• Traduction neuve de La Divine Comédie entreprise par Danièle Robert, qui prend enfin en compte, dans notre langue, l'intégralité de la structure élaborée par Dante. Animée d'un souffle constant, ne se départant jamais, dans sa fidélité même, de la valeur poétique, cette traduction permet d'aller plus avant dans la découverte de la beauté inventive, de la puissance, de la modernité de ce chef-d'oeuvre universel.

  • La terreur, l'horreur, l'informe du rêve, Lovecraft ne les éveille pas pour jouer. Il sait seulement que tout cela nous en disposons déjà, depuis l'enfance, ou dans l'inquiétude du quotidien. Il en est juste un formidable amplificateur.
    Et c'est ainsi qu'il est temps de le lire : parce que s'y joue définitivement une bascule majeure de la littérature.
    François Bon
    Né aux États-Unis en 1890 et mort en 1937, Howard Phillips Lovecraft est considéré aujourd'hui comme l'un des écrivains d'horreur et de science-fiction les plus importants du XXe siècle.
    " Howard Phillips Lovecraft constitue un exemple pour tous ceux qui souhaitent apprendre à rater leur vie, et éventuellement à réussir leur œuvre. "
    Michel Houellebecq

  • Et si la planète, dans les zones que personne n'a explorées encore, préservait intacts des secrets d'avant l'âge humain?
    Et si l'évolution, l'art, les guerres mais aussi la décadence de ces races pré-humaines nous parlaient de notre propre cvilisation, ses peurs, ses dangers?
    Les années 20 sont un point culminant de l'exploration antarctique. On explore le continent inconnu en avion, et les expéditions communiquent par radio avec les journaux du monde civilisé. La photographie, la radio, les transports aériens sont des révolutions techniques à égalité de ce qu'on apprend sur l'univers, la dérive des continents, ou tout simplement le corps, ou le cerveau.
    C'est dans cette cette Amérique-là qu'à Providence, dans sa chambre du 10 Barnes Street, Lovecraft le solitaire va écrire ses plus grandes oeuvres.
    «Montagnes de la folie»: une première rédaction manuscrite de 80 pages, biffurée, raturée, surchargée, écrite du 24 février au 22 mars 1931, et qui va devenir, les deux mois suivants, un dactylogramme de 115 pages. Ce texte exceptionnel, qu'on ne peut lire sans frissonner, un des plus grands classiques de la littérature fantastique de tous les temps, et un des plus longs de Lovecraft, sera pourtant refusé par tous ses éditeurs, dont le principal, le magazine «Weird Tales», et ne sera publié que 5 ans plus tard, quelques mois avant sa mort (en 1937, à 46 ans), dans une version tronquée et charcutée.
    C'est depuis quelques années seulement qu'existe un texte fiable et complet des «Montagnes de la folie», en voici la première traduction française.
    En route pour le grand Sud de tous les mystères, tous les mirages, sa cité morte et ses montagnes interdites.
    FB

  • Un Lovecraft grande période, un de ses romans les plus longs, et surtout dans une dimension tragique qui en ferait presque un roman réaliste. Presque.
    Un homme qui vit seul dans les montagnes isolées du Vermont, par temps de cataclysme et d'inondation charriant d'étranges cadavres. Empreintes découvertes au matin, bruits dans la nuit, tous les ingrédients de la peur sont là.
    Le narrateur lui vient de la ville, et c'est un feu d'artifice aussi pour mettre tous les moyens de communication moderne au service de la transgression fantastique, du surnaturel. Train, voiture, téléphone, télégramme, courrier postal. Les photographies qu'on fait, et qui sont volées, et même des enregistrements avec des outils radiophoniques, avant la révélation finale de ces cerveaux placés avec électrodes dans d'étranges bocaux, à partir de quelques révélations einsteiniennes et écho de la récente découverte de Pluton.
    Écrit du 24 février au 26 septembre 1930, période inhabituellement longue pour Lovecraft, basé sur la description d'inondations réelles, et d'un voyage de Lovecraft lui-même sur les lieux, un livre géant aussi par la majesté de ces paysages hostiles de l'Amérique originelle, intouchée et mystérieuse.
    Et si "The whisperer in the darkness", publié dans le fameux "Weird Tales" en août 1931, était aussi une magnifique et dérangeante porte d'entrée pour qui ne connaîtrait pas Lovecraft ou souhaiterait le redécouvrir?
    FB

