• Vive la vie !

    Alphonse Allais

    Extrait : Bois-Lamothe ne s'y trompa pas une seconde. Il reconnut ses haricots blancs, ses noirs, ses bleus, ses rouges, ses violets. Il reconnut ses haricots jaune et violet, bleu et orange, rouge et vert. Le marquis se leva tout droit, battit l'air de ses grands bras secs et s'effondra en arrière sur une vieille pendule Louis XIII, qui n'avait sûrement pas marqué vingt minutes depuis Henri IV. Il était mort.

  • Alphonse Allais se considérait comme un auteur pour commis voyageurs.
    On n'a cessé de colporter ses bons mots, du calembour épais (Monsieur Lecoq-Hue) aux réflexions cyniques ( à la suite d'une chute de cheval, j'avais perdu tout sens moral ), en passant par les considérations absurdes : Angéline rappelait d'une façon frappante La Vierge à la chaise de Raphaël, moins la chaise . C'était pourtant un grand écrivain qui créait à chaque instant (Jules Renard).
    André Breton a rendu justice à son humour noir , tandis qu'Umberto Eco l'a étudié comme l'un des maîtres du récit. En publiant A se tordre, son premier recueil, une collection de classiques le fait entrer dans le Panthéon des Lettres et le consacre premier comique du XIXe siècle.

  • Tout le monde connaît son nom, cite parfois ses bons mots, mais qui a lu son oeuvre immense ? " Allais Alphonse (pas XIII), né à Honfleur, de parents français mais honnêtes. Élève de l'École anormale inférieure, 3, place de la Sorbonne. " Ainsi se présente lui-même Alphonse Allais, ce cas unique dans l'histoire de la littérature française.
    Humour noir, humour rose, vers, prose, maximes, fables express, distiques olorimes, breuvages, calembours, inventions mirobolantes, il a tout fait ! Et la quintessence de la pensée allaisienne est réunie dans ce seul volume, somme de deux années de recherches dans les trésors cachés de la Bibliothèque nationale, régulièrement réédité, et pour cause : il est devenu un grand classique de l'humour.
    Les familles, l'été venu, se dirigent vers la mer en y emmenant leurs enfants. Dans l'espoir, souvent déçu, de noyer les plus laids.
    *
    Un gentleman est un monsieur qui se sert d'une pince à sucre, même quand il est seul.
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    Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?


  • Comment saint Pierre est-il devenu le portier que l'on sait ? Le résultat des recherches d'un éminent archéologue, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, ne sont que les prémisses d'une incroyable découverte...
    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Dans une petite ville de province, une erreur judiciaire vient semer le trouble.

  • Extrait : Pour lui payer les 17 fr. 50, frais de notre match, je lui donnai un louis et, comme elle se disposait à me rendre la monnaie, je lui offris gracieusement (car elle me plaît beaucoup, cette petite) : « Gardez le tout, mademoiselle, ce sera pour votre dot. » - Et vous avez prononcé dot, sans faire sonner le t ? - Dame, oui, comme vous m'avez indiqué pour flot, pot, etc. - Alors, je m'explique tout ! La petite aura compris que vous lui donniez de l'argent pour son dos. - C'est moi qui ne comprends plus. - Dos est le terme argotique et bien parisien par lequel on désigne les gentlemen qui se font de détestables revenus avec l'inconduite de leurs compagnes. - Horrible ! Horrible ! Qu'est-ce que cette fillette va penser de moi ? Et Bott tint à revenir tout de suite au tir, porter ses excuses à la petite Charlotte et lui offrir une jolie bague, pour laquelle la petite citoyenne du dix-huitième arrondissement lui sauta au cou et l'embrassa de grand coeur.

  • Pas de bile !

    Alphonse Allais

    Extrait : Mais le monsieur riche leur indique le travail : une porte à murer. Un louis tout de suite, l'autre, la besogne terminée. Au moment précis où ils posaient le dernier moellon, la nuit commençait à tomber. De la manche, les maçons essuient la sueur de leur front, avec la satisfaction de la bonne ouvrage faite. Mais une lividité soudaine envahit leur face. La porte... cette porte qu'ils ont mis tant de conscience (et d'inconscience) à murer, cette porte est la seule issue de la chambre !

  • Heureux châtelain d'un manoir féodal, le baron LAGOURDE lorgne depuis longtemps un pré voisin de sa propriété. Patient et finaud, le père FABRICE, qui a toujours refusé de le lui céder à un prix acceptable, va mettre en oeuvre un stratagème lui permettant d'en tirer plus de 10 fois son prix.

    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Le Chambardoscope

    Alphonse Allais

    Désabusé par la bêtise de l'espèce humaine et allergique à toute forme de travail, le dénommé LAFLEMME, fumiste hors-pair, va trouver un moyen imparable pour passer l'hiver sur la côte d'azur sans débourser un sou.

