• Les sciences humaines et sociales ne sont plus le monopole d'une petite partie du monde, l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord, rejointes assez tôt par l'Amérique latine. Elles sont pratiquées partout, avec de plus en plus souvent une capacité des chercheurs à se situer au meilleur niveau, et à participer à des échanges scientifiques réellement planétaires, tout en ayant un fort ancrage dans leur propre société. L'Occident a perdu l'hégémonie scientifique, ce qui présente des implications considérables. Les chercheurs occidentaux, ou formés à l'Ouest, ou par lui, ne peuvent se contenter du projet d'une extension à la planète tout entière de concepts et de catégories nés exclusivement, croit-on trop souvent, dans une seule partie du monde. Nous devons repenser les valeurs universelles [...]. L'expression « Penser global » constitue un signe de ralliement pour cet ouvrage qui rassemble les contributions de chercheurs en sciences sociales parmi les plus reconnus dans le monde. Penser global, c'est s'inté-resser à des logiques mondiales, planétaires, et articuler ce niveau d'analyse à d'autres niveaux, régionaux, nationaux ou encore locaux. (Michel Wieviorka) Avec les contributions de : Elijah Anderson, Jean Baubérot, Rajeev Bhargava, Judit Bokser Liwerant, Manuel Castells, Philippe Descola, Mireille Delmas-Marty, Jean-Pierre Dozon, Marc Fleurbaey, Michel Foucher, Nancy Fraser, René Frydman, Nilüfer Gle, Alain d'Iribarne, François Jullien, Hervé Le Bras, Dominique Méda, Edgar Morin, Vinh-Kim Nguyen, Ernesto Ottone, Jean-Luc Racine, Jean-Daniel Rainhorn, Ignacy Sachs, Yves Schemeil, Farzana Shaikh, Brian Stock, Alain Touraine, Yuan Tseh Lee, Imma Tubella, Immanuel Wallerstein, Michel Wieviorka.

  • L'introduction éventuelle de statistiques ethniques en France donne lieu à d'âpres débats. Leurs partisans pensent qu'elles renforceront l'unité nationale en facilitant la lutte contre les discriminations. Leurs adversaires craignent qu'elles n'accroissent les divisions en favorisant le repli communautaire. Pour que la discussion progresse, les auteurs de l'ouvrage ont organisé des rencontres entre partisans et adversaires des statistiques ethniques dans trois grands pays aux pratiques très différentes : les États-Unis avec leurs comptages ethno-raciaux, la Russie avec ses dizaines de nationalités et le Brésil qui classe la population selon la couleur de la peau. L'ouvrage souligne la diversité des solutions retenues, de leurs fondements historiques et des problèmes qu'elles soulèvent. Il ouvre paradoxalement la voie à une pacification du débat français.

  • L'introduction éventuelle de statistiques ethniques en France donne lieu à d'âpres débats. Leurs partisans pensent qu'elles renforceront l'unité nationale en facilitant la lutte contre les discriminations. Leurs adversaires craignent qu'elles n'accroissent les divisions en favorisant le repli communautaire. Pour que la discussion progresse, les auteurs de l'ouvrage ont organisé des rencontres entre partisans et adversaires des statistiques ethniques dans trois grands pays aux pratiques très différentes : les États-Unis avec leurs comptages ethno-raciaux, la Russie avec ses dizaines de nationalités et le Brésil qui classe la population selon la couleur de la peau. L'ouvrage souligne la diversité des solutions retenues, de leurs fondements historiques et des problèmes qu'elles soulèvent. Il ouvre paradoxalement la voie à une pacification du débat français.

  • Pourquoi les Juifs sont-ils l'objet d'une haine particulière ? Quand l'antisémitisme est-il apparu ? Est-ce une forme du racisme ?
    Qui sont les " Sages de Sion " ? Ont-ils existé et comploté ?
    Pourquoi Hitler détestait-il les Juifs ? Existe-t-il un "business de la Shoah" ?
    Pourquoi une partie des jeunes issus de l'immigration sont-ils séduits par des discours antisémites ? A-t-on le droit de critiquer Israël ? L'antisionisme, est-ce de l'antisémitisme ?
    Ce petit livre n'hésite pas à poser les questions les plus dérangeantes. Il démonte avec clarté et tranquillité les idées fausses, les pièges et les théories du complot. Pour comprendre les racines de l'antisémitisme, réfléchir à son actualité, en France et ailleurs, voici un guide indispensable.
    /> Sociologue de renommée internationale, Michel Wieviorka est directeur d'études à l'EHESS et administrateur de la Fondation Maison des sciences de l'homme. Il a publié de nombreux ouvrages sur le racisme et l'antisémitisme.