  • "Le mal d'âmes", comme disait Mallarmé, à la fin du siècle, et "le bizarre attardement, au Paris actuel, de la démonialité". Gilles de Rais mène le bal par l'intermédiaire d'un historien, Durtal, assoiffé de surnaturel et dont l'initiation sera faite par l'épouse hystérique et perverse d'un grand écrivain catholique. Messes noires et invocations sataniques s'ensuivent, qu'organise un prêtre excommunié, le chanoine Docre, qui s'est fait tracer sur la plante des pieds l'image de la croix afin de pouvoir la piétiner constamment et dont les plus innocents plaisirs sont de nourrir des souris blanches avec des hosties consacrées. Dans ce monde du sabbat et du blasphème, la raison ne survit que réfugiée dans une tour de Saint-Sulpice, où la femme du sonneur de cloches mitonne à l'intention de rares rescapés de divins pot-au-feu.

  • En 1931, alors qu'il s'engage pour les 6 années qui lui restent dans ses récits les plus sombres et les plus immenses, Lovecraft dit que "La couleur tombée du ciel" est l'histoire dont il est le plus fier.
    Vrai que, dans ce récit d'un seul bloc, il ne nous laisse pas vraiment respirer. Mais c'est autre chose : l'objectivité de ce narrateur, jeune ingénieur hydraulicien venu inspecter une vallée qu'un barrage va recouvrir. Puis, ailleurs, Lovecraft dit qu'un de ses plus grands souvenirs d'adolescence c'est cette nature sauvage, qui commençait juste après la colline de Providence, et qu'il explorait à bicyclette (d'où ce nez cassé, qui rend si étrange son profil). Et c'est cette nature-là, tout de suite indomptée, à quelques kilomètres de la ville (ici, la fictive et mystique Arkham) qui accueille le plus déroutant événement : la chute de ce météorite qui va se révéler une telle catastrophe.
    C'est aussi le côté scientifique qui vient mordre à même la mort ici décrite : expériences métallurgiques, et le grand mystère qu'est l'espace après Einstein. Et ce qui se joue du destin, quand c'est le hasard et l'arbitraire qui abattent sur vous le mal. Ou, corollaire : mais qu'est-ce donc de si mystérieux, qui a fait que les hommes ici ne se sont pas sauvés, sont restés comme tétanisés par le mal même?
    FB

  • Locus Solus

    Raymond Roussel

    Locus Solus, c'est le nom de la vaste propriété de Montmorency où Martial Canterel, savant génial et fou, dévoile à quelques visiteurs ses inventions étonnantes : une mosaïque de dents représentant un reître inspiré d'une légende scandinave ; une cage en verre renfermant des cadavres ramenés à la vie grâce à une injection de « résurrectine » ; un diamant géant rempli d'une eau éblouissante et habité par une danseuse-ondine ; un dispositif animant les nerfs faciaux de la tête de Danton... Au gré de cette exposition drôle et dérangeante, la mort et la folie envahissent le livre : de dépeçages en danses macabres, le parc de Canterel se fait peu à peu jardin des supplices. Dans ce roman paru en 1914 et qui fut son dernier, Roussel, conteur hors pair, atteint l'apogée de son art : l'univers fantasmagorique dans lequel il nous entraîne, sous sa gratuité apparente, laisse entrevoir le reflet inquiétant de la réalité. Selon Robert Desnos, l'un des premiers à avoir saisi la singularité de ce texte : « Aucune oeuvre n'a de dimensions plus grandes, de panorama plus vaste sur l'univers. »
    Dossier
    1. Une genèse complexe
    2. La folie ou la mort : le chapitre manquant de Locus Solus
    3. La machine et le cristal
    4. La langue et les langages

  • Jacques Cazotte est né à Dijon, en 1720, et il périt sur l'achafaud, à Paris, en 1792. Il a publié de nombreuses oeuvres, mais il est aujourd'hui surtout connu pour un conte fantastique, Le Diable amoureux, publié à Paris en 1772. Extrait : Arrêtez, m'écriai-je, en me mettant les poings fermés sur les yeux, vous êtes le plus adroit, le plus insigne des faussaires. Vous parlez d'amour, vous en présentez l'image, vous en empoisonnez l'idée, je vous défends de m'en dire un mot. Laissez-moi me calmer assez, si je le puis, pour devenir capable de prendre une résolution.

