• Comment s'est formée l'entité libanaise ? Quelles sont les dix-huit communautés religieuses ? Pourquoi le cèdre est-il le symbole du Liban ? Le pays est-il toujours en guerre avec Israël ? Pourquoi les conflits régionaux pèsent-ils si fortement sur le territoire ? Le Hezbollah contrôle-t-il la vie politique ? Pourquoi la population s'est-elle soulevée en 2019 ?

    Le Liban moderne, issu des bouleversements qui ont suivi la Première Guerre mondiale et l'effondrement de l'Empire ottoman, présente une grande singularité aujourd'hui menacée. Bâti sur un pacte fondateur multiconfessionnel, le système libanais inclut dans son gouvernement des représentants des différentes communautés. Cette particularité est à la fois sa richesse et sa faiblesse. Après une âpre reconstruction aux lendemains de la guerre civile, le pays peine à rebondir. La complexité de sa construction est d'autant fragilisée que son économie est en panne, sa classe politique divisée et corrompue et que sa jeunesse proteste contre le manque d'avenir. Terrain d'affrontement privilégié des ambitions contradictoires au Moyen-Orient, ce petit pays aux larges promesses se trouve à un tournant inédit.

    Xavier Baron présente en 100 points clés toute la complexité du Liban et décrypte, à la lumière de son histoire, les nombreux défis politiques, sociaux, économiques et régionaux qu'il doit affronter s'il veut conserver son ambition d'exception culturelle dans une région traversée par la violence.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre.
    Comment raconter cet insatiable soif de vivre du peuple libanais ? Comment raconter ce Liban si souvent envahi, menacé, dépecé et aujourd'hui confronté à l'afflux de millions de réfugiés en provenance de Syrie, ce voisin qui jadis mit Beyrouth à sa botte ?
    Le Liban est une passion. Une raison d'être que son territoire, accolé à celui d'Israël, dissimule souvent mal, tant s'entremêlent sur cette terre des destins opposés, jetés les uns contre les autres lors de la guerre civile qui poussa vers l'exil - une fois de plus - des centaines de milliers de Libanais. Sa géographie, magnifique combinaison de plaines, de montagnes et de forêts de cèdres, est un écrin pour le coeur d'une nation que tout pourrait diviser, mais qui toujours a su ressusciter.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il dit les souffrances, les divisions religieuses, l'héroïsme de certains et les doutes des autres. Car le Liban est un pays vivant et qui se bat. Comprendre son peuple exige de se laisser conquérir par son instinct formidable de survie.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Carla Eddé (Le peuple libanais est jouissif et jouisseur), Walid Joumblatt (Le Liban ne disparaîtra jamais), Ziad Majed (Les Libanais sont habitués à "faire avec", sans Etat) et Joumana Haddad (Nous souffrons d'une incapacité à la cohésion nationale).
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions libanaises. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Au Liban le mariage est une fin en soi. Une pression infinie repose donc sur les épaules de celles qui doivent « se dépêcher » de trouver chaussure à leur pied puisqu'on compte un homme pour sept femmes, conséquence directe de la guerre civile et de l'émigration masculine. Aujourd'hui, la nouvelle génération - privilégiée intellectuellement et financièrement - n'hésite plus à sortir du carcan familial, si bien qu'on dénombre de plus en plus de couples non mariés installés en ville.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "(...) Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Franco-libanaise résidant à Paris, après avoir vécu longtemps à Beyrouth, Stéphanie Baz-Hatem est conseillère et consultante en communication. Spécialisée en politique française et européenne, elle conseille différents organismes internationaux et personnalités publiques.

