• Les sens, mais aussi le mouvement, le système vestibulaire ou encore la mémoire spatiale, recouvrent des fonctions à la fois perceptives et cognitives, qui sollicitent et révèlent toute la complexité du cerveau. Ils jouent un rôle essentiel dans la construction de soi et dans l'interaction avec autrui et le monde. Fruits d'un dialogue interdisciplinaire cher à Alain Berthoz, ces découvertes ont renouvelé notre conception de la perception et de l'action, comme du cerveau et des neurosciences. Dans sa leçon de clôture, le neurophysiologiste revient sur les projets qui ont nourri ses réflexions et lui ont permis, grâce à des dispositifs technologiques inédits, de mettre au jour l'incidence de la perception non seulement sur le développement de certaines maladies, mais aussi sur des problématiques sociétales et culturelles. Ces travaux trouvent aujourd'hui des applications en psychiatrie de l'enfant, et inspirent la robotique, les mondes virtuels et la pédagogie.

  • L'inhibition est une des plus importantes découvertes de l'évolution. Elle est présente, avec sa compagne la désinhibition, à tous les niveaux du vivant - moléculaire, cellulaire, social, culturel. Sans l'inhibition, nous ne pourrions pas agir, choisir, décider, apprendre, mémoriser ni oublier pour laisser la place à des mémoires nouvelles. Sans les multiples formes d'inhibition que notre cerveau utilise, nous ne pourrions pas être empathiques, tolérants, innovants ou créateurs. La méditation est impossible sans l'inhibition. Les perturbations du délicat équilibre entre excitation et inhibition sont à l'origine de maladies comme le Parkinson, l'épilepsie, les troubles de l'attention, l'impulsivité, etc. Mais l'inhibition a une autre face. Elle assure, par les lois et les règles morales, la paix sociale et la liberté. Cependant, le cerveau et les pratiques de l'homme ont perverti cette ressource merveilleuse par le mensonge, le déni, l'oppression, la censure, la dictature, les excès de normes et d'interdits, la culture de la haine. Ils étouffent nos capacités à comprendre les émotions d'autrui et alimentent la barbarie. Cet ouvrage d'un physiologiste suit les péripéties et les multiplications des fonctions inhibitrices, depuis la molécule jusqu'à la société et aux droits de l'homme. Il offre, dans le format d'un « atelier » d'idées et de découvertes scientifiques récentes, une nouvelle grille de lecture aux sciences biologiques et aux sciences humaines et sociales. Alain Berthoz, neurophysiologiste, est professeur honoraire au Collège de France et membre de l'Académie des sciences. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Sens du mouvement, La Décision, La Simplexité et La Vicariance, qui ont été de grands succès. 

  • Le sens du mouvement

    Alain Berthoz

    Ce livre veut montrer - ce que les philosophes comme Sartre ou Merleau-Ponty ont prétendu - comment nous pensons avec tout notre corps. Aux cinq sens traditionnels - l'odorat, l'ouïe, la vue, le toucher et le goût - Alain Berthoz en ajoute un sixième : la kinesthésie ou sens du mouvement. On l'a oublié parce qu'il n'est pas apparent, les capteurs kinesthésiques se trouvant répartis dans tout le corps et non pas concentrés dans un organe spécifique. Et pourtant, il y a un plaisir du mouvement, exécuté ou perçu, comme il y en a un de chacun des autres sens. Or, il n'y a pas de mouvement sans pensée. Nous prenons la décision de marcher, de courir, de sauter, de danser, avec l'intention d'aller d'un endroit à un autre. Nous sommes donc capables d'évaluer une distance, de programmer une trajectoire et parfois très vite comme lorsque nous dévalons une pente à skis. Le sens du mouvement nous oblige à revoir notre conception du cerveau. D'une part, ce n'est pas un ordinateur qui calcule à partir d'informations fournies par les sens, c'est un simulateur qui fait des hypothèses sur la possibilité de réaliser tel ou tel mouvement et qui charge les sens de les tester dans la réalité. D'où les chutes, les faux pas, les illusions lorsque ces hypothèses se révèlent fausses. D'autre part, le cerveau n'est pas une direction centrale qui prend les décisions et charge les organes périphériques de les exécuter : le moindre mouvement est trop complexe et souvent trop rapide. Les commandes du mouvement sont décentralisées, elles sont élaborées par les organes périphériques mêmes qui doivent les exécuter à partir de modèles génétiquement programmés. Alain Berthoz est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Claude Bernard, et directeur du laboratoire de neurophysiologie de l'action.

