Sciences humaines & sociales

  • De nos jours, l'organisation des élections pose problème en Afrique. Presque partout, elles sont devenues de simples rituels de routine permettant aux dirigeants de se maintenir au pouvoir, au-delà des mandats constitutionnels. Dès lors, comment l'Afrique peut-elle organiser des élections transparentes, bâtir des institutions démocratiques fiables et relever les nouveaux défis éducatif, économique, éthique, politique, géostratégique, auxquels elle est confrontée? Abordant cette question, l'auteur pense qu'il y a des préalables plus soutenables en politique qu'il expose.

  • Depuis l'avènement de la mondialisation, les sociétés politiques contemporaines sont confrontées à de très nombreux problèmes (la disparition des écosystèmes, l'insécurité, la sous-alimentation) provoqués, en partie, par un individualisme toujours plus fort. Dès lors, un questionnement se pose : Comment être citoyen aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'être citoyen aujourd'hui ? Comment parler d'engagement citoyen ? L'histoire nous enseigne que la citoyenneté se forge par la médiation de la loi, même si tout citoyen peut aussi désobéir à cette dernière lorsqu'il se trouve confronté à une politique institutionnelle injuste.

  • En quoi Rousseau nous parle-t-il encore ? Mort il y a trois siècles, il a développé une pensée politique qui donne une nouvelle orientation à la philosophie. La sienne est fondée sur le pacte social, stratégie pour construire une véritable société politique moderne. Le retour à Rousseau n'est pas un moyen de se détourner de l'essentiel contemporain. Bien au contraire, il rencontre des problèmes politiques d'actualité : Rousseau est un prétexte grâce auquel chacun peut contester pacifiquement les règles, lois et comportements illicites pour le fondement d'une communauté politique véritablement démocratique. Sa pensée permet de se construire une vision politique humaniste pour répondre aux préoccupations concrètes des hommes et des États.

  • Depuis son écrasement au terme de la Semaine sanglante, la Commune de Paris ne cesse de hanter notre imaginaire.
    Dès 1871, anti-communards et pro-communards ont cauchemardé ou rêvé d'un triomphe à venir de la Commune, imaginant des anticipations, dystopies, uchronies et utopies. Chacun des textes rassemblés dans Demain, la Commune ! imagine, pour le pire ou pour le meilleur, la victoire de la Commune.
    Textes réunis par Philippe Éthuin
    « La période que nous vivons n'est pas sans rappeler celle qui s'intercale entre la chute de la Commune en mai 1871 et la mobilisation générale d'août 1914, qui sonna en apparence le glas des possibilités révolutionnaires. Durant ce presque demi-siècle, les écrivains demeurèrent hantés par le spectre de la Commune, cet épisode révolutionnaire qui devint la nouvelle référence majeure, prenant le relais dans l'imaginaire collectif de la Grande Révolution de 1789, et précédant l'hégémonie dominante que la révolution russe imposa entre 1917 et 1991 aux anticipations révolutionnaires. »
    Jean-Guillaume Lanuque, préfacier de Demain, la Commune !

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