  • Qu'est-ce que le wahhabisme ? Qui est le prince Mohammed Bin Salman ? Que représente Vision 2030 ? Quelle place tiennent les femmes et les jeunes dans la société ? Pourquoi l'Arabie Saoudite a-telle déclenché une guerre contre le Yémen ? Pourquoi la tension avec l'Iran est-elle si vive ?
    L'Arabie Saoudite suscite fantasmes et inquiétudes : ségrégation entre les hommes et les femmes, absence de liberté d'expression, nature absolue de la monarchie. Aujourd'hui, les défis sont nombreux pour le Royaume et son nouveau dauphin Mohammed Bin Salman : réinventer l'économie politique avec « Vision 2030 », sortir de la dépendance pétrolière, affronter l'impasse de la guerre au Yémen ou encore répondre aux attentes de la jeunesse...
    100 questions sont plus que jamais nécessaires pour comprendre la complexité historique, culturelle, religieuse, sociale et politique de l'Arabie Saoudite.

  • L'Arménie et les Arméniens en 100 questions ; les clés d'une survie Nouv.

    L'Arménie a-t-elle été le premier État chrétien ? Qu'est-ce qui relie les communautés arméniennes ? Pourquoi le gouvernement turc continue-t-il à nier le génocide ? Les Arméniens sont-ils à jamais dans la main des Russes ? Pourquoi l'Arménie est-elle membre de la francophonie ? Quel est l'impact géopolitique de la guerre du Haut-Karabagh ?

    Tiraillés depuis toujours entre Orient et Occident, dominés par de puissants voisins - Perses, Romains, Russes, Turcs -, les Arméniens sont restés unis, attachés à un christianisme singulier. Grâce à sa forte diaspora - deux Arméniens sur trois vivent en dehors du pays -, ce peuple s'est nourri de tous les mondes qu'il côtoyait et les a enrichis en retour. Depuis la première République fondée en 1918, leur existence collective est traversée par le besoin de reconnaissance du génocide de 1915, les fortes migrations vers la Californie et la Russie, le conflit avec l'Azerbaïdjan et une volonté farouche d'indépendance.

    En 100 questions, Michel Marian présente une histoire, une culture, un système de valeurs qui ont assuré aux Arméniens la continuité de leur identité. Il décrypte aussi la relation particulière que la France, premier pays d'accueil en Europe, entretient avec la communauté arménienne et montre la résilience d'un peuple en marche vers un idéal démocratique mais encore aux prises avec son passé.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre.
    Les Kurdes sont loups et bergers. Leur sens de l'hospitalité n'a d'égal que leur caractère de montagnards trop souvent contraints par l'histoire de lutter pour leur liberté.
    Redoutable défi, donc, que ce petit livre publié à l'heure où le Kurdistan, dans l'ombre de la guerre qui ensanglante la Syrie et l'Irak, s'efforce d'offrir un destin à ce peuple éclaté entre plusieurs pays.
    Le Kurdistan est fait d'hommes et de femmes, de pierres, de poussière et de vent. Le soleil et le froid y marquent les corps et les âmes. Mais le Kurdistan n'est pas que tragédie. La danse et le goût de la fête font resurgir la sève des montagnes.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il nous raconte, avec les mots de la passion et l'exigence de la vérité, cette société qui apprend aujourd'hui à s'ouvrir. Parce qu'on ne comprend pas le peuple kurde sans l'aimer. Et sans le regarder en face.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Frédéric Tissot (La religion n'est pas une composante de l'identité kurde), Nazand Begikhani (L'image de la femme kurde libre est un mythe) et Hiner Saleem (La fierté des Kurdes, c'est le refus de la soumission).
    Un voyage historique, culturel et social pour mieux connaître les passions kurdes. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Kurdistan. Dans le coeur et l'âme de ceux qui l'aiment, et surtout de ceux qui en sont faits, cette nation sans État, cette matrie est d'autant plus vivante. Elle irrigue ses montagnes et ses plaines, coule comme son miel et son lait, elle est la sensation de la laine dans la main. Elle roule et gronde sous les pas comme les pierres de ses montagnes, elle fait mûrir le raisin des vergers et se nourrit des figues de Shaklawa ou d'Amadie, celles qui sont si longues à mâcher à l'automne. On ferme les yeux et on se souvient de la truite ou du chabut pêché en famille ou avec des amis. On l'enfile sur une tige, le ventre plein d'oignons, on l'assaisonne de citron et de sumac lors d'un pique-nique familial dans la montagne. On revoit les soeurs préparer longuement les kobbeh, la farce de viande agrémentée d'herbes, d'amandes effilées, de petits raisins hachés, puis la pâte de boulgour façonnée en petits nids au creux des mains.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "[...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Sophie Mousset se rend très fréquemment au Kurdistan depuis une quinzaine d'années. Elle vit aujourd'hui près de Nantes et travaille notamment auprès d'organismes kurdes.

