Langue française

  • Après En moins bien et Pas mieux, ses deux premiers romans à succès, Arnaud Le Guilcher retrouve ses héros désenchantés. Une comédie drolatique, poétique et surréaliste sur la famille. Celle qu'on se trimballe et celle qu'on se choisit.
    Ça se bouscule pour notre (anti-) héros, un Français exilé dans un bled perdu des États-Unis. Alors que sa femme met les voiles avec leur petite dernière, le laissant seul avec leur fils gothique, il apprend qu'un héritage l'attend à 10 000 bornes de là, dans les Alpes françaises. La course pour reconquérir sa belle sera semée d'embûches.Des flots d'alcool. Un loup gigantesque. Une fromagerie au bord du gouffre. Un arbre généalogique tordu. Des satanistes débiles... Comme aurait pu le dire Nietzsche un soir de raclette : " Quand le ridicule ne tue pas, il rend plus fort. "

  • Pour se sortir du cauchemar d'un divorce qualifié pudiquement de " difficile ", Arthur décide de s'en aller loin, très loin de Paris. Il échoue à Yabaranga, la capitale chaotique d'un pays africain imaginaire. À suivre ce héros maladroitement flamboyant, le lecteur est rapidement pris dans un tourbillon de situations poétiques, burlesques, ultra sensibles, et hilarantes.
    Au fil des pages s'entremêlent un président domicilié dans une tour en chantier, une bande d'insupportables rastas blancs joueurs de djembé, des poissons géants, un Indien d'Amazonie cartésien et des miliciens durassiens... Tout cet assemblage baroque résistera-t-il à l'arrivée de Morgane, l'ex-femme d'Arthur, venue faire de la vie de ce pauvre garçon un enfer sous les tropiques ?

  • " La jeune femme chantait pour elle-même un air saturé d'émotions. Il y avait du Billie Holiday dans cette mélopée. Elle avait un grain dans la voix qui abrasait la rugosité des jours. Elle prenait pour elle le trop-plein, l'infect et l'insoutenable, et elle le trans formait en chant. Elle prenait ça à sa charge comme pour en libérer l'auditeur. Sa douleur, c'était notre cadeau. Alors, à genoux au milieu de la foule, j'ai fondu en larmes. Je savais que ce que je cherchais existait. Même si j'avais dû mourir, là à quatre pattes sur les pavés, je serais parti l'esprit tranquille. Je l'avais trouvée. " Pierre Pierre est un ultrasensible qui pleure à gros bouillons face à la beauté. Un jour de balade, il rencontre le fantasque fondateur d'une sorte d'arche de Noé remplie d'artistes. Pierre y est embauché, à la recherche d'une voix qui le ferait fondre... Au moment où il se cogne à la perle rare, sa boîte est rachetée par une multinationale. Très vite, les cadences s'accélèrent et à mesure que les conditions de travail se dégradent, l'arche devient galère... Burn-out en cascade, management absurde et invasion de la vie privée... Arnaud Le Guilcher livre une satire hilarante du monde du travail ainsi qu'un plaidoyer follement poétique en faveur de la liberté de création.

  • Pas mieux

    Arnaud Le Guilcher

    Un sac rose ou une valise?
    Un gothique ou un bambin?
    Amidonner ou blanchir?
    Neverland ou Graceland?
    Bibine ou cocaïne?
    Billet vert ou billet doux?
    La ville ou la cambrousse?
    Petite mort ou gros deuil?
    La bourse ou la vie?
    Pas mieux!
    Quinze ans après En moins bien, Emma revient ... Avec le fiston!

  • Ric rac

    Arnaud Le Guilcher

    S'appeler Jeanyf et courir.
    Courir après ses quatorze ans.
    Courir après son avenir.
    Courir après le fantôme d'Yvette, sa mère.
    Courir après Pierryf, son père, un doux dingue qui ne se remet pas de la mort de sa femme.
    Courir après les tisanes de Jackyf, son oncle herboriste et rebouteux.
    Courir après les visions de Soubirou, son cousin illuminé.
    Courir après les nouveaux voisins du gîte rural sadomaso.
    Cours, Jeanyf !
    Cours !
    Dans Ric-Rac, on retrouve l'univers déjanté et tendre de l'auteur d'En moins bien.
    " Si Ionesco et Desproges avaient eu un fils ensemble, ils l'auraient appelé Arnaud Le Guilcher ! " Gérard Collard


  • L'avion s'est immédiatement mis en branle. Il a pris son élan sur la piste, puis a décollé en nous abandonnant au milieu de nulle part... Comme des clampins, on était plantés là, dans cet environnement inconnu, où on se sentait aussi à l'aise qu'un autocar de culs-de-jatte égaré au mondial de la godasse.

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