  • L'improbable est souvent considéré comme un vain exercice d'hypothèses oiseuses ou comme un supplément d'incertitude dans la culture occidentale, qui préfère le prévisible à l'incertain. Et pourtant... Que ce soit dans la recherche scientifique fondamentale ou dans l'invention artistique, dans la discussion philosophique ou dans l'évolution du vivant, l'improbable est cette source de liberté d'où peuvent jaillir idées, solutions ou événements nouveaux et imprévus. Autour d'Alain Berthoz et de Carlo Ossola, une dizaine de chercheurs d'envergure internationale abordent dans une approche multidisciplinaire les mystères et les ressorts de l'improbable, puissant facteur de créativité aux frontières du possible et de l'impossible. L'improbable au coeur de la création dans les sciences, les arts et dans la vie sociale ! Alain Berthoz est neurophysiologiste et professeur honoraire au Collège de France (chaire « Physiologie de la perception et de l'action »). Il a notamment publié Le Sens du mouvement, La Décision, La Simplexité et, plus récemment, La Vicariance. Carlo Ossola est philologue, historien de la littérature. Il est professeur au Collège de France (chaire « Littératures modernes de l'Europe néolatine »). Il a récemment publié Érasme et l'Europe, L'Automne de la Renaissance et Fables et identité.?Pour retrouver l'Europe. Avec Paul Andreu, Daniel Bennequin, Emmanuelle Danblon, Paul Day, Edith Heard, Giuseppe Longo, Lucile Marion-Poll, Brian Stock, Gabriele Veneziano. 

  • Dans ses Questions romaines, Plutarque convie son lecteur à une promenade à travers Rome, chaque station étant à la fois l'occasion d'observer des éléments d'architecture et d'aborder un thème en lien avec la vie, la culture, la politique ou la religion. C'est du moins à partir de cette lecture « topographique » élaborée par John Scheid que s'est noué un dialogue entre l'historien et son collègue, le biologiste Alain Berthoz, dialogue étendu à un vaste parcours pluridisciplinaire autour des arts de la mémoire et des images mentales. Couramment pratiquée dès l'Antiquité, la méthode des arts de la mémoire prend différentes formes au cours du temps, du théâtre de mémoire de la Renaissance à la poésie classique et contemporaine, des sciences sociales à l'architecture et à l'urbanisme, ou encore dans les neurosciences et les sciences cognitives, avec la mise en évidence des bases neurales de l'orientation. L'itinéraire proposé par ce livre nous révèle une dimension fascinante de notre histoire culturelle, toujours vivante à l'ère du numérique.

  • L'autisme touche des dizaines de milliers de personnes en France. Ce livre témoigne des progrès accomplis dans la compréhension des aspects génétiques, neurologiques et cognitifs de cette maladie, et des handicaps qu'elle entraîne. La grande diversité de ses symptômes, notamment les troubles de la communication et de la socialisation, rend difficiles son diagnostic et son traitement. Se pose également le problème de la prise en charge des enfants et du soutien de leur famille dans une société mal préparée à les accueillir. Cet ouvrage de référence, à l'initiative de l'Arapi, est écrit par les meilleurs spécialistes français et internationauxAlain Berthoz, membre de l'Institut, est professeur au Collège de France où il dirige le laboratoire de physiologie de la perception et de l'action. Christian Andres est professeur à la faculté de médecine de Tours, chef du service de biochimie et de biologie moléculaire au CHRU de Tours. Catherine Barthélémy est pédiatre, pédopsychiatre et physiologiste. Elle est chef de service au CHRU de Tours et enseignant-chercheur à l'université de Tours. Elle est également présidente du Comité scientifique de l'Arapi. Jean Massion, vice-président de l'Arapi, est ancien directeur de recherche au CNRS. Bernadette Rogé est professeur de psychopathologie du développement à l'université de Toulouse-Le Mirail. Elle est également présidente de l'Arapi. Avec les contributions de David G. Amaral, Christian Andres, Cécile Aspe, Catherine Barthélémy, M. D. Bauman, Alain Berthoz, Romuald Blanc, Frédéric Bonnet-Brilhault, Thomas Bourgeron, Sylvain Briault, Nicole Bruneau, Jan Buitelaar, Denis Chastenet, Jean-François Chossy, Michael L. Cuccaro, Marcello D'Amelio, Henri Doucet, Anne Fagot-Largeault, Hans Forssberg, Béatrice de Gelder, Bruno Gepner, Christopher Gillberg, Marie Gomot, Julie Grèzes, Pascaline Guérin, Marie-Thérèse Hermange, Stéphane Jamain, Frédéric Laumonnier, Marion Leboyer, Ghislain Magerotte, C. Mills Schumann, Claude Moraine, Laurent Mottron, Jacqueline Nadel, Antonio M. Persico, Christine Philip, Bernadette Rogé, Sylvie Roux, Christina Schmitz, Carole Tardif, Rutger Jan Van der Gaag, Sophie Willemsen-Swinkels, Mônica Zilbovicius.