  • Le syriaque a été une langue de culture majeure en Syrie-Mésopotamie du IIe au XIIIe siècle de l'ère chrétienne. Fruit des contacts et du métissage à la frontière des Empires romain et parthe, cette forme d'araméen n'était la langue ni d'un État ni d'un peuple particulier. Mais avec la christianisation, le syriaque a connu un développement exceptionnel. Il s'est répandu de la Méditerranée à l'Asie orientale et constitue aujourd'hui encore la langue classique, littéraire et religieuse de plusieurs Églises orientales.

    Le syriaque est à côté du latin et du grec la troisième composante du christianisme ancien, ancrée dans l'hellénisme mais également descendante de l'antiquité proche-orientale et sémitique. Dès les premiers siècles, dans un mouvement symétrique à celui de la tradition chrétienne gréco-latine vers l'ouest, le christianisme syriaque s'est développé vers l'est, jusqu'en Inde et en Chine. Il a aussi été la branche du christianisme la plus en contact avec l'islam au sein duquel il a continué à vivre.

    Avec plus de 100 illustrations, 11 cartes en couleurs, une chronologie et de nombreux textes des différentes époques cités en encarts, cet ouvrage sans précédent invite à la découverte de plus de 2000 ans d'histoire et de culture syriaques.

  • Présents au Yémen avant l'apparition de l'islam, les Juifs y auraient même fait souche depuis l'époque biblique, bien avant la rencontre légendaire entre le roi Salomon et la reine de Saba. Aujourd'hui, les derniers Juifs du Yémen luttent pour leur survie.

    Dans l'Antiquité, les Juifs du Yémen sont intégrés dans la population locale, dont ils ont adopté la langue et les moeurs. Ils ont réussi à « judaïser » leurs voisins et on leur attribue l'introduction de l'agriculture, de l'irrigation, de l'orfèvrerie ou de la métallurgie.

    Au VIIe siècle, l'expansion de l'islam se déroulant vers l'ouest, le Yémen est relégué au rang de province éloignée. Les califes de Bagdad n'y exercent aucun pouvoir réel, le laissant aux mains de chefs religieux indépendants, sunnites ou chiites, ayant à coeur de soustraire leur population - Juifs compris - à toute influence étrangère.

    Ainsi ce pays est-il resté, du début de l'ère islamique jusqu'au XXe siècle, figé dans des structures et des modes de fonctionnement quasi immuables, ceux d'une société hiérarchisée dans laquelle les Juifs occupent le bas de l'échelle sociale.

    À partir de sources hébraïques, arabes et européennes, Yosef Yuval Tobi explique la place à part occupée par les Juifs yéménites en terre d'Islam et retrace leur longue histoire dans ce pays, qui s'acheva dans la douleur de l'exode au lendemain de la création de l'État d'Israël.

  • Le Yémen a longtemps fasciné bien des voyageurs, parfois illustres, d'Ibn Battuta à Arthur Rimbaud et André Malraux. Il apparaît comme l'incarnation d'une authenticité tant arabe que musulmane. Toutefois, bien que pris dans les soubresauts de l'histoire mondiale (colonisation, guerre froide et terrorisme) et occupant une place stratégique à la croisée des continents, il reste mal connu et perçu comme marginal et passif.
    Patrie d'origine de la famille Ben Laden, lieu où l'attentat contre Charlie Hebdo a été commandité, le Yémen a émergé en tant que menace à la sécurité internationale dans le contexte de la guerre mondiale contre le terrorisme et a vu son image se détériorer. L'offensive armée saoudienne lancée en mars 2015 en a fait une victime directe de la lutte entre puissances régionales.
    L'ambition de cet ouvrage est de dépasser ces perceptions catastrophistes et cette lecture purement sécuritaire pour s'intéresser aux modes d'intégration du Yémen dans les relations internationales. Il s'agit, à partir de figures et d'interactions spécifiques (du diplomate au terroriste en passant par le migrant et l'artiste), d'analyser la place qu'occupent cet État et cette société dans les enjeux contemporains.
    Car le Yémen, loin d'être une marge, se trouve au coeur de processus fondamentaux qui ont trait aux flux transnationaux, aux mécanismes de domination et aux résistances qu'ils engendrent. Mieux le comprendre, c'est aussi mieux appréhender un Moyen-Orient et un monde en crise.

