• La brièveté, l'intensité, l'éphémère qui caractérisent la nouvelle en font un genre littéraire prisé par les uns, délaissé par d'autres. Ce choix d'écriture s'est imposé pour évoquer les rencontres avec des migrants, chaleureuses mais ponctuelles, conviviales mais vouées à l'éphémère. Dans une perspective plus large, chaque nouvelle évoque des personnes qui, au cours des siècles, au cours des guerres, depuis l'antiquité jusqu'à aujourd'hui, ont tout laissé derrière elles pour s'en aller vers un autre horizon.

  • Au palais de Mycènes, Clytemnestre côtoie tous les jours Kilissa, une esclave qui vit dans l'ombre. Leurs voix, leurs yeux, leurs regards se croisent et se répondent. Entre les deux femmes qui vivent dans un contexte de guerre, de séparation, d'injustice et de désespoir, la reconnaissance des sentiments et la compréhension se faufilent. Au-delà des personnages antiques, les interrogations, les douleurs, les joies et la recherche de justice ont des accents intemporels.

  • Léa ignore pourquoi sa grand-mère Stamatia, d'origine grecque, n'a jamais parlé de son passé. En fin de vie, Stamatia demande à Léa d'effectuer à sa place le voyage aux Zagoria où elle n'est jamais retournée. Avec en toile de fond la guerre civile et la dictature des Colonels en Grèce, ce roman inscrit une relation familiale dans l'histoire. Il évoque la marge de liberté de femmes face à l'oppression, l'importance de la transmission par les mots, par l'histoire, par la photo.

empty