• Grand Prix RTL et Prix Femina 1981, Catherine Hermary-Vieille dessine le portrait sensible et flamboyant de Jeanne de Castille, mère de Charles Quint : une femme désespérément amoureuse, mais trahie par ses proches, aux premiers rayons du Siècle d'Or espagnol.
    En 1509, à trente ans, Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique et de Ferdinand d'Aragon, héritière du plus grand empire au monde, est enfermée dans la sombre citadelle de Tordesillas : elle y restera quarante-six ans au secret absolu.
    Veuve de Philippe le Beau, souverain des Flandres, elle l'a aimé d'un amour fou. Qu'a-t-elle fait pour mériter ce châtiment ? Pourquoi son fils Charles Quint la surveille-t-il si étroitement ? On la dit démente : un prétexte pour la tenir éloignée du pouvoir ?
    Catherine Hermary-Vieille s'est penchée sur le destin de cette reine d'Espagne, au temps de sa splendeur. Une multitude d'indices lui ont permis de donner une réponse à " l'énigme de Tordesillas ", un sens à l'existence de cette femme solitaire, amoureuse, abandonnée par son père, trompée par son mari et trahie par son fils en un siècle raffiné et violent : celui de l'Inquisition, de la colonisation des Amériques et de la Reconquista.

  • Paul et Virginie est un exemple du roman de la fin du XVIII e siècle, écrit par Jacques Bernardin Henri de Saint-Pierre.

    Paul et Virginie.

    Virginie et Paul.

    Nés tous deux au cœur d'un Eden intemporel, luxuriant et inviolé, ces deux-là sont inséparables. Dans toute l'île de France (de nos jours Maurice), on ne compte pas d'enfants plus beaux, plus vertueux ni plus purs – et quand l'amour fleurit, chez ces cœurs innocents, c'est encore la nature, comme on cueille un fruit mûr, qui prédestine leurs sentiments... Las, la société viendra les arracher l'un à l'autre. Virginie sans Paul. Paul sans Virginie. D'une harmonie brisée, Bernardin de Saint-Pierre fait le triomphe du romantisme exotique, l'ode définitive aux paradis perdus.

  • Royaux ou princiers, les jardins de Paris au XVIIIe siècle devaient offrir à la population urbaine des îlots salvateurs face aux exhalaisons et aux miasmes de la ville. Loin d'être figés dans un écrin de verdure et de représenter des enclaves champêtres au coeur de la ville, ces espaces étaient fermement insérés dans le tissu urbain. Ce livre propose ainsi une véritable microphysique de la nature parisienne, des dégâts causés par les taupes à l'élagage des arbres. L'histoire matérielle et vivante des jardins parisiens du XVIIIe siècle permet ainsi de restituer avec le plus de fidélité possible un monde composé de micropartages faisant la part belle aux conflits entre juridictions, aux régulations policières ainsi qu'aux tensions entre les différents usages sociaux de l'espace du jardin.

    Ancien étudiant-normalien de l'ENS Ulm, agrégé et docteur en histoire de l'EHESS, Jan Synowiecki est Attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) à l'Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Sa thèse de doctorat soutenue a obtenu la mention spéciale du jury au prix de thèse PSL 2020 dans la catégorie « Humanités ».

  • Aux Mûriers, l'ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse.
    Matt Cirois, 90 ans et des poussières, passe le temps qu'il lui reste à jouer les gâteux. Tout aurait pu continuer ainsi si Maglia, la doyenne de la maison de retraite, n'avait vu en rêve le fléau s'abattre sur le monde.
    Et quand, après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires retrouvent la lumière et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, c'est pour s'apercevoir qu'ils sont devenus les proies de créatures encore moins vivantes qu'eux.
    Que la chasse commence...
    Fabien Clavel, lauréat d'une douzaine de prix et auteur d'une vingtaine de romans, est l'une des voix les plus connues de l'imaginaire. Sa plume caméléon s'adapte à sa volonté d'en explorer tous les sous-genres. Avec L'Évangile cannibale, il revisite le mythe du zombie et du survival dans un roman court, rythmé et caustique.

  • Lorsque nos infrastructures se détériorent, que les prestations sociales sont gelées, que nos conditions d'existence se précarisent, c'est à cause des paradis fiscaux. Source d'inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et particuliers fortunés explique les politiques d'austérité. Qui plus est, les États ont légalisé des stratagèmes offshore qui contreviennent au principe même du fisc. En cinq chapitres d'une redoutable efficacité, Alain Deneault soulève la question politique de cette escroquerie légalisée. Comment définir les législations de complaisance, quelles sont les conséquences dramatiques de cette spoliation et comment contrer la souveraineté privée ainsi conférée aux puissants? Il est urgent de mettre fin à cette architecture insensée par laquelle les contribuables financent non seulement les services publics dont les entreprises profitent, mais aussi les banques via le service de la dette, le tout en s'appauvrissant.