  • Alain Berthoz présente dans ce nouveau livre un concept clé, la « vicariance ». Lorsqu'un de nos sens en remplace un autre qui fait défaut (lorsque nous tâtonnons dans le noir, ou lorsque nous devons, suite à un accident, suppléer un organe défaillant), lorsque nous utilisons plusieurs stratégies pour parvenir à un même but, lorsque nous multiplions nos identités pour naviguer dans le monde virtuel d'Internet ou des jeux vidéo, nous nous en remettons à des processus vicariants mis en place au cours de l'évolution. Cette vicariance, possibilité de remplacer une fonction par une autre ou de déléguer une fonction ou une action à un avatar virtuel, est bien une stratégie essentielle qui permet à notre cerveau d'appréhender le monde extérieur et de nous y adapter en permanence. Car tout acte créatif implique un changement de point de vue offrant une perspective nouvelle sur les choses, un décentrement que seule la vicariance est à même de provoquer. D'où son importance cruciale pour la pédagogie et l'enseignement, le management des entreprises, la psychologie et les sciences humaines et sociales, et la rééducation des troubles pathologiques du système nerveux. Mieux comprendre la vicariance, c'est remettre l'homme au centre de la scène, dans toute sa diversité, et lui restituer sa capacité d'inventer des solutions nouvelles. Alain Berthoz, neurophysiologiste, est professeur honoraire au Collège de France et membre de l'Académie des sciences. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Sens du mouvement, La Décision et La Simplexité, qui ont été de très grands succès.

  • La decision

    Alain Berthoz

    Comment prend-on une décision ? En calculant le pour et le contre ? En gardant la tête froide pour évaluer ses chances de succès ou ses risques d'échec ? En faisant taire ses passions ? Et si la décision n'était rien de tout cela ? Si la décision n'était pas raison mais action ? Et si ce que nous appelons aujourd'hui « les décideurs » étaient avant tout des « hommes d'actions » ?Ce livre renouvelle entièrement nos idées sur la prise de décision en étudiant au plus près comment notre cerveau s'y prend pour décider. On y découvrira un cerveau parieur. Un cerveau joueur. Un cerveau qui dialogue avec le corps sensible et son double. Un cerveau ému. Professeur au Collège de France, Alain Berthoz dirige le laboratoire de physiologie de la perception et de l'action (CNRS-Collège de France). Il a publié un essai sur Le Sens du mouvement et des Leçons sur le corps, le cerveau et l'esprit, chez Odile Jacob.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des neuropharmacologues (Jean-Pierre Changeux, Jacques Glowinski), des physiologues (Claude Bernard, Étienne Jules Marey, Jean Nageotte, Alfred Fessard, Yves Laporte, Alain Berthoz), des psychologues (Pierre Janet, Henri Wallon, Julian de Ajuriaguerra) oeuvrent depuis deux siècles au Collège de France à l'élucidation de ce mystère de tous les mystères : comment fonctionne notre cerveau ?Ce livre reprend leurs leçons inaugurales, documents essentiels pour l'histoire intellectuelle, mais aussi sources d'inspiration pour les recherches les plus actuelles en sciences cognitives.

