, c'est possible ? - Pardon, je crains de ne pas avoir bien compris. - Oui j'ai un 2-roues actuellement sans assurance, alors vu que j'ai un contrat chez vous, je me suis dit qu'ajouter ma moto ne fera pas grande différence." Ah, comment lui dire... » Soufflé, éberlué, dépassé... Vous le serez tout autant que Frédéric Jerse lors de la lecture des savoureux dialogues qu'il a consignés suite à ses échanges avec les assurés qu'il renseignait. Demandes chocs ou fantaisistes, personnages hauts en couleurs, appels surréalistes et déconcertants sont ainsi au programme de cet ouvrage qui évoque les joies et misères des employés des plateformes téléphoniques.

  • « Le brave homme se casse tandis que le prétendant à la couronne se confie à Tenay. - Mon père a été assassiné voici six jours, tandis qu'il inaugurait une pissotière moderne en passe de devenir le fleuron de l'art bukolien. Il a été abattu d'une balle entre les deux yeux. La veille, il avait fêté ses soixante-dix ans et se portait comme un tilleul. Le Vénérable se garde de corriger Sa Majesté qui emploie malencontreusement le mot tilleul à la place du mot charme, alors que chacun sait que le premier appartient à la famille de tiliacées, contrairement au second qui s'enorgueillit d'être de celle des cupulifères. - Malgré le chagrin immense que j'éprouve et qui m'étreint, je me suis ressaisi et j'ai décidé de faire toute la lumière sur ce crime. Je veux absolument confondre le meurtrier pour le traduire en justice et le condamner à une peine exemplaire. » Bienvenue à Buko, perle de l'océan Indien, ancienne propriété de la France... Un petit pays qui prospère grâce à ses ressources convoitées, aux moeurs pour le moins déconcertantes, à la langue si particulière. Un pays en deuil pourtant, à la suite de l'assassinat de son souverain, dans lequel sont envoyés le Vénérable et ses compères pour découvrir l'identité du régicide et son mobile. Autour de cette trame, Guy Borsoï construit un récit qui fait la part belle à la comédie, nous immerge auprès de personnages croqués avec humour, et repose sur un amour éclatant pour le français, ses contrastes et ses pouvoirs de transformation... Le tout sans sacrifier à la rigueur du genre policier.

  • « À six heures légales du matin, j'arrête un suspect et quelques témoins du drame. Les hommes en imperméable racontent tous la même histoire (c'est un beau roman) et saluent le courage exemplaire des beaux et valeureux porteurs de lance. Dans mon bureau, seul comme un canari en cage, mon supposé pyromane devient le suspect numéro un. The number one, comme on dit de l'autre côté de la Manche avec l'accent joli des belles anglaises du Sussex (attention au lapsus). Le gamin à la mèche rebelle ne répond pas à toutes mes questions. Parfois, j'envie le beau et brave présentateur de Questions pour un champion. » Après avoir surfé sur les réseaux sociaux, un jeune sportif disparaît mystérieusement. La maman du joggeur appelle la police à la rescousse. Le lieutenant Vargasse lance l'alerte enlèvement. Au commissariat, les heures passent et l'angoisse monte crescendo. La police craint le pire... que l'on découvre le gamin nu sous un gros tas de feuilles mortes. Au pire moment, la reine des infos met l'affaire sous les feux des projecteurs et fait frémir la France entière. Le président de la République, le ministre de l'Intérieur, le ministre de la Culture. Vous, peut-être ? Après Un flic exemplaire et La Minijupe rouge, Éric David signe ici la nouvelle enquête du lieutenant Vargasse. Entremêlant suspense et humour, ce polar post-San-Antonio ne laisse aucun répit. Rythmé et drôle, irrévérencieux, un mélange détonnant que savoureront les friands du genre.

