• Ce livre, écrit par l'un des plus grands neuroscientifiques, propose une analyse tout à fait nouvelle et passionnante du phénomène de la conscience et de son rôle dans le vivant. Jusqu'à tout récemment, beaucoup de philosophes et de neuroscientifiques s'accordaient pour penser que la question de la conscience était insoluble. Antonio Damasio, au contraire, est convaincu qu'avec la neurobiologie, la psychologie et l'intelligence artificielle nous disposons des outils nécessaires pour résoudre le mystère de la conscience. Dans ce livre, il éclaire toutes les facettes de la conscience. Les perspectives nouvelles qu'il explore en dévoilent les mécanismes, restant proches de l'expérience intime que nous en avons. Il explique les relations entre conscience et esprit, la différence entre être conwscient, être éveillé et sentir, le rôle clé des sentiments et la manière dont le cerveau détermine le développement de la conscience. Dans cette synthèse magistrale, Antonio Damasio réconcilie les découvertes scientifiques récentes et les éléments d'une philosophie de la conscience. Surtout, il présente de façon lumineuse l'essentiel de ses propres recherches qui ont transformé notre compréhension du cerveau et du comportement humain. Antonio Damasio, mondialement connu, est professeur de neurosciences, de neurologie, de psychologie et de philosophie à l'Université de Californie du Sud à Los Angeles, où il dirige le Brain and Creativity Institute. Il est membre de la National Academy of Medicine et de l'American Academy of Arts and Sciences. Ses ouvrages sont traduits dans une trentaine de langues. Il est notamment l'auteur de L'Erreur de Descartes, de Spinoza avait raison et, dernièrement, de L'Ordre étrange des choses, qui ont connu un immense succès. 

  • Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l'imaginer, nous répond Stefano Mancuso. Savant de renommée mondiale, fondateur de la neurobiologie végétale, il est le premier à avoir démontré que, comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale basée sur l'entraide et l'échange.
    Véritable manifeste écologique, ce livre pionnier, qui a bénéficié d'une reconnaissance internationale, nous plonge dans un incroyable voyage au coeur du monde végétal. Un monde qui, en formant plus de 99 % de la biomasse, s'avère aujourd'hui indispensable pour l'humanité. Car si les plantes peuvent très bien vivre sans nous, nous ne survivrions pas longtemps sans elles !
    À l'heure où l'on recherche d'autres modes de vie, où les ressources naturelles s'épuisent, nous avons tout à apprendre du monde végétal dont dépendent la survie et l'avenir de l'homme. 

  • Encore aujourd'hui, la sexualité animale reste une énigme. Pourquoi est-elle assortie de pareilles incertitudes?? A-t-elle seulement pour objectif d'assurer efficacement la reproduction?? Et que vient faire le plaisir dans cette histoire qu'il complique assurément?? Et pourtant, 95?% des espèces animales ne pensent qu'à ça, et même la mouche jouit... Suivant le fil de l'évolution, Thierry Lodé nous raconte dans ce nouveau livre la félicité du poulpe, l'extase du moineau et la volupté du capucin. On y découvre que dauphins, perruches et écureuils sont adeptes de masturbations intempestives. On y apprend que le tapir et le canard détiennent le plus long des organes, mais que le vagin et le clitoris des femelles font de leur mieux pour rester sur le terrain de jeu des amants. Ici, les oiseaux perdent leur pénis, là, les gorilles s'adonnent aux étreintes lesbiennes... Et si le plaisir sexuel était bien davantage qu'un simple produit de l'évolution, s'il en était le propulseur, contribuant, dans les faits, à la mise en place d'interrelations originales et à la biodiversité animale ? Thierry Lodé est professeur d'écologie évolutive et directeur de recherches à l'université Rennes-I. Grand spécialiste des sexualités animales, il a notamment publié La Guerre des sexes chez les animaux, La Biodiversité amoureuse et Pourquoi les animaux trichent et se trompent. 