  • Anglais Simplexity

    Alain Berthoz

    "Simplexity, as I understand it, is the range of solutions living organisms have found, despite the complexity of natural processes, to enable the brain to prepare an action and plan for the consequences of it. These solutions are simplifying principles that enable the processing of information or situations, by taking into account past experience and anticipating the future. They are neither caricatures, shortcuts, or summaries. They are new ways of asking questions, sometimes at the cost of occasional detours, in order to achieve faster, more elegant, more effective actions." A. B. As Alain Berthoz demonstrates in this profoundly original book, simplicity is never easy; it requires suppressing, selecting, connecting, thinking, in order to then act in the best way possible. And what if we, in turn, are inspired by the living world to process the complexity that surrounds us? Alain Berthoz is professor at the Collège de France where he is co-director of the Laboratoire de physiologie de la perception et de l'action. [Laboratory for the physiology of perception and action]. He is a member of the French Academy of Sciences, and is the author of Le Sens du mouvement [The Brain's Sense of Movement] and La Décision [Emotion and Reason]. 

  • Ce livre est issu d'un séminaire interdisciplinaire, organisé les 24 et 24 mai 2012 à la Fondation Hugot du Collège de France, autour de l'idée de simplexité - propriété fondamentale du vivant de pouvoir inventer des solutions simples aux problèmes que la complexité du réel pose pour sa survie - avancée par Alain Berthoz en 2009 (La Simplexité, éditions Odile Jacob). Ce séminaire réunissait des philosophes, des mathématiciens, des physiciens et des biologistes, des chercheurs en scienes cognitives, en robotique, en didactique, ainsi que des architectes. Le présent ouvrage ne se contente pas de recueillir les articles issus des communications à ce séminaire. Il a été conçu comme un volume "compagnon" du livre d'Alain Berthoz : il vise à replacer au sein du débat théorique entre spécialistes de la modélisation des systèmes complexes un texte plutôt orienté en apparence vers le public général. Les phénomènes qualifiés de simplexes ne sont-ils que l'énumération rhapsodique de dispositifs ou de mécanismes dépourvus d'unité intégrative? Ou manifestent-ils, au contraire, l'exigence d'une nouvelle théorie de la simplexité du vivant, qui puisse ête confrontée aux théories existantes des systèmes complexes et, éventuellement, offrir une alternative à ces théories ?

  • This book is based on a two-day symposium at the Paris Institute of Advanced Study titled "space-time geometries and movement in the brain and the arts". It includes over 20 chapters written by the leading scientists and artists who presented their related research studies at the symposium and includes six sections; the first three focus on space-time geometries in perception, action and memory while the last three focus on specific artistic domains: drawing and painting, dance, music, digital arts and robotics. The book is accompanied by a dedicated webpage including related images and videos. 
    There is an ever-growing interest in the topics covered by this book. Space and time are of fundamental importance for our understanding of human perception, action, memory and cognition, and are entities which are equally important in physics, biology, neuroscience and psychology. Highly prominent scientists and mathematicians have expressed their belief that our bodies and minds shape the ways we perceive space and time and the physical laws we formulate. Understanding how the brain perceives motion and generates -bodily movements is of great significance. There is also growing interest in studying how space, time and movement subserve artistic creations in different artistic modalities (e.g., fine arts, digital and performing arts and music). This interest is inspired by the idea that artists make intuitive use of the principles and simplifying strategies used by the brain in movement generation and perception. Building upon new understanding of the spatio-temporal geometries subserving movement generation and perception by the brain we can start exploring how artists make use of such neuro --geometrical and neuro-dynamic representations in order to express artistic concepts and emotionally affect the human observers and listeners. Scientists have also started formulating new ideas of how aesthetic judgements emerge from the principles and brain mechanisms subserving motor control and motion perception.Covering novel and multidisciplinary topics, this advanced book will be of interest to neuroscientists, behavioral scientists, artificial intelligence and robotics experts, students and artists. 

