La Bhagavad-Gîtâ ou « chant du Seigneur » est sans aucun doute, avec les Upanishad, l'un des textes fondateurs de la spiritualité indienne. Il a été sans cesse commenté par les plus grands philosophes indiens, de Shankara, qui voyait dans cette « sainte Écriture » « un recueil des vérités essentielles de tout l'enseignement védique » aux maîtres des traditions vishnoutes et shivaïtes, et a été traduit dans toutes les langues. Inséré dans la grande épopée du Mahâbhârata, juste avant le combat final, il met en scène le guerrier Arjuna et son cocher, Krishna, qui se révèlera progressivement dans le poème comme « le Dieu des dieux », le Bhagavân, « le Seigneur ». Par sa richesse, sa concision et la profondeur de son message invitant à avancer bravement au-delà des apparences vers l'Unité, ce texte se prête à une grande diversité d'interprétations. Forgée par trente années d'études et d'enseignement celle de Gisèle Siguier-Sauné situe la Gîtâ dans le prolongement des textes qui l'ont précédée pour en explorer la féconde originalité. Ainsi nous conduit-elle pas à pas dans cette quête de l'Unité jusqu'au dévoilement de l'Amour libérateur, ultime révélation de ce poème unique.
« En cette année où l'Occident comme l'Inde fêtent le centenaire de la naissance de Râmakrishna (1836), la traduction française des oeuvres de son disciple Vivekânanda, qui nous le font connaître, vient à son heure. Une rénovation religieuse considérable s'organise, en Orient, autour des noms de ces deux hommes, et le message adressé par le second à l'Amérique comme à l'Europe y trouve un écho sincère. Il ne s'agit donc pas simplement de nous rendre accessible des pensées indiennes, mais aussi de poser à notre conscience occidentale des problèmes profondément humains. » Paul Masson-Oursel, préfacier
Ecrit par le Prix Nobel Laureate Rabindranath Tagore, Sadhana constitue une introduction profonde et accessible à l'héritage spirituel de l'Inde. Tagore, passeur par excellence de la philosophie et de la spiritualité indiennes en Occident, était un poète intimement religieux ; toute son oeuvre se veut un témoignage de ce que Dieu réside avant tout dans la pureté personnelle et dans l'attention à autrui. Sadhana, d'un terme sanskrit signifiant « discipline spirituelle », est une superbe distillation des grands textes de la philosophie indienne, et depuis longtemps un classique, enfin réédité.
Moine bouddhiste vietnamien de tradition zen, inlassable défenseur de la Paix, Thich Nhat Hanh a enseigné à la Sorbonne et à l'université de Columbia. Voici, regroupés en un seul volume, ses commentaires de deux sutras historiques du Bouddha. Le premier concerne les techniques de respiration consciente qui permettent de métamorphoser notre rythme de vie et d'apaiser notre corps tout entier. Le second nous apprend à vivre pleinement le moment présent : notre rendezvous avec la vie se situe en effet ici et maintenant, loin des mille pensées qui agitent sans trêve notre mental.
Un enseignement simple et bénéfique au quotidien, basé sur une philosophie traditionnelle que Thich Nhat Hanh, l'auteur de La Vision profonde, éclaire de ses commentaires pénétrants.
L?influence du bouddhisme zen sur l?éthique des samouraïs ou bushido et, par là, sur les arts martiaux, constitue un trésor spirituel reconnu, notamment à travers le célèbre Traité des Cinq Roues de Myamoto Musashi. Les textes réunis ici, Mystères de la sagesse immobile, Contes nocturnes de la mer Est et Limpidité sont trois classiques qui enseignent à chacun comment mener une vie droite et honorable à la lumière du Zen et du bushido. Leur auteur, maître Takuan (1573-1645), conseiller spirituel du troisième shôgun des Tokugawa, comptait parmi ses disciples un empereur du Japon, plusieurs daimyo (princes ou grands seigneurs) et de nombreux maîtres du kenjutsu, l?art martial du sabre. La légende veut qu?il ait également été le maître de Myamoto Musashi? Traduits par Maryse et Masumi Shibata, ces textes sont accompagnés de portraits de samouraïs et d?extraits de chroniques historiques qui permettent de mieux saisir l?esprit de cette période.
Ce volume a précédemment paru sous le titre Mystères de la sagesse immobile.
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam.Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que soit enfin déchiffrée la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, langue oubliée depuis des millénaires par les zoroastriens eux-mêmes. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants.Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu.Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.
« Tchouang Tseu rêva qu'il était papillon, voletant, heureux de son sort, ne sachant pas qu'il était Tchouang Tseu. Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Tchouang Tseu. Il ne savait plus s'il était Tchouang Tseu qui venait de rêver qu'il était papillon ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Tchouang Tseu. » Cette fameuse formulation, qui pose la question de la frontière entre le rêve et la réalité, constitue le fil conducteur des oeuvres complètes de Tchouang Tseu, rassemblées dans ce volume. Épousant tantôt la forme du dialogue paradoxal, tantôt celle du conte allégorique, tantôt celle du poème mystique, ce chef-d'oeuvre datant du IVe siècle avant notre ère contient tout l'esprit du Tao. On y trouve Confucius rendant visite à Lao Tseu, un mille-pattes jaloux d'un serpent, et tant d'autres figures, réelles ou imaginaires, qui illustrent, non sans humour, les enseignements de la sagesse chinoise.
Farîd-ud-Dîn ‘Attâr (1145-1221) est, avec Rûmî qu'il inspira profondément, le plus grand maître soufi de langue persane. Si le Langage des oiseaux, allégorie de la quête mystique de l'âme, est son oeuvre la plus connue en Occident (parue dans la même collection), il est également l'auteur d'une immense oeuvre lyrique.
Les Sept Cités de l'amour rassemble cent des plus beaux poèmes (ghazals) que ‘Attâr a consacrés au thème intemporel de l'amour. Amour mystique, mais aussi amour charnel, amour-passion dans lequel l'âme se perd pour mieux se retrouver. Il s'agit d'un aspect majeur de l'oeuvre du grand maître soufi, jusqu'alors complètement inédit en français.
Ce texte superbe est suivi d'un important essai historique et spirituel sur la mystique de ‘Attâr, Rûmî et Ibn ‘Arabî, par le grand spécialiste Michael Barry.
Ramana Maharshi, l’un des plus grands et singuliers maîtres de l’Inde, est déjà connu en Occident pour son enseignement qui a la simplicité de l’absolu : seul existe le Soi, source de toutes les formes de l’Univers et de nous-mêmes.
Le présent journal, tenu de 1945 à 1947 par Devaraja Mudaliar, proche disciple de Ramana Maharshi, nous livre non seulement l’enseignement de Sri Ramana et les réponses qu’il apporte aux nombreuses questions des disciples et des visiteurs, mais il nous fait aussi revivre le quotidien de l’ashram et le comportement au jour le jour du Maharshi, empli de compassion et rayonnant la paix parfaite.
Ce volume est l’un des trois ouvrages clés de la littérature du Maharshi avec L’Enseignement de Ramana Maharshi et En présence de Ramana Maharshi, précédemment publiés chez Albin Michel.
Dans cette anthologie de poésie chinoise, l'art de la sieste est célébré comme jamais : sous la brise douce de l'été, maîtres ch'an et taoïstes célèbrent le non-agir, le détachement, la joie de vivre et de se laisser vivre en harmonie avec la nature... Autant de réjouissances qui s'accompagnent souvent d'une coupe de vin, seul ou entre amis. Orné de superbes calligraphies, ce recueil est le compagnon idéal des longs après-midis à l'ombre des pins, ou des douces nuits embaumées de jasmin... « sur la mousse verte qui recouvre la terre, le début de l'éclaircie sous les arbres verdoyants, de la sieste je me réveille, personne seul le vent du sud, ancienne connaissance, ouvre furtivement la porte et feuillette un livre ».
Les deux soutras (paroles de Bouddha) commentés ici par Thich Nhat Hanh ont pour point commun d'inviter le disciple à cultiver la vertu de discernement. Dans Le Soutra de la Maîtrise du Serpent, nous sommes appelés à chercher l'Éveil sans nous laisser piéger par les mots ni les concepts, à l'instar d'une personne capable d'attraper un serpent sans se faire mordre. Le Soutra du Diamant, quant à lui, nous invite à la pratique du "diamant qui coupe", afin de dissiper l'ignorance et les fausses interprétations du dharma - l'enseignement de Bouddha.
Avec la clarté et la simplicité qu'on lui connaît, le maître vietnamien nous introduit au coeur de ces deux textes pour nous ouvrir à une "compréhension transcendante" du réel.
Le Bouddha exprima les Quatre Nobles Vérités à Sarnath, juste après son Éveil. Toutes les traditions bouddhistes s'enracinent dans cette première énonciation de l'enseignement (dharma) du Bouddha, qui portent sur la réalité de la souffrance, son origine, la possibilité pour tout homme d'en guérir, et les moyens pratiques d'accéder à cette thérapie de l'âme, du corps et de l'esprit. Avec érudition et profondeur, le Dalaï-Lama revisite ces vérités fondamentales du bouddhisme pour en montrer la valeur universelle. Son commentaire, à la fois traditionnel et audacieux, rationnel et mystique, toujours centré sur l'expérience, nous fait comprendre pourquoi la paix de l'esprit est la condition nécessaire du bonheur.
Éviter de sombrer dans l'abîme des illusions et de l'attachement générateur de souffrances, telle est la voie vers une vie plus harmonieuse que présente Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste zen de renommée internationale.
À travers la pratique quotidienne des « Cinq Entraînements », le chemin qui mène à la « Pleine Conscience » du bouddhisme se dessine. Respect de la vie, générosité, responsabilité sexuelle, écoute et parole aimantes, consommation consciente, autant d'exercices qui, liés à l'art de la concentration, sont les fruits de la « Vision Profonde ». Mais pour que cette voie spirituelle connaisse un véritable accomplissement, il convient, souligne Thich Nhat Hanh, de trouver refuge dans les « Trois Joyaux » qui ont pour nom : le Bouddha, le guide spirituel ; le Dharma, l'enseignement qui conduit à la sagesse et à l'amour ; et enfin la Sangha, la communauté des pratiquants unie dans la méditation. Ces joyaux sont, en effet, autant de remparts à l'insécurité du monde et à son impermanence.
Avec simplicité et dans un langage accessible à tous, le maître zen nous indique un chemin pour changer l'avenir, celui de notre existence personnelle comme celui de l'humanité.
Fidèle au caractère thérapeutique de ses écrits, Alexandro Jodorowsky nous fait à nouveau entrer dans le monde des fables spirituelles et des contes salvateurs pour mener notre véritable Moi, maltraité par la vie, vers la liberté et la paix.Ce volume regroupe trois contes magiques : « L'enfant qui ne savait pas mourir », « Loïe du ciel » et « L'incroyable mouche humaine », autant de paraboles qui nous apprennent à retrouver notre unité profonde. Ils sont suivis de petits contes qui nous offrent, à travers la métaphore, des pistes pour aller vers nous-mêmes.
Redécouvrir la vie est l'ultime livre d'Anthony de Mello (1931-1987), conteur, maître spirituel et écrivain d'origine indienne qui a su mêler l'hindouisme, la psychothérapie et la tradition ignatienne dans une spiritualité neuve et efficace.Écrit à partir d'une conférence donnée à peine quelques mois avant sa disparition, ce dernier message nous invite à découvrir la signification profonde de notre existence.En devenant conscient de la nature circulaire et routinière de ces pensées qui nous enferment, il est possible de trouver des solutions simples aux sentiments de frustration, de colère, de tristesse et de désespoir.Anthony de Mello nous propose ainsi une nouvelle manière de regarder le monde et Dieu et, par là, de nous transformer. Après Quand la conscience s'éveille, ce livre nous ouvre à la beauté de l'expérience humaine et nous révèle Dieu en toutes choses.
« Si l'on veut que la confrontation avec le Zen soit plus qu'un simple passe-temps intellectuel, il convient de mettre de côté les conditions historiques de son apparition. La question est : quel sens peut avoir la tradition Zen pour chacun d'entre nous, ici et maintenant, sur le plan existentiel ? Le Zen peut-il m'aider à trouver ma solution ?
Les histoires que content les maîtres du Zen ne nous fournissent aucune réponse globale sur le sens de tout, elles ne nous offrent aucune formule magique pour comprendre l'existence, l'amour et le bonheur. Elles nous lancent ce défi : mourir de la Grande Mort afin de connaître la Grande Naissance. »
Stephan Schuhmacher nous offre ici une introduction
limpide au Zen, hors des sentiers battus.