    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Savoir hennir

    Alphonse Allais

    Afin de pouvoir rencontrer seul à seule une femme mariée sans éveiller les soupçons de son mari, un candide jeune homme va devoir apprendre à signaler sa présence sous les fenêtres de la belle d'une bien curieuse façon.
    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Fraude

    Alphonse Allais

    Sur un quai, un vigilant douanier repère un homme débarquant avec une bouteille sous le bras. Questionné, celui-ci prétend en ignorer le contenu. Au poste, la bouteille est débouchée pour la plus grande joie de tous les gabelous présents. Cette joie cependant, sera de très courte durée.
    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • L´Étrange Calcul

    Alphonse Allais

    Au cours d'un voyage en train, une halte au buffet de la gare permet à un ecclésiastique de se sustenter abondamment. Tout en mangeant, il se livre à haute voix à un étrange calcul dont les effets seront on ne peut plus percutants.
    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Le Bahut Henri II

    Alphonse Allais

    Lorsqu'au cours d'un dîner, la conversation arrive sur le thème de l'esclavage, tous les convives sont unanimes pour condamner cette odieuse pratique. Enfin, tous sauf un : le lieutenant de vaisseau BECQUE-DANLOT. Au grand dam de ses voisins de table, il annonce même avoir déjà vendu un homme et ne semble guère s'en formaliser.
    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Et Daudet

    Alphonse Allais

    Le père FLAMBEUR, capitaine au long cours, arrive à Paris. Sa manie : rencontrer des grands hommes. Il obtiendra plus que satisfaction, mais ses interlocuteurs sont ils bien authentiques ?

    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Par une chaude journée, un bourgeois de province installé à la terrasse d'un café parisien est abordé par 2 hommes qu'il ne connaît ni d'Ève ni d'Adam. Ce n'est pourtant pas ce que lui donnent à entendre ces 2 quidams qui semblent extrêmement bien renseignés. Mais pour cela ils ont un truc...
    Pour son troisième enregistrement en notre compagnie, François COSTAGLIOLA a su trouver un équilibre subtil dans son interprétation des textes d'Alphonse ALLAIS, réussissant à en préserver toute la qualité littéraire sans en sacrifier l'humour et la légèreté.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Nous avons regroupé tous les monologues d'Allais, parus pour la plupart en fascicules aujourd'hui introuvables. La démarcation entre conte et monologue est souvent subtile. Nous avons ajouté quelques textes, qui, sans être conçus comme tels, s'y apparentent ainsi que plusieurs saynètes. Michel LaclosCe livre regroupe notamment : Silvérie ou les fonds hollandais, Le pauvre bougre et le bon génie, Clara ou le bon accueil princièrement récompensé, Question de détail, L'homme pauvre ou Un moyen comme un autre.

  • Contes ou nouvelles, peu importe le terme, c'est toujours pour rire

  • Recueil de contes humoristiques. Extrait : Le lendemain, je m'amusai beaucoup au récit du docteur. Dès le matin, elle l'avait fait mander, et, folle de terreur, lui avait raconté son étrange indisposition. --- Ça moussait~! ça moussait~! Et ça faisait pschi, pschi, pschi, pschi. --- N'auriez-vous pas bu des boissons gazeuses, hier ? demanda-t-il. --- Si, du champagne. --- C'est bien cela. Vous ne pouvez pas digérer l'acide carbonique. Ne buvez plus ni champagne, ni soda, ni rien de gazeux. Minnie trouva la farce à son goût. Elle me récompensa en m'embrassant le mieux qu'elle put. Et quand les Américaines vous embrassent du mieux qu'elles peuvent, je vous prie de croire qu'on ne s'embête pas. Et encore j'emploie le mot embrasser pour rester dans la limite des strictes convenances.

  • Il était une fois une jeune fille d'une grande beauté qui était amoureuse d'un cochon. Éperdument ! Non pas un de ces petits cochons jolis, roses, espiègles, de ces petits cochons qui fournissent au commerce de si exquis jambonneaux. Mais un vieux cochon, dépenaillé, ayant perdu toutes ses soies, un cochon dont le charcutier le plus dévoyé de la contrée n'aurait pas donné un sou. Un sale cochon, quoi !

  • À la une!

    Alphonse Allais

    Extrait : Les sentiments que la petite femme nourrissait à l'égard de son mari n'auraient pas suffi (pour ce qui est de la température) à faire fondre seulement deux liards de beurre, cependant que lui se serait, pour sa petite femme, précipité dans les flammes ou dans l'eau, sur un signe d'icelle. Des faits de telle nature sont, d'ailleurs, fréquemment constatables en maint ménage contemporain. Cette gentille petite dame et ce vilain homme croupissaient dans une indigence fâcheuse. L'or ne foisonnait pas dans leur coffre-fort~; et même, ils n'avaient pas de coffre-fort.

  • Faits divers

    Alphonse Allais

    Extrait : On avait tellement l'habitude, au régiment, de l'appeler Peau-de­-Balle, que, maintenant, impossible de retrouver son vrai nom. Aussi, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, va pour Peau-de-Balle ! Un étrange type, ce Peau-de-Balle, mystérieux, flemmard comme une brigade de lézards, loyal à faire pâlir Bayard et sa descendance. Je l'ai vu exécuter bien peu de corvées, mais jamais, au grand jamais, je ne l'ai entendu proférer le plus petit mensonge, tenter la plus mince carotte contraire aux lois de l'honneur.

  • Le bec en l'air

    Alphonse Allais

    Extrait : Des cris, la foule ne tarda point à passer aux projectiles. Quelques cailloux, que je n'hésite pas à attribuer à la malveillance, brisèrent les vitres et même les litres, et en général tous les objets en verre étalés à la vitrine. M. Pivre, attiré par tout ce fracas, et n'en devinant pas la cause, voulut réagir ! Ah ! il fut bien reçu, M. Pivre ! --- À l'eau, le sale Prussien ! À l'eau, le cochon d'Italien !

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