  • History shows us the same grim phenomenon over and over: under extreme circumstances, apparently ordinary citizens turn into merciless torturers and systematic executioners of defenseless victims. War crimes and genocides may be orchestrated by dictators and terrorist leaders,but they are carried out by individuals who otherwise show empathy, sound moral judgment, and aversion to violence. How does this happen? Is the pull of a murderous regime strong enough to make harmless men become amoral monsters, or is there some underlying psychological or physiological trait that predisposes certain people toward this transition? Can the pathological switch between sensitive human and desensitized killer be isolated, redicted, and prevented? Can it be overridden by compassion and altruism? Is violent aggression addictive? What implications does this have for the way we try and punish perpetrators of such crimes? These are among the questions taken up in a series of conferences on mass violence held from 2015 to 2017 at the Paris Institute of Advanced Studies. In this volume, neuroscientists, sociologists, historians, and legal scholars share research and insights on the roots of radicalization, in-group loyalty, how we learn to follow rules, and many other themes. The result is a troubling but distinctly illuminating glimpse of human nature, and a model of how interdisciplinary dialogue can shed light into its darkest corners. With contributions from Xabier Agirre Aranburu; Scott Atran; Alain Berthoz and Bérangère Thirioux; Thomas Boraud; Michel Botbol; Emile Bruneau;Christopher R. Browning; David Cohen and Nicolas Campelo;Jean-Paul Costa; Susan T. Fiske; Itzhak Fried; Julie Grèzes and Jorge L. Armony; Patrick Haggard; Etienne Koechlin; Heather D. Lucas, Daniel Sanchez, Jessica D. Creery, Xiaoqing Hu, and Ken A. Paller; Gretty M. Mirdal;Mathias Pessiglione; Richard Rechtman; Trevor W. Robbins; Edmund T. Rolls; Françoise Sironi; James K. Stewart; and Jean-Pol Tassin. 

  • L'empathie

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    Comment peut-on prendre le point de vue des autres tout en restant soi-même ? Comment parvient-on à ressentir les émotions des autres ? À pressentir leurs intentions ? À comprendre leurs motivations ? À leur attribuer des croyances ? En quoi l'empathie se distingue-t-elle de la sympathie ? De la compassion ? Pourquoi le défaut d'empathie provoque-t-il des troubles du comportement ? Existe-t-elle entre les hommes et les animaux ?Ce livre dresse l'état des connaissances sur l'empathie et présente les recherches en cours dans différents domaines, de la psychologie cognitive à la psychologie clinique, de l'éthologie à l'éthique, de la philosophie à la théologie. Alain Berthoz est professeur au Collège de France où il dirige le laboratoire de physiologie de la perception et de l'action. Gérard Jorland est directeur de recherche au CNRS et directeur d'étude à l'EHESS. Avec les contributions de Anne-Catherine Bachoud-Lévi, Jean Decety, Natalie Depraz, Élisabeth Pacherie, Jean-Luc Petit, Véronique Servais, Françoise Sironi.

  • Propriétés fondamentales du vivant, anticipation et prédiction sont au coeur de nos vies et de chacune de nos actions : on calcule les chances d'un homme politique d'être élu, les risques que l'avion dans lequel on monte s'écrase, on évalue les chances de bénéficier d'une météo favorable pendant nos vacances... Mais quels sont les contraintes, les mécanismes psychologiques et neurobiologiques qui jouent sur la capacité humaine d'anticipation ? Comment l'humain se projette-t-il dans le futur ? Quelles sont les logiques qui président à la mise en oeuvre de cette capacité ? Quelles contributions la psychopathologie apporte-t-elle à la compréhension de ces mécanismes ? Comment l'homme réagit-il face à des situations qui l'obligent à reconfigurer son existence ? Telles sont les questions abordées dans cet ouvrage rédigé par un groupe de chercheurs - philosophes, physiologistes, neuropsychologues, mathématiciens, conseillers en entreprise - qui présente les multiples facettes de cette fascinante faculté humaine et ses pathologies, ainsi que son usage dans les processus de décision, que ce soit dans la vie quotidienne ou dans l'entreprise. Alain Berthoz, neurophysiologiste, est professeur émérite au Collège de France et membre de l'Académie des sciences. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Sens du mouvement, La Décision et La Simplexité, qui ont été de très grands succès. Claude Debru est philosophe, correspondant à l'Académie des sciences et professeur de philosophie des sciences à l'École normale supérieure de Paris. Il est l'auteur, avec Pierre Buser, de Le Temps, instant et durée. Contributions de Margherita Arcangeli, Daniel Bennequin, Pierre Bessière, Pierre Buser, Jérôme Dokic, Jacques Droulez, Malik Ghallab, Étienne Koechlin, Giuseppe Longo, Nicolas Morgado, Didier Naud, Richard Palluel-Germain, Denis Perrin, Jean-Luc Petit, Pascale Piolino, Armin Schnider. 

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