  • Héritière de la tradition bédouine et d'une vision rigoriste de l'islam - le wahhabisme -, l'Arabie Saoudite est un acteur incontournable du monde musulman : haut lieu de la religion islamique, elle accueille chaque année deux millions de pèlerins à La Mecque.Dans cette monarchie théocratique, la dynastie Al Saoud monopolise le pouvoir. Elle a réussi à endiguer l'effet de contagion du Printemps arabe en alliant répression et achat de la paix sociale. Plus récemment, elle a résisté à une chute brutale des cours du pétrole.Mais le régime est aujourd'hui à un moment crucial de son histoire. Depuis son accession au trône en 2017, le prince Mohamed Ben Selman a engagé son pays sur la voie de réformes ambitieuses qui le repositionnent sur l'échiquier international. Il a néanmoins peu de chances de réussir sans ébranler les piliers du système saoudien...

  • Terre des légendaires Phéniciens inventeurs de l'alphabet, successivement assujetti aux différents empires de la région, le Liban possède une histoire millénaire fascinante, sans cesse réinventée. Il n'existe pas un, mais plusieurs Liban, tant les différentes communautés ethniques et religieuses qui le composent coexistent tant bien que mal. Le pays du Cèdre lutte chaque jour pour sa survie, pris dans la tourmente des luttes intestines politico-religieuses et des conflits régionaux. Malgré le changement de donne géopolitique au cours de la dernière décennie, le pays doit sans cesse lutter pour son indépendance et veiller au maintien de son fragile équilibre et de sa spécificité démocratique dans un Moyen-Orient dominé par les dictatures et miné par la guerre.

  • Depuis les attentats du 13 novembre 2015, des voix accusent régulièrement l'Arabie saoudite de financer le terrorisme. Ce pays est pour certains un bouc émissaire idéal. Pourtant, la réalité est loin d'être aussi manichéenne. L'auteure a enquêté auprès de Saoudiens pour tenter de répondre à ces questions : D'où viennent ces accusations de financement du terrorisme ? Quels sont leurs fondements ? Quel est le rapport du royaume au salafisme djihadiste ? Comment expliquer les positions et le rôle joué par l'Arabie saoudite dans la région ?

  • Parce que l'on ne s'y est risqué que difficilement, parce que ceux qui en sortaient furent souvent assez dépenaillés et parfois même violents, les déserts arabes sont peuplés de fantasmes. Pourtant l'histoire atteste que les gens qui s'y trouvaient s'y sont avancés en cherchant à exploiter au mieux un espace rébarbatif, par le mouvement qui permet de répondre à la précarité et à l'aléa. Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne l'ont volé à personne ! Ces nomades, poètes réputés parce que la poésie est une chose légère à transporter, sont néanmoins l'objet des fables les plus extravagantes.
    Fruit d'enquêtes conduites en Arabie saoudite au tournant des années 1980 et de travaux sur ce thème dans le cadre de l'EHESS, ce recueil entend proposer une image d'ensemble sur un groupe social qui occupe une place à part mais pourtant fondatrice dans le monde arabe. Les Bédouins, ces éleveurs nomades qui, dans la péninsule Arabique et au-delà, habitent la célèbre tente noire, véhiculent des valeurs centrales dans l'Islam (solidarité de groupe, sens de l'honneur, hospitalité) et, en même temps, pugnacité guerrière, religiosité suspecte et refus de tous les pouvoirs établis, ce qui leur a été souvent reproché.
    Mettant au jour des aspects contrastés et pourtant bien réels d'une société soucieuse surtout de se maintenir dans des environnements, tant naturels que politiques, extrêmement hostiles, ce livre montre aussi comment les Bédouins ont su s'adapter aux conditions d'une modernisation technologique et économique. Il entend restaurer l'image d'un monde aux dimensions humaines, inscrit dans l'histoire et confronté à des forces qui ont réussi à le réduire, sans jamais le soumettre.