  • Sommes-nous seuls?? Y a-t-il dans l'Univers d'autres vies que la nôtre?? La Terre est-elle une arche unique?? Pour faire le point sur ces questions, Stéphane Mazevet nous entraîne aux confins du temps, de l'espace et de notre savoir. Il y a quatre cents ans, l'humanité comprend que la Terre n'est pas au centre de l'Univers. Il y a cent ans, elle admet l'existence d'autres galaxies. Il y a cinquante ans, elle met le pied sur la Lune. Depuis, des robots se sont posés sur Mars... Et nous voyons au-delà du système solaire?: les premières exoplanètes ont été détectées dans les années 1990. On en dénombre aujourd'hui plus de 4?000. Au coeur de cette incroyable épopée scientifique et technique, le désir de connaître notre Univers, mais aussi, brûlante, la question de la vie - ailleurs. Stéphane Mazevet raconte ces progrès de l'astrophysique, qui ont bouleversé ce que nous savions du système solaire et du cosmos. De surprise en surprise, notre représentation de l'Univers évolue à mesure que nous embrassons un horizon de plus en plus vaste. La quête de planètes peut-être habitables devient aujourd'hui un champ de recherche actif. Ce livre est un «?guide du voyageur galactique?» plus fascinant que la fiction, pour visiter le Very Large Telescope du désert d'Atacama et tout savoir sur les Jupiters chauds, les Super-Terres et les planètes océans... Stéphane Mazevet est astrophysicien, directeur du laboratoire Univers et théories à l'observatoire de Paris-PSL. Il porte le programme «?Origines et conditions d'apparition de la vie?» (PSL-IRIS OCAV).

  • L'histoire de la vie : un fabuleux voyage au coeur de l'évolution Nouv.

    Il y a environ 4 000 millions d'années, la vie est apparue sur la Terre. Mais quelle est l'histoire de son évolution ? La vie était-elle inévitable ? La race humaine, telle que nous la connaissons, était-elle prévisible ? Quels autres êtres intelligents auraient pu la remplacer ?
    À partir de questionnements comme ceux-ci et des réponses scientifiques qui existent déjà, Juan Luis Arsuaga nous présente les découvertes-clés de la théorie de l'évolution et nous élève vers un questionnement plus vaste encore : pourquoi sommes-nous ici ?
    Cet ouvrage raconte notre histoire, et va plus loin en cherchant non plus une raison mais un sens à l'humanité.

    Luis Arsuaga est l'un des scientifiques les plus en vue dans le domaine de la paléoanthropologie et de l'étude de l'évolution à l'international. Il est l'un des chercheurs ayant découvert Homo antecessor sur le site d'Atapuerca et est professeur à l'université de Madrid, membre du musée de l'Homme de Paris et chargé de conférences au collège universitaire de Londres.

  • L'animal est-il un homme comme les autres ? les droits des animaux en question Nouv.

    Charles Darwin avait révolutionné l'idée que nous nous faisions de notre place dans la nature. Aujourd'hui, la science découvre peu à peu que les animaux pensent, apprennent, transmettent et qu'ils sont des êtres sensibles, déclenchant une véritable révolution philosophique et éthique. C'est ainsi que depuis 2015, ils ne sont plus considérés comme des "bien meubles", mais comme des "êtres vivants doués de sensibilité". La nouvelle loi sur le bien-être animal à peine votée, peut-on aller plus loin ?
    Entre passion et réalisme, Louis Schweitzer, ancien présdient de Renault, président de la fondation "Droit animal, éthique et science", et Aurélien Barrau, philosophe et astrophysicien, militant pour le respect des animaux, tentent de répondre à cette question qui remet profondément en cause nos choix de société. Cette édition actualisée discute des excès de l'élevage industriel, du transport d'animaux vivants,  du sort des animaux des zoos et des cirques, ainsi que des pratiques traditionnelles controversées comme la chasse à la glue, déclarée illégale par la cour de justice de l'union européenne. Et toujours, de manière simple et accessible, de la manière de penser le lien entre les humains et les animaux.
     

  • Confrontant science et religion, Pascal Picq fait le point sur ces questions et met ici en perspective les débats actuels qui divisent l'humanité.
    Comment la croyance peut-elle aller à l'encontre de ce que l'on sait ? Derrière cette question, volontairement provocante, Pascal Picq interroge les origines de l'Univers (le Big Bang), de la Vie, et de l'Homme sur la Terre. S'appuyant sur la longue histoire des sciences - une découverteen entraînant une autre -, il montre en creux la résistance de nos esprits modernes à comprendre le monde hors des sentiers sacrés. Les questions sur les commencements, nous dit-il, importent autant que leurs réponses, variées et riches, à l'instar de ces cosmogonies imaginées depuis des centaines de milliers d'années...
    /> La Bible en donnant une place particulière à l'Homme dans l'ordre de la Création - le sixième jour - a imposé durablement sa vision du monde. Longtemps, les scientifiques éviteront la délicate question des origines : pour un Galilée qui s'en sort, combien connaîtront le bûcher, l'excommunication, plus tard même l'autocensure ?
    Il n'empêche, l'insatiable curiosité humaine ne se tarit jamais. Charles Darwin puis Albert Einstein ont repoussé les limites du monde. Ces deux visionnaires conscients - et inquiets aussi - de briser des tabous ont ouvert des voies essentielles à la recherche moderne : on sait depuis que rien n'est éternel, que tout évolue : l'Univers, la Vie et l'Homme...

