Policier & Thriller

  • Footness

    Dragan Brkic

    « Ici, il est question de monopole et d'idéologie. Lorsqu'une structure financière investit dans un sport, c'est pour qu'il soit le meilleur et le plus rentable possible, financièrement et politiquement. Quitte à détruire d'autres pratiques concurrentes et à les reprendre ensuite sous leur coupe, par charité capitalistique. À l'image du rugby qui copie et se rattache mécaniquement au modèle du foot. Tu vois alors pourquoi IFC s'est mis à décrédibiliser le basket - et à moindre mesure le hand et le volley. Parce que rien ne doit exister autour d'eux. À plus forte raison que ce sport de gonzesses a commencé à marcher sur leurs plates-bandes en s'opposant sur l'éthique. Chez eux, ont-ils affirmé, pas de triches flagrantes, de joueurs et de supporters admirateurs du fascisme, mais plus de justice dans les règles et moins de violence. En continuant ainsi, ils commençaient à être potentiellement dangereux. »

  • Un flic exemplaire

    Eric David

    « Qui a tué Aristote Acropolis ? À tous ceux qui ont le nom et peut-être le prénom de l'assassin, je rappelle une dernière fois cette règle de prudence élémentaire : il ne faut pas se fier aux apparences. » Un matin d'hiver, un homme est retrouvé mort, les bras en croix, sur le parvis d'une église. Quand il découvre le corps, l'abbé Pierre-Alain s'empresse d'alerter les autorités. Qui est donc Aristote Acropolis ? Un sans-abri ? Que faisait-il là ? Est-ce un meurtre ? Pourquoi ce lieu précis ? Autant de questions que le lieutenant Vargasse va tenter de résoudre au fil de son enquête. Avec son style décalé et satirique, Éric David nous entraîne dans une affaire hors du commun avec un policier unique en son genre. Âmes sensibles, s'abstenir...

  • « Le brave homme se casse tandis que le prétendant à la couronne se confie à Tenay. - Mon père a été assassiné voici six jours, tandis qu'il inaugurait une pissotière moderne en passe de devenir le fleuron de l'art bukolien. Il a été abattu d'une balle entre les deux yeux. La veille, il avait fêté ses soixante-dix ans et se portait comme un tilleul. Le Vénérable se garde de corriger Sa Majesté qui emploie malencontreusement le mot tilleul à la place du mot charme, alors que chacun sait que le premier appartient à la famille de tiliacées, contrairement au second qui s'enorgueillit d'être de celle des cupulifères. - Malgré le chagrin immense que j'éprouve et qui m'étreint, je me suis ressaisi et j'ai décidé de faire toute la lumière sur ce crime. Je veux absolument confondre le meurtrier pour le traduire en justice et le condamner à une peine exemplaire. » Bienvenue à Buko, perle de l'océan Indien, ancienne propriété de la France... Un petit pays qui prospère grâce à ses ressources convoitées, aux moeurs pour le moins déconcertantes, à la langue si particulière. Un pays en deuil pourtant, à la suite de l'assassinat de son souverain, dans lequel sont envoyés le Vénérable et ses compères pour découvrir l'identité du régicide et son mobile. Autour de cette trame, Guy Borsoï construit un récit qui fait la part belle à la comédie, nous immerge auprès de personnages croqués avec humour, et repose sur un amour éclatant pour le français, ses contrastes et ses pouvoirs de transformation... Le tout sans sacrifier à la rigueur du genre policier.

  • « À six heures légales du matin, j'arrête un suspect et quelques témoins du drame. Les hommes en imperméable racontent tous la même histoire (c'est un beau roman) et saluent le courage exemplaire des beaux et valeureux porteurs de lance. Dans mon bureau, seul comme un canari en cage, mon supposé pyromane devient le suspect numéro un. The number one, comme on dit de l'autre côté de la Manche avec l'accent joli des belles anglaises du Sussex (attention au lapsus). Le gamin à la mèche rebelle ne répond pas à toutes mes questions. Parfois, j'envie le beau et brave présentateur de Questions pour un champion. » Après avoir surfé sur les réseaux sociaux, un jeune sportif disparaît mystérieusement. La maman du joggeur appelle la police à la rescousse. Le lieutenant Vargasse lance l'alerte enlèvement. Au commissariat, les heures passent et l'angoisse monte crescendo. La police craint le pire... que l'on découvre le gamin nu sous un gros tas de feuilles mortes. Au pire moment, la reine des infos met l'affaire sous les feux des projecteurs et fait frémir la France entière. Le président de la République, le ministre de l'Intérieur, le ministre de la Culture. Vous, peut-être ? Après Un flic exemplaire et La Minijupe rouge, Éric David signe ici la nouvelle enquête du lieutenant Vargasse. Entremêlant suspense et humour, ce polar post-San-Antonio ne laisse aucun répit. Rythmé et drôle, irrévérencieux, un mélange détonnant que savoureront les friands du genre.