  • - 64%

    Déclin des systèmes et des partis classiques, mise en cause de la représentation politique, montée du populisme et des nationalismes, emprise des fake news, tentation de la violence... : force est de constater la fragilité, aujourd'hui, de la démocratie. Alors que soufflent les vents mauvais de l'extrémisme, de l'autoritarisme, du racisme, de l'antisémitisme, du terrorisme, comment défendre ce bien commun qui nous semblait acquis mais ne l'est pas ?Face à ces maux qui minent nos sociétés et qu'il décrypte en profondeur, Michel Wieviorka interroge la place et le rôle des sciences humaines et sociales. Il y invite le meilleur de sa discipline - la raison, la connaissance de l'histoire, l'imagination sociologique, l'esprit critique - à se mettre (se remettre ?) au service de l'idéal démocratique.Pour une démocratie de combat est un ouvrage pionnier qui conjugue une orientation authentiquement citoyenne, des propositions théoriques et méthodologiques exigeantes et des pistes concrètes pour une démocratie vivante et active. Indispensable en ces temps de perte de repères, de fureur et de démoralisation : à coup sûr un livre de référence.

  • C'est en sociologue que Michel Wieviorka aborde la question du mal et formule une proposition aussi dérangeante que convaincante. Dans cette argumentation moins confortable que le lénifiant "ronron" habituel, il provoque et vise juste. Oui le conflit peut être un remède efficace à la haine et la violence.

  • En France, les juifs sont inquiets, ils constatent que l'antisémitisme dans le pays s'étend et revêt un tour meurtrier. Les musulmans, eux, sont soupçonnés de passivité ou de compréhension pour le djihadisme, leur intégration bute sur le racisme et les discriminations, et leur seule existence sur notre territoire a relancé les passions relatives à la laïcité. Enfin, notre république est en crise, impuissante bien souvent à se conformer à son propre idéal d'égalité et de fraternité. Il est temps de transformer cette crise en débat et de repenser le vivre-ensemble. C'est ce que propose ce livre, à partir d'une hypothèse originale : les juifs et les musulmans, au-delà de ce qui les sépare, ne sont-ils pas les mieux placés pour réfléchir à l'aggiornamento du modèle républicain français ? Pour permettre à la France de mieux affronter les grands périls actuels - le terrorisme, le racisme, la haine et l'intolérance - et pour préciser les contours d'un nouveau modèle à même de conjuguer les valeurs démocratiques et le respect ou la reconnaissance des particularismes ? Farhad Khosrokhavar est spécialiste de la question de l'islam et de la radicalisation, Michel Wieviorka de la violence et de l'antisémitisme. Tous deux montrent par l'exemple comment musulmans et juifs peuvent contribuer à rebâtir activement notre république.

  • Comment vivre à l'heure du risque. Redonner sens et perspectives à l'idée d'avenir.

  • " D'immenses transformations modifient la planète, et les outils disponibles pour penser ces phénomènes évoluent à grande vitesse. En quelques années, ma génération de chercheurs en sciences sociales a vécu l'effondrement du fonctionnalisme, le triomphe, puis le déclin du structuralisme, l'apogée, puis l'affaiblissement du marxisme, les succès de l'interactionnisme symbolique, la montée en puissance de diverses variantes de l'individualisme méthodologique, le retour du thème du Sujet, etc. Il y a là non pas une crise, mais une mutation dans nos façons de réfléchir et d'aborder un monde en changement. Cette mutation concerne toutes les disciplines du savoir, et pas seulement les sciences sociales, mais celles-ci sont en première ligne, et appelées à jouer un rôle central. L'objectif de ce livre est d'abord de mettre en valeur les instruments d'analyse les plus prometteurs. Il est ensuite d'étudier à leur lumière des phénomènes tels que les mouvements sociaux, la diversité, la mémoire, la violence, le terrorisme ou encore le racisme, afin d'appréhender dans toute son épaisseur le monde dans lequel nous vivons. " M. W.