  • Cet ouvrage propose au lecteur d'accomplir un périple à travers le monde microbien, qui est aussi un cheminement dans l'histoire des sciences du xxe siècle.

  • Ce livre est la poursuite d'un voyage à la découverte d'un univers toujours plus riche et mystérieux, un univers qui nous a fait naître, et que nous n'aurons jamais fini d'explorer. Un voyage à la rencontre des merveilles du monde. A la découverte de nos cousines, les abeilles et les fourmis, et de nos lointaines parentes, les étoiles. Et puis d'un flocon de neige. Monter sur les épaules des savants, des penseurs et des poètes. Sur les épaules des géants. Pour voir plus loin. Et redécouvrir, ensemble, notre commune humanité. Jean Claude Ameisen est l'auteur de l'émission hebdomadaire de France-Inter, Sur les épaules de Darwin (Grand Prix des Médias CB News 2013 au titre de la meilleure émission de radio).

  • Qu'ont en commun la découverte du Nouveau Monde, le creusement du canal de Panama et la Première Guerre Mondiale  ? Les épidémies, qui ont naturellement accompagné les grandes étapes de l'histoire de l'humanité. Covid, Grippe, SIDA, Syphilis, peste, typhus...  : de la marine à voile au commerce international, l'Homme et ses microbes ont voyagé toujours plus vite, toujours plus loin, pour le plus grand épanouissement des épidémies. Celles-ci ont généré de véritables hécatombes, généré des bouleversements sociaux et culturels, opposé un frein à de nombreuses entreprises humaines. Cet ouvrage est une histoire comparée des plus grandes épidémies, replacées dans leur contexte global, scientifique comme historique : variole, choléra, peste, typhus, fièvre jaune, grippe espagnole, sida, SARS-cov-2. L'ouvrage se termine par une réflexion sur la façon dont apparaissent et disparaissent les épidémies.

  • Je suis une boucle étrange : que veut dire Nouv.

    Que voulons-nous dire quand nous prononçons le mot «  Je  » ? La pensée peut-elle naître de la matière inanimée  ? Ces questions s'imposent à nous de plus en plus fréquemment à mesure que nous assistons aux progrès de la science, lesquels forcent les chercheurs à traquer l'émergence de la conscience jusque dans les molécules de matière. Renouant avec le fil conducteur de son ouvrage culte Gdel, Escher, Bach, Douglas Hofstadter propose d'utiliser le concept de «  boucle étrange  ». Les boucles étranges existent à deux niveaux différents. Ainsi, en mathématiques, un énoncé comme «  Je ne peux être prouvé  » est une assertion qui, en toute logique, devrait pouvoir être démontrée ou réfutée. Mais c'est aussi une affirmation à propos de cette même assertion, rendant impossible toute démonstration. Comme toujours avec Hofstadter, ceci est le point de départ de réflexions très profondes, mais aussi de jeux d'esprit dont lui seul a le secret.

  • « Notre cerveau possède, dès la naissance, un talent que les meilleurs logiciels d'intelligence artificielle ne parviennent pas encore à imiter :?la faculté d'apprendre. Même le cerveau d'un bébé apprend déjà plus vite et plus profondément que la plus puissante des machines actuelles. Et cette remarquable capacité d'apprentissage, l'humanité a découvert qu'elle pouvait encore l'augmenter grâce à une institution : l'école. Au cours des trente dernières années, d'importants progrès ont été réalisés dans la compréhension des principes fondamentaux de la plasticité cérébrale et de l'apprentissage. Il est temps que chaque enfant, chaque adulte prenne la pleine mesure du potentiel énorme de son propre cerveau - et aussi, bien sûr, de ses limites. Le fonctionnement de la mémoire, le rôle de l'attention, l'importance du sommeil sont autant de découvertes riches de conséquences pour chacun d'entre nous. Des idées très simples sur le jeu, le plaisir, la curiosité, la socialisation, la concentration ou le sommeil peuvent augmenter encore ce qui est déjà le plus grand talent de notre cerveau : apprendre ! » S. D. Stanislas Dehaene est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale, membre de l'Académie des sciences. Il préside le Conseil scientifique de l'Éducation nationale. Il a publié Les Neurones de la lecture, La Bosse des maths et Le Code de la conscience, qui ont rencontré un très grand succès.