  • « - Je reviens, en effet, quelquefois sur terre, répond-il laconique. - Et cela finit toujours mal, n'est-ce pas ? Jésus ne répond pas. On pourrait peut-être s'étonner de mon flegme, tandis que nous cheminons le long de la Seine, comme de vieux copains. J'ai tout de même un dieu à côté de moi. Que dis-je, j'ai le Dieu, l'Unique, le Vrai, celui qui a créé toutes choses - et qui peut tout. Je côtoie, en ce moment, la transcendance suprême et je ne suis pas ému, nom de... d'une pipe ! J'aurais dû, dès les premiers instants, me jeter à genoux, comme sainte Jeanne, ou bien me couvrir la tête de cendres, comme les Hébreux. Mais je ne suis nullement schizophrène, à l'instar de Bernadette, et n'ai aucun volcan sous la main pour imiter les Juifs. Je reste François, seulement - un petit drogué qui arpente ce jour les rues de la capitale, et qui s'est bien remis de ses émotions. Et puis il y a plus : je doute, je doute continuellement. C'est dans ma nature. » Étudiant parisien drogué, athée irrécupérable, cartésien, indifférent, cynique... Rien ne prédisposait François à parler à Jésus-Christ. Jess, Jésus, quel que soit le nom qu'il se donne, est pourtant bien là à ses côtés. Une rencontre décisive qui va bouleverser sa vie, son monde et ses certitudes ancrées au plus profond de son âme... lui qui n'y croit pourtant pas. Et s'il n'était pas Dieu, mais simplement un magicien ? Et si... ? Oscillant entre réflexion et dérision, Albert Géron signe avec humour un récit initiatique aussi loufoque que troublant.

  • « Pichon lâche un "bof" qui propulse sa nouvelle gomme devant les paturons du Premier ministre qui rôde encore dans le couloir. Il plante sa targette droite dessus. La même scène se répète. - Qui a osé récidiver ? Je vais demander un relevé ADN pour identifier et confondre le fautif. Ma sentence sera terrible. S'il est ministre, je le destitue immédiatement. S'il est conseiller du président, je l'expédie comme garde-chiourme dans une prison de quatrième catégorie où il aura le loisir d'apprendre les langues étrangères les plus parlées en France. Le Massif se manifeste. - Et s'il est policier ? - J'aviserai. » François Disant, le président de la République, a disparu... Il a été enlevé par le Kakou, la branche armée du Hélass, une organisation terroriste qui a son siège au Stringkistan. Alerté par les proches du chef de l'État, Anatole Faugier, le patron du bureau des investigations policières - le BIP - fait appel à son adjoint le commissaire divisionnaire Léon Tenay, alias le Vénérable, et aux inspecteurs Louis Bartès et Roland Pichon. Ils ont pour mission de récupérer, dans les plus brefs délais, le président au meilleur de sa forme. Comment vont-ils y parvenir ? Prenez une satire politique, plongez-la dans un vrai polar, n'oubliez pas le zeste de San Antonio, remuez... Décalée mais maîtrisée, la nouvelle enquête de Guy Borsoï est un cocktail savoureux à consommer sans modération.

  • « - Hier soir, sur les coups de 22 heures, le téléphone de mon domicile se manifeste. Rares sont les personnes qui possèdent mon numéro, si bien que je décroche et me trouve en contact avec Jacinthe... Après les échanges de politesse, elle me raconte une étrange affaire qui venait de se produire dans son hameau. J'ai fini par comprendre qu'elle m'appelait à son secours. - Que s'est-il passé ? - Des crimes ont été perpétrés à Aboule-le-Pèze, au point que les contribuables sont complètement retournés. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. » Le village d'Aboule-le-Pèze vivait dans l'anonymat le plus total jusqu'au jour où Anatole Faugier reçoit un appel de sa cousine Jacinthe Nitouche qui lui raconte une drôle d'histoire. Les liens de famille étant les plus forts, il dépêche sur place Léon Tenay, dit le Vénérable, et ses deux adjoints, pour élucider le mystère. Ils y feront la connaissance de personnages hauts en couleur tels que Gros-Magnon et Gros-Minou des aubergistes étonnants, un bedeau amoureux, un curé au cerveau vacillant, un brigadier bizarroïde, un curieux pharmacien, un toubib déjanté, un notaire encore vert et un psy qui n'est plus en état de raisonner sainement sans oublier Vincent Time, un ex-percepteur à la retraite. Vous avez dit bizarre ? Savourez la quatrième enquête du Vénérable, bourrée d'humour et de mystère, le tout dans une langue colorée et truculente. Un roman policier décalé et innovant.