  • À travers différents éclairages et points de vue de spécialistes et d'universitaires, le livre présente les fondements et les enjeux nombreux et sans cesse renouvelés de la question de la justice.

  • Pour s'opposer efficacement au Front national et aux tenants de la société fermée, les bons sentiments ne suffisent pas. Mieux vaut disposer de connaissances précises, documentées et à jour. Le Front national était extrémiste à la naissance : jusqu'à quel point l'est-il encore ? Il est généralement tenu pour populiste : mérite-t-il pleinement cet étiquetage ? Capable de parler avec un certain succès au nom des « oubliés » et des « invisibles » et ainsi de se référer à des figures sociales, le FN n'est pas seulement une force nationaliste. Porté par la hantise de l'islam, il semble soucieux de se rapprocher des Juifs, et de s'écarter de son lourd passé antisémite - mais n'est-il pas, ici profondément ambivalent ? Ses succès politiques récents dessinent une carte de France inédite, dans laquelle les villes, et même les « banlieues » dites « difficiles » prennent leur distance avec ce parti, tandis que des pans entiers de son électorat résident aujourd'hui dans des zones périurbaines : cette tendance est-elle appelée à se renforcer ?

  • Peut-on en finir avec l'argent roi ? Des spécialistes de différentes disciplines (économie, sociologie, ...) font le point.

  • Cet ouvrage offre une réflexion sur les conditions qui permettraient de renforcer la démocratie, le vivre ensemble en réduisant la part du mensonge (et celle du secret) à ce qui serait un strict minimum

  • La famille dans tous ses états Nouv.

    Sous la direction de Michel Wieviorka.
    L'enjeu de l'édition 2017 des Entretiens d'Auxerre : aborder dans toute sa complexité la notion de " famille ", en faisant appel à des compétences diversifiées, françaises et étrangères, et relevant de diverses disciplines comme la sociologie, la littérature, la philosophie, l'économie...

    réalité et dans les représentations, dans l'art, la littérature ou la philosophie. Peut-être même le concept de famille ne vaut-il que pour certaines sociétés, à certains moments de l'histoire. Il faut accepter l'idée que la famille est multiforme, et à bien des égards, ambivalente. Il serait simpliste d'affirmer que l'humanité est passée au fil d'une évolution identique pour tous et partout de la famille élargie et polygame à la famille nucléaire (le couple et ses enfants) pour aujourd'hui aboutir à une certaine diversité des types de famille.

    La famille constitue pour beaucoup une source de solidarité, de repères et de solidité, même si l'État développe des " politiques de la famille " qui méritent analyse critique. Elle peut alors accompagner le meilleur – le soutien aux plus fragiles – mais aussi le pire, des solidarités claniques ou communautaires, et dans les cas extrêmes, maffieuses.

    Le droit peut-il en proposer une définition stable et solide ? La famille est-elle encore, et jusqu'à quel point, couverte par le secret ? Jusqu'à quel point la famille assure-t-elle la reproduction sociale ? Les rôles de chacun des membres sont-ils redéfinis ?

    SOMMAIRE

    Michel WIEVIORKA, La famille.

    Noëlle CHATELET, La grand-maternité : Un voyage initiatique ?

    Martine SEGALEN, Ce qui se cache derrière " Papylouis " et " Mamitine ". Les nouveaux grands parents dans la famille aujourd'hui.

    Diversités de la famille

    François De SINGLY, Les deux pluriels de la famille : structure et style.

    Jean-Luc DOMENACH, La famille : Fondement de la société contemporaine chinoise.

    Denis PELLETIER, La " famille catholique " entre politiques du genre et mondialisation théologique (années 1970 – années 2010).

    La famille en images

    Jean-Marie BARBARO, La famille au cinéma.

    Martin DOUAIRE, La famille dans les séries TV : Quelles représentations ? Quelles histoires ?

    Aider les familles ou les individus ?

    Jean FAGNANI, Aider les familles et les individus : Contradictions et incohérences des politiques sociales actuelles.

    Philippe FREMEAUX, État des lieux.

    Daniel LENOIR, Participation au débat.

    Dilemmes et débats

    Hervé LE BRAS, Famille et travail : L'impossible dilemme des femmes et des (hommes).