  • LA REVUE
     
    DOSSIER  : Caroline Fourest, Anne Hidalgo, Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy, Kendal Nezan et Manuel Valls dénoncent le silence des grandes puissances démocratiques face au drame des Kurdes, ce peuple qui a été le fer de lance de la défaite de l'État islamique, tandis que le général peshmerga Hajar Ismail livre un tableau complet des défis qui se posent désormais aux Kurdes d'Irak.
     
    Mais aussi  :
    Fernando Arrabal revient sur sa captivité sous le régime franquiste et rend hommage à son père, le lieutenant antifranquiste Fernando Arrabal Ruíz, arrêté en 1936.
    Georges-Olivier Châteaureynaud signe une nouvelle kafkaïenne qui soulève la question de la régulation et de la perte de liberté et d'identité humaines  : Oh, Bigdata!
    La revue publie pour la première fois Marius Jauffret et Mathias Domahidy, deux jeunes auteurs talentueux.
     
    SOMMAIRE
     
    Avec les Kurdes plus que jamais par Hajar Ismail, Caroline Fourest, Anne Hidalgo, Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy, Kendal Nezan, Manuel Valls
    Oh, Bigdata! (La Rectification) par Georges-Olivier Châteaureynaud
    Les escaliers du malheur/ Tafiole de Parigot par Marius Jauffret
    Le jaguar et le captif par Fernando Arrabal
    Les cris du cochon par Mathias Domahidy
    Être ou ne pas être féministe par David Haziza
     
    LES AUTEURS
     
    BHL, Georges-Olivier Châteaureynaud, Caroline Fourest, Anne Hidalgo, Bernard Kouchner, Manuel Valls, Fernando Arrabal, Marius Jauffret, Mathias Domahidy, David Haziza, le général Ismail Hajar.

  • Cet ouvrage appréhende la situation du Liban de 1999 à 2002, six ans après la guerre civile jusqu'à l'évacuation du territoire des soldats syriens et la libération des zones occupées par les Israéliens. C'est en « voyageur solidaire » que l'auteur relate ses trois missions humanitaires, réalisées à la demande des autorités libanaises en charge de la reconstruction de leur système d'éducation, auprès des enseignants chargés de l'enseignement de la langue française. Au fil des pages, le lecteur suit son parcours en pays druze, dans la Bekaa, au Sud-Liban.

  • Cet ouvrage nous invite à comprendre le retentissement des environnements incertains sur la construction identitaire des sujets adolescents au Liban. En faisant dialoguer son "soi adolescent" avec son "soi d'adulte", et au travers d'entretiens avec ces jeunes, l'auteur analyse les effets que produisent les guerres, les replis sur l'entre-soi confessionnel et l'émigration sur les sujets adolescents d'aujourd'hui. Il pose des jalons pour les professionnels de l'éducation et appelle au rôle qu'ils peuvent jouer pour renforcer et étayer les "soi-adolescents" en construction.

  • Raymond Eddé était un homme de grande vision, un géant de la politique. Comme le Général de Gaulle qui eut toute sa vie une certaine idée de la France, Raymond Eddé avait une certaine idée du Liban. Il croyait fermement à son indépendance, à sa souveraineté et à sa laïcité. Il avait aussi une certaine idée de la politique. Contrairement au politicien libanais ordinaire, il était d'une honnêteté légendaire et ne transigeait jamais avec les principes. En retraçant ses souvenirs politiques, l'auteur de cet ouvrage rend ici hommage à l'homme et à sa vision.