  • La révision bienvenue et nécessaire de l'anthropocentrisme se paye aujourd'hui d'une tendance à la confusion et à l'indistinction. Ce règne de l'indistinction franchit avec les plantes aimantes et souffrantes une limite que rien n'autorise à franchir. Les plantes ne souffrent pas ; la souffrance est une expérience vécue par un corps propre. Et elles ne meurent qu'en un sens très relatif. Théophraste, déjà, remarque qu'un " olivier qui avait été un jour complètement brûlé reprit vie tout entier, corps d'arbre et frondaison ". Or, mourir en un sens relatif n'est pas mourir, car la mort est la fin absolue et irréversible de tous les possibles. Un animal, ou un humain, est soit vivant soit mort.
    L'inépuisable variété des plantes, la beauté de la moindre fleur sauvage au bord des routes, la magie de ce qui sourd d'une graine sèche, offrent l'image d'une vie tranquille, une vie qui ne meurt pas. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie.
    Éblouis par les découvertes sur la communication chez les végétaux, nous avons tendance à tout penser sur le même plan. Florence Burgat propose une phénoménologie de la vie végétale qui met au jour la différence radicale entre ce mode d'être et le vivre animal et humain.
    Florence Burgat est philosophe, directeur de recherche à l'INRAE, affectée aux Archives Husserl (ENS Paris). Elle travaille sur la condition animale, notamment sous un angle phénoménologique. Elle est entre autres l'auteur de L'Humanité carnivore (Seuil, 2017).

  • L'époque est riche en événements et situations où l'expertise scientifique est sommée de se prononcer. Quittant les laboratoires pour descendre dans la rue, elle doit affronter les lobbies industriels, les médias, et composer avec des stratégies politiques et économiques qui lui sont étrangères. La « vérité » scientifique, toujours temporaire et fragile, sort souvent malmenée de ce combat inégal. Comment faire en sorte que la science devienne la meilleure alliée de la démocratie ? C'est un vaste chantier auquel s'est attelé depuis vingt ans le Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot. À partir d'exemples concrets, dont au premier chef la question du climat, il a patiemment démêlé l'écheveau d'intérêts particuliers et de modes de pensée obsolètes qui mènent à s'opposer systématiquement aux avancées de la science et à maintenir un commode statu quo (business as usual et « après moi le déluge »), même lorsque l'avenir de la planète est en jeu. Ces analyses éclairantes montrent la voie d'une meilleure dissémination de la pensée scientifique permettant à tout citoyen de décider en toute indépendance de son avenir. Ces mesures pour une saine prise en compte de la science dans le débat et l'action politiques se résument en un « pacte scientifique » en cinq points, quinze ans après le « pacte écologique » proposé par la même Fondation. Par le Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot, sous la direction d'Alain Grandjean et Thierry Libaert. Avec la participation de Loïc Blondiaux, Nicolas Bouleau, Dominique Bourg, Philippe Cury, Marc Dufumier, Marie Duru-Bellat, Jean-Baptiste Fressoz, François Gemenne, Gaël Giraud, Pierre-Henri Gouyon, Jean Jouzel, Marc Lachièze-Rey, Éloi Laurent, Jean-Dominique Lebreton, Marie-Antoinette Mélières, Corine Pelluchon, Michel Prieur, Cécile Renouard, Laurence Scialom, José Tissier. 

  • D'où vient la vie? Comment une seule cellule fertilisée peut-elle produire quelque quarante mille milliards de cellules  ? Comment ces cellules "savent-elles" fabriquer un humain  ?
    Le développement embryonnaire est une merveilleuse mécanique qui se reproduit infailliblement de génération en génération. Comment est codée, programmée, cette remarquable régularité ? Spécialiste mondiale du développement embryonnaire, Magdalena Zernicka nous fait découvrir l'incroyable chorégraphie cellulaire, qui petit à petit, sans plan de construction, donne naissance à un organisme complexe. Mêlant son parcours personnel, depuis son initiation à l'embryologie dans la Pologne communiste à une grossesse tardive qui aurait pu mal tourner et ses propres découvertes dans le traitement de maladies génétiques, Magdalena Zernicka-Goetz nous ouvre les portes sur le futur de la reproduction humaine.