    Séverine MATHIEU, La famille en mouvement ? Normes familiales et recours à l'assistance médicale à la procréation.

    Anne MUXEL, La politique au cœur de la famille.

    Transmissions familiales

    Jean-Michel BALIGAND, La notion de famille vue sous l'angle notarial : Solidarité intergénérationnelle et rôle essentiel du Notaire quant à la transmission du patrimoine. Aspects théoriques et applications pratiques.

    Nicolas DUVOUX, La philanthropie des familles en France.

    André MASSON, Très cher héritage : Les droits de succession ont-ils encore un avenir ?

    Portraits de famille

    Rachel LAUTHELIER-MOURIER, Présence absente : Le père de famille dans le portrait bourgeois.

    Tiphaine MARTIN, Retrouver sa famille : De Sans Famille à En Famille.

    Protéger les enfants – Protéger la famille

    Nicole BOYER, Familles et travailleurs sociaux.

    Fabienne BRUGERE, La famille moderne et l'invention du " prendre soin ".

    Jean-Pierre ROSENCZVEIG, Qui est responsable de l'enfant ?

    Famille et politique

    Michel FOUCHER, " Papa m'a dit ! " ou le rôle des dynasties familiales dans la politique internationale.

    Marcela IACUB, La famille contre la démocratie.

    Pascal PERRINEAU, Y'a-t-il des familles politiques ?

  • - 50%

    Quand le politique et l'intellectuel réinventent la France. Dans ce livre qui sort de l'ordinaire politique et intellectuel, Benoît Hamon et Yannick Jadot, avec Michel Wieviorka, invitent quarante personnalités de la société civile - acteurs sociaux, culturels, économiques, chercheurs - à enrichir le débat public sur des thèmes essentiels de la vie d'aujourd'hui, tels que la réinvention du travail, le sauvetage du projet européen, le digne accueil des réfugiés, l'indépendance de la justice, la confiance en la jeunesse, la démocratie environnementale. Ces analyses, qui s'ajoutent au texte programmatique de Benoît Hamon et Yannick Jadot, ont pour objectif de forger dans notre pays un nouvel espoir, une façon de refonder la politique en liaison avec le mouvement des idées. Rien d'autre, finalement, que le projet de vivre, de penser et de faire ensemble avec bienveillance.

  • De quoi le peuple est-il le nom ? réflexions philosophiques, linguistiques et historiques sur la notion de " peuple " ; Au nom du peuple/mouvements d'hier et aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs ; Représentations, figures et expressions du peuple ; Peuple et politique/populisme et democratie

  • Que reste-t-il du modèle EDF, mis en place en 1946, de cette formule que beaucoup ont cru et voulu exemplaire ? En quarante ans, celui-ci a subi bien des chocs, il a été bousculé, complexifié et affaibli, du dedans de l'entreprise, et du dehors plus encore, ne serait-ce qu'avec l'entrée en lice de nouveaux acteurs, syndicats et mouvement antinucléaire notamment.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989.)
    Que reste-t-il du modèle EDF, mis en place en 1946, de cette formule que beaucoup ont cru et voulu exemplaire ? Que subsiste-t-il de cet ensemble intégré de relations entre les dirigeants d'une grande entreprise nationale et divers acteurs, CGT, appareils d'État, clientèle industrielle et domestique, etc. ? Où sont désormais la toute confiance dans la science, la raison et le progrès, l'identification à la Nation, l'adhésion à la notion de service public, qui apportèrent sa cohésion au modèle EDF ?
    En quarante ans, celui-ci a subi bien des chocs, il a été bousculé, complexifié et affaibli, du dedans de l'entreprise, et du dehors plus encore, ne serait-ce qu'avec l'entrée en lice de nouveaux acteurs, syndicats et mouvement antinucléaire notamment. Son avenir semble incertain. Au fil d'une longue et exigeante recherche, Michel Wieviorka et Sylvaine Trinh ont d'abord organisé une série de rencontres où tous les acteurs impliqués ont eu l'occasion de vivre avec les dirigeants de l'entreprise des débats approfondis. Ils ont ensuite encouragé les dirigeants d'EDF à analyser eux-mêmes leur action et à réfléchir sur leur attachement au modèle de 1946, aussi bien que sur leur capacité de le rénover.
    Mais qu'on ne s'y trompe pas. Par sa démarche novatrice, par les questions qu'il pose, par les réponses qu'il apporte, ce livre est beaucoup plus qu'une monographie d'EDF, déjà décisive. Il renouvelle, de façon originale, la méthode de la sociologie des organisations, dont il élargit l'espace ; en même temps, il aide à comprendre la crise de la social - démocratie à la française et les changements qui affectent nos entreprises - en particulier dans le secteur public - entrées dans l'ère des stratégies et en quête d'un management à la fois mobilisateur et rationnel.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989)