  • « Pichon lâche un "bof" qui propulse sa nouvelle gomme devant les paturons du Premier ministre qui rôde encore dans le couloir. Il plante sa targette droite dessus. La même scène se répète. - Qui a osé récidiver ? Je vais demander un relevé ADN pour identifier et confondre le fautif. Ma sentence sera terrible. S'il est ministre, je le destitue immédiatement. S'il est conseiller du président, je l'expédie comme garde-chiourme dans une prison de quatrième catégorie où il aura le loisir d'apprendre les langues étrangères les plus parlées en France. Le Massif se manifeste. - Et s'il est policier ? - J'aviserai. » François Disant, le président de la République, a disparu... Il a été enlevé par le Kakou, la branche armée du Hélass, une organisation terroriste qui a son siège au Stringkistan. Alerté par les proches du chef de l'État, Anatole Faugier, le patron du bureau des investigations policières - le BIP - fait appel à son adjoint le commissaire divisionnaire Léon Tenay, alias le Vénérable, et aux inspecteurs Louis Bartès et Roland Pichon. Ils ont pour mission de récupérer, dans les plus brefs délais, le président au meilleur de sa forme. Comment vont-ils y parvenir ? Prenez une satire politique, plongez-la dans un vrai polar, n'oubliez pas le zeste de San Antonio, remuez... Décalée mais maîtrisée, la nouvelle enquête de Guy Borsoï est un cocktail savoureux à consommer sans modération.

  • « - Hier soir, sur les coups de 22 heures, le téléphone de mon domicile se manifeste. Rares sont les personnes qui possèdent mon numéro, si bien que je décroche et me trouve en contact avec Jacinthe... Après les échanges de politesse, elle me raconte une étrange affaire qui venait de se produire dans son hameau. J'ai fini par comprendre qu'elle m'appelait à son secours. - Que s'est-il passé ? - Des crimes ont été perpétrés à Aboule-le-Pèze, au point que les contribuables sont complètement retournés. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. » Le village d'Aboule-le-Pèze vivait dans l'anonymat le plus total jusqu'au jour où Anatole Faugier reçoit un appel de sa cousine Jacinthe Nitouche qui lui raconte une drôle d'histoire. Les liens de famille étant les plus forts, il dépêche sur place Léon Tenay, dit le Vénérable, et ses deux adjoints, pour élucider le mystère. Ils y feront la connaissance de personnages hauts en couleur tels que Gros-Magnon et Gros-Minou des aubergistes étonnants, un bedeau amoureux, un curé au cerveau vacillant, un brigadier bizarroïde, un curieux pharmacien, un toubib déjanté, un notaire encore vert et un psy qui n'est plus en état de raisonner sainement sans oublier Vincent Time, un ex-percepteur à la retraite. Vous avez dit bizarre ? Savourez la quatrième enquête du Vénérable, bourrée d'humour et de mystère, le tout dans une langue colorée et truculente. Un roman policier décalé et innovant.

  • L'affaire Rovandowski

    Bernard Domeyne

    « À la sortie sud de Sainte-Foy-Lès-Lyon, il prit à fond le boulevard Baron du Marais tandis que les Floyds jouaient "Time" puis s'engagea sur le chemin de Montraÿ ; il arriva quelques minutes plus tard devant une imposante demeure, un modèle d'architecture contemporaine furieusement années soixante, de type Spirou et Fantasio à Champignac ; le genre de truc qui aurait eu sa place dans le Brésil de Bébel à l'époque de "L'Homme de Rio" ; une villa de riches d'un autre temps ; pas du tout une demeure éco-responsable. Il pila devant l'imposante grille d'entrée de la propriété, baissa sa vitre, sonna à l'interphone et sourit à la caméra de vidéosurveillance. »

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