  • MATHIEU BERTRAND
    LA PORTE D'ABADDON
    Janvier 1519 : Le capitaine Philippe d'Alesani est chargé par le Connétable Charles de Bourbon d'épurer la France des sorcières qui la hantent et qui continuent à échapper à la Sainte Inquisition. Lors d'une mission, il poignarde le sorcier Bune avant que ce dernier ne puisse lui révéler l'emplacement de la Porte d'Abaddon.
    Janvier 2019, Sud de la France : Isabelle vit un enfer auprès d'un mari alcoolique et violent. Son fils se met en tête d'assassiner ce père qui les terrorise. Dans le même temps, le commandant Patricia Lagazzi, officier de gendarmerie spécialisée dans les affaires criminelles liées aux phénomènes inexpliqués est missionnée dans les Landes pour y enquêter sur des disparitions qui s'y succèdent dans des circonstances étranges.
    Deux histoires sans le moindre point commun et qui pourtant vont s'entrechoquer dans une lutte qui mêlera sorcellerie, ordre religieux et services spéciaux du Ministère de l'Intérieur...


    Mathieu Bertrand

    Il est passionné par la visite des lieux chargés d'histoire et d'Histoire en général avec une attirance particulière pour le moyen âge.
    Auteur de nombreux thrillers dans la lignée des plus grands noms de la catégorie.

  • Suite à un terrible accident, le pianiste Stephen Orlac perd l'usage de ses deux mains. Un chirurgien se propose de lui en greffer une nouvelle paire, avec succès. Quand de mystérieux crimes se produisent dans son entourage, un horrible soupçon naît dans son esprit... Un classique de la littérature fantastique, maintes fois adapté au cinéma et enfin réédité.
    Stéphen Orlac est un pianiste virtuose de renommée internationale. Grièvement blessé à la tête et privé de l'usage de ses mains à la suite d'un accident de chemin de fer, il voit sa carrière et sa vie s'effondrer en un instant. L'espoir lui est rendu par la rencontre inespérée d'un chirurgien qui lui greffe une nouvelle paire de mains.
    Très vite, cependant, Orlac est hanté par d'horribles hallucinations. Ses mains semblent animées de pulsions autonomes. Et si, au lieu d'appartenir à un compositeur décédé, ces appendices avaient été prélevés sur un assassin fraîchement guillotiné ? Tandis que les crimes se multiplient, Rosine, son épouse, mène l'enquête...
    Paru en 1920, Les Mains d'Orlac est rapidement devenu un classique de la littérature fantastique, adapté à quatre reprises au cinéma. Maître de l'horreur et du mystère, Maurice Renard y combine fantastique, occultisme et roman policier avec un art unique du suspense.

  • Vathek

    William Beckford

    • Libretto
    • 7 Septembre 2017

    Postface de Stéphane Mallarmé
    Vathek, neuvième calife des Abassides vit aux confins de l'Orient, à Samarah. Esthète et curieux, il entreprend la construction d'une tour pour y lire le ciel. Mais sa cruauté est aussi redoutée par ceux qui s'opposent à lui. Un jour, un marchand vient lui proposer deux sabres portant une inscription que nul ne peut déchiffrer. Un vieillard parvient finalement à les transcrire confirmant que ces sabres sont destinés au souverain le plus puissant. Vathek s'en trouve flatté... mais le lendemain, le calife tombe malade et les inscriptions se transforment mettant en garde ceux qui cherchent à connaître les secrets les plus impies. Un homme propose alors un remède à l'aide d'un pacte : s'il abjure sa foi, il aura accès au palais souterrain empli de trésors sous la coupe du terrifiant Eblis...
    William Thomas Beckford (1760-1844) fut un écrivain, homme politique et critique d'art anglais. Héritant très jeune d'une fortune colossale, il voyage et publie plusieurs oeuvres dont la plus connue reste Vathek (1786) qu'il écrivit directement en français en trois nuits à l'âge de vingt-et-un ans.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Arthur Machen. Le docteur Raymond opère le cerveau de sa pupille, Mary, afin qu'elle puisse voir la nature profonde du monde derrière le voile des apparences et des illusions. L'opération est un échec. Mary pert la raison mais donne naissance neuf mois plus tard à une petite fille, Helen, qui passe son enfance dans une ferme du pays de Galles. Des villageois l'aperçoivent un jour dans la forêt, sur un ancien lieu de culte païen, en compagnie d'un étrange homme des bois mi-homme mi-bouc. Quelques années plus tard, la belle et mystérieuse Helen Vaughan - alias Mme Herbert, ou encore Mme de Beaumont - trouble la bonne société londonienne. Plusieurs hommes de son entourage deviennent fous et se suicident. On les retrouve les traits convulsés par l'horreur. Il s'avère que cette femme fatale, la fille de Mary, est une incarnation du grand Dieu Pan, l'antique dieu de l'univers et de la nature originelle. Comparé à certaines oeuvres d'Edgar Poe, mais sévèrement critiqué à l'époque de sa parution en raison de son caractère sexuel implicite, ce roman halluciné d'Arthur Machen, mené à la façon d'une enquête imprégnée de mythologie et de diabolisme, est aujourd'hui considéré comme un classique des récits d'horreur. Il a inspiré de nombreux écrivains dont entre autres H. P. Lovecraft, Peter Straub et Stephen King.