  • La " diversité " désigne la variété de profils humains qui peut exister au sein d'une société (origine de pays, de région, de quartier, culture, religion, âge, sexe, apparence physique, handicap, orientation sexuelle, diplômes, etc.). Elle soulève de très délicates questions car il est aisé de voir dans toute imputation de particularisme une marque de racisme, de discrimination ou de stigmatisation. Ces débats qui ont pour sujet la diversité sont en permanence sous-tendus par une opposition entre deux pôles philosophiques principaux : l'un républicain, l'autre multiculturaliste ? une opposition qui, lorsqu'elle se radicalise, exerce des effets de crispation et de paralysie sociale.Comment articuler en bonne intelligence les valeurs universelles du droit et de la raison, et le respect des différences ? Michel Wieviorka, spécialiste des questions de différence et de diversité, dresse un état des lieux édifiant et donne les nouvelles clés pour vivre ensemble dans le respect des différences. Une politique de la diversité a besoin de s'appuyer non pas sur des préjugés ou des informations journalistiques, mais sur des connaissances solides. Michel Wieviorka propose de nouvelles pistes, énumère les expérimentations qui pourraient être envisagées, fait le point sur les expériences novatrices et sur les impasses avérées en matière de diversité, en France et à l'étranger.

  • La recherche en sciences sociales n'est pas un long fleuve tranquille. Elle peut passer par des périodes de doute, de remise en cause, voire de crise, quand les modes d'approche disponibles s'avèrent usés, ou inadéquats, sans qu'en soient proposés d'autres, mieux adaptés. Elle doit en permanence s'interroger sur ses limites, sur ses relations avec d'autres champs du savoir, sur son rapport à la vie de la Cité ; elle est aussi sous tension du fait des diverses écoles qui y cohabitent, mais parfois aussi s'affrontent.

  • À quelles conditions la science peut-elle aujour d'hui avancer et faire avancer l'homme ? Comment faire vivre le lien entre liberté des scientifiques et progrès social ? Et, si la science a encore un avenir, quel est-il ?

  • Heureux au travail ? Une enquête exceptionnelle dans le quotidien de l'entreprise. Le travail est-il un instrument d'aliénation ou de progrès ? Dans un contexte de crise permanente, dont les grands marqueurs sont le chômage de masse, la pénibilité et la perte de sens, le travail peut-il encore être une expérience heureuse ? Tandis que s'effacent les repères de l'ère industrielle (organisation " scientifique " de la production, poids politique de la classe ouvrière), Travailler au XXIe siècle donne la parole aux salariés et revisite le concept classique de reconnaissance. Comment le travail, au-delà de sa dimension lucrative, peut-il être source de prestige et de gratification personnelle ? Forts de trois ans d'enquête et d'entretiens avec des salariés, des syndicalistes et des cadres dirigeants, les auteurs explorent la réalité complexe du monde de l'entreprise aujourd'hui en France et montrent les vertus de la reconnaissance au travail.

  • Notre monde va très mal, va trop vite ? L'injustice et la violence règnent sans partage ? Pourtant, il n'y a aucune fatalité, ni naturelle ni divine, qui mène nécessairement au pire, au déficit de repères, à l'incapacité de nous projeter vers le futur. L'histoire est ce qu'en font les hommes ! D'où l'importance qu'il y a à redonner aux valeurs universelles la place centrale qu'elles méritent, à embrasser dans un même mouvement de pensée la globalité du monde et la subjectivité individuelle. D'où la nécessité aussi de renouveler nos idées et nos concepts et de transformer la crise en débats et conflits producteurs de sens.Un éclairage stimulant sur la vie intellectuelle contemporaine, une pensée profonde tendue vers l'avenir.

  • Les solidarités Nouv.


