• Vous qui vivez en ville, vous pensez peut-être que la vraie place de l'animal est à la campagne ? Que les chiens sont des caprices de citadins esseulés ? Que les chats n'ont pas à traîner dans les rues ? Pas plus que les pigeons à souiller les trottoirs ou les blattes à envahir les logements ? Pour autant, voulez-vous d'une ville sans nature ? Sans espaces verts mais aussi sans animaux ? D'une ville aseptisée, en d'autres termes ? Nathalie Blanc analyse le rôle de l'animal, et donc du vivant, dans nos sociétés urbaines. C'est la question de la nature en ville qui est ici posée. Et du même coup, celle de la nature de la ville. Chercheur au CNRS, spécialiste de géographie urbaine, Nathalie Blanc travaille depuis plusieurs années sur la place et la fonction de la nature dans l'espace urbain.

  • Sous l'impulsion d'associations militantes ou de politiques publiques, la ville se modifie. Le vert gagne du terrain. Plus profondément, plus durablement peut-être, l'environnement ordinaire des citadins contemporains est reconfiguré. Il se pare désormais d'une nouvelle esthétique urbaine, associée aux politiques de ville durable, d'urbanisme écologique... 
    Cette esthétique transforme l'espace public. Son aspect ornemental réduit la ville et ses espaces à un décor vert, fabriqué par le capitalisme contemporain et la multiplication des innovations technologiques vertes. L'investissement des citoyens, sur un mode participatif et productif, laisse place à une ville « jardinée », écologisée et gérée en partenariat. De nouvelles manières d'habiter les lieux urbains émergent peu à peu. 
    De telles évolutions dessinent-elles les prémices d'une restructuration de l'espace social dans son ensemble ? Comment des enjeux urbains condensent-ils une métaphore nouvelle de l'espace public ? 
    Spécialisée dans les questions d'environnement et d'esthétique, Nathalie Blanc est directrice de recherche au Cnrs Umr Ladyss Paris 7.

  • Quelle place est laissée à l'esthétique dans l'aménagement des villes ? Comment les experts du paysage et de l'aménagement urbain prennent-ils en compte les besoins et les goûts des habitants dans l'environnement quotidien ? Peut-on échapper à une vision purement élitiste du concept de beau ? En réponse à ces questions, l'auteur prône l'engagement esthétique.S'appuyant sur des penseurs classiques, mais aussi sur les réflexions d'artistes contemporains, elle interroge les relations de divers éléments vivants du quotidien urbain (animaux, plantes et jardins, mais aussi l'air) et les jugements préétablis portés sur le ressenti des odeurs, des lumières, des formes et des couleurs. Ainsi cet essai donne-t-il des éléments à l'habitant pour s'approprier sa place d'être vivant multisensoriel en ville dans l'optique d'une démocratie de proximité.Cet ouvrage intéressera tout particulièrement les chercheurs en sciences sociales, les enseignants et étudiants du supérieur, les urbanistes et les architectes, les paysagistes et les artistes, les décideurs, mais aussi le grand public.

  • Au sortir d'un siècle qui a vu dominer la politique des grands équipements comme principale réponse à l'accroissement des besoins humains, la société civile avance de nouvelles interrogations. Dégâts écologiques, appauvrissement des populations locales, échecs économiques du projet lui-même ont été parfois dénoncés. Cet ouvrage réunit un collectif de chercheurs en sciences sociales autour d'une intuition : au coeur du malaise créé par les grands équipements se trouve une figure - celle de l'habitant - mal abordée, voire maltraitée. La question de l'investissement des milieux de vie par les habitants, souvent absente des études d'aménagement ou très annexe, doit être au départ d'une nouvelle logique de gestion de l'environnement.

empty