  • Au pied des montagnes basques éternelles, dans l'Aquitaine romaine menacée par la peste et les invasions barbares, Beleiza guide son peuple par son dialogue avec les esprits du monde-autre. Malgré la naissance de ses enfants particuliers, les jumeaux du solstice, elle refuse une vie paisible auprès de leur père et choisit de rester parmi ceux-qui-savent, constamment sur les chemins. Mais peut-on décider de son destin ? Les secrets les mieux gardés finissent toujours par être dévoilés, avec des conséquences que même celle-qui-sait n'avait pas imaginées...

    Plus qu'un roman historique, « Celle-qui-sait » est un voyage initiatique envoûtant qui se poursuivra fin 2019 par le second tome de la saga "Les ciels noirs des équinoxes".


  • Après quinze ans de silence, les révélations de Beleiza sur la naissance de ses enfants ont bouleversé les relations déjà compliquées des jumeaux du solstice. Urreki retrouvera-t-elle en Ilun le frère qu'il ne veut plus être ? Izhaun, toujours rongé de culpabilité pour son geste fou contre Beleiza, s'apaisera-t-il un jour ? Découvrira-t-on enfin l'identité de la femme morte au cercle de pierres ?


    Dans ce second tome de la saga Les ciels noirs des équinoxes, on retrouve avec jubilation les personnages de Celle-qui-sait, amenés à affronter leurs propres démons, ennemis tout aussi redoutables que les envahisseurs venus du nord pour déferler sur l'Aquitaine.

  • Et si les rêves étaient en fait des myriades de dimensions parallèles ?

    Chaque fois que l'on s'endort, notre esprit crée un monde éphémère qui se désagrège à notre réveil. Mais Isobel possède un don particulier : celui de se projeter dans ces dimensions fragiles, de les altérer, voire même d'en restituer les images dans le monde de « l'éveil ».
    À 20 ans, elle cultive un quotidien simple et solitaire dans un petit village des Highlands. Jamais elle n'aurait pu prédire que cette femme, aperçue fugacement sur les rives de son loch local, fasse à ce point basculer sa vie. Pourtant, celle-ci s'invite dans ses songes et l'obsède. Pour lever le voile sur ce phénomène inédit, Isobel devra suivre un fil d'ariane entre rêves, veille et cauchemars.

  • L'Hôtel hanté

    Wilkie Collins

    Le précurseur de la «detective novel», le «Gaboriau anglais», les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier le premier grand auteur de romans policiers anglais, des années avant Arthur Conan Doyle et son SHerlock Holmes. Après un mariage scandaleux, Lord Montbarry décède en voyage de noces dans un hôtel à Venise. Malgré les circonstances troubles ,une enquête diligentée par les assurances ne trouve rien de suspect... Mais alors, pourquoi la veuve Montbarry semble sombrer dans la folie, comme sous le poids d'un secret terrible ?... Extrait : Elle avait demandé qu'on l'écoutât, et maintenant elle semblait n'avoir plus rien à dire. Une torpeur étrange s'était emparée de cette femme si résolue. Forcé de parler le premier, le docteur lui demanda simplement, avec la phrase sacramentelle, ce qu'il pouvait faire pour elle. Le son de cette voix parut la réveiller ; fixant toujours la lumière, elle dit tout à coup :

  • Une jeune femme au paradis Nouv.