  • « La loi sur "le droit à l'erreur". Déjà plus de mille amendements, des erreurs se glisseront forcément dans cette avalanche. Des erreurs intéressées ou pas ? Des fraudeurs y trouveront-ils leur compte ou pas ? Si récidive, ce sera le droit à la terreur (fiscale) ou pas ? » Si l'année 2017 fut riche en rebondissements, nous espérions (à tort) un peu de répit pour 2018 ! Une situation dont se régale pourtant Guy Maillet dans ses dernières chroniques, toujours aussi savoureuses et impertinentes. Avec l'humour qu'on lui connaît, en toute transparence, et parfois avec une bonne dose d'insolence bienvenue, Guy Maillet nous fait revivre l'actualité sous un autre angle au travers de pensées qui nous rappellent celles d'un La Bruyère ou Pascal. Pour changer les choses en France, il ne suffira pas de traverser la rue comme on a pu l'entendre.

  • « Bizarre ce petit tremblement. Vraiment bizarre ! On dirait un tremblement de fatigue... ou de stress. » Tout commença un matin des plus ordinaires par un léger tremblement. Pensant d'abord au stress, Erwan Grall se rend chez le médecin pour une simple visite de routine. Mais le verdict tombe, sans appel : parkinson, à 42 ans ! La vie de l'auteur en sera bouleversée à jamais. La solitude du mouvement est une confession à coeur ouvert, sans concession et sans fard. Erwan Grall se met à nu dans un récit aussi poétique qu'authentique. Un témoignage saisissant écrit dans un style léger et humoristique permettant de dédramatiser une situation pourtant traumatisante.

  • Vacances en club

    Sonja

    L'auteur, après avoir passé une semaine dans un Club en Turquie, en a rapporté ce manuel de survie, précieux à toute personne projetant de passer des vacances similaires. Tous les dangers y sont énumérés, des terribles épreuves initiatiques par lesquelles devra passer la malheureuse victime volontaire (excursions en plein après-midi, groupes « folkloriques »...), aux rencontres avec d'étranges castes d'individus (La Famille PDG, Madame Mère-Poule...), en passant par les nombreuses « activités» proposées par les Gentils Organisateurs.

  • Il y a 4 500 ans, une population africaine en fuite vient peupler une île perdue au milieu de l'Océan Indien. 1512. Un équipage portugais découvre cette île paradisiaque qu'ils baptisent Nova Beira. Vers 1950. Le jeune Feri purge dix ans au pénitencier pour avoir blessé un propriétaire terrien qui violait sa soeur. Lors de sa détention, il rencontre Michelle, une activiste métropolitaine. Libres, ils se battent ensemble pour l'émancipation et la libération des Huru exploités. Homme de brousse, pauvre, illettré, injustement emprisonné, il finira par devenir le leader de la lutte anticoloniale sous le drapeau du Mouvement de libération des Huru. Après des décennies de coups d'État et de dictatures, c'est dans un pays ravagé que Lina tente de survivre, se prostituant pour poursuivre ses études. Elle croisera sur sa route le mal nommé Fortuné, un brave analphabète, amoureux transi...

  • Medstories

    Pierre Lebahar

    Un médecin croise vingt ans plus tard son premier amour qui ne le reconnaît pas ; Une patiente atteinte de sclérose en plaque, murée dans son silence, n'en continue pas moins de vivre ; Un homme en pleine crise de la quarantaine rend des comptes à son épouse ; Deux anthropologues discutent à propos de squelettes humains et refont le monde ; Un vieil homme confie à un gamin une lettre qui ne parviendra jamais à son destinataire ; Les partisans de la boule et du cube s'affrontent et tissent le destin de l'humanité...