  • De création récente (1921), mais émergeant d'un passé lointain, la Jordanie, au chevet d'Israël, impliquée dans l'affaire palestinienne et proche des chasses gardées pétrolières occidentales, joue à l'échelle du Moyen-Orient un rôle stratégique de premier plan pour le maintien du statut quo régional.

  • Ce livre exceptionnel fait apparaître toute la profondeur et toute la richesse de l'un des sites religieux majeurs de notre planète : La Mecque. Ville où le prophète Mohamed est né et direction vers laquelle tous les musulmans se tournent pour prier. Ziauddin Sardar retrace, depuis les origines de la ville et le voyage d'Abraham, quatorze siècles d'une histoire parfois agitée. Car la Ville Sainte n'est pas seulement un lieu spirituel. En drainant chaque année trois millions de croyants, elle est un centre névralgique, un enjeu de pouvoir économique, politique et culturel qui façonne les esprits et exerce une influence considérable sur les événements du monde.

  • Seul pays au Moyen-Orient à montrer un gout marqué pour la culture, à rejeter le radicalisme religieux, à n'avoir jamais connu de régime autoritaire, le Liban fait fi gure d'exception. Toutefois, cet équilibre fragile a été mis en péril par plusieurs guerres civiles, les occupations israéliennes et syriennes, la présence de réfugiés palestiniens, le fondamentalisme exacerbé de certains de ses voisins et les inégalités socio-économiques. Depuis trente siècles, le Liban a été traversé par de nombreuses civilisations - Phéniciens, Mésopotamiens, Romains. À partir du VIIe siècle, des populations chrétiennes et musulmanes trouvent refuge au Mont-Liban, coeur historique, où elles coexistent et s'affrontent épisodiquement. En 1920, après l'effondrement de l'Empire ottoman, la France crée un État-nation réunissant la Montagne, le littoral et la vallée orientale de la Békaa dans un seul nouveau territoire, le Grand-Liban. Dix-huit communautés cohabitent ainsi dans le seul pays arabe où l'exercice du pouvoir est réellement multiconfessionnel. Depuis les années 1970, le Liban est secoué par une guerre civile qui a été exacerbée par plusieurs interventions militaires de nations voisines - notamment la Syrie et Israël - et les ingérences de grandes puissances régionales comme l'Iran. De l'Antiquité à nos jours, Xavier Baron retrace la riche histoire du pays des cèdres. Petite nation au rayonnement indéniable, sans cesse menacée de l'intérieur ou de l'extérieur, le Liban reste un exemple de stabilité dans une région en plein chaos.

  • La honte de l'Occident ; les coulisses du fiasco syrien Nouv.

    Dans cette enquête choc, le reporter Antoine Mariotti nous entraîne dans les coulisses de la guerre en Syrie. Il raconte le fiasco des Occidentaux à mener ce conflit complexe et pourquoi Bachar el-Assad est, envers et contre tous, toujours au pouvoir.

    Antoine Mariotti a interviewé une centaine d'acteurs majeurs du conflit en France, aux États-Unis, en Suisse, en Belgique, en Russie, en Syrie ou en Iran : des chefs d'État, des ministres, des conseillers, des diplomates, des espions, des militaires, des opposants et des membres du pouvoir syrien. Il montre la manière dont nos dirigeants ont pris leurs décisions, souvent contre l'avis de leurs experts, de leurs services de renseignement, les yeux rivés sur les sondages. Comment l'opposition en exil, déconnectée, a induit les Occidentaux en erreur. Comment la coalition internationale a frappé des cibles fictives pour satisfaire l'opinion publique. Et pourquoi la Russie n'est pas totalement maîtresse du jeu.

    L'auteur nous fait vivre, comme si on y était, les moments clés dans les ambassades à Damas, aux côtés d'Obama dans le bureau ovale, avec François Hollande à l'Élysée ou dans les négociations sans fin entre l'Américain John Kerry et le Russe Sergueï Lavrov.

    Voici le récit sidérant de dix ans d'une guerre interminable, de cascades de mauvaises décisions et d'aveuglement des puissances occidentales.

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