    Il y a vingt ans, David était un jeune homme amoureux au succès grandissant.
    Aujourd'hui David, reclus dans sa maison, est brisé, fatigué. Rien ne le prédestinait à rencontrer Blanche, puis Bruce.
    Qui sont-ils ? Cette jeune femme qui semble le réanimer... Ce jeune homme mystérieux, toujours là au bon moment...
    Pourquoi s'intéressent-ils autant à lui ?
    Et s'il n'y avait pas de hasard et que l'incroyable était possible ?

  • Maximilien Destroy, petit musicien de profession, retrouve lors d'une promenade au jardin du Luxembourg un ami, Clément, qu'il avait récemment perdu de vue. Max va rentrer dans le cercle intime de Clément et découvrir au fil de ses visites, la vie tumultueuse de cet ami... Extrait : On peut contredire, repartit Max avec vivacité. Depuis ma liaison au collège avec lui, à part cette année et la précédente, je l'ai à peine perdu de vue. Je connais ses tentatives désespérées contre une misère innommable. Maître de lui-même à moins de seize ans, sans famille et sans ressources, de tous ces états où l'apprentissage n'est pas rigoureusement nécessaire, je n'en sais aucun qu'il n'ait essayé. Il a été tour à tour plieur de bandes dans un journal, correcteur d'épreuves, journaliste, homme de lettres, vaudevilliste, que sais-je ? Un moment, ne s'est-il pas résolu à étudier la pharmacie, et, à cet effet, n'est-il pas resté six mois chez un apothicaire ? Enfin, ce que sans doute vous ignorez, il n'y a pas encore dix-huit mois, en sortant de l'hôpital, réduit au dénuement le plus horrible, couvert littéralement de haillons, impuissant à trouver un ami, pitoyable, obligé, en outre, de pourvoir aux besoins de cette Rosalie avec qui il vivait depuis trois ans, il est entré, ce qui de sa part exigeait certainement plus que du courage, chez un agent de change, à titre de garçon de bureau. Aussi je le déclare, loin de lui jeter la pierre à cause de ses vices, suis-je prêt à m'étonner de ne pas le voir plus méprisable.

  • Le chevalier Ténèbre

    Paul Feval

    En 1825, les fêtes qu'organise Mgr de Quélen réunissent la meilleure société. Les discussions tournent souvent autour d'histoires de fantômes, de vampires, le surnaturel est à la mode. Lors d'une de ces soirées, deux invités se distinguent en racontant l'histoire des frères Ténèbre. À la fois bandits et vampires, les frères Ténèbre écument l'Europe pour réaliser leurs méfaits... Extrait : « Nous n'avons plus le temps de ménager nos petits effets de surprise, et d'ailleurs, d'après tout ce qui précède, chacun de vous pourrait deviner que les frères Ténèbre furent de la fête. Mais sous quel prétexte et sous quelle forme ! Je vous prie, mes chers seigneurs et mes belles dames, de ne point jauger ces deux êtres véritablement prodigieux à la mesure de vos imposteurs timides, de vos brigands à cervelle étroite, de vos fantômes dont le rôle puéril se borne à épouvanter gratuitement la faiblesse des femmes et la poltronnerie des petits enfants. Mon avis, je ne vous l'ai pas caché, est que nous sommes ici en face du surnaturel, employant des moyens qui sont en dehors de notre compréhension, pour satisfaire la plus grossière et la plus basse de toutes les passions humaines : la convoitise. Sous ces pierres noires, recouvrant les deux tombes de la plaine du Grand-Waraden, on n'enterra point des corps, mais des péchés capitaux incarnés depuis le commencement du monde. En d'autres lieux doivent être les marbres qui recouvrent ces autres vampires, toujours mourant, mais vivant toujours : l'Ambition, la Colère, la Haine, le Mensonge et l'Orgueil.

  • Quel secret peut bien cacher ce ténébreux aristocrate cloîtré dans son château de Levis au coeur du Bourbonnais?
    C'est ce que va découvrir, Éva, jeune femme déjà marquée par la vie. Lors d'un gala de charité au château de la Bouchatte, elle rencontre Karl, Marquis de Poligny au caractère épouvantable et à l'âme torturée. Elle va aimer le détester car il est très convoité et a un tempérament de feu. Meurtres, secrets, doutes seront au rendez-vous. Un mystérieux tatouage va relier ce couple improbable, que signifie-t-il?
    Éva va peu à peu apprendre à le connaître, sa part de lumière, sa part d'ombre. Sera t-elle prête à endurer la souffrance, le mensonge et parfois la trahison pour gagner le coeur de cet être mystérieux?