  • Alors que la biodiversité s'étiole sous l'effet du réchauffement climatique et des pratiques agricoles intensives, la science offre comme remède une écologie impuissante à rétablir le contact entre l'Homme et la Nature. Héritée des Lumières et d'une vision pleinement rationaliste des choses, aurait-elle oublié en chemin que la Nature n'est pas un objet de science, mais un prolongement de nous-mêmes qui ne se laisse pas mettre en équations ? Empreinte de cette vision mécaniste du vivant, l'écologie scientifique ignore trop souvent la dimension humaine et sensible de notre rapport à la Nature. C'est à fonder une écologie différente qu'incite ce livre. Plutôt que des grands concepts, des calculs et des simulations complexes, il faut désormais penser comme un tout indissoluble le vivant et son environnement, afin de retrouver le plaisir tout simple du contact direct avec la plante et l'animal, cette proximité essentielle dont tout le reste découlera. Cette écologie du sensible, et non de la seule raison, est peut-être la clé de notre survie. Jacques Tassin est chercheur en écologie végétale au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement). Il est l'auteur de À quoi pensent les plantes ? et Penser comme un arbre. 

  • Comment rendre l'homme meilleur ? Face à des morales classiques qui veulent endiguer ou humaniser en l'homme la part animale, ce livre propose une réponse inattendue. En étudiant les animaux, l'éthologie a montré qu'à leurs aptitudes cognitives, longtemps insoupçonnées, étaient jointes des aptitudes émotionnelles et affectives étonnantes, souvent laissées en friche chez l'homme. S'ils savaient retrouver ces facultés animales oubliées, s'ils développaient par l'éducation ces ressources affectives, les êtres humains ne pourraient-ils pas développer des sociétés plus altruistes, plus justes et plus paisibles ? En s'appuyant sur les découvertes récentes concernant l'intelligence et le comportement des animaux, Georges Chapouthier suggère qu'il serait possible de rendre l'homme plus « humain » en réveillant en lui le meilleur de l'animal. Pour sauver l'homme de sa violence, la culture ne doit pas le couper de la nature, mais l'inviter à retrouver en lui sa nature et ses émotions animales. Georges Chapouthier, biologiste et philosophe, est directeur de recherche émérite au CNRS. Il a publié de nombreux livres sur le cerveau et sur les animaux, notamment Biologie de la mémoire, L'Homme, ce singe en mosaïque.

  • Monsieur B. était persuadé qu'un sosie remplaçait sa femme dès qu'elle avait le dos tourné. Monsieur C. se réveillait incapable de lire le moindre mot et la moindre lettre tout en écrivant parfaitement. Madame L. ne savait plus comment utiliser une paire de ciseaux ou une brosse à dents. Monsieur W. passait ses journées sans s'ennuyer, immobile devant sa télévision éteinte. Madame D. voyait des chevaliers moyenâgeux défiler dans Paris et un troupeau de boeufs sortir des jardins publics. Ces histoires et d'autres vont bien au-delà de l'anecdote. Elles révèlent les rouages mêmes de notre esprit et posent des questions auxquelles la neurologie, les neurosciences, l'imagerie cérébrale apportent de plus en plus de réponses. De quoi souffrent ces patients ? Comment les aider ? Nos souvenirs sont-ils fiables ? Comment notre cerveau commande-t-il nos paroles et nos gestes ? Devons-nous croire ce que nous voyons ? Pourquoi faire quelque chose plutôt que rien ? Vingt histoires vraies, vingt énigmes, vingt indices sur ce qu'est un être humain. Dans le nouveau livre de Laurent Cohen, on retrouve le talent d'écriture, la clarté et l'humour d'un neurologue qui nous aide à avancer dans la compréhension du cerveau. Une lecture stimulante. ?Laurent Cohen est professeur de neurologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière-Paris-VI et coresponsable de l'équipe PICNIC Lab (Institut du cerveau et de la moelle épinière). Il est également chroniqueur chez Cerveau & Psycho. Ses quatre précédents livres, L'Homme Thermomètre, Pourquoi les chimpanzés ne parlent pas, Pourquoi les filles sont si bonnes en maths et Comment lire avec les oreilles, ont été de grands succès. 