    Cet essai, d'abord publié au Québec, a été entièrement adapté au contexte européen avec la collaboration de Lucie Watrinet.

  • Eva a 32 ans, son couple bat de l'aile et rien ne va plus à la station-service où elle travaille. Soumise à de nouveaux horaires nocturnes, elle ne tarde pas à découvrir que, la nuit, rien n'est tout à fait pareil.
    En particulier au Grand-Duché de Luxembourg.
    Sa rencontre avec Marc, un homme mystérieux qui vient prendre son café chaque soir à la même heure, lui permet de tenir le coup.
    Elle découvre qu'il s'occupe à temps plein de sa fille Hélène, atteinte du KLS, le syndrome de la Belle au bois dormant.
    La pauvre peut dormir des jours entiers sans se réveiller et ses phases d'éveil sont ponctuées de crises de délire.
    Eva va faire la connaissance de la jeune fille, persuadée que leur rencontre n'est pas le fruit du hasard. Mais jusqu'où est-elle prête à aller pour aider cette adolescente dont la vie est en suspens et qui n'a rien vécu jusque-là ?
    Né en 1980 à Metz, Yann de Saint-Rat est passionné par la littérature, la musique et le cinéma, la pop culture en général.
    Il a publié Le Sang que l'on verse (Mnémos, 2013). Ce que seraient nos vies est son second roman.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860. On a réuni en un seul volume la deuxième partie du T7 et le T8 de l'édition originale.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.
    Une monumentale fresque historique qui se lit comme un roman et qui couvre l'histoire de France au XVe siècle mais aussi les histoires particulières de la Bourgogne, de la Lorraine, et des futurs Hauts-de-France, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas. Sans compter les parallèles étonnants que l'on peut faire sur les constantes de l'action (ou de l'inaction) politique à quelques siècles d'intervalle...

  • Dépasser la confrontation entre les inconditionnels de l'actuelle construction européenne et les défenseurs de l'État-Nation, tel est l'objectif majeur de cet ouvrage qui renouvelle profondément les approches classiques de la réflexion sur l'Europe contemporaine. L'alternative « pour ou contre l'Europe », peu productive, doit être remplacée de toute urgence par l'incontournable interrogation : « L'Europe pour quoi faire ? » De cette réponse dépend, à l'orée du XXIe siècle, la crédibilité du projet d'Union européenne, qui ne peut se poursuivre sans une réorientation radicale. Une mise à jour - une mise au jour - qui suscite de nombreuses questions. La méthode utilisée depuis la Seconde Guerre mondiale conduit-elle véritablement à l'unification politique de l'Europe ? Celle-ci peut-elle se passer de l'implication des peuples ? Le déficit démocratique institutionnel et la place dominante accordée à la dimension économique ne menacent-ils pas cette unification ? Quel rôle les États et l'Europe peuvent-ils et doivent-ils jouer dans le contexte de la mondialisation ? À tous ces questionnements, Yves Salesse apporte des réponses indispensables et des mises en perspectives nouvelles, appuyées par les rappels historiques, institutionnels et juridiques nécessaires à la compréhension, trop souvent confuse, des débats en cours. Enfin il expose de nombreuses propositions concernant l'Europe sociale, le rôle des services publics, la monnaie unique ou les évolutions institutionnelles au centre des discussions actuelles.

  • « Elle contempla son oeuvre. Devant ce spectacle, elle se sentit d'un coup à nouveau envahie par le sentiment du devoir accompli. Elle avait franchi le cap ! Tant d'heures de guets, à noter tous les moindres faits et gestes... Elle commença à recueillir les fruits de son travail. Elle sortit son appareil numérique pour immortaliser la scène : surtout, il ne fallait rien rater, ne pas oublier un seul angle ! Seuls les plans de face étaient intéressants, l'arrière n'avait rien à dévoiler de son pouvoir absolu... » Sa vengeance commençait à peine mais laisserait, tout au long de son parcours, des traces indélébiles : une justice implacable et sans limite sur laquelle le caméléon posait tranquillement ses pièges.

  • La construction de la Communauté européenne, qui se situe dans le cadre de l'Union depuis le traité de Maastricht, a trois dimensions : une dimension historique (elle a commencé il y a plus de quarante ans) ; une dimension géographique (née entre six États, elle devrait en compter quinze dès le 1er janvier 1995) ; enfin une dimension pluridisciplinaire. L'objectif de cet ouvrage est d'analyser la réalisation progressive et les multiples aspects de cette intégration économique. Pourquoi la protection douanière établie à l'origine n'a-t-elle plus de portée réelle ? Pourquoi les dépenses agricoles absorbent-elles encore plus de la moitié du budget général ? Pourquoi tous les États membres appliquent-ils la TVA, que seule la France pratiquait au départ ? Comment le premier plan d'Union économique et monétaire a échoué et que prévoit le second qui doit conduire à une monnaie unique, l'Ecu ? Pourquoi la Communauté s'est-elle dotée de politiques non prévues à l'origine (politique générale de R.D., politique de l'environnement, etc.) ? Quelles sont les relations de l'Union, première puissance commerciale mondiale, avec les pays tiers, tant développés qu'en voie de développement ? Bref aider à comprendre l'Europe économique telle qu'elle existe et ce qu'elle sera demain.

  • Avec ce livre traitant des chauves souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse, Laurent ARTHUR et Michèle LEMAIRE, deux des meilleurs spécialistes français, synthétisent l'ensemble des connaissances nouvellement acquises des 34 espèces de Chauves-souris de la zone francophone.
    Il est structuré en 6 grandes parties :
    1. Les Chauves-souris dans le règne animal
    2. Biogéographie et écologie : origine et mise en place des espèces en Europe
    3. Biologie
    4. Les Chauves-souris et l'homme : la chauve-souris vue par l'homme (étymologie, représentations en Europe occidentale de la période romaine au Moyen Âge, évolution de leur image dans les livres d'école, représentations dans la BD, a priori actuels)
    5. Cahier d'identification : clés détaillées, avec plusieurs niveaux de lecture
    6. Monographies détaillées de chacune des espèces, avec leur carte de distribution.
    Les informations que l'ouvrage met à la disposition de tous seront utilisées aux fins d'une protection renforcée des espèces de Chauves-souris comme nous y engagent les politiques et réglementations en vigueur en Europe et en France. Richement illustré dans la pure tradition des ouvrages Parthénope, ce livre sera l'outil de référence pour tous les chiroptérologues amateurs ou professionnels, gestionnaires, opérateurs de sites Natura 2000 ou simples curieux amoureux de la nature

  • Après La Nouvelle Héloïse, qui a fait de lui le romancier le plus adulé du siècle, l'Émile et le Contrat social valent à Rousseau l'exil et les persécutions. Réfugié dans la principauté de Neuchâtel, il engage un long combat politique contre les dirigeants et le clergé genevois. Harcelé, il jette dans la mêlée sa Lettre à l'archevêque de Paris et ses foudroyantes Lettres de la montagne, deux cris poussés au nom de la justice et de la tolérance. Déchu de sa qualité de citoyen de Genève, lapidé par la populace à Môtiers, haï comme l'Antéchrist, expulsé de l'île Saint-Pierre, interdit en France, il fuit toujours plus loin. Protégé par le philosophe David Hume - un ami ou un traître ? - Jean-Jacques vit en Angleterre des mois de cauchemar. Sa querelle avec Hume retentit dans l'Europe entière, un parti furieux se dresse contre lui. Sa raison ébranlée, voyant des ennemis partout, il regagne la France, fuit encore, éperdu de terreur. Les dernières années le trouveront peu à peu plus calme, résigné à l'inévitable. Après les « Confessions » et les hallucinants dialogues de Rousseau, juge de Jean-Jacques, les Rêveries disent l'apaisement, le renoncement à la lutte. Sa destinée posthume est surprenante. Venus de toute l'Europe, les fidèles se recueillent dans l'île des Peupliers, se disputent ses reliques. 1789 fait de lui son maître à penser, le Contrat social devient l'Évangile des révolutionnaires. Le 11 octobre 1794, au lendemain de la chute de Robespierre, la France accueille au Panthéon l'homme de la nature et de la vérité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis 1986, l'Europe est entrée en force dans le débat politique français. Elle est devenue, selon les termes du Xe Plan, « un élément dominant de la stratégie macro-économique » et « une priorité nationale ». À la veille du grand marché de 1993, et au lendemain du traité de Maastricht sur l'union économique et monétaire, ce livre propose un bilan de la construction européenne. À un rythme parfois heurté, l'Europe avance. Est-elle, pour autant, une superpuissance économique ? Que devient le social ? La PAC a-t-elle atteint ses objectifs ? Les choix libéraux ne vont-ils pas creuser les inégalités régionales ? Écartelée entre un approfondissement-fermeture et un élargissement-dilution, l'Europe saura-t-elle surmonter les profondes divergences de conception des pays qui la composent ?

  • Voici, en quelque 600 citations classées et contextualisées, un portrait par lui-même du plus célèbre des rois de France. Un roi dont la célébrité a brouillé l'image sous la légende. Un roi qui n'a jamais dit : « L'État, c'est moi », mais qui a confié sur son lit de mort en riant, assurent les témoins : « Je m'imaginais qu'il était plus difficile de mourir que cela ; je vous assure que ce n'est pas une grosse affaire... »
    En citant ses propos les plus originaux, rapportés par les mémorialistes, les chroniqueurs et les historiens, et surtout en les prélevant dans ses écrits politiques et dans sa vaste correspondance, cet ouvrage a tenté de traquer la personne du Roi-Soleil en filigrane de son personnage : son caractère, ses relations familiales et amoureuses, ses principes, ses convictions et ses goûts, ses idées parfois si modernes, mais aussi ses entêtements et ses aveuglements - et puis surtout, trop ignoré et toujours surprenant, ce talent d'écrivain qui colore ses paroles d'un style qui le fit surnommer « le roi de la langue ». Cela dit, quelle que fût sa personne, l'effort constant que fit Louis XIV pour la conformer à la certaine idée qu'il se faisait de son personnage aura sans doute été l'impératif majeur de sa vie, qui se devine tout au long de ce livre : leçon d'humilité paradoxale à la racine d'un orgueil « solaire ».


    Patrick Dandrey enseigne la littérature et la culture françaises du XVIIe siècle à l'Université Paris-Sorbonne. Spécialiste de Molière et La Fontaine, il a publié aux Belles Lettres Quand Versailles était conté. La cour de Louis XIV par les écrivains de son temps (2009).


  • Louise est française et Richard est britannique. Ils se sont connus en Espagne dans le cadre du programme Erasmus. Leur vie se répartit entre Arlon, Luxembourg, Strasbourg et Londres.

    Mariés depuis une vingtaine d'années, ils mènent une existence tranquille et heureuse avec leurs deux adolescents. Rien ne semble en mesure de venir à bout de leur bonheur jusqu'au mois de février 2016 quand David Cameron, alors Premier ministre anglais, annonce la tenue d'un référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne. Et lorsqu'une simple phrase trouve un écho inattendu.

    En attendant les résultats du scrutin, les différents personnages affutent leurs armes tout en essayant de brouiller les pistes. Pour certains, tout est prétexte au jeu. Mais voilà, jouer, c'est prendre le risque de perdre surtout quand des mains invisibles distribuent ou dissimulent des cartes. Le manipulateur n'est jamais sûr de ne pas être la victime de son propre piège. Personne ne pouvait afficher la moindre certitude sur la vérité des urnes. Vouloir faire le bonheur du peuple contre sa volonté est tout aussi illusoire que de s'en remettre au bon sens pour corriger les effets de l'usure du temps sur nos sentiments.

    Et Sandy et Richard dans tout cela ?

  • En 1509, à trente ans, Jeanne de Castille, fille d'Isabelle la Catholique et de Ferdinand d'Aragon, héritière du plus grand empire du monde est enfermée dans la sombre citadelle de Tordesillas. Veuve de Philippe le Beau, souverain des Flandres, qu'elle a aimé d'un amour fou, elle y restera plus de quarante-six ans au secret absolu. Qu'a fait Jeanne pour mériter ce châtiment, pourquoi son fils Charles Quint la surveille-t-il si étroitement ? Quel mystère plane sur le vieux château ? En tant qu'historienne et romancière, Catherine Hermary-Vieille s'est penchée sur le terrible destin de cette reine d'Espagne que tout prédisposait au bonheur. Une multitude d'indices lui ont permis de donner une réponse à l'énigme de Tordesillas, un sens à cette existence de femme solitaire, amoureuse, abandonnée par son père, trompée par son mari et trahie par son fils dans un siècle raffiné et violent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Péchiney, Société Générale, Greenpeace, Irlandais de Vincennes... Des dossiers brûlants qui ont défrayé la chronique politique et judiciaire de ces dernières années. Loin de l'agitation médiatique, Roland Jacquard et Dominique Nasplèzes, dans une nouvelle série, « Contre-Enquête », mettent en lumière de nombreux aspects cachés et ignorés de ces dossiers à sensation. Dans cet ouvrage, les auteurs ont « décortiqué » l'affaire Péchiney (délits d'initiés dont le procès doit débuter bientôt), affaire où apparaissent les noms de proches de François Mitterrand et de Pierre Bérégovoy. Les auteurs ont trouvé des failles dans l'accusation au travers d'une justice-spectacle amplifiée par la concurrence entre les médias. Roland Jacquard et Dominique Nasplèzes ont mené leur propre enquête, allant jusqu'à Beyrouth rencontrer des témoins « introuvables ». Ils se réfèrent également à des pièces confidentielles : on s'aperçoit ainsi qu'on y attribue au financier libanais Samir Traboulsi, le rôle de fusible dans un contexte politique tendu et pourri...

empty