    Catherine Beaugrand présente ici une romance fantastique et paranormale avec une touche de polar et d'érotisme avec le Bourbonnais et des lieux de la côte atlantique en toile de fond.
    Elle sort de sa zone de confort et propose une histoire inédite.

  • Une ville morte. Des ruelles fantômes, des bâtisses creuses. Du toc. Un assemblage bancal de souvenirs reconstitués, pétrifiés, intemporels. Des âmes errantes.
    Capucine, résidente aguerrie de ce monde désolé, en connaît les monstres. Elle guette les nuées à l'horizon. Elle évite les autres réfugiés, jusqu'au jour où elle rencontre Albin, un scaphandrier relié au ciel par le conduit de son casque, fil incongru s'élevant à travers les nuages. De la série d'évènements qui l'a propulsé ici, il ne garde que des souvenirs épars. Est-il mort ?
    Nicholas se réveille au milieu d'une forêt, son smoking fichu, un portable qui ne capte pas, et plus qu'une seule cigarette en poche. Ses compagnons d'infortune semblent aussi fous les uns que les autres. Est-ce l'enfer ? Le purgatoire ?
    Mais que fait une gamine comme Angelica dans un endroit pareil ?

    Découvrez avec Un fil à travers les nuages le premier roman d'Anaïs Sorrentino.

  • « - Théodore, dit M. le professeur Wittembach, veuillez me donner ce cahier relié en parchemin, sur la seconde tablette, au-dessus du secrétaire ; non pas celui-ci, mais le petit in-octavo. C'est là que j'ai réuni toutes les notes de mon journal de 1866, du moins celles qui se rapportent au comte Szémioth.

    Le professeur mit ses lunettes, et, au milieu du plus profond silence, lut ce qui suit :


    LOKIS


    avec ce proverbe lithuanien pour épigraphe :


    Miszka su Lokiu,

    Abu du tokiu. »

    Lokis - ou la dernière nouvelle de Prosper Mérimée - à la frontière du réel et de la fantasmagorie, directement inspirée des légendes et des mystères slaves.

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Une inspiration... une expiration... un soupir... La vie de Mercedes se résume à cela. À 19 ans, elle souffre d'un asthme sévère et ne peut profiter de sa vie comme elle le souhaite. Partagée entre la surprotection de sa mère et l'amour qui frappe à sa porte, la jeune femme tentera de se battre pour parvenir à vivre sa vie comme elle l'entend. L'asthme est une maladie commune, mais pas moins grave pour autant. Découvrez l'histoire d'une jeune fille qui se bat pour survivre, pour soupirer son requiem...

  • L'économie (travail, échanges) est un moteur depuis que le monde est monde.
    Régulée par une saine idée de la besogne, de l'invention de soi, elle aidait à la qualité de vie. Et nous, commis de Dieu sur Terre, avions en main de quoi fabriquer, montrer et vendre. L'argent restait un des symboles du réel...
    Aujourd'hui ? Le fric est le signe destructeur d'un acte unique et suprême : l'accumulation ! Sans plus nous occuper des lieux, nous prétendons être des anges oisifs : le pognon notre patron... Or Dieu ne supporte pas la concurrence ! La maison est en faillite et nous allons être virés !
    Seize nouvelles, ami lecteur, à propos du dépôt de bilan, de la dévaluation et des vraies valeurs, autrement dit : LE TEMPS DES SOLDES ! On y confondra allègrement le commerce et la trahison, la comptabilité, l'évolution, l'homme et l'hypocrisie, la vanité et la finance.
    La loyauté est devenue menue monnaie ; on bazarde les acolytes ; on ne pense que rabiot, bénef et soulte ; les moyens font la culbute ; les mains sont dans les poches ; on liquide le gratin et d'autres croûtes grattent ; rien ne fait plus recette ni relique. À gaspiller nos échantillons, nous n'avons plus rien à montrer !
    Vendus, assis au bord du fleuve, nous regardons notre univers se noyer. Et pendant que tout s'effondre, on se demande qui est coupable de ça. Qui a sapé nos fondations ? Mais NOUS ! Fourgues minables de daube et de piquette ! Le patron du service a prévenu les fraudes : à nous la courte honte : TOUT DOIT DISPARAITRE ! Nous laissant l'espoir vague de ramper, juste encore un instant, durant LA FIN DU MONDE...

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