  • La momie et le lecteur

    Guy Montoisy

    « "Alors descends si t'es un homme ! Pauvre tache !" Un bruit sec. La cigarette avait heurté le montant supérieur de ma fenêtre, m'avait effleuré le visage et s'était perdue quelque part derrière moi. Pourvu qu'elle ne fasse pas trop de dégâts en se consumant. Pas question cependant de la chercher ! La teigne gominée qui fulmine cinquante centimètres en contrebas ne demande peut-être que cela pour tenter un coup encore plus tordu. Sa bagnole est nettement plus basse que la mienne et son poing nerveux ne pourrait m'atteindre que difficilement, mais on ne sait jamais. »

  • L'affaire Rovandowski

    Bernard Domeyne

    « À la sortie sud de Sainte-Foy-Lès-Lyon, il prit à fond le boulevard Baron du Marais tandis que les Floyds jouaient "Time" puis s'engagea sur le chemin de Montraÿ ; il arriva quelques minutes plus tard devant une imposante demeure, un modèle d'architecture contemporaine furieusement années soixante, de type Spirou et Fantasio à Champignac ; le genre de truc qui aurait eu sa place dans le Brésil de Bébel à l'époque de "L'Homme de Rio" ; une villa de riches d'un autre temps ; pas du tout une demeure éco-responsable. Il pila devant l'imposante grille d'entrée de la propriété, baissa sa vitre, sonna à l'interphone et sourit à la caméra de vidéosurveillance. »

  • Cocosates

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    « Les textes inédits qui suivent ont été trouvés par le J. S. contemporain parmi ses papiers à la suite d'une des morts - l'égarement de sa conscience - de ce grand initié acharné à toujours renaître. Que le lecteur pardonne les éventuelles erreurs de classement alphabétique ou chronologique de ces deux documents qui, quoi qu'il en soit, gardent séparément toute leur valeur. Il en est de L'Ascension Mystérieuse comme de la correspondance avec Michel Ohl, nul doute qu'ils surprendront l'amateur averti d'aujourd'hui et de demain autant que leur non-publication a surpris et attristé celui d'hier qui par bonheur ignorait leur existence. »

  • La femme entonnoir

    Chantal Lavergne

    « - Qui es-tu toi ? se lança-t-elle en pleine figure. La question avec force et détermination vola en éclats contre le glacis métallique. Élisabeth recula aussitôt, consciente et gênée de cette insolite rencontre avec elle-même, puis s'affala dans le vieux sofa rouge. Affaiblie, elle se sentait liquéfiée. Une fatigue étrange s'abattit sur son être. Elle se sentait au bout d'elle-même. La faille s'agrandissait. Semblait l'engloutir. Élisabeth se désintégrait. Lucide, elle tenta pourtant de rassembler ses esprits. Dans son véhicule rien ne résonnait plus. C'était le vide total. Elle resta ainsi de longues minutes. Inerte. La tête penchée en arrière. Captive d'elle-même. »

  • Ravinoxx for ever

    Pierre Lebahar

    Ce recueil regroupe des histoires courtes, liées de près ou de loin au monde médical, et à la vie qui passe, tout simplement. Ces nouvelles sont volontairement baroques, parfois loufoques, et leur seul but est de chatouiller le lecteur, comme ces vagues qui viennent lécher les orteils avant de faire disparaître la trace des pas dans le sable. Il n'en reste alors plus rien, sinon le souvenir d'un moment agréable. N'est-ce pas là l'essentiel ?

  • Où s'arrête donc la chance ? Cette question, Titus pourrait raisonnablement se la poser, lui qui a gagné un tour en montgolfière et qui embarque pour l'occasion avec son compère Bouboule et Cachou, un lapin nain malin... Sauf que, un coup de vent plus tard, et voilà notre trio propulsé bien malgré lui vers le Grand Nord, devant voyager à dos de baleine à bosse, rencontrant une tribu de morses à pois quand il n'expérimente pas les risques et périls du traîneau des neiges... mais aussi les splendeurs de l'existence sur la banquise...

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