  • Comment, à partir d'une minuscule cellule unique, est-il possible d'obtenir un organisme aussi complexe que celui d'un être vivant ? Quel phénomène fascinant mène-t-il de l'embryon à l'Homme ? Ces interrogations ont accompagné Nicole Le Douarin tout au long de son parcours scientifi que. Cette grande biologiste française s'est notamment distinguée par ses travaux sur les chimères, ces êtres " hybrides " qu'elle a ellemême conçus en associant
    in ovo des cellules de deux espèces d'oiseaux, la caille et le poulet. Ces manipulations ont permis des avancées remarquables dans la compréhension du développement et de la différenciation des cellules. Dans cet ouvrage, elle revient sur son parcours, ses travaux, sa passion, et nous introduit de manière claire à la biologie du développement, et plus généralement, aux secrets de la vie.

  • Notre souci de repousser les limites de la vieillesse et de percer les secrets de l'immortalité est plus que jamais d'actualité. Les progrès de la médecine et les remarquables avancées de la biologie ont multiplié le nombre de centenaires et trouvé dans nos gènes les clés de la longévité. Hélène Merle-Béral décrit dans ce livre non seulement les avancées médicales, mais aussi les étonnantes perspectives, qui entremêlent biotechnologies et intelligence artificielle pour construire l'homme nouveau du « transhumanisme ». Le fantasme de quelques savants fous est devenu une réalité concrète. L'homme développe la biologie et invente les biotechnologies qui lui permettent de se modifier lui-même. De quoi susciter durablement de nouveaux rêves d'immortalité. Hélène Merle-Béral est médecin, professeur d'hématologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie-Paris-VI. Spécialiste des leucémies, elle a dirigé le service d'hématologie biologique de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Elle est l'auteur de 17 femmes prix Nobel de sciences, qui a été un grand succès.

  • Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité?
    Au contact de citoyennes et de citoyens issu.e.s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance: une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre.
    Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société.
    À nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.

  • Raconter les origines du vivant oblige à mobiliser de très nombreuses disciplines : l'astrophysique et l'astrochimie pour les origines de l'espace-temps et de notre système planétaire avec ses astéroïdes ; la physique puis la chimie, pour comprendre la formation et la nature des composants ultimes, donc primordiaux de la matière inerte puis cellulaire ; la biochimie, pour saisir la formation des premières molécules et le rôle essentiel de l'eau ; la théorie de l'évolution et la génétique des populations pour retracer le chemin de la première molécule à l'humanité conquérant la Terre.

    Mobilisant tous ces savoirs, fidèle à son rôle de faire connaître au public le résultat de ses travaux, l'Académie des sciences a confié à Roland Douce et Éric Postaire le soin de mettre en récit l'intelligence collective qui se propose de raconter quelles sont, au stade actuel des connaissances, les équations de la vie.

  • Par l'auteur du best-seller Ni Dieu ni gène (avec Pierre Sonigo, Seuil).
    Le gène déterminerait-il l'essentiel des caractéristiques physiques et psychiques de l'individu ? C'est en tout cas ce que proclame la génétique depuis des décennies. Jean-Jacques Kupiec remet en cause cette affirmation en démontrant le rôle central du hasard face au déterminisme. Pour qu'enfin soit reconnue la part anarchique du vivant.

  • ?« Le sage dont notre monde a besoin a bel et bien existé. C'était il y a deux mille ans. Il se nomme Jésus. Son message reste d'une actualité brûlante. Ce message annonce une nouvelle forme de rédemption qui correspond exactement à ce que notre vision darwinienne de la condition humaine recommande si nous voulons échapper aux conséquences fatales de la tache originelle imprimée dans nos gènes par la sélection naturelle. Clercs et laïcs, croyants et libres-penseurs de toute obédience doivent chercher ensemble, au-delà de ce qui les divise et avec le concours du plus grand nombre possible de philosophes, de moralistes, de scientifiques et d'autres penseurs unis par l'honnêteté intellectuelle, un énoncé du message de Jésus adapté aux conditions actuelles. C'est notre seul espoir si nous voulons tirer parti, d'une manière humaine et rationnelle, des moyens, préservés par la sélection naturelle, qui, paradoxalement, pourraient nous permettre de contrecarrer les conséquences délétères de celle-ci. » C. de D. L'itinéraire personnel et scientifique d'un prix Nobel. Christian de Duve est prix Nobel de médecine. Il est professeur émérite de l'Université catholique de Louvain et de l'Université Rockefeller de New York. Il est l'auteur d'À l'écoute du vivant, de Singularités et de Génétique du péché originel, qui ont été de grands succès.  

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