    Comment penser " Les solidarités " face aux défis de l'individualisme et de la globalisation ?
    Un ensemble de spécialistes de tous horizons examine cette question cruciale, sous la direction du sociologue Michel Wieviorka.
    L'idée de solidarité est ancienne, elle a une histoire, ne serait-ce qu'en occident, chrétienne, souvent caritative, puis républicaine : la " fraternité " de notre devise républicaine vient l'exprimer, mais peut-être aussi la transformer. L'idée de solidarité est au cœur de bien des mobilisations collectives, auxquelles elle apporte le ciment et la condition même pour pouvoir résister à un adversaire, ou mettre en œuvre une action offensive. Mais elle est aussi partie prenante du corporatisme, et elle permet à des sociétés secrètes de se perpétuer voire se développer. C'est pourquoi toute approche un tant soit peu générale de la solidarité doit envisager son ambivalence.

    Où est la solidarité aujourd'hui ? Quand il n'y a pas d'emploi et donc de travail pour tous, peut-elle encore s'exercer à partir de l'entreprise, du bureau, de l'atelier et de l'action des travailleurs ? La nouvelle culture du partage, qui doit beaucoup à Internet et aux réseaux sociaux, à l'œuvre en particulier chez les plus jeunes, relève-t-elle de la solidarité ? Cette culture conjugue des formes d'entraide solidaire avec l'intérêt économique de ceux qui utilisent Airbnb ou BlaBlaCar. Cette évolution parfois qualifiée d' " uberisation " est peut-être plus la marque d'une métamorphose du capitalisme que celle de l'entrée dans une nouvelle ère de solidarité. En revanche, le reproche tombe lorsque l'on considère les théories et les pratiques du " care " qui promeut la sollicitude, l'attention réciproque entre ceux qui bénéficient d'une aide et ceux qui l'apportent, entre soignants et soignés par exemple. La solidarité devient ici interpersonnelle, tout en ayant besoin de conditions favorables, institutionnelles ou étatiques. Elle introduit sur un mode à la fois éthique et concret de la sollicitude en direction des plus fragiles dans diverses activités d'entraide, de soin, de travail social, etc.

    L'individualisme, d'une part, et la globalisation d'autre part, exercent de forts effets sur la solidarité. La solidarité peut-elle être, doit-elle être tout azimut, inconditionnelle ? La conscience de notre appartenance à un monde global suscite des formes de solidarité qui dépassent le cadre de l'Etat-nation. Les phénomènes migratoires aujourd'hui mettent en évidence les difficultés qu'il y a, en période de crise économique et d'inquiétudes liées notamment au terrorisme et à l'islamisme, à faire valoir un point de vue solidaire et humaniste face aux peurs et aux égoïsmes qui sont à la fois nationaux et sociaux. De même, précisément, le terrorisme a pour effet paradoxal d'encourager diverses formes de solidarité, et d'en récuser d'autres.

    La question des solidarités ne se pose pas seulement dans l'espace, à un moment donné, elle se pose également dans le temps. L'idée de développement durable implique de penser la solidarité entre générations, de la part de celles qui vivent aujourd'hui au profit de celles à venir.

  • Ce livre a un objet précis, la mise en cause de ce qui, dans le discours politique et scientifique du Parti communiste français, se veut l'expression théorique la plus avancée, la seule pertinente et authentiquement marxiste, rendant compte des réalités du capitalisme contemporain, la théorie du capitalisme monopoliste d'État : mise en cause de la logique interne de cette théorie, à travers les développements qu'elle connaît dans la littérature émanant du P.C.F. ; mise en cause, à l'aide de documents statistiques récents, de son adéquation à la réalité dont elle prétend rendre compte ; mise en cause, puisque la référence aux pères fondateurs du marxisme est explicite et constamment affichée, de sa compatibilité avec les écrits de Marx sur lesquels elle affirme se fonder ; mise en cause, enfin, de la conception qu'elle développe d'un État fonctionnant sur le mode de la dévalorisation du capital au profit des monopoles. La critique de la théorie du C.M.E. s'accompagne de propositions positives qui posent, à propos de la fiscalité ou de l'épargne, quelques jalons pour une analyse originale de l'intervention économique de l'État. Elle se dégage, en conclusion, du terrain économique sur lequel se situent les tenants du C.M.E. pour s'interroger sur le projet politique et la conception de l'État qui sous-